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 Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]

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MessageSujet: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Lun 21 Mar - 20:51

  • Les derniers jours qui venaient de s'écouler m'avait laissée lasse et fatiguée. Le teint encore blâfard, ils m'avaient aussi fait pardre un oeil. Un oeil qui avait sauvé la vie d'un ami, un oeil qui mettait en difficulté ma vie de chevalier. Un oeil que je n'allais jamais retrouvé. A présent, une longue cicatrice traçait un sillon rouge sur ma peau pâle, une blessure qui n'avait pas encore totalement cicatrisée. Le bleu turquoise de la prunelle de mon oeil gauche avait cédé la place à un bleu très clair, presque blanc, qui indiquait à chacun l'inutilité actuel de celui-ci.

    J'avais besoin de m'écarter un peu, de me soulager du poids qui pesait sur mes épaules. Seth et moi venions d'échapper à la mort, et de si peu... Sans ses pouvoirs magiques, je ne serais probablement plus de ce monde. Craignant d'être envoyés dans les cachots ou pire, être pendus pour avoir tué un innocent, nous avions raconté un mensonge qui était passé facilement grâce à la confiance qu'Arthur mettait en ma famille et l'intervention de ma mère, qui elle-même ne connaissait pas la vérité. Je ne me reconnaissais plus ; je ne mentais jamais, et je n'aimais pas tuer. Et si je ne regrettais pas mes actes, ceux-ci ayant permis de sauver la vie d'un ami, je m'en voulais terriblement.

    Tandis que j'étais plongée dans mes pensées, je m'éclipsais silencieusement du château. Je renonçais à la tentante idée d’aller seller un cheval. Marcher me ferait du bien ; de plus, je venais de me rendre compte à quel point ma démarche était vacillante. En effet, la perte de mon eil gauche m’avait fortement destabilisée, et je peinais à évaluer mes gestes dans l’espace. J’avançais doucement et zigzagais bien malgré moi par instant. Me promener un peu m'aiderait à m'habituer à mes nouvelles conditions.

    Je décidais d’emprunter un petit sentier qui menait à la forêt de Brocéliande. Si j’aimais habituellement me promener en totale liberté, sans me fier aux différents chemins déjà tout tracés, je n’étais pas en état de le faire à présent.

    En pénétrant dans la forêt, je soupirais de soulagement. En cet endroit la nature atteignait son apogée, laissant libre cours aux formes fantaisistes que prenait la végétation environnante. Des bruits étranges, souvent non-identifiés, se faisaient entendre ; et je devinais à quelques mouvements furtifs la présence de différents animaux en quête de nourriture. Mais ce qui me plaisait, ici, c’était surtout le chant des oiseaux. Petite, j’avais souvent rêvé être l’un d’entre eux ; entendre leurs pépiements agissait sur moi comme une véritable bouffée d’air.

    Brutalement, j’arrêtais de marcher. Une autre silhouette avançait face à moi ; j’étais plutôt surprise de voir quelqu’un en ces lieux. Souvent, les gens se basaient sur des préjugés concernant cette belle forêt ; on la disait hantée, peuplée de créatures malfaisantes. Moi, je m’y étais perdue, toute petite. Je m’étais finalement rendue compte que ce lieu était plus beau que je n’aurais pu l’imaginer, et m’y rendais régulièrement à l’insu de ma mère.

    Je n’avais pas sépcialement envie de faire de nouvelles rencotnres. J’avais quitté le château pour réfléchir ; de plus, je craignais les mauvaises rencontres. Arthur et Sir de Méryl n’étaient pas en de bons termes, et la Forêt n’appartenait à personne ; les probabilités pour que l’inconnu qui s’approche fasse partie des gens classés « ennemis » étaient assez élevé. Je jetais un coup d’œil derrière moi, évaluant mes chances de faire demi-tour sans être vue ; autrement dit, très peu. Mon état état assez pitoyable et je n’aurais que le temps d’esquisser quelques pas avant que l’inconnu soit sur mes talons. De plus, le fait qu’il m’aie probablement déjà vue n’était pas à écarter. Renonçant à toute tentative de fuite, j’appuyais mon dos contre un arbre et plaçait discrètement ma main sur la garde de mon épée, que j’avais eu la présence d’esprit d’emporter avec moi.


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Lug O'Brien
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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Mar 22 Mar - 20:26

Aujourd'hui est un jour difficile pour moi. Comme chaque année d'ailleurs. Je crois que c'est le seul où je me sens mal. Ce matin, je déambulais tranquillement dans les couloirs du château en réfléchissant sur une énigme qu'un vieux du village m'avait posé, quand je me suis souvenu. C'était aujourd'hui. Aujourd'hui était l'anniversaire de la mort du Druide, ce vieil homme qui ne m'a jamais révélé son nom et qui m'a tout appris.
Les souvenirs m'ont frappé comme une masse dans l'estomac et je suis sorti en courant, égorgeant au passage un écuyer qui me barrait le passage, après tout, peu importe, Geoffroy se fiche éperdument que je tue ses sujets du moment que je n'en tue pas trop et qu'on ne puisse pas l'accuser. Au pire, le maitre de cet écuyer viendra me provoquer en duel et il mourra d'un intoxication alimentaire particulièrement douloureuse.

Je suis sorti dans la cour et j'ai foncé vers Brocéliande. Cette forêt m'a toujours parue accueillante, dès le premier jour où je l'ai vue, j'ai senti l'énergie infinie des arbres et le pouvoir des Dieux, les lentes pulsations qui s'échappaient des branchages et que j'étais sans doute le seul à percevoir, pour moi, cette forêt représente à la fois la Mère, le Pouvoir et la Beauté.

En pénétrant sous les branches sombres je me suis senti protégé, comme quand, enfant, le Druide me passait le bras autour de l'épaule et m'enseignait tel ou tel nom de plante, ou comment prier les Sylvains. Je respire un grand coup, retrouvant mon assurance habituelle. Je commence à m'enfoncer plus profond dans la sylve, respirant l'agréable odeur de mousse humide et d'humus. Ça et là détale un petit animal, un oiseau décolle ou chante: la Vie est là, et étrangement j'en suis heureux. Seul la vie humaine ne m'importe pas, j'ai en revanche un immense respect pour la Vie animale et végétale. La Vraie Vie.

D'un coup, un bruit de pas humains trouble la douce quiétude de la forêt. Je m'approche doucement, ne vois rien, hausse les épaules et continu. Un pareil relâchement n'est pas dans mes habitudes mais ce n'est pas un jour habituel.

En passant sur un sentier j'entends soudain une respiration brusque, surprise. Je me retourne doucement et croise des beaux yeux... Ou plutôt un bel œil, l'autre étant plutôt amoché. Ce bel œil appartient à une jeune femme non moins belle. Magnifique même. Je lui souris, elle semble avoir eu peur. Possible qu'un autre jour je l'eus tué sans un remord, mais là c'est différend. De plus je refuse de prendre la moindre vie dans cette forêt.
Pour ne pas effrayer la jeune femme je m'assied sur un gros rocher moussu et la salue.

-Bonjour mademoiselle. Je vous en prie, n'ayez pas peur, approchez.

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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Sam 26 Mar - 9:18

  • Le dos contre l’arbre, je profitais des quelques secondes de solitude qui se profilaient avant l’arrivée de l’inconnu. Je me rendais seulement compte à quel point les derniers jours m’avaient affaiblie ; je ne craignais plus de ne pas pouvoir fuir en cas de danger, mais surtout de ne pas avoir la force de rentrer. Je regrettais terriblement mon imprudente décision de partir à pieds plutôt qu’à cheval, ce qui m’aurait permis de partir en vitesse. Décision qui, à présent, ne m’appartenait plus.

    L’homme fut bientôt près de moi. Je ne savais pourquoi, mais je le savais être un serviteur de Sir de Méryl. D’une part, la direction qu’il prenait semblait tout droit provenir du château ennemi. D’une autre, je connaissais la plupart des gens d’Arthur, ne serait-ce que de vue ; hors, je n’avais jamais rencontré l’inconnu. L’épée au côét, celui-ci ne me disait rien qui vaille. Il ne tarda pas à passer près de moi, tout d’abord sans me voir puis, alerté par je ne sais quel signe, se retourna, me trouvant en face de lui.

    Je craignais une quelconque réaction d’offensive provenant de cet homme armé, et me refusais à décoller mes doigts fins de la garde de mon épée. La sentir entre mes mains me donnait un amplombd non négligeable, et avec ma lame, je me sentais plus forte que jamais, malgré mon état de fatigue pitoyable. A mon grand soulagement, l’inconnu se contenta de s’asseoir calmement sur un rocher tellement couvert de mousse qu’il se mélangeait d’entre les arbres alentours.


    -Bonjour mademoiselle. Je vous en prie, n'ayez pas peur, approchez.

    Je n’avais pas… peur. Enfin si, mais pas tellement de lui, en fait. Surtout de mon impuissance en cas de danger, que celui-ci provienne de l’inconnu ou non. J’étais quelques peu angoissée quant à la suite des évènements, mais l’attitude du nouveau venu ne semblait pas agressive… Je ne savais comment réagir. Faire confiance à ma prudence et à ma tête, qui m’ordonnait puisamment de faire demi-tour, où que je puisse aller, ou rester là. La prudence n’était de toute façon plus de mise à présent, en fin de compte.

    Finalement, j’avançais d’un pas et, comme me le proposait la voix relativement grave de l’homme, je m’approchais. Doucement. Je savais que si par mégarde je marchais trop vite, je risquerais de mettre en valeur mon équilibre peu stable du fait de mes dernières blessures ; seulement, devant un inconnu, je préférais ne pas montrer mes faiblesses. J’espèrais que cette lenteur serait associé à un manque de confiance de ma part, et que les oscillements discrets destinés à me faire recouvrer un équilibre total ne seraient pas visibles. Avec un peu de chance, l’inconnu serait dupe.
    Ou pas.

    Faisant fit de la prudence, je tendis une main en signe de paix – provisoire ou définitive, cela restait à déterminer. Puis, après avoir hésité le temps d’une seconde, je me décidais à décliner mon identité, peu désireuse de devoir rester ainsi plantée là, tandis que nous nous regardions en chien de faïence.

    - Automnal Key. Chevalier.

    Je me refusais de dire que j’étais rangée du côté d’Arthur. Si, comme je m’y attendais, l’inconnu était au service de geoffroy, une ttelle information pourrait me coûter la vie. Je n’avais révélé que mon nom, qui somme toute n’avait pas d’interêt particulier, et mon titre de Chevalier. Ce dernier, je ne l’avais révélé que parce que mon épée à mon côté me désignait déjà suffisamment comme tel.

    Je délaçais doucement mes doigts de la poignée de ma lame. Inutile de sembler agressif ou méfiant en ce genre de cas de figure, d’autant plus que le peu de force que je possédais ne me permettrais jamais de manier ma fidèle arme.


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Lug O'Brien
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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Sam 26 Mar - 12:57

La fraicheur de la mousse me fait agréablement frissonner. Cette forêt est vraiment un lieu béni. La jeune fille aussi semble apprécier cet endroit, enfin, j'imagine. Il parait que les gens d'Arthur ont peur de Brocéliande, c'est pitoyable. Cette forêt n'est pas plus dangereuse qu'une autre, et surement moins qu'une ville. Les gens sont si stupides.

L'inconnue semble effrayée, je n'ai pourtant pas fait de geste agressif vers elle. Je comprend à a démarche qu'elle est déséquilibrée, sans doute par son œil en moins. C'est donc une blessure récente. J'en prend note au cas où j'aurais à la combattre: après tout elle la main posée sur son épée et semble savoir s'en servir.


- Automnal Key. Chevalier.


Elle me tend sa main fine en signe de paix. Très jolie main d'ailleurs, de longs doigts minces, des ongles parfaitement taillés et propres, une peau pâle. Je me rend compte que ses mains ressemblent beaucoup aux miennes. Étonnant. Je la lui serre délicatement, ma bague d'argent, frappée du triskell luit doucement dans la lumière verte qui tombe des branches.

-Lug O'Brien. Assassin au service de Geoffroy de Méryl. Je suis ravi de vous rencontrer Lady Key. Ou Sir Key?

J'avoue que c'est la première fois que je rencontre une femme chevalier, ça me surprend. C'est aussi la première fois que je décline mon identité de cette façon, sans mentir. Mais les Dieux de la Forêt ne souffrent ni mensonges, ni omissions de vérité.

Je détaille la jeune femme. Elle est vraiment magnifique, ses grands yeux bleus me contemplent avec surprise, et peut être un peu de peur, ses longs cheveux bruns/roux captent la lumière et renvoient des reflets dorés. Son visage fin n'est absolument pas défiguré par la cicatrice qui barre son œil, au contraire, le fait d'avoir les yeux vairons (même si l'un des deux ne voit plus) lui confère un charme supplémentaire, bien qu'elle n'en ai pas besoin.


-Asseyez vous, je ne vais pas vous faire de mal. Pas en ce lieu.

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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Dim 27 Mar - 7:23

  • Tandis que l’inconnu me serrait la main, il déclina son identité. Un assassin ? Pour Geoffroy ? Je retins avec grand mal un mouvement de recul ; il me semblait que la main qui enserrait la mienne me brûlait. Un tueur ? Mais pourquoi fallait-il donc que je côtoie tant de meurtriers ?
    Je frissonais. Prendre la vie de quelqu’un me coutaît toujours énormémement, et je ne comprenais pas que certaines personnes s’y adonnent en tant que loisir ou pour gagner de l’argent. Je trouvais cela inhumain.

    Et puis, par dessus tout, je commençais réellement à avoir peur. Lug O’Brien… Si je ne parvenais plus à savoir d’où j’avais entendu ce nom au départ, les souvenirs me revinrent rapidemement. Nolan et papa m’en avait déjà parlé, quand j’étais plus petite. Ils le disaient terriblement sadique, monstrueux, sans pitié. Alors, oui, j’avais peur. Lug était un homme qui aimait tuer.

    Au château, beaucoup de rumeurs couraient sur l’assassin ennemi. Certains disaient qu’il adorait étrangler ses victimes, et que par ailleurs ses longs doitgs fins semblaient faits pour ça. A y regarder de plus près, je constatais que ce n’était pas faux. Puis je m’aperçu avec surprise que mes propres doitgs ressemblaient tellement aux siens… J’avais tué, moi aussi. Je n’y avait pas pris plaisir, mais j’avais tué quand même. Pourrais-je me comparer à un monstre ?

    Devant mon absence de réponse, Lug du croire que je ne répondais pas seulement par peur. En fait, je gardais le silence parce que j’atais terriblement étonnée et que, peu à peu, les souvenirs des trois derniers s’emparaient de moi à nouveau. Ce qui ne m’empêchait pas d’être terrifiée, cela dit ; j’avais inconsciemment reculer d’un pas, mettant des distances entre l’inconnu et moi. Je ne craignais pas grand chose pour ma vie. Elle ne valait pas grand chose dans mon état actuel, par ailleurs. Je craignais seulement la nature de l’homme qui me faisait face. Les meurtriers m’écoeuraient.

    Et pourtant, j’étais tout de même parvenue à me lier d’amitié avec l’un d’entre eux… J’avais réagi avec Seth de la même façon qu’avec Lug lorsque j’avais appris sa véritable identité. J’avais mis toute ma confiance en le jeune homme, et la nouvelle qui le désignait comme un monstre m’avait brisé le cœur. Finalement, lorsque sa vie avait été en danger, je m’étais bien vite rendue comtpe que je ne pouvais pas l’abandonner à son sort, bien qu’il en fut le seul à l’origine. J’avais tué sa victime, qui étaient entre temps devenue son agresseur, puis m’étais faite à l’idée d’être l’amie d’un tueur-à-gage.
    Plus ou moins.


    -Asseyez vous, je ne vais pas vous faire de mal. Pas en ce lieu.

    Message compris ; tant que la Forêt de Brocéliande était là pour me protéger, je ne risquais rien. Je remerciais mentalement le cocon de plantes qui nous entourait, puis m’assit docilement non loin de Lug. Je n’étais pas état de protester, et mes jambes affaiblis commençaient à crier grâce. M’asseoir me fit le plus grand bien et eut pour effet de me détendre quelques peu.

    Néanmoins, la nature d’assassin de Lug m’occupait toujours l’esprit. Qu’y avait-il de bon dans la mort ? Je la craignais moi-même tellement ! La vie était quelque chose que l’on ne nous offrait qu’une fois, et le fait que l’on ait eu la chance de l’avoir ne justifiait pas le fait de retirer celle-ci à qui que ce soit. Au contraire.

    Et puis, comme pour Seth, je voulais comprendre les sentiments qui poussaient les assassins à agir. Pas par pur plaisir, nan, je ne crois pas, ce serait tellement inhumain… Si ? Quoi qu’il en soit, je n’étais jamais aprvenu à comprendre ceux qui tuaient avec plaisir, ceux qui tuaient sans remord. Je ne sais plus qui me l’avait dit, mais un jour, quelqu’un m’avait expliqué que « le pire des lâches est un assassin qui regrette ce qu’il a fait ». Et bien, je pouvais dire avec certitude que je préférais un assassin lâche qui assassin sadique.

    Le front posé sur mes genoux, je pris enfin la parole. Je gardais une voix claire et déterminée, bien que je craignais la réaction de l’inconnu.


    - Qu’y a-t-il de bien à tuer ?

    Je ne bougeais plus. J’attendais simplement la réponse, mais je doutais que le grand seigneur assassin qui me faisait face n’apprécie le ton de reproche que j’avais employé envers lui…


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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Dim 27 Mar - 13:50

Je crains un instant de l'avoir effrayée en lui révélant qui j'étais. Puis me sermonne, c'est ridicule. Moi, Lug O'Brien, l'assassin sadique et impitoyable, je crains d'effrayer une gamine? Non, c'est juste que je serais déçu qu'elle s'en aille. Après tout, en ce jour un peu de compagnie ne fais pas de mal.

Automnal.... Même son nom est beau. L'Automne est ma saison favorite, la saison où la nature se pare de couleurs chatoyantes et où la mort commence à prendre son essor pour moissonner tout l'Hiver.
Il me semble avoir déjà entendu quelque part le nom de Key, mais après tout c'est un nom assez répandu en Bretagne.


- Qu’y a-t-il de bien à tuer ?

J'avoue que je ne m'attendais absolument pas à cette question. Surtout que je ne me la suis jamais posée. Pour moi tuer n'a jamais était qu'un moyen de gagner ma vie et de me venger de l'humanité. Est ce que tuer est une bonne chose? Je n'en sais rien... Je tente quand même une réponse.

-Rien, à proprement parler. Mais cela me permet d'exorciser mes démons, de satisfaire celui qui me loge et me nourris, de me forger une réputation et de me nourrir de chair humaine.
Voyez vous... Je répugne à tuer les animaux. Je me nourris donc de fruits, légumes...et de viande humaine.
Ne soyez pas écœurée, ça n'a rien d'horrible. Je ne vois aucune différence entre manger un animal ou un être humain. Simplement, l'un ne peut pas se défendre, l'autre si.


Malgré mes propos qui se veulent rassurants je lis clairement la répugnance, la haine et la peur dans son regard. Peut être que je ne devrais pas être aussi franc. Ce n'est pas une bonne technique de séduction... De séduction? Je me rends compte que en quelques secondes cette fille m'a complétement bouleversé. Une étrange chaleur s'empare de moi.


-Mais vous, ne tuez vous pas également? Pour "préserver la paix"?

J'espère que cette question ne va pas la vexer. Bizarrement, je m'en voudrais si c'était le cas.

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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Dim 27 Mar - 16:45

  • A ma grande surprise, Lug ne réagit pas avec aggrésivité, contrairement à ce que je craignais. Il parlait au contraire d’une voix calme, posée, et le ton rassurant qu’il tentait de lui conférer constratait étrangement avec ses propos. J’étais assez impressionnée de la simplicité dont il faisait preuve en parlant de meurtres… comme si ces derniers étaient tout-à-fait normaux et légitimes. Quelques frissons parcoururent mes épaules ; rencontrer une personne qui faisait de la mort une banalité me faisait froid dans le dos.

    -Rien, à proprement parler. Mais cela me permet d'exorciser mes démons, de satisfaire celui qui me loge et me nourris, de me forger une réputation et de me nourrir de chair humaine.
    Voyez vous... Je répugne à tuer les animaux. Je me nourris donc de fruits, légumes...et de viande humaine.


    Je tentais vainement de retenir la grimace de dégoût qui se formait peu à peu sur mon visage. Il était impossible de se conduire ainsi tout en étant un être humain ! Aucun son ne sortit de ma bouche lorsque je tentais de prononcer une phrase de contestation. Et cela valait peut-être mieux pour moi, par ailleurs. Faire la morale à un meurtrier n’était pas forcément une bonne idée.

    - Ne soyez pas écœurée, ça n'a rien d'horrible. Je ne vois aucune différence entre manger un animal ou un être humain. Simplement, l'un ne peut pas se défendre, l'autre si.

    Me redressant, je repliais mes bras contre ma poitrine. J’en avais assez de baisser la tête. Quitte à être face à un assassin, autant se tenir droite et ne pas paraître faible. Je n’étais pas tellement d’accord avec mon interlocuteur ; certes, à la base, un animal est moins à même à se défendre qu’un humain. Et encore. Mais selon moi, personne n’était capable de se défendre face à quelqu’un du genre de Lug. Mon père me l’avait décrit comme un homme grand, fort et impitoyable. Le genre de personne invincible ou presque. Un humain classique n’avait pas plus de chance qu’une biche de s’en tirer face à lui.

    Mais, quelque part, Lug n’avait pas tort. Une vie animale, quelle que fut celle-ci, restait une vie. Beaucoup de gens n’y prêtaient attention : « les animaux ne pensent pas », « les animaux n’ont pas de famille qui s’attristerait le jour de leur décès », disaient-on. Mais qu’en sait-on réellement ? Je ne m’étais pas tellement posée cette question, auparavant. J’étais surtout étonnée de voir un meurtrier défendre la vie animale, alors que la vie humaine ne lui importait que si peu.


    - Je suis d’accord sur le fait qu’une vie animale ne vaut pas moins qu’une vie humaine. Néanmoins, je n’oublie pas que l’inverse est vraie aussi…

    Je fixais Lug dans les yeux. Prendre plaisir à mettre fin à une vie était tout simplement inimaginable de mon point de vue. Voilà un point que je préfèrais chez les animaux : ceux-ci tuaient pour vivre, non par plaisir. Ils ne manipulaient pas les gens, ils ne mentaient pas : il ne faisaient que vivre, et survivre. J’aurais aimé que la vérité humaine soit semblable à celle animale, mais la direction que prenait le monde ne m’appartenait pas.

    -Mais vous, ne tuez vous pas également? Pour "préserver la paix"?

    La soudaine prise de parole de Lug me fit sursauter. Je le fixais dans les yeux, irritée. Ce point-là faisait partie de ceux qui me faisaient mal, ce point-là était celui sur lequel je me posais constamment des questions. Quelle que fut la cause, qui donc pouvait me conférer ce droit de tuer ? Personne. Personne ne devrait l’avoir… A chaque mort que je laisais derrière moi, je passais de nombreux jours à ressasser la scène dans ma tête, à faire des cauchemars. Ce point était celui qui m’avait fait hésité à devenir chevalier, bien que j’ai finalement choisit de mettre mon bras au service d’Arthur. Si je n’aimais pas tuer, j’aimais me battre.

    - Je ne tue pas pour le plaisir. Je déteste tuer. Je défends Arthur, et tant que je peux garder ma lame au sec, je le fais.

    Le ton de ma voix était cassant et sans appel. Je passais une main préoccupée de mes cheveux ; inutile de me mettre en colère pour si peu. Seulement, les morts que ma carrière de Chevalier m’obligait à laisser derrière moi me hantaient toujours. Nous avons tous des amis, des familles, qui que l’on soit. Même Lug – enfin, je pense. Le simple fait de penser à la tristesse des proches des défunts me donnait la nausée. Si le regard que je lançais à Lug était toujours plein d’écoeurement, il se teinta néanmoins d’une lueur triste.
    La Mort, ça n’avait jamais été une « chose » belle.


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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Lun 28 Mar - 20:34

Ça y est, je l'écœure. Dommage, vraiment. Ai je encore une chance de me rattraper? Non, j'en doute. Rien qu'à voir la grimace d'horreur sur son visage je sais qu'elle me considère comme une bête fauve. Hmmm, ça ne me déplait pas vraiment, mais j'aurais préféré qu'elle me voit plutôt comme, je ne sais pas... un gros chat qui ne demande qu'a être nourri et caressé? Je souris à cette pensée, m'imaginant en chat noir et blanc athlétique, aux crocs aiguisés et aimant la chasse, allongé sur les genoux de la belle Automnal, sa main délicate posée sur ma tête... J'en frémis de plaisir.

- Je suis d’accord sur le fait qu’une vie animale ne vaut pas moins qu’une vie humaine. Néanmoins, je n’oublie pas que l’inverse est vraie aussi…


Aaaaah, l'éternelle ritournelle des infidèles. C'est comme ça que le Druide appelait cette phrase qui ressort si souvent dans la bouche de ceux qui ne considèrent la Nature que comme un vaste terrain à malmener, défricher et détruire et, dans le cas des animaux: dévorer.
Moi je ne tue pas ceux qui ne peuvent pas se défendre. C'est pour ça que je ne tue jamais des enfants, des vieux ou des malades.


-En fait non. L'Humanité ne vaut rien. Les Humains ne sont là que pour semer les germes malsains de la destruction. Vous verrez qu'un jour il ne restera pas un seul arbre sur notre monde. Et les animaux seront tous parqués et condamnés à nourrir une population exclusivement carnivores qui, lorsque tout les animaux auront disparus, se dévoreront entre eux avec joie.


Elle semble choquée. Elle ne voyait pas les choses sous cet angle je suppose. Rares sont les gens qui voient plus loin que le bout de leur nez, et plus rares encore ceux qui s'en soucient.
Le Druide m'a enseigné le respect de Gaïa, la Terre-Mère. Il m'a appris à bien la traiter. Bien sûr, je doute qu'il eût apprécier mon engagement dans la Secte des Assassins, il m'aurait même surement rejeté. mais s'il savait pourquoi je l'ai fais...peut être aurait il été indulgent.


- Je ne tue pas pour le plaisir. Je déteste tuer. Je défends Arthur, et tant que je peux garder ma lame au sec, je le fais.

Tiens? Un chevalier sensible? Je croyais qu'ils étaient tous, sous des couverts de gloire et de justice, des barbares assoiffés de sang et de pillages. Je secoue la tête. Automnal est vraiment unique.

-Je ne tue pas non plus pour le plaisir? Je tue pour mon maitre. Mais je vous mentirai, et je m'y refuse également en ce lieu sacré, en vous disant que je n'aime pas tuer. J'y prend même du plaisir. Mais sachez que les seules personnes que je tuent sont des hommes et des femmes influents et influentes, des riches seigneurs qui traitent le peuple comme du bétail. Ou encore des seigneurs de guerre, loin dans les terres barbares. Je n'ai jamais tué sur ordre une personne innocence.

J'oublie de mentionner l'écuyer de ce matin et quelques autres "dommages collatéraux".

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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Mar 29 Mar - 7:17

  • J’étais réellement écoeurée par le comportement de Lug… Mais quelque part, s’il n’avait pas tort ? Il était vrai que le monde s’acharnait sur les animaux, et que ceux-ci possédaient si peu de moyens de défense, en comparaison avec les humains… Si j’en mangeais régulièrement, je n’avais jamais eu le courage d’en achever un par moi-même. Avant, c’était mon frère qui partait chasser. Maintenant, on vivait sur les réserves, conservées dans le sel, dans les appartemments de ma mère. Si Nolan tardait à rentrer des combats, je me verrais obligée d’aller chasser… Je me refusais à faire ceci. Pour elle j’étais un Chevalier ; ce nouveau titre avait d’ailleurs creusé un énorme fossé entre elle et moi. Depuis le décès de mon père, lui-même Chevalier, sur le champs de bataille, elle craignait au moindre mouvement d’attaque pour Nolan et moi.
    Enfin. Je chassais ces idées de mes pensées et revenais à la conversation que je menais avec Lug.

    -En fait non. L'Humanité ne vaut rien. Les Humains ne sont là que pour semer les germes malsains de la destruction. Vous verrez qu'un jour il ne restera pas un seul arbre sur notre monde. Et les animaux seront tous parqués et condamnés à nourrir une population exclusivement carnivores qui, lorsque tout les animaux auront disparus, se dévoreront entre eux avec joie.

    Je me pétrifiais, casiment… choquée. Ce que Lug annonçait était-il réellement le futur de l’Humanité ? Cela semblait si… inhumain ! Et doucement, je commençais à avoir peur. J’aimais la faune, j’aimais la flore, j’aimais le monde dans lequel j’étais et la façon dont on y vivait. Tout cela devrait-il changer un jour ? Les animaux étaient-ils voués à l’extermination ? Les arbres devaient-il disparaître ? J’espèrais tant que possible que Lug éxagérait. Ou qu’il mentait. Ou qu’il se trompait. Je lançais un regard hésitant à l’assassin. Je ne savais que penser de tout cela.

    Moi, bien sûr, je n’aurais jamais ni la volonté, ni le courage, ni quoi que ce soit d’autres d’accomplir de telles actes. Mais étais-je bien seule dans mon monde qui craignait la mort ? Seth était un meurtrier. Lug en était un aussi. Mon père et mon frère étaient deux chevaliers très respectacles, pour qui j’avais énormément de respect, mais comme la plupart d’entre eux, tuer ne leur donnait pas de problèmes de conscience. La peur de la mort animale et végétale m’empêcherait bien assez de comettre de telles actes ; mais que pourrait empêcher le monde entier d’accomplir ces horreurs, si cette peur ne dressait pas une barrière ?

    Si tant est que le futur annoncé par Lug devait réellement exister, je me doutais bien que cela n’aurait pas lieu maintenant. Peut-être dans quelques centaines d’années. Ou des milliers, peut-être… Je ne serais plus là pour le voir, assurément. Mais je me sentais déjà concernée par tous cela. Malgré tout, je me sentais totalement impuissante envers des actes qui prendraient cette ampleur, et dans un futur qui semblait si loin…

    - Je… je ne voyais pas les choses sous… sous cet angle… balbutais-je en me tordant les doigts, presque angoissée. Qu’est-ce qui te fais dire tout ça ?

    J’étais bouleversée par cette histoire. C’était comme si un pieu venait de transpercer mon petit nuage rose, qui l’était déjà nettement moins depuis quelques jours. Je savais qu’un jour, la direction que prenait la Vie terrestre devait changer ; mais j’en avais seulement comme… trace, une idée floue que je préférais ignorer parce qu’elle me faisait peur et que tout le monde autour de moi s’en fichait. A présent que Lug me mettait tout ça en face, j’avais juste peur.
    Mais bizarrement, je me sentais beaucoup moins écoeurée par celui-ci. Quelque part, les pensées qu’il développait étaient proche des miennes… mais en beaucoup plus développée. Et si je ne partageais son point de vue sur la mort, son opinion quand au role de l’Humanité ne me laissait pas indifférente.


    -Je ne tue pas non plus pour le plaisir? Je tue pour mon maitre. Mais je vous mentirai, et je m'y refuse également en ce lieu sacré, en vous disant que je n'aime pas tuer. J'y prend même du plaisir. Mais sachez que les seules personnes que je tuent sont des hommes et des femmes influents et influentes, des riches seigneurs qui traitent le peuple comme du bétail. Ou encore des seigneurs de guerre, loin dans les terres barbares. Je n'ai jamais tué sur ordre une personne innocence.

    Prendre du plaisir à tuer… Certains prenaient du plaisir à danser, à se battre, à dormir pour d’autres. Quelques part, tuer n’était qu’un plaisir comme un autre ! Je tenais vainement de m’en convaincre. La mort restait toujours pour moi quelque chose d’innacpetable, d’inexplicable. Quiconque aime donner la mort ne devrait pas la craindre.

    - Permets-moi de douter quand à ta dernière affirmation. Quelqu’un qui aime tuer ne se limite pas à ne tuer que des gens sachant se défendre, du moins je le pense. Après, si tu dis vrai, j’en suis désolée… Mais toi, crains-tu la mort ?

    Dans les vieux contes, souvent, c’est ce que demandais le gros méchant au gros gentils avec que ce gros méchant ne se fasse tuer par le gros gentil qui a réussit, à force de discuter, à trouver une solution. Le cas actuel semblait être l’inverse. Moi, soit « le gentil », demander à Lug, « le méchant », sans que visiblement ni l’un ni l’autre n’aie quelque chsoe à craindre de l’autre – pour le moment en tout cas. Et encore ; le vrai méchant ni le vrai gentil n’existait en ce monde. Nous ne vivions pas dans un univers tout noir ou tout blanc, il y avait des teintes de gris partout.


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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Jeu 31 Mar - 21:00

Son doux visage se décompose. Elle ne devais pas s'attendre à pareil diatribe. Je dois avouer que je me suis moi-même surpris. Bien sûr je pensais chacun de mes mots, mais je ne souhaitais pas les formuler de cette manière, aussi crument. J'ai perdu le contrôle. Cette pensée me pétrifie. Si cette fille me fait cet effet là, elle est vraiment dangereuse. Je la regarde dans l'œil. Comment pourrait elle me nuire? Elle est si belle et a l'air si innocent.


- Je… je ne voyais pas les choses sous… sous cet angle… balbutiais-je en me tordant les doigts, presque angoissée. Qu’est-ce qui te fais dire tout ça ?


Excellente question belle Automnal. Pour tout te dire, ce n'est pas moi qui ai vu ça. Mais mon cher Druide. Il savait lire les étoiles, les runes, les pulsations de la Terre. Mais je ne peux pas t'en parler, de cet homme qui m'a tout appris.
Je reprend mon ton cynique.


-C'est assez facile de deviner, vous ne croyez pas? Regardez la façon dont les humains se comportent.

Je hausse les épaules. J'ai du mal à expliquer mes raisons sans parler du Druide. Encore que là, je ne fasse que répéter ses paroles.
Elle fronce les sourcils.


- Permets-moi de douter quand à ta dernière affirmation. Quelqu’un qui aime tuer ne se limite pas à ne tuer que des gens sachant se défendre, du moins je le pense. Après, si tu dis vrai, j’en suis désolée… Mais toi, crains-tu la mort ?


Je suis vraiment vexé. Elle me prend pour une brute grasse qui massacre les nouveaux nés en rigolant?
Je réplique d'un ton glacé.


-Je ne ment pas. Je ne tue que ceux qui sont théoriquement capables de se défendre. Seulement de se défendre. Pas de me battre. Ceux qui peuvent me battre, je ne les défient pas. Je les tue rapidement.
Quand ta question... Non. Je ne crains pas la mort. Elle ne fait que marquer la fin de la vie terrestre. Je ne m'en soucie pas.
Et toi? La crains tu?

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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Ven 1 Avr - 22:45

  • La théorie de Lug me faisait réellement peur. Et s’il avait raison ? Notre monde était-il voué à cela ? Je contemplais la Forêt verdoyante qui nous entourait. Celle-ci n’était-elle donc pas destinée à rester telle qu’elle était… et pour toujours ? Rien n’est définitivement stable, tout change constamment ; ça, j’en étais intérieurement persuadée. Je n’en avais seulement encore jamais pris conscience… Une telle possibilité ébranlait mon petit monde stable, il ébranlait les quelques convictions que j’avais sur la puissance de la nature qui nous entourait.

    -C'est assez facile de deviner, vous ne croyez pas? Regardez la façon dont les humains se comportent.

    J’esquissais une grimace. En effet, les Hommes étudiaient bien plus leurs propres interêts que ceux du monde dans son ensemble. S’il fallait tuer, s’il fallait réduire en esclavage pour gagner de l’argent, il n’était pas dur de trouver quelqu’un prêt à tout. Le nouveau mot d‘ordre, en ce monde, était l’or. Mais que faire des joyaux, des robes, des châteaux si la nature n’était pas là pour les embellir ? La richesse devait-elle régir le monde futur ?
    Le deuxième mot qui semblait régner était la guerre, le sang. Les Hommes se tuaient les uns les autres, assassinaient leurs voisins pour des raisons plus tupides les unes que les autres, donnait au moyen de se débarasser des gêneurs le mot « Mort ». Pour beaucoup le champ de abtaille devenait un jeu, un terrain de chasse, un territoire à trophée. La vengeance dirigeait les cœurs les plus purs, et de nombreuses âmes ne juraient que par les armes.

    Je relevais la tête. Mon interlocuteur semblait… véxé, suite à ma dernière affirmation. Et quelque part, je m’en voulais. Je ne connaissais rien de cet homme, de ces actes, de ses véritables motivations, ; sommes toutes. Seulement quelques bribes de mots qui s’alignaient confusément dans ma tête. Avais-je le droit de le condamner ainsi, sans véritable certitude, au titre d’assassin sadique et sans morale ? Non.


    -Je ne ment pas. Je ne tue que ceux qui sont théoriquement capables de se défendre. Seulement de se défendre. Pas de me battre. Ceux qui peuvent me battre, je ne les défient pas. Je les tue rapidement.

    J’affichais une expression désolée et, bien que plutôt en désaccord avec la dernière affirmation de Lug, je souhaitais m’excuser quant à mon dernier jugement. Je regrettais mes paroles, et voulais le lui faire comprendre.

    - Ecoute, je ne voulais pas te vexer en disant que je ne te croyais pas. Je déteste seulement la mort à un point tel que prendre du recul avec quiconque la donne régulièrement est une seconde nature pour moi. Te juger n’était pas dans mon droit, et je me suis comportée injustement.

    Et tout cela était vrai. Bien qu’il ne s’agisse d’une simple parole, je m’en voulais et souhaitais me « rattraper ». La seule affirmation dont je doutais moi-même était celle qui faisait de moi une une personne très distante de tous meurtriers, assassins et hommes de ce genre ; je ne pouvais nier le fait que j’étais amoureuse d’un tueur-à-gage. Je peinais à me faire à cette idée. Au départ, j’avais été écoeurée en l’apprenant ; puis, par la suite, les évènements s’étaient enchaînés de telles façons que j’avais fini par faire abstraction de la véritable nature de Seth.

    - Quand ta question... Non. Je ne crains pas la mort. Elle ne fait que marquer la fin de la vie terrestre. Je ne m'en soucie pas.
    Et toi? La crains tu?


    Je pris un air pensif et prenais le temps de réfléchir avant de répondre à cette question. Avais-je peur de la mort ? Je ne m’étais jamais réellement psoée la question. J’avais peur de celle des autres. Mais de la mienne ? Je ne savais pas réellement de quelle façon exprimer mes sentiments à propos de la fatalité qui achevait chacun de nous. Au botu de quelques secondes, je trouvais les mots justes, et tentais de m’exprimer de la façon la plus claire possible.

    - En fait, je ne crois pas craindre la mort. J’ai bien plus peur que ma vie ne s’achève.

    J’esquissais à léger sourire, mi-amusé mi-amer. La différence entre les deux était si infime ! mais elle exprimait pourtant tout ce que je ressentais. Je n’avais pas tellement peur de quitter ce monde, je n’avais pas peur de me sentir m’éloigner doucement de ce qu’on appelle notre quotidien.
    En fait, j’avais peur de ne plus pouvoir me lever, chaque matin, de dire bonjour à chacune de mes connaissances, de ne plus faire ce dont j’avais l’habitude. Curieusement, alors que la grande partie de ntoer monde croyait dur comme fer à un dieu, notamment les chevaliers, sovuent très croyants, je n’avais pas spécialement d’avis sur la question. Qu’y avait-il, après la mort ? Le néant pur et simple ? A quoi servait-on, si tout devait s’arrêter un jour ?


    - Lâcheté ou pas, prends ça comme tu veux. La crainte du néant - car telle est ma vision de ce qui suit la mort actuellement - n'est pour moi pas une faiblesse, mais la meilleure raison de vivre, et d'aimer cette Vie.

    La majuscule que j'attribuais au mot "Vie" s'entendait même à l'oral, tellement j'y mettais de conviction et de certitude. Je défendais cette idée sans aucun doute, avec une simplicité qui se contentait d'exprimer mes pensées les plus complexes.



[Hors Rp : N'empêche, il est vachement intéressant, notre Rp O.O Sérieusement, ça me fait vachement réfléchir à ma propre théorie de la mort, quoi =/]

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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Sam 2 Avr - 21:59

- Ecoute, je ne voulais pas te vexer en disant que je ne te croyais pas. Je déteste seulement la mort à un point tel que prendre du recul avec quiconque la donne régulièrement est une seconde nature pour moi. Te juger n’était pas dans mon droit, et je me suis comportée injustement.

Je fait un vague geste de la main. A dire vrai ces paroles me blessent. Est ce qu'un assassin est condamné à être rejeté simplement parce qu'il fait un métier qui apporte l'inconnu? Je me doute que les familles des victimes ne pensent pas comme ça, qu'elles ne voient en nous qu'une bande de monstres assoiffés de sang. Certes, un grand nombre d'assassins le sont, mais je ne me considère pas comme tel. En revanche c'est comme ça que la belle Automnal semble m'imaginer.
Je me lève du rocher.


-Tu peux me juger, ça n'a pas d'importance. Mais j'aurais aimé que ce soit plus....positivement. Que tu apprennes à me connaitre.

Je me sent triste. En ce jour si particulier j'avais besoin de parler. J'ai rencontré Automnal dans cette forêt où règne mes Dieux, je me suis en partie confié à elle mais pas sur le sujet qui me donne envie de hurler, j'ai l'impression que si je ne lui dis rien ce sera comme une trahison envers les Dieux qui nous ont fais nous rencontrer.


- Lâcheté ou pas, prends ça comme tu veux. La crainte du néant - car telle est ma vision de ce qui suit la mort actuellement - n'est pour moi pas une faiblesse, mais la meilleure raison de vivre, et d'aimer cette Vie.


Le Néant? Est ce là que se trouve Druide? Mes yeux commencent à me piquer un peu, comme chaque année quand je repense à lui.


-Mon mentor pensait qu'après notre mort on se réincarnait sous forme animale. D'après lui, cette forme correspondait à notre Moi profond, ce que nous sommes réellement. C'est à dire que, par exemple, Arthur qui se prend pour un lion, n'est peut être en réalité qu'un vulgaire ver de terre.
Tu comprends?


Je laisse s'écouler un silence. Mes propos me semblent un peu fous.


-Il est mort il y a quelques années. Et c'est aujourd'hui l'anniversaire de sa mort.


Je laisse les larmes s'écouler sur mon visage.


[Hors RP: J'avoue! On va écrire une thèse sur la Vie et la Mort!]

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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Dim 3 Avr - 16:51

  • Suite à mes excuses, Lug fit un vague geste de la main ; je devinais que mes paroles l’avaient blessé. Seulement, j’aurais pu déployer tous les efforts possibles sans néanmoins parvenir à me défaire que l’homme qui me faisait face était un meurtrier, et tous les clichés qui allaient avec force. Sans détester cet homme que je connaissais à peine, il m’était impossible de le détacher de l’image de tueur au cœur de pierre que l’on se fait souvent des êtres de ce genre.

    -Tu peux me juger, ça n'a pas d'importance. Mais j'aurais aimé que ce soit plus....positivement. Que tu apprennes à me connaître.

    Apprendre à le connaître ? Cela me paraissait difficilement crédible. Je ne nous croyais pas voués à nous revoir, et une simple conversation ne suffisait pas pour apprendre à connaître quelqu’un. Mais quoi qu’il en soit, je reconnaissais que je l’avais probablement jugé bien trop vite, et que les préjugés prenaient rapidement le dessus quand à mon avis. J’avais bien entendu conscience que le monde n’était pas tout noir ou tout blanc, qu’un assassin a ses motivations et ses raisons, mais je ne parvenais pas réellement à m’en persuader.

    Je relevais la tête, et constatais avec étonnement que les yeux de Lug brillaient étrangement, qu’ils semblaient… humides, de la même façon qu’ils le sont lorsque l’on retient des larmes. J’haussais un sourcil. Ce n’était tout de même pas mon jugement qui l’avait mis dans cet état, si ?
    En attendant, Lug m’expliquait ce qu’il pensait de ce qui suivait la mort.


    -Mon mentor pensait qu'après notre mort on se réincarnait sous forme animale. D'après lui, cette forme correspondait à notre Moi profond, ce que nous sommes réellement. C'est à dire que, par exemple, Arthur qui se prend pour un lion, n'est peut être en réalité qu'un vulgaire ver de terre.
    Tu comprends ?


    Cette théorie me semblait tellement plus plaisante que la mienne… Le néant était quelque chose qui m’effrayait, il me semblait qu’un énorme abîme s’ouvrait au plus profond de moi lorsque j’y pensais. Revivre sous forme animal était quelque chose de plus doux, de plus joyeux. Moi, j’espérais me « ré-incarner » sous forme d’oiseau. Je ne voyais pas de meilleure façon de profiter de la vie que de voler de lieux en lieux, que de sentir le vent dans son plumage.

    Cela ne faisait pas moins de la théorie de Lug quelque chose de très étrange. Je n’avais encore jamais entendu parler de pareille « mort ». Mais si celle-ci devait être semblable à cette idée, elle me semblait bien moins horrible que ce que j’en pensais jusqu’à lors. La possibilité que le Roi Arthur puisse être un ver de terre me fit sourire, bien que je n’y croie pas une seule seconde. Sans connaître réellement le roi, il n’y avait rien en lui qui rappelle cet animal. Sans être un lion, bien entendu.


    - Je comprends. Et… ça me plairais bien, tu sais. Ce n’est pas pareil que toutes les idées morbides que je m’en fais habituellement. Mais, sans vouloir te contre-dire, je ne pense pas que le Roi Arthur puisse finir en ver de terre… toi aussi, tu devrais apprendre à le connaître. Chacun à ses qualités et ses défauts, et Arthur ne mérite peut-être pas le titre de lion. Enfin… cela a si peu d’importance…

    Je songeais à ce que pourrais être Geoffroy de Méryl. Un corbeau, peut-être. Un oiseau de la mort qui n’en était pas moins intelligent… Enfin, cela était l’idée que je m’étais faite de cet homme. Je ne l’avais jamais vu, et ne pouvais me baser que sur les récits des chevaliers que je côtoyais. Toutes exagérations, déformations et autre n’étaient cependant pas à écarter de leur récit, bon nombre de chevalier se plaisant à vanter leurs mérites et leur courage… Quand à Lug, je n’avais aucune idée de ce qu’il pouvait être. Je refusais de m’appuyer à nouveau sur mes préjugés, et je n’avais de lui qu’une « impression » très vague.

    Alors que je relevais la tête, je réalisais que quelques larmes parcouraient le visage de Lug.


    -Il est mort il y a quelques années. Et c'est aujourd'hui l'anniversaire de sa mort.

    Je mis un instant à me rappeler qu’il me parlait de son maître. Celui-ci devait réellement lui manquer, pour le pousser à pleurer… Lug ne devait pas être du genre à pleurer souvent – du moins, celui-ci ne poussait pas à croire en ce trait de caractère. Gênée, je posais ma main sur l’écorce de l’arbre contre lequel j’avais le dos appuyé, et y pianotais de mes doigts fins, ne sachant comme réagir. Au château, j’avais appris à me battre, à faire face à l’ennemi. A un ennemi en position d’attaque ; pas à un ennemi en larmes.

    - Je… suis désolée. Les morts, il y en a partout. J’ai moi-même perdu mon père ; et donc, un mentor. Et je pense qu'il faut simplement... tourner la page. Même si ça fait mal.

    Quelque part, le fait de voir les larmes sur le visage de Lug le désignait comme quelqu’un de bien plus… humain que ce que je ne le pensais. Je ne savais que dire de plus. Levant un regard inquiet vers le soleil qui peu à peu déclinait, je commençais à songer à ce qu’il fallait que je rentre. Le chemin pour venir jusqu’ici avait été long, il ne le serait probablement pas moins au retour ; ma mère allait commencer à s’inquiéter, d’autant plus qu’elle s’opposait à ma sortie suite à ma blessure.


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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Mar 12 Avr - 17:51

[Désolé de mon temps de réponse dramatiquement lent, mais j'avais pas la tête aux RPs....=="]


J'essuie mes larmes, pas dans un mouvement rageur, non, mais calmement, sans même chercher à les cacher.
Je ne sais pas pourquoi je me suis mis dans un état pareil, habituellement je suis posé, calme et je maitrise parfaitement mes émotions. Mais dans ce cadre véritablement émouvant et devant cette beauté qu'est Automnal... j'ai un peu perdu pied.


- Je comprends. Et… ça me plairais bien, tu sais. Ce n’est pas pareil que toutes les idées morbides que je m’en fais habituellement. Mais, sans vouloir te contre-dire, je ne pense pas que le Roi Arthur puisse finir en ver de terre… toi aussi, tu devrais apprendre à le connaître. Chacun à ses qualités et ses défauts, et Arthur ne mérite peut-être pas le titre de lion. Enfin… cela a si peu d’importance…

Je me retourne vers elle, m'accroupis et prend une de ses mains dans les miennes. Elle a un mouvement de recul mais ne la retire pas, je lui en suis reconnaissant. La plupart des gens que je touche vois leur espérance de vie se réduire de façon sinistre, mais je sais, je me jure au fond de moi même que je ne ferais jamais de mal à Automnal. Jamais.

-En fait si. C'est très important, il faut connaitre son entourage. Si Arthur n'est pas un lion mais....disons une vipère, il vaut mieux t'en méfier. Tu... Vous comprenez ce que je veux dire?

Je me relève, le soleil commence à se coucher. Il va falloir que je rejoigne Geoffroy pour répondre du meurtre inutile de ce matin. Un mauvais moment, mais je ne risque rien, je suis trop précieux.

-Eh bien. Automnal. J'espère de tout cœur que nous nous reverrons.... Où pourrais je vous trouver?

Je me rend compte que mon ton est presque suppliant et je rajoute un beau sourire pour ne pas passer pour une mauviette énamourée.


[Tu achèves le RP? =D]


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MessageSujet: Re: Un oeil en moins, c'est toujours un handicap de plus [PV Lug]   Jeu 14 Avr - 7:54

  • Lug essuya doucement ses larmes, puis je le vis avec surprise s'accroupir à côté de moi et me saisir la main. Un léger soubresaut me saisit et j'esquissais un mouvement de recul involontaire, veillant tout de même à ne pas retirer ma main ; bien que ce contact me gêne un peu, je ne souhaitais pas me montrer désagréable. Je n'étais pas d'humeur. Lug pouvait bien être le pire des assassins, pouvait bien être une des personnes les plus proches de Geoffroy, que je n'en avais cure. Si la simple idée qu'un meurtrier se trouve à côté de moi m'avait répugné jusque là, je ne pouvais plus à présent que rester immobile, indécise. Les assassins comme l'homme qui me faisait face pouvait-il ressentir quelconque sentiment ?

    -En fait si. C'est très important, il faut connaitre son entourage. Si Arthur n'est pas un lion mais....disons une vipère, il vaut mieux t'en méfier. Tu... Vous comprenez ce que je veux dire?

    Je restais un instant songeuse, pré-occupée. Oh, oui, je comprenais… et là était bien le problème. Comment Arthur pourrait-il être un « serpent » ? Depuis toute petite, je rêvais de me battre à son service, je rêvais de défendre le royaume de Caamelot. Je savais quelles valeurs je défendais, de quelles façons les défendre, et pourquoi. Mais y avait-il de réel méchant, dans cet hsitoire ? Arthur était-il réellement le « gentil » que l’on trouve dans tous les contes ? Je ne m’étais jamais posé la question de savoir quel était le bon côté, auparavant. J’avais étée éduquée dans une famille qui adorait Arthur ; et si cela avait été le cas, mais dans le côté de Geoffroy ? Me serais-je battue pour lui avec la même dévotion que pour Arthur ? Les quelques certitudes qui me poussaient à avancer commençaient lentement à s’effondrer. J’aurais sans hésiter donné ma vie pour défendre Arthur. Mais si celui-ci était la vipère dont parlait Lug, me battais-je du bon côté ? Je ne répondais pas à la question de mon interlocuteur, oubliant presque sa présence.

    -Eh bien. Automnal. J'espère de tout cœur que nous nous reverrons.... Où pourrais je vous trouver?

    Sa voix me rappela brusquement sur terre. Curieusement, il semblait presque… suppliant. Je lui lançais un regard surpris : Lug voulait-il me revoir… à ce point ? Je baissais le regard, puis répondais sans même faire attention à mes propres paroles.

    - Je ne le sais pas… Mais nous nous reverrons.

    Je sursautais. Pourquoi ne m’étais-je pas contentée de répondre que je ne souhaitais pas le revoir ? Cela aurait été moins… dangereux. Lug était un ennemi d’Arthur, Lug était un assassin. Pourquoi souhaitais-je, moi aussi, le revoir ? Quelque chose me poussait à l’apprécier malgré ce que je croyais savoir de lui, sans que je ne comprenne ce qu’il en était. Apprécier un ennemi n’était-il pas se transformer en traître ? J’étais perdue. Ne sachant que dire, j’entrouvris les lèvres, mais aucun son ne sortit. Je décidais donc de murmurer un bref « Au revoir », puis m’éloignais du plus vite que je pouvais, légèrement boitillante.


[Hors Rp : The eeeeeend >.<" xD]

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