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 L'heure de passer aux avoeux

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Morgane le Fay
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MessageSujet: L'heure de passer aux avoeux   Lun 24 Mar - 10:46

Un cavalier quittant le chateau de Geoffroy chevauchait à toute vitesse dans la foret. Le soleil éclairait encore parfaitement tout cet espace vert rempli d'arbres et de créatures de toutes tailles en cette fin d'apres-midi. Mais à cet instant, le cavalier n'accordait pas la moindre importance à tout ce qui l'entourait. La seule chose qui lui importait, c'était de quitter cette forêt ainsi que tout ce qu'il y avait derriere. Le cavalier en question était une femme, il s'agissait de Morgane.

De nombreuses pensées jaillissaient dans son esprit à mesure que les secondes s'écoulaient, c'est pourquoi Morgane se concentrait uniquement sur sa chevauchée. Mais un bruit retentit soudain dans la forêt de Broceliande. Une respiration saccadée et rapide, celle de l'approche d'un autre cavalier. Quelqu'un la suivait, et Morgane ne se doutait que trop bien de la personne dont il s'agissait. La jeune femme acceléra le rythme, ne tenant pas à ce que quiconque la rattrape. Mais une question demeurait : comment était-elle arrivée là ? Aux dernières nouvelles, tout le monde la pensait encore prisonnière au château de Geoffroy. Seule, elle n'aurait jamais pu s'échapper c'est un fait. Elle avait reçu de l'aide, une aide très précieuse il fallait bien le reconnaître, car ils s'y étaient mis à trois pour lui permettre de quitter les lieux. Le comble, c'est qu'il s'agissait des trois personnes les plus proches de Geoffroy. L'avait-elle ignoré jusque la ? Non, du moins pour deux d'entre eux. Mais découvrir que Gabriel faisait également partie de la garde rapprochée de Geoffroy fut une véritable surprise. Son frère avait reçu pour mission de la torturer afin de lui sous-tirer des informations. Bien entendu il ne l'avait pas fait, mais pourquoi n'avait-il pas été honnête avec elle ? Pourquoi lui avait-il demandé de rester aux côtés d'Arthur alors qu'il appartenait au camp ennemi ? Tout cela n'avait-il été que dans le but d'en connaître plus sur les défenses de l'ennemi ? Trop de questions qui la distrayaient de sa route, et ce qui devait arriver se produisit alors : déconcentrée, Morgane heurta une branche de plein fouet qui la fit tomber sur le sol. La jeune femme se releva et sortit immédiatement son épée tandis que le cavalier qui approchait s'arrêta a son tour. La jeune femme s'avança vers lui et lui fit face, la tête haute. Elle ne laissa même pas le temps à son frère de prendre la parole qu'elle déversa sur lui sa colère.

- Pourquoi m'as-tu suivie ? Regrettes-tu déja de m'avoir aidée à m'échapper pour me ramener à ton roi ?

La jeune femme n'avait pas l'intention de le laisser s'en tirer à si bon compte cette fois.

- Tu les connaissais déja tous... Lug, Béatrix. Depuis le début ils sont tes alliés, et dès le premier jour ils m'ont avoué a quel camp est-ce qu'ils appartenaient. Mais toi... Tu ne t'es jamais donné cette peine... Tu n'as jamais pris le temps de me dire que tu faisais partie intégrante de l'armée du pire ennemi du royaume de Logres... Etait-ce l à ta stratégie depuis le début ? Tout ceci n'était-il donc que dans le but de prendre l'avantage sur Arthur ? Il est temps d'arrêter de jouer.

Morgane jeta son épée sur le sol.

- Soit tu te décides enfin à me dire la vérité, soit tu m'élimines maintenant. Mais si tu me laisses repartir à Camelot sans m'avoir donné les réponses que j'attends, je te considererai comme un ennemi a partir de maintenant...

Cette fois Gabriel, il est l'heure de tout avouer.

- Pourquoi te bats-tu aux côtés d'un tyran ? Geoffroy ne sème que la terreur autour de lui et continue d'amasser un nombre incalculables de victimes rien que pour son bon plaisir. Il n'a rien d'un véritable roi. Le règne par la terreur, c'est donc ça qui te fait plaisir ? Tu aimes sentir le sang de tes victimes couler entre tes doigts ? Tu aimes prendre plaisir à detruire des villes, des familles entières, à laisser des enfants orphelins ? Tu penses que c'est ce que nos parents auraient voulus ? 

Il n'était peut-être pas encore trop tard. Il y avait peut-être encore de l'espoir pour qu'elle puisse le faire changer d'avis, du moins c'est ce qu'elle pensait pour l'instant.

- Tu te bats du mauvais côté Gabriel. Je t'en prie renonce avant qu'il ne soit trop tard. Pourquoi ne viens-tu pas à Camelot avec moi ? Je sais qu'Arthur a bon nombre de défauts, mais c'est un bon roi. Je suis sûre qu'un jour il finira par accepter la magie. J'ai grandi avec lui. Si je lui disais ce que j'étais, je suis sure qu'il pourrait apprendre à voir qu'il y a aussi du bon en la magie...

La jeune femme regarda son frère. Elle était prête à prendre le risque de tout révéler à Arthur s'il le fallait, pour lui prouver qu'elle disait vrai. Elle préférait le savoir du côté d'Arthur plutôt que chez Geoffroy.

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Gabriel Turner
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MessageSujet: Re: L'heure de passer aux avoeux   Lun 24 Mar - 12:30


Les liens familiaux sont fragiles, ne les laissons pas se briser.

S’agit-il réellement d’une course poursuite ? Oui, en quelque sorte. Je ne pensais pas qu’un jour ma sœur chercherait à me fuir à ce point. Pourtant c’est bien de ça dont il est question. Elle me fuit, moi, son propre frère. Elle fuit la vérité. Elle court se réfugier vers le mensonge, mais je ne la lâche pas. Tu ne m’échapperas pas Morgane, cette fois nous devons avoir une véritable discussion. Tu te tortures l’esprit à penser à ce qui est bien ou mal, c’est là ton erreur. Ne penses plus et agis. Affronte la vérité Morgane, affronte-moi. Ton esprit est tellement perdue parmi tant de questions que tu ne remarques cette branche que trop tard, et tu tombes au sol, ton cheval continuant sa route sans cavalier sur le dos. Je te rattrape enfin mais tu pointes ton épée vers moi, me considérant comme un ennemi. C’est donc ce que je représente pour toi Morgane ?

- Pourquoi m'as-tu suivie ? Regrettes-tu déjà de m'avoir aidée à m'échapper pour me ramener à ton roi ?

- Baisse cette épée Morgane, ce n’est pas moi ton ennemi.


Je préserve une distance entre nous, ta colère semble si grande, je ne tiens pas à me faire blesser pour cause d’avoir baissé ma garde. Tu me parles de Lug et de Béatrix, c’est vrai, ils ont été honnêtes envers toi, ce que je n’ai pas fait. Tu penses réellement qu’il ne s’agit que de stratégie depuis le début ? Que je te manipule comme un pion parmi tant d’autres pour régner sur l’ennemi ? Tu te trompes tellement Morgane... Tu es loin d’être un pion, à vrai dire tu es la clé. Tu te décides enfin à jeter ton épée au sol, mais tu ne me laisses pas prendre la parole pour autant, alors j’attends. J’attends de découvrir tout ce que tu as pu déduire de moi depuis notre rencontre.

- Pourquoi te bats-tu aux côtés d'un tyran ? Geoffroy ne sème que la terreur autour de lui et continue d'amasser un nombre incalculables de victimes rien que pour son bon plaisir. Il n'a rien d'un véritable roi. Le règne par la terreur, c'est donc ça qui te fait plaisir ? Tu aimes sentir le sang de tes victimes couler entre tes doigts ? Tu aimes prendre plaisir à détruire des villes, des familles entières, à laisser des enfants orphelins ? Tu penses que c'est ce que nos parents auraient voulus ?

Ne me parle pas d’eux Morgane, tu ne te souviens même plus de nos parents. Moi je me remémore sans cesse la mort de chacun d’eux. Je ne suis pas dans le bon camp ? Tu as encore tout faux. Et je crois bien qu’il est temps pour toi de tout savoir à propos de ton royaume. La vérité blesse, mais elle te permettra d’avancer.

- Tu es loin du compte, il ne s’agit pas de terreur et de destruction mais de justice et seulement ça. C’est de l’honnêteté que tu attends ? Alors tu vas être servie. Je suis ton meilleur allié et je ne me considère pas appartenir à l’un de ces deux camps. Je suis mon propre camps Morgane, mon propre roi, et je n’ai absolument rien à envier à Arthur ou Geoffroy. Alors oui, officiellement tout le monde me considère comme l’allié de Geoffroy, mais comme tu l’as dit, il n’a rien d’un véritable roi. Il n’est qu’une couverture en attendant de mettre tout mes projets à terme, et peut-être que ça prendra du temps, mais je suis bien plus en sécurité à Gorres que toi à Logres.

- Tu te bats du mauvais côté Gabriel. Je t'en prie renonce avant qu'il ne soit trop tard. Pourquoi ne viens-tu pas à Camelot avec moi ? Je sais qu'Arthur a bon nombre de défauts, mais c'est un bon roi. Je suis sûre qu'un jour il finira par accepter la magie. J'ai grandi avec lui. Si je lui disais ce que j'étais, je suis sure qu'il pourrait apprendre à voir qu'il y a aussi du bon en la magie...

Cette fois s’en est trop. Tu ne comprends rien, Arthur n’est pas mieux que son père, jamais il n’acceptera la magie dans son royaume, jamais il ne t’acceptera parmi les siens. Tu ne représenteras plus qu’une intrus, que dis-je, une ennemie, et tu subiras le même sort que notre père. Alors non, il est hors de question que je te laisse te mettre en danger inutilement.

- Arrête de les défendre Morgane ! Arrête des les considérer comme ta propre famille et de les estimer à ce point. Ils ne sont pas tes alliés, ils ne sont rien pour nous. JE suis ta famille, la seule qu’il te reste. Alors considère-les dès à présent comme tes ennemis, parce que c’est ce qu’ils ont toujours été.

J’ai l’impression que plus je parle, et plus tu t’éloignes de moi, ne comprenant pas mon point de vue, me considérant tout simplement comme un fou. Mais c’est ce regard qui est le pire pour moi, comme ci je représentais un inconnu. Comme ci je n’avais jamais été ton frère mais un ennemi depuis toujours.

- Ne me regarde pas comme ça... Je ne veux que ton bonheur et ta sécurité, et ce n’est pas là-bas que tu en obtiendras. Ne t’es-tu jamais demandé pourquoi ? Pourquoi est-ce j’apparais seulement aujourd’hui ? Pourquoi t’ai-je quitté durant tant d’années ? Je n’ai pas eu le choix, Uther m’en a privé, cet homme n’a fait que détruire notre famille.

Mon désir de vengeance s’empare peu à peu de moi chaque fois que je pense à lui. Ma haine est si grande qu’elle ne t’échappe sans doute pas. Vois comme il m’a rendu, vois comme il nous a détruits. Ne les apprécie pas, ne les considère même pas. Ils ne sont que des ennemis à abattre et rien de plus.

- Fais moi plaisir, ne leur dit jamais la vérité sur ta magie. Ne fais pas la même erreur que notre père.

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Merci Morgane <3
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Morgane le Fay
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MessageSujet: Re: L'heure de passer aux avoeux   Lun 24 Mar - 14:44

L'heure de la confrontation avait sonnée, mais bizarrement les choses ne se déroulaient pas de la manière dont la jeune femme l'aurait espéré. Elle voulait faire entendre raison à Gabriel, mais elle découvrait peu à peu que celui-ci semblait plus que certain des choix au'ils avaient adoptés jusqu'à présent. Qu'avait-il donc en tête, et pourquoi ne comprenait-il pas qu'il était en danger aux côtés de Geoffroy ? Il disait qu'il n'était pas son ennemi, qu'il était même son meilleur allié, alors qu'attendait-il pour la rejoindre ?

Gabriel se mit alors à lui expliquer que le camp de Geoffroy lui servait uniquement de couverture, mais pourquoi à Gores plutôt qu'à Logres ? Ne pouvait-il pas préparer ses projets en restant auprès d'elle ? Ses projets étaient-ils donc si importants pour qu'il ait décidé de l'abandonner ? Comment pouvait-il oser lui parler de famille après cela ?

- Arrête de les défendre Morgane ! Arrête des les considérer comme ta propre famille et de les estimer à ce point. Ils ne sont pas tes alliés, ils ne sont rien pour nous. JE suis ta famille, la seule qu’il te reste. Alors considère-les dès à présent comme tes ennemis, parce que c’est ce qu’ils ont toujours été.

La jeune femme sentit les larmes envahir ses yeux. Elle n'était pas du tout d'accord avec les propos de son frère.

- Comment peux-tu dire cela alors que tu m'as abandonnée ? Uther m'a donné un toit, il m'a recueillie et m'a élevée comme sa propre fille. Et Arthur est comme un frère pour moi. Tout au long de ces années ils ont été ma seule famille, et toi tu réapparais un beau jour, après plus de quinze ans, tu as le sang de milliers d'innocents sur les mains, tu n'as pas arrêté de me mentir et tu voudrais que du jour au lendemain je cesse d'estimer ceux qui m'ont toujours protégée afin de rejoindre ceux qui ont été corrompus par la magie alors que c'est ce qui a tué nos parents ?

Uther lui avait toujours dit que la magie avait été responsable de la mort de leurs parents, Morgane ignorait encore jusqu'à quel point. Uther lui avait raconté que la magie avait un jour fini par corrompre son père, et que c'est cette dernière qui avait fini par le tuer malgré lui. Alors forcément, Gabriel devait se douter qu'elle était complètement perdue.

- Ne me regarde pas comme ça... Je ne veux que ton bonheur et ta sécurité, et ce n’est pas là-bas que tu en obtiendras. Ne t’es-tu jamais demandé pourquoi ? Pourquoi est-ce j’apparais seulement aujourd’hui ? Pourquoi t’ai-je quitté durant tant d’années ? Je n’ai pas eu le choix, Uther m’en a privé, cet homme n’a fait que détruire notre famille.

Bien sûr que si, c'est la principale question qu'elle se pose depuis qu'il a refait surface dans sa vie. Pourquoi seulement maintenant ? Mais c'est une question à laquelle il n'a encore jamais répondu... jusqu'à ce qu'il prononce alors le nom d'Uther.

- Mais enfin de quoi parles-tu ? Qu'est-ce que Uther a à voir avec ça ? Tu crois que toute cette histoire ne l'a pas affecté autant que nous ? Il était l'ami le plus proche de notre père.

Pourquoi paraissait-il si en colère à l'entente de ces mots ? Pourquoi semblait-il posséder autant de haine envers l'homme qui avait été son tuteur ? Sans Uther, Morgane n'aurait jamais pu devenir la femme qu'elle était aujourd'hui.

- Fais moi plaisir, ne leur dit jamais la vérité sur ta magie. Ne fais pas la même erreur que notre père.

Les derniers mots de Gabriel résonnèrent dans sa tête comme un tambour. Cette même phrase, exactement les mêmes mots, elle les avait déjà entendus prononcés par Béatrix. A ce moment là, la magicienne avait refusé de lui en dire davantage, mais à présent, Gabriel ne pouvait plus faire demi tour. De quelle erreur parle-t-il au juste ? Qu-est ce que leur père a-t-il pu bien commettre de si grave avec la magie ?

- Gabriel... je ne comprends pas... La seule erreur que notre père ait jamais commise a été de pratiquer la magie... elle s'est emparée de lui, elle l'a corrompu et... et c'est ce qui l'a tué...

Pourquoi semblait-elle perdre l'assurance de ses paroles tout à coup ? Peut-être parce que la tête que faisait Gabriel à l'entente de ses paroles la laissait penser qu'il valait mieux qu'elle se taise. Pourtant, elle ne faisait que raconter l'histoire qui s'était déroulée... Pourquoi aurait-elle aussi peur de la magie qui s'emparait d'elle autrement ? Elle ne voulait pas que ce soit cette même magie qui s'empare d'elle et qui finisse à son tour par la détourner de son jugement.

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Gabriel Turner
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MessageSujet: Re: L'heure de passer aux avoeux   Lun 24 Mar - 17:04


La vérité blesse, mais je serais présent pour toi.

Sèche donc ces larmes ma sœur, ces personnes ne valent pas la peine que tu pleures pour eux. A moins que ces larmes ne soient pour moi ? Tu es triste et désespérée de voir à quel point nos avis sont différents, à quel point ton propre frère a pu sombrer. Alors oui Morgane, j’ai énormément de sang sur les mains, oui, je suis cet homme sans cœur qui a déjà détruit des villes et assassiné familles, chevaliers et même magiciens. J’ai tout ce sang sur les mains, et aucun de ces morts n’a été capable d’apaiser ne serait-ce qu’un peu ma haine. Même la torture n’est pas capable de consoler cette douleur qui m’arrache le cœur chaque fois que les jours passent, chaque fois que je te vois, toi, ma seule famille.

- Comment peux-tu dire cela alors que tu m'as abandonnée ? Uther m'a donné un toit, il m'a recueillie et m'a élevée comme sa propre fille. Et Arthur est comme un frère pour moi. Tout au long de ces années ils ont été ma seule famille, et toi tu réapparais un beau jour, après plus de quinze ans, tu as le sang de milliers d'innocents sur les mains, tu n'as pas arrêté de me mentir et tu voudrais que du jour au lendemain je cesse d'estimer ceux qui m'ont toujours protégée afin de rejoindre ceux qui ont été corrompus par la magie alors que c'est ce qui a tué nos parents ?

Je crois halluciner à l’entente de ces mots. La magie a tué nos parents… Une phrase bien trop simple qui peut être vraie comme fausse, tout dépend du point de vue, mais jamais, oh non jamais, nos parents auront été corrompus. Uther les a condamnés pour cause d’usage à la magie, alors oui, la magie y est pour quelque chose, mais c’était simplement un don qu’Uther craignait.

- Tu as tout faux... Comment peux-tu croire à de telles sottises ? Comment peux-tu penser que j'ai voulu t'abandonner ? Que t’ont-ils fait pour que tu oublies à tel point comment les choses se sont réellement déroulées...

Je détourne mon regard du tiens, et j’en viens encore à me demander si tu es prête à connaître la vérité. Ils ont été capables de te faire oublier mon existence, mais comment sont-ils parvenus à te convaincre que nos parents agissaient mal ? Tu as vécu aux côtés de notre père pourtant, peu d’années certes, mais suffisamment longtemps pour savoir à quel point il était bon, à quel point le mal le répugnait. Tu ne peux pas oublier ça, pas toi. Tu n’as pas le droit de croire que notre père était quelqu’un de mauvais. Je les déteste tellement.

- Mais enfin de quoi parles-tu ? Qu'est-ce que Uther a à voir avec ça ? Tu crois que toute cette histoire ne l'a pas affecté autant que nous ? Il était l'ami le plus proche de notre père. Gabriel... je ne comprends pas... La seule erreur que notre père ait jamais commise a été de pratiquer la magie... elle s'est emparée de lui, elle l'a corrompu et... et c'est ce qui l'a tué...

Si tu crois encore à l’existence de l’amitié sans faille alors tu es encore naïve ma petite sœur. Même les amis les plus proches peuvent se trahir entre eux. C’est ce qui s’est produit pour notre père.

- Uther est l’être dont tu dois le plus te méfier. Il n’était pas un ami de notre famille Morgane, il en est le bourreau. Notre père n’a jamais été corrompu par quoi que ce soit, d’ailleurs si les anges existent alors il en était un. Il ne tuait que lorsqu’il n’en avait pas le choix, il voulait plus que tout la paix pour le royaume, le bonheur pour notre famille.

Souviens-toi Morgane, je t’en prie. Ne m’oblige pas à reparler de ça. Ne m’oblige pas à nous remémorer cet instant tragique, celui qui a chamboulé nos vies. Pourquoi ne crois-tu pas en mes paroles ? Je ne suis pas un inconnu qui cherche à te manipuler. Je suis là pour faire régner la vérité, mais puisque les mots ne semblent pas être suffisants, alors qu’il en soit ainsi. Revivons ensemble cet instant, une dernière fois.

- Tous ces cauchemars que tu fais ne sont pas anodins, ton subconscient tente de faire revenir ton passé à la surface, mais ta peur bloque tout et tu ne veux pas y croire. Alors laisse-moi te montrer à quel point tout ce que tu pensais savoir ne repose que sur un énorme mensonge.

Je me rapproche de toi, saisis tes mains dans les miennes. Mon regard est plongé dans le tien, mes pupilles deviennent peu à peu dorées, et c’est le cœur serré que je nous fais replonger dans le passé. Te montrant plusieurs bribes de moments, les plus importants selon moi.

***

Je me trouve dehors, caché entre les buissons, je sens que quelque chose ne va pas. Pourquoi Uther est-il venu nous rendre visite accompagné de plusieurs de ses gardes ? Avant il venait toujours seul. Je ne t’impose pas la longue discussion qui s’écoule entre notre père et Uther, ni le regard désespéré et attristé de notre père. Je passe directement au moment où Uther vient te chercher alors que tu joues dans ta chambre toute seule. Je me suis rapproché discrètement de notre maison, la fenêtre étant ouverte, j’entendais clairement votre discussion.

- Bonjour petite princesse, ton frère n’est pas avec toi ?

- Non, Gabi a dit qu’il devait chasser à la forêt. Moi aussi je pourrais aller là-bas un jour ?

- Quand tu seras une grande fille tu iras à ton tour. Mais maintenant tu vas devoir venir avec moi Morgane.

- Où allons-nous ?

- Au château, c’est là-bas que tu vivras à présent, tu seras très heureuse c’est une promesse.

- Et Gabriel ne vient pas avec nous ?

- Ton frère nous rejoindra dès qu’il aura finit la chasse.


Tu lui adresses un grand sourire et pose par terre tes jouets. Sa main dans la tienne, tel un père avec sa fille, vous quittez cette maison, mais tu ne pensais pas encore que ce serait pour toujours. J’en viens alors au moment fatidique. Notre père, dos à un poteau, les mains liés autour, une scène d’exécution, une mort publique. Tu connais bien cet endroit, n’est-ce pas Morgane ? Cette fameuse scène élevée au milieu de la cour, ce lieu où tous les magiciens se font exécuter jusqu’à aujourd’hui.

- Cet homme est coupable d’usage de la magie et de haute trahison. Moi, Uther Pendragon, le condamne à la plus haute sentence. La mise à mort.

Oui Morgane, cet enfant désespéré qui cherche à tout prix à sauver ton père, c’est bien moi. Voilà ce qui s’est réellement produit ce jour-là. J’ai voulu sauver notre famille, exposant mes pouvoirs au royaume tout entier en projetant les gardes et en créant une sorte de protection autour de notre père. J’ai fait s’élever au plus haut les flammes tout autour de lui afin que personne ne puisse l’atteindre, mais c’est une flèche qui brave les flammes pour venir abattre notre père, réduisant à néant tout mes espoirs. Uther pose son regard sur moi et me reconnaît parfaitement, mais ça ne l’empêche pas de reprendre la parole pour donner de nouveaux ordres.

- Attrapez-le ! Cet enfant est dangereux ! Il doit subir la même sentence que son père, pour la sûreté du peuple.

Je m’enfuis vers la forêt, des dizaines et des dizaines de chevaliers étant après moi. Chassé et persécuté par mon propre royaume, tu comprends désormais pourquoi je les déteste tant.

***

Voilà comment Uther justifie toutes ses actions Morgane, pour la sûreté du peuple. Mes yeux reprennent leur couleur initiale et je laisse mes mains retomber le long de mon corps. Je me détourne de toi, t’offrant presque mon dos, désormais tu comprends enfin pourquoi je suis devenu cette personne. Et même si le passé ne justifie pas mes nombreux crimes, Uther reste coupable de ma déchéance ainsi que de la séparation de notre famille.

- J’ai voulu venir te chercher, je le jure. J'ai voulu t’emmener avec moi loin de ce royaume, mais je n’ai pas pu. Tu étais toujours surveillée et à l’époque j’étais un pauvre gamin qui découvrait ses pouvoirs. Je savais que tu serais en sécurité, personne ne se doutait un seul instant que tu avais hérité aussi de la magie. Alors je me suis résolu à partir sans toi, me faisant la promesse de devenir fort et de te récupérer. Je dois venger notre famille Morgane, et même si ces personnes ont toujours pris soin de toi, tu ne seras pas celle qui m’arrêtera.

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Morgane le Fay
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MessageSujet: Re: L'heure de passer aux avoeux   Mar 25 Mar - 10:00

Vérité, mensonge... que croire à cet instant ? Morgane était pourtant certaine de se rappeler d'une version de l'histoire, tandis que Gabriel se souvenait d'une autre. Pourtant, à chaque fois qu'elle y avait repensé, elle ne voyait pas son frère dans ses bribes de souvenirs passés, comme s'il n'avait jamais été là. Elle ne s'était véritablement souvenue de lui qu'à travers ses visions, et au moment où il l'avait retrouvée. Comment était-ce possible d'ailleurs ? Elle avait tout de même cinq ans la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Peut-être qu'ils n'avaient pas été très proches ? Ça non plus, elle ne s'en rappelait pas. En revanche, Gabriel semblait parfaitement se souvenir de tout et paraissait stupéfait de sa vision des choses.

- Uther est l’être dont tu dois le plus te méfier. Il n’était pas un ami de notre famille Morgane, il en est le bourreau. Tous ces cauchemars que tu fais ne sont pas anodins, ton subconscient tente de faire revenir ton passé à la surface, mais ta peur bloque tout et tu ne veux pas y croire. Alors laisse-moi te montrer à quel point tout ce que tu pensais savoir ne repose que sur un énorme mensonge.

Uther... bourreau... deux mots qui ne s'assemblaient pas du tout lorsqu'elle les entendait. Mais Gabriel, il semblait tout savoir des cauchemars qu'elle faisait et des raisons qui la poussaient à les faire malgré elle. Etait-ce vraiment de son passé qu'elle rêvait ? Qu'est ce qui lui assurait que toutes ces visions n'étaient pas en réalité envoyées par Gabriel lui-même afin de la faire douter ? La jeune femme devait maintenant faire un choix : laisser Gabriel lui montrer sa vision des choses, ou bien s'en aller maintenant pendant qu'elle le pouvait. Elle ne lui faisait donc pas confiance ? C'était justement la question qu'elle se posait en ce moment. Alors elle leva les yeux vers son frère et croisa son regard... Ce qu'elle y aperçut alors, ce fut un regard sincère, mais également triste... triste des souvenirs qu'il s'apprêtait à lui montrer et qu'il allait lui-même revivre avec elle. A cet instant, Morgane sut qu'il n'allait pas lui mentir, alors elle prit sa main et accepta de voir ce qu'il avait à lui montrer.

Elle se revit toute jeune, Uther étant venu la chercher et lui ayant demandé où était son frère. Mais comment ? Uther savait donc qu'elle avait un frère ? Pourquoi ne lui en avait-il donc jamais parlé ? Le souvenir se dissipa, et c'est dans un autre endroit que Morgane se retrouva cette fois... un endroit qu'elle connaissait bien pour y avoir vu tant de magiciens y être exécutés... mais cette fois, c'était bien leur père qui se trouvait sur le bûcher, et c'était bien sa condamnation à mort que le roi Uther prononçait. Tout regard de compassion ou d'amitié semblait avoir définitivement quitté son être, ne laissant place qu'à la haine envers les magiciens qu'elle lui connaissait si bien. Puis elle le vit, elle vit Gabriel essayer de sauver leur père, s'exposant avec une incroyable témérité à la vue de tous, et un courage sans faille. Mais Morgane vit la flèche qui vint ôter la vie de leur père sous ses yeux. Le coeur de la jeune femme fit un bond dans sa poitrine, se déchirant à la vue de cette scène, tandis qu'elle voyait la tristesse et le désespoir gagner son frère, qui n'eut même pas le temps de pleurer son père qu'il devait s'échapper du royaume pour sa survie, traqué à son tour et pourchassé comme un animal sauvage à qui on essaie de décocher une flèche. Gabriel avait dû fuir, il avait dû la laisser là... il n'avait pas eu le choix...

Lorsqu'il relâcha sa main, Morgane se retrouva à nouveau dans la forêt avec lui. Tout ce qu'elle avait cru jusqu'à présent... absolument tout était faux. Gabriel avait dû apprendre à survivre seul dans un monde austère où tout un royaume s'était lancé à sa poursuite dans le but de l'éliminer. Et pendant ce temps, elle avait mené la vie de château auprès de l'être qui avait détruit leur famille. Uther l'avait persuadée que la magie avit tué son père alors que ce dernier avait toujours était bon... il lui avait fait redouter la magie au point même que la jeune femme, en ayant découvert ce qu'elle était, s'était prise pour un monstre. Mais le seul véritable monstre, c'était lui... c'était Uther. Morgane releva les yeux vers son frère, ne pouvant retenir les larmes qui coulaient le long de ses joues.


- Gabriel... pardonne moi...

Elle le prit dans ses bras et se serra fort contre les siens, laissant aller son chagrin, et se promettant qu'il s'agissait de la dernière fois qu'elle verserait des larmes à cause d'Uther. Les choses allaient désormais changer, et la première d'entre elle allait être de faire sauter la barrière qu'elle s'était créée jusqu'à présent afin de lutter contre la magie qui faisait partie d'elle. A présent, elle n'en avait plus peur... elle ne redoutait plus de laisser cette essence même qui faisait partie d'elle l'envahir, glisser dans ses veines, lui révéler ce qu'elle devait savoir. Jamais elle n'avait réalisé qu'une sensation si intense pouvait parcourir son être. Elle ne redoutait plus ses pouvoirs, cependant elle ne les contrôlait toujours pas encore, et c'est ainsi que ses pupilles prirent soudain une teinte dorée, sans qu'elle ne sache ce qui allait se produire, mais sans qu'elle ne l'en empêche non plus, désormais persuadée que ses pouvoirs n'étaient pas là pour lui nuire. La jeune femme, toujours dans le bras de son frère, se retrouva transportée dans une autre scène du passé, y emmenant involontairement Gabriel avec elle, mais cette fois, c'est de son propre passé dont qu'il fut question. Elle se trouvait dans une pièce du château qu'elle ne connaissait pas, une pièce dépourvue de la moindre fenêtre, et elle attendait, ne sachant pas ce qu'il se passait. Deux autres voix s'élevaient de la pièce voisine. L'une d'entre elles était celle d'Uther.

- Ce garçon est dangereux, et il est parvenu à quitter le royaume. En attendant qu'il soit retrouvé, je ne peux laisser Morgane grandir avec l'idée de retrouver son frère. Et je ne suis pas disposé à prendre le risque qu'il revienne un jour pour l'emmener. Elle doit l'oublier... définitvement... De sorte que si elle le recroise un jour... elle le tuera.

- Mais sire... vous avez interdit de...

- Je sais ce que j'ai proscrit... Mais il faut parfois prendre des mesures nécessaires afin de combattre le mal par le mal. Je dois m'assurer de la sécurité de cet enfant et je n'ai pas d'autre choix. Vous en êtes capable, alors faites ce qu'il faut, je ne vous en tiendrai pas rigueur... Morgane se trouve dans la pièce d'à côté. Je reviendrai tout à l'heure. D'ici là, soyez reparti...

Uther avait ainsi quitté la pièce, et Morgane vit alors la porte s'ouvrir face à elle, laissant sortir un vieil homme. La petite fille de cinq ans qu'elle était alors sentait déjà le danger approcher, et recula le plus possible.

- Où est Gabriel ? Pourquoi n'est-il toujours pas rentré de la chasse ? Je veux le voir !

- Ne t'inquiète pas petite. Très bientôt tout cela ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Tenez-là fermement.

Deux des gardes d'Uther qui avait accompagné le vieil homme se saisirent de Morgane tandis que l'homme sortait une fiole bleue de sa poche. Morgane se débattait et hurlait le nom de Gabriel, lorsque l'homme introduisit de force le contenu de la fiole dans sa bouche. La petite fille qu'elle était perdit connaissance, et se réveilla quelques heures plus tard dans un grand lit spacieux au sein des appartements du roi. Uther était à son chevet.

- Morgane, je suis content que tu ailles bien. J'ai une nouvelle importante à t'annoncer. Tu vas pouvoir rester vivre avec moi au château. Ici tu auras le loisir de faire tout ce qu'il te plaira. Et pour ne pas que tu te sentes seule, tu resteras aux côtés d'Arthur. A partir de maintenant, tu fais partie de la famille royale.

Le sourire faux qui ornait le visage du roi, elle était encore trop jeune pour le comprendre. A cet instant, elle ignorait complètement que le roi venait d'effacer son frère de sa mémoire, et c'est le sourire aux lèvres qu'elle partit avec le roi.

Tout redevint flou, et de nouveau, Morgane et Gabriel se retrouvèrent dans la forêt. Ce qu'elle venait de voir, il l'avait vu aussi. Les choses prenaient désormais un tout autre sens, tout était beaucoup plus clair. Et ses souvenirs... son enfance... sa famille... tout lui revenait enfin en mémoire. Ce n'étaient plus que des petites bribes perdues au fond d'un cauchemar, c'était la réalité. Morgane releva les yeux vers Gabriel, le regard déterminé. A présent seule la haine se lisait dans son regard.


- J'ai vécu tout ce temps aux côtés d'un monstre... Il doit payer pour tout le mal qu'il a fait. Je vais retourner à Camelot... Et je le tuerai, avant de quitter Camelot avec toi.

De telles paroles, il n'était pas dans ses habitudes de les prononcer. Mais à cet instant, il n'y avait plus de bon ou de mauvais jugement. Morgane était déterminée à ce que Uther reçoive le sort qu'il mérite, pour toutes les vies qu'il avait prises.

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Gabriel Turner
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MessageSujet: Re: L'heure de passer aux avoeux   Mar 25 Mar - 17:32


Nous sommes tous livré à des émotions qui nous dépassent.

La vérité est à présent dévoilée. Plus de cachoterie, plus de trahison, plus de mensonge. Cette partie oubliée de ton passé t’apparaît comme une bombe, te révélant sans nul doute que je suis ton plus proche allié, et que tout les habitants de Camelot ne représente que des ennemis à nos yeux. Nous allons enfin pouvoir reformer cette famille déchirée depuis tant d’années. Nous nous retrouvons enfin, frère et sœur, seuls contre un royaume, mais assez puissant pour faire régner un nouvel ordre.

- Gabriel... pardonne-moi...

Comment pourrais-je t’en vouloir ? Ma tendre petite sœur... Ce n’est pas à toi de t’excuser pour tout ce qui s’est produit. C’est Uther que j’aimerais voir faible et blessé, agenouillé devant, m’implorant le pardon, m’implorant de lui laisser la vie sauve. Et c’est avec un sourire béat que je lui ôterai la vie sans la moindre once de scrupule. Voilà ce que je suis, Gabriel Turner, l’homme prêt à tout pour obtenir vengeance et justice. Tu te rapproches de moi et me serre dans tes bras. Je ne prononce pas le moindre mot, me contentant simplement de te serrer à mon tour, sentant désespérément tes larmes couler contre ma peau. C’est une promesse Morgane, je tuerais Uther pour avoir crée tant de peine dans ton cœur. C’est l’un contre l’autre que nous nous retrouvons tout deux plongé à nouveau dans le passé, mais cette fois-ci je ne contrôle aucune de ces images, tout simplement parce qu’il s’agit désormais de ta vision des choses.

J’entends sa voix, celle d’Uther qui parle ainsi de ma famille... Comment cet homme peut-il oser agir ainsi ? Utiliser la magie pour son besoin personnel, tout en la bannissant et en exécutant ceux qui la pratiquent. La haine m’envahit de plus en plus à chaque nouvelle seconde qui s’écoule. Je vois ces hommes s’emparer de toi et te jeter un sort afin de réduire à néant tout souvenir de ton passé. Toi qui n’étais à l’époque qu’une petite fille apeurée, et je n’ai pas été présent pour te sauver de ces hommes cruels. Je les retrouvais Morgane, absolument tous ces hommes qui font partis de ce complot, et je les tuerais tous sans exception. Nous revenons enfin à la réalité, de retour à la forêt, et je sens mes poings se resserrer sur eux-mêmes, prêt à s’abattre d’une grande puissance sur le premier ennemi passant par ici. La dernière phrase d’Uther résonne encore dans ma tête: "A partir de maintenant, tu fais partie de la famille royale". Jamais tu ne l’auras. Morgane n’a qu’une seule famille, et je te ferais payer le fait d’avoir voulu t’emparer d’elle en la manipulant ainsi. Tu t’éloignes lentement de moi, et je constate à quel point l’expression de tes yeux a pu changer en l’espace de quelques minutes. Ton regard est passé de la peur et l’incertitude à une immense colère.


- J'ai vécu tout ce temps aux côtés d'un monstre... Il doit payer pour tout le mal qu'il a fait. Je vais retourner à Camelot... Et je le tuerai, avant de quitter Camelot avec toi.

Si tu savais comme je prends plaisir à enfin t’entendre souhaiter la mort d’Uther. Cependant ton plan ne me convient pas, tu ne dois pas t’en prendre à Uther. Avoir un total contrôle de ses pouvoirs peut prendre des années d’entrainement, et Uther est aussi fort que toi au combat. Ce serait prendre un trop gros risque de te laisser t’en prendre à lui toute seule, car si les choses tournent mal, je ne tiens pas à te voir enfermer puis exécuter. De plus, Uther ne sait pas à quoi je ressemble aujourd’hui, alors il sera plus aisé pour moi de m’approcher de lui sans attirer trop d’attention. Je dois le faire moi-même Morgane, ta sécurité passe avant ton désir de vengeance.

- Tu ne feras absolument rien. Ecoute-moi Morgane, je souhaite tout autant que toi en finir avec les Pendragon pour nous retrouver enfin en toute liberté. Mais pour l’instant c’est impossible… J’ai besoin de toi à Camelot, j’ai besoin que tu sois leur alliée la plus proche, que tu sois mon infiltrée. Même si on tue Uther ce soir, Arthur sera encore en vie et il nous pourchassera sans fin. On doit les avoir un par un, et pour que ce plan fonctionne, il ne doit y avoir aucun doute te concernant.

Je sais bien que je t’en demande beaucoup, qu’après toutes ces années éloigné l’un de l’autre, il serait temps de partir ensemble. Mais je ne renoncerai pas à la chute des Pendragon, et je sais que toi non plus. Alors accepte de suivre mon plan Morgane, joue le jeu encore quelques mois et je te promets que l’on en ressortira vainqueur.

- Uther sera le premier à mourir, et je me chargerai moi-même de son sort. Désormais ce n’est plus qu’une question de temps.

Mais seras-tu capable de tenir ce temps là aux côtés de l’homme qui te répugne le plus au monde ? Il le faut, il n’y a pas d’autres solutions. J’espère simplement que tu parviendras à garder ton calme face à cet homme et que tu ne t’emporteras pas devant lui. Ils ne doivent jamais savoir pour toi. Jamais.

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Merci Morgane <3
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Morgane le Fay
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MessageSujet: Re: L'heure de passer aux avoeux   Mer 26 Mar - 7:30

L'homme qui avait pris soin d'elle, l'homme qui avait vécu temps d'années à ses côtés... L'homme pour qui elle aurait sans aucun doute donné sa vie sur un champs de bataille... Ce même homme qui au final n'était rien de plus qu'un menteur, un traître et un assassin. Toutes ces années de mensonges allaient se payer cher, Morgane en fit le serment. Mais lorsqu'elle fit part de sa décision à Gabriel de tuer Uther, celui-ci ne réagit pas exactement de la manière dont elle l'aurait souhaité.

- Tu ne feras absolument rien. Ecoute-moi Morgane, je souhaite tout autant que toi en finir avec les Pendragon pour nous retrouver enfin en toute liberté. Mais pour l’instant c’est impossible… J’ai besoin de toi à Camelot, j’ai besoin que tu sois leur alliée la plus proche, que tu sois mon infiltrée. Même si on tue Uther ce soir, Arthur sera encore en vie et il nous pourchassera sans fin. On doit les avoir un par un, et pour que ce plan fonctionne, il ne doit y avoir aucun doute te concernant.

Arthur... décidera-t-il de prendre les mêmes décisions que son père une fois qu'il sera roi ? Cherchera-t-il également à vouloir éliminer tous les magiciens du royaume ? Pour l'instant, elle ne pouvait en être certaine. Mais si c'était bien le cas, alors elle n'aurait d'autre choix que de s'opposer à lui. En attendant, Gabriel disait vrai, elle était leur meilleur atout à Camelot.  Mais l'idée de devoir se présenter chaque jour devant Uther à partir de maintenant, le laisser l'appeler sa fille, l'avoir juste face à elle et ne pas pouvoir le tuer lui était insoutenable. Elle ne pourrait pas jouer ce jeu-là bien longtemps avec lui, elle était bien trop impulsive pour cela.

- Très bien... Je retournerai à Camelot, et je tâcherai de ne rien commettre d'imprudent pour le moment vis-à-vis d'Uther. Mais si l'occasion. se présente.. je ne peux te promettre que je ne ferai rien...

La jeune femme préférait se montrer honnête envers Gabriel. Elle jouera le jeu le temps qu'il faudra avec Uther, mais pas indéfiniment.

- Uther sera le premier à mourir, et je me chargerai moi-même de son sort. Désormais ce n’est plus qu’une question de temps.

De quelle façon ? Avait-il déjà une idée en tête ? Il était sans doute bien plus expérimenté qu'elle pour mettre en place ce genre de stratégie, alors elle acquiesça.


- Si tu penses être en mesure de t'occuper de son sort malgré le fait qu'il soit l'homme le mieux protégé de Camelot, alors je te fais confiance. Mais ne commet rien d'imprudent, je ne tiens pas à te perdre toi aussi...

Morgane s'avança vers son frère et le prit dans ses bras.

- Je te tiendrai régulièrement informé des événements se déroulant à Camelot. Je te laisse me montrer par quel tour de magie est-ce qu'on communiquera toi et moi.

Elle lui adressa un sourire complice et amusé, preuve qu'elle n'était plus contre l'utilisation de la magie et qu'elle avait même hâte de la découvrir davantage. La jeune femme remonta sur son cheval, regardant son frère pour la dernière fois.

- Gabriel... Pour l'instant ne fais rien de mal à Arthur. Il n'a pas pris part à ce qui est arrivé par le passé, et il sera peut-être un meilleur roi que son père. Accordons-lui au moins le bénéfice du doute. Je ferai mon possible pour le convaincre. Au revoir... mon frère.

C'est sur ces derniers mots que la jeune femme prit la route, vers le royaume dont elle ne se sentait déjà plus faire partie. Il allait pourtant falloir qu'elle n'en montre rien, car jouer les infiltrées était un jeu dangereux, mais un jeu auquel elle prendrait part sans le moindre problème. Durant toutes ces années, Uther avait joué un double jeu en sa présence. Il est à présent temps d'inverser les rôles.

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L'heure de passer aux avoeux

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