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 Cheval blanc du camp inconnu [Libre]

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Gabriel Turner
Magicien
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Date d'inscription : 11/04/2011
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Camp: Geoffroy
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MessageSujet: Cheval blanc du camp inconnu [Libre]   Sam 3 Nov - 13:55

Doux silence qui révèle à tous nos sens cette sauvagerie que ce lieu a pu subir. Ici, pas le moindre petit soupir humain, seul le souffle du vent permet de nous rappeler qu’on est bel et bien sur la Terre. Pas le moindre animal à l’horizon, l’odeur de la mort a dû les faire fuir depuis bien longtemps. C’était un lieu où sang et mort régnaient. Pourtant, le champ de bataille n’avait plus été utilisé depuis de longs mois, sans doute parce que les rois préparaient encore leur armée. De plus, les petites batailles pouvaient avoir lieu n’importe où aujourd’hui, principalement à la Forêt de Brocéliande ces derniers temps. Mais ce lieu sera bientôt réutilisé pour sa bonne fonction, une grande bataille se déroulera, et je me ferais une joie de rajouter quelques cadavres en cette vaste plaine. Je tourne alors mon visage vers le soleil qui brille de mille feux, mais ce n’est pas lui que je regarde. Plus loin se trouve un autel de sacrifice. Je me rapproche de ce gros caillou, c’est comme ça que je le nomme, et le fixe en posant ma main dessus et en la faisant glisser d’un bout à l’autre. Bien des personnes ont trouvé la mort dans d’atroces tortures ici, j’en ai vu beaucoup agoniser et prier les dieux d’en finir maintenant. Pourtant, bien que cela puisse en surprendre, je n’aurais été le bourreau d’aucun d’entre eux. Les seules personnes qui méritent de mourir ici sont les rois des deux camps, les autres ne devraient pas avoir ce mérite, bien que ce soit plus un calvaire pour eux.

- Devrais-je te tuer ici ou dans ton propre château... Seul l’avenir nous le dira.

L’avenir. Il nous joue bien des surprises, mais je l’attends toujours avec impatience. A qui cette phrase était-elle destinée ? Arthur ? Geoffroy ? Ou peut-être Uther. Il faut avouer que des trois, c’est bien Uther que j’aimerais torturer, humilier et achever dans les pires conditions qu’il soit. Je relève soudain la tête, croyant voir un feu de bucher allumé. Mais tout ceci était dans ma tête, un affreux souvenir me revenait seulement. Rassurez-vous, je ne suis plus fou, Béatrix m’a bel et bien guéri, j’ai juste parfois tendance à revoir des scènes de mon passé ressurgir lorsque je suis seul.

***

J’étais là, debout, comme un fantôme redécouvrant une scène de son passé. Je voyais mon père attaché au bucher, me lançant un regard désolé. Désolé que j’assiste à sa mort, désolé de ne pas avoir été assez prudent, désolé de l’abandonner si jeune. Je vois Uther, ordonner à ses hommes d’allumer le bucher, et je me vois moi, enfant, tentant inlassablement de secourir mon père. A l’époque je ne réfléchissais pas, j’aurais peut-être mieux fait de le laisser mourir, de toute façon je n’aurais pas pu le sauver, et il aurait été plus simple pour moi de venger mon père en étant au château. Peut-être qu’Uther serait déjà mort depuis longtemps. Lorsque je le vois en train d’observer mon père brûler sans la moindre once de peine, une pulsion me parcourt le corps et j’attrape une épée pour l’y planter en plein dans son cœur. Mais l’arme lui passe à travers, il n’a rien sentit, il n’a pas souffert. Je le vois alors s’éloigner de moi, et sa silhouette disparaît dans une lumière aveugle alors que mon père hurle encore de douleur. Tu n’auras même pas pu assister à son exécution jusqu’au bout. Vil et détestable Uther, je le jure, je te ferais la peau, et tu souffriras tout autant que lui.

Alors que j’observe une fois de plus cet homme brûler sous mes yeux, la haine dans le sang et le regard plein de souffrance, la lumière m’emporte à mon tour et je ne parviens plus à l’observer. J’ignore pourquoi la vision de la mort de mon père revient si souvent. Cherche-t-on à me faire passer un message ? Si oui, lequel ? Je l’ignore, mais si le message est de me faire renoncer à l’assassinat d’Uther, je ne m’y résoudrais pas. Je détourne alors mon regard, et je revois Uther, cette fois il entre dans mon ancienne demeure. Que fiche-t-il ici ? C’est lorsque j’aperçois Morgane étant enfant que je comprends ce qu’il se passe. Il est venu la chercher pour l’élever. Je me souviens de ce moment. J’étais revenu pour toi Morgane, pour vivre à tes côtés loin de ce monstre mais il m’a devancé. Une fois de plus j’ai dû le regarder faire en silence. Une fois de plus il m’a arraché un membre de ma famille sous les yeux. Comment un roi peut-il faire ça ? N’est-il pas censé représenter le peuple ? Si c’est le cas alors cela signifie que je n’ai rien à faire ici. Je le vois t’emmener au château, au moins tu seras protégée là-bas, et je reviendrais te chercher lorsque le destin me le permettra. Je t’abandonne alors aux griffes de ce démon, cette fois-ci je fais la promesse que je reviendrais te chercher et que lorsque nous nous retrouverons, plus rien ne sera comme avant.

***

La vision se termine là. Je t’ai retrouvé Morgane, mais les choses n’ont pas réellement changées. Tu te trouves toujours du côté d’Uther et Arthur, mais cette fois, au lieu d’ignorer l’existence de ton frère, tu me rejettes. Je t’ai déçu ? Oui je le sais, mais mets-toi donc un peu à ma place Morgane. Au fond tu devrais savoir que j’ai dû t’abandonner contre mon gré, que si je ne t’ai pas dit tout de suite la vérité, c’est parce que je voulais d’abord retrouver ce lien perdu depuis tant d’années. Je te retrouverais ma sœur, mais la prochaine fois je ne te laisserais pas m’expulser de ce royaume que tu vas tant répugner. Je reviens alors à mes esprits lorsqu’en marchant, j’entends quelque chose se craquer sous mes pieds, un os humain. C’est vrai que le champ de bataille n’est pas réellement "nettoyé". Je me demande alors où est-ce que le squelette de mon père peut-il être. Surement jeté à la mer ou dans un ancien puits. Je laisse s’échapper un soupir et m’apprête à m’allonger sur le gros caillou, lorsque j’entends un cheval qui hennit à plusieurs mètres de moi. Je m’approche alors discrètement de l’animal, cherchant à savoir qui d’autre s’aventure en ce lieu peu fréquenté mais je ne vois qu’un cheval blanc, seul, au beau milieu du champ de bataille.


- Qu’est-ce que tu fais là tout seul ? Si bien sur tu es seul...

J’attends quelques secondes et toujours pas le moindre bruit, pourtant je sais que quelque chose ne tourne pas rond. Il doit sans doute y avoir un piège mais soit, puisque personne ne se montre, je ferais sortir le ou les individus de leur cachette d’une manière qu’ils pourraient apprécier. Je marche autour du cheval, cherchant une marque qui pourrait le différencier d’un camp à l’autre. C’est alors que d’une seconde à l’autre, un piège s’active et je me retrouve suspendu en l’air, la tête en bas par un simple filet. Tellement prévisible, en même temps il n’y avait que très peu d’arbres encore en état de faire fonctionner un piège jusqu’au bout. Bon, maintenant que je me trouve en cette ridicule situation j’espère que tu ne tarderas pas à te montrer, je deviens assez méchant lorsque je reste trop longtemps la tête en bas.

_________________


Merci Morgane <3
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Cheval blanc du camp inconnu [Libre]

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