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 LIBRE | Winter is coming.

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Excalibur

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MessageSujet: LIBRE | Winter is coming.   Mer 31 Oct - 0:03

| Winter is coming |



L’hiver venait. Je le sentais au plus profond de mon vieux corps, au moins autant que dans les courants d’air glaciaux qui balayaient les couloirs de Camelot. Camelot… Le château, si plein de vie à la belle saison, me paraissait alors étrangement vide. Les gens se claquemuraient chez eux, et, à en croire les rumeurs de taverne – qui arrivaient immanquablement à mes oreilles – ils faisaient fort bien. Les nouvelles n’étaient pas bonnes et ce n’était pas les informations alarmantes qui me parvenaient de mes espions à Gorres qui allaient être de nature à m’apaiser. Là-bas, au delà de nos frontières, le Tyran massait ses troupes disait-on, n’hésitant pas même à recruter ces serviteurs du malin qu’étaient les magiciens. Or cela ne pouvait signifier qu’une chose : la guerre qui menaçait depuis bien des saisons pouvait éclater d’un moment à l’autre.

Soupirant j’écartai les cartes et missives qui jonchaient ma table de travail. J’avais besoin de prendre l’air, ne serait ce que de sentir quelques instant la bise me fouetter le visage. Attrapant ma lourde cape de fourrure, je l’enfilai avant de quitter mes appartements d’un bon pas, rabattant mon capuchon sur mon visage. En cette soirée, je ne tenais pas à être reconnu comme le roi de tout un peuple. Je ne voulais être qu’un homme et rien de plus.

Quelques instants plus tard et je m’éloignais déjà du château, chevauchant un fier étalon alezan au gré d’un sentier bordé de neige sale, et autour de moi les flocons tombaient, moroses, mouchetant ma cape sombre d’autant de petites tâches immaculées. La bête progressait lentement, pataugeant dans la boue et il me fallut un certain temps pour atteindre le sommet de la colline qui surplombait la ville. De là on pouvait voir tout Camelot et ses alentours et je me plaisais à y venir quand l’envie me prenait d’être seul.

Mais aujourd’hui la vue des chaumières et des ronds de fumées qui montaient paresseusement des cheminées ne me réconfortait en rien. Ils représentaient pour moi autant de gens que je me devais de protéger, autant de destins que je tenais au creux de ma paume, autant de morts qui pèseraient sur ma conscience si j’échouais dans ma tâche… Alors que je laissais mon esprit s’abandonner dans les méandres de ces sombres pensées, un hennissement nerveux de mon cheval me tira de ma contemplative méditation.

Aussitôt, je tirai mon épée, car je l’avais entendu, infime, le craquement d’un branchage qu’on écrase. Quelqu’un, ou quelque chose, venait.

▬ Qui va là ?! Annoncez-vous !

Comme toujours, ma voix semblait éraillée d’avoir trop crié d'ordres dans le tumulte d’un champ de bataille, mais elle n’avait en rien perdu de sa fermeté.


Spoiler:
 
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Morgane le Fay
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MessageSujet: Re: LIBRE | Winter is coming.   Ven 2 Nov - 3:29

Douce brise, vient faire frissonner nos corps, chante et pénètre-nous de ta douce mélodie en traversant chaque parcelle de notre peau de ta froideur implacable. L’hiver était là, et la neige également. Cela faisait bien longtemps que Morgane n’avait pas vu tout le royaume recouvert de blanc, et cela l’enjouait beaucoup plus qu’on ne pourrait le penser. Cela lui rappelait les moments où elle sortait de sa demeure avec Gabriel et que tous deux faisaient des bonhommes de neige. Elle n’avait que cinq ans à cette époque, mais certains souvenirs ne peuvent s’effacer de notre mémoire… ils sont bien trop précieux pour cela, même si les choses ont changé du tout au tout. Ses relations avec Gabriel n’avaient plus rien à voir aujourd’hui, et chaque fois qu’elle repensait à lui, elle ne pouvait s’empêcher de se remémorer leur dernière rencontre, qui n’avait pas été très glorieuse, loin de là… Quoi qu’il en soit, rien ni personne ne viendrait gâcher la journée qui s'annonçait.

Morgane demanda à sa servante de lui apporter des vêtements chauds et confortables, sans rien en dire à personne bien entendu. La jeune femme avait l’intention de faire une balade à cheval afin de profiter de ce temps enneigé, et cela n’incluait nullement de se trimbaler un chevalier de la garde royale que lui assignerait Arthur et qui surveillerait ses moindres faits et gestes. Le point concernant sa "sécurité" était toujours celui sur lequel elle se chamaillait le plus avec Arthur, et elle n'avait certainement pas fini de le faire, d'une parce qu'elle se sentait parfaitement capable de se défendre toute seule, et de deux parce qu'elle ne se lasserait jamais de revenir au royaume et de voir Arthur exaspéré qu'elle n'en fasse toujours qu'à sa tête. En même temps, la montée au pouvoir d'Arthur lui avait déjà fait faire de nombreux sacrifices, tels que renoncer à combattre sur la plupart des champs de bataille, et devenir sa pupille, bénéficiant ainsi de sa merveilleuse garde rapprochée... Si elle s'y résignait parfois, il n'était pas question de tout cela aujourd'hui. C’est ainsi qu’après avoir enfilé un manteau dont la fourrure la protégeait du froid, elle scella son cheval et sortit de Camelot en toute discrétion, comme à son habitude. La seule chose qu’elle n’avait pas prévu… ce serait de tomber sur Arthur !


Sa jument au pelage blanc se fondait parfaitement dans le décor de ce nouveau Camelot. Elle parcourait les champs à toute allure, et Morgane profitait de la sensation de liberté que cela lui procurait. L’air frais lui faisait du bien en ces temps troublés. Elle finit par apercevoir une colline et décida d'y faire une halte. Avec un peu de chance, on pourrait probablement apercevoir tout le royaume du haut de cette colline. Ainsi elle descendit de cheval et poursuivit sa route quelques pas plus loin. C’est alors qu’elle aperçut une silhouette dont les vêtements différaient totalement de cet univers de blanc. Qui cela pouvait-il bien être ? Un rôdeur ? Un espion au service de Geoffroy ? Qui qu’il puisse être, elle n’allait pas tarder à le savoir.

Morgane tira son épée de son fourreau, et se rapprocha discrètement afin d’essayer de distinguer plus nettement la silhouette, ce qui restait cependant impossible car elle était encapuchonnée. Bon eh bien, elle allait devoir se jeter à l’assaut et constaterait de qui il s’agissait après l’avoir arrêté. Mais les choses ne se passèrent pas exactement de cette manière, car elle n'eut qu'à faire un pas supplémentaire pour marcher une branche qui craqua sous la neige et affola le cheval de la personne en question, qui fit aussitôt volte-face et tira son épée avant de prendre la parole.

▬ Qui va là ?! Annoncez-vous !

Cette voix ferme… Est-ce que ça conscience lui jouait des tours ou bien ?... Non, c’est impossible, Arthur était à Camelot en pleine paperasse à cette heure-ci. C’était déjà un exploit lorsqu’elle arrivait à le convaincre de laisser les affaires du royaume cinq minutes de côté pour venir faire une balade à cheval, alors aujourd’hui et par ce temps… Non, c’est sans doute le froid qui lui aura joué une illusion. Néanmoins, elle devait être sûre. Elle se rapprocha alors de la silhouette encapuchonnée et se positionna juste en face, son épée dégainée et prête à fendre la lame adverse en une fraction de seconde.

- C’est à vous qu’il convient de le faire. Vous êtes sur les terres de Camelot. Déclinez votre identité ou vous devrez en répondre devant le roi.

De son côté, la jeune femme était tout à fait reconnaissable. Seul le bas de ses cheveux était dissimulé par son long manteau. Son visage en revanche était parfaitement visible, et n’importe qui à Camelot la reconnaitrait sans difficulté. Elle allait donc savoir d’ici peu si l’homme en question était de Camelot ou s’il venait trainer par ici pour récolter des informations… Mais Morgane n'avait pas prévu qu'elle risquerait d'être très surprise à son tour.

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Ariane du Mélèze
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MessageSujet: Re: LIBRE | Winter is coming.   Ven 2 Nov - 15:46

L'hiver venait. L'hiver venait, et avec lui le vent, le froid, la neige, et les journées sereines. Ces journées qu'Ariane aimait tant, sans vraiment savoir pourquoi. Elle appréciait le calme environnant, la blancheur à perte de vue, et le froid qui vous mord les joues et arrache les doigts. C'est sans doute l'ambiance qui la fait se sentir à l'aise, même avec pas plus d'un châle en laine par dessus les épaules. Et ce fut ainsi habillée, justement, qu'elle chevauchait dans la forêt entourant la ville de Camelot. Elle s'y était rendue pour s'entraîner, comme elle en avait l'habitude, faisant partie des Chevaliers d'Arthur. Mais elle devait faire attention en rentrant du côté de Gorres, où elle avait un poste de domestique, et ce directement au château de Ceyrel. Si on découvrait ce fait, si les habitants de Gorre découvraient qu'elle était Chevalier de Logres, et si les chevaliers de Logres découvraient qu'elle était domestique du compte de Méryl, elle pouvait s'attendre à deux conséquences. Soit elle perdait les deux postes, soit, des deux côtés, on ferait pression pour obtenir des informations du côté opposé. Ce qui de toute façon mènerait à sa démission, car elle ne comptait pas servir d'espion à quiconque. Alors, ses voyages, elle était obligée de les faire la nuit. Au château, elle s'arrangeait pour ne pas que son absence soit gênante aux autres, elle était assez libre, par rapport à ça. Bien sûr, ce n'était pas comme si elle avait le droit de partir quand elle voulait, non. Mais de temps en temps lui étaient accordés des jours de repos, qu'elle mettait à profit pour rendre visite à Camelot. Là bas, de toute façon, les chevaliers n'étaient pas comptés et qu'elle soit présente pour s'entraîner avec les autres ou pas, on n'y faisait pas attention.

Pendant cette journée de fin-novembre, elle avait mis toute son énergie à parer les différents coups que lui envoyaient les autres. Derrière une armure, personne n'aurait su qu'elle était une femme, mais elle ne s'en souciait pas vraiment. Elle avait autant de chances de gagner qu'un homme normal. Contre des colosses, c'était son agilité et sa souplesse qui lui permettaient d'être au niveau requis. De temps en temps, elle enfilait une chemise en maillots de fer, mais en général, elle restait vêtue d'une large chemise blanche en lin dont elle rentrait le bas dans un pantalon en cuir foncé de façon à ce qu'elle reste lâche sans être ouverte par en bas. Ses cheveux blonds virevoltaient autour d'elle pendant qu'elle sautait çà et là. Elle aimait beaucoup se défouler ainsi, épuiser son énergie... Personne ne la connaissait réellement, elle n'était qu'une combattante parmi tant d'autres, se fondait dans la masse. Après tout, elle ne connaissait pas plus que le nom de ses adversaires, et ne se souciait donc pas plus que ça d'eux. Pendant l'entraînement, ils étaient ses amis. Très bons amis, même. Mais dès qu'elle quittait le sol sableux du terrain d'entraînement, elle ne savait plus rien d'eux et eux d'elle. Elle avait arrêté les combats avant même que la nuit ne tombe. Elle aimait bien se promener un peu dans Camelot avant de partir. Elle possédait un chapeau marron sous lequel elle cachait ses cheveux. C'était bien plus pratique à emporter que des jupons et des corsets. Elle attachait ses cheveux d'un chignon lâche, mettait son chapeau en le descendant sur son front afin de cacher son visage doux et ses yeux qui pourraient la trahir. Cela lui permettait de passer pour un jeune homme blond aux cheveux mi-longs.

Elle chevauchait dans la forêt, après avoir arpenté les rues de Camelot. Le marché et le quartier des Artistes étaient ses endroits préférés. Le premier était plein d'agitation et de hâte, où chacun veut trouver un objet précis. Elle même ne faisait que passer lentement, et prendre son temps pour observer les différents stands et marchandises. Dans le second, c'était une toute autre atmosphère, concentrée et pleine d'illusions diverses. Et là aussi, Ariane avançait au pas, contemplant les ateliers des artistes qui s'y sont installés. Mais elle aimait aussi faire un tour dans le quartier sombre de la ville, toujours pour l'atmosphère. Lorsqu'elle avait quitté la ville, avant que celle-ci ne ferme ses portes, le soleil commençait à se coucher. Il s'était remis à neiger et le sol était plus blanc que jamais. Les étoiles brillaient dans le ciel dégagé, et la bise soufflait. Alors qu'elle montait le flanc d'une colline, elle entendit qu'elle n'était pas seule. Quelques arbres plus loin, un homme vêtu d'une longue cape sombre avançait, à dos de cheval lui aussi, dans la direction parallèle à celle de la jeune fille. Elle doutait qu'il ne l'ait vue. Tant mieux, même si après tout, elle ne craignait pas vraiment grand chose. De toute façon, il n'avait aucune raison de vouloir l'attaquer, elle n'était qu'une passante, tout comme lui. Il arriva en haut de la colline un peu avant elle, et, alors qu'elle continuait à avancer silencieusement dans la neige, elle put l'observer. Il contemplait la ville de Camelot et les alentours, et semblait rêver. Il donnait l'air d'être un vieil homme, courbé sous le poids de sa cape de fourrure dont il avait rabattu la capuche sur son visage, ce qui lui empêchait de le reconnaître. A sa plus grande surprise, l'étalon alezan de l'homme hennit alors, le tirant de ses rêveries, et, tirant son épée de son fourreau, il s'adressa à la pénombre.

- Qui va là ?! Annoncez-vous !

Sa voix était celle de quelqu'un qui avait l'habitude de se faire obéir. Légèrement enrouée sur les bords, soit à cause du froid ou à cause de la quantité d'ordres qu'il avait du crier, ou peut-être à cause des deux, elle avait cet accent autoritaire des gens qui détenaient du pouvoir. Elle s'avança sur la petite clairière au sommet de la colline, lui rappelant un crâne chauve. Elle était presque sûre de n'avoir pas fait de bruit, cela lui aurait été difficile vue la neige qui jonchait le sol et atténuait les bruits de pas, mais elle était bien la seule à qu'il pouvait inciter à se montrer. Elle ne tira pas son arme, son plan était de se contenter d'avancer, toujours en silence, vers l'homme qui s'était tourné dans la direction opposée. Elle comptait lui répondre une fois assez proche, calmement. Elle ne le provoquerait aucunement, et ferait tout pour passer son chemin sans encombres, à moins qu'il ne lui laisse pas le choix. Mais ce fut alors qu'une autre personne sortit du bois environnant, précisément de la direction que regardait l'inconnu. C'était une jeune femme, et pas n'importe laquelle. Ariane avait déjà eu l'occasion de la voir quelques fois à Camelot, et parfois même sur le terrain d'entraînement. Dame Morgane, alias la pupille du Roi Arthur. Elle s'avança avec sa pompe et son hardiesse habituelles, l'épée à la main. Son long manteau, en fourrure lui aussi, recouvrait le derrière de son cheval presque aussi blanc que la neige.

- C’est à vous qu’il convient de le faire. Vous êtes sur les terres de Camelot. Déclinez votre identité ou vous devrez en répondre devant le roi, rétorqua-t-elle, d'une voix claire et ferme.

Ariane ne savait plus trop quoi faire, entre les deux personnages prêts à se sauter dessus comme des bêtes sauvages tenant à protéger leur territoire respectif. Elle aurait bien aimé rebrousser chemin, ne même pas avoir montré le bout de son nez. Quelle erreur bête que de se mettre la vue de tous par inadvertance, alors qu'elle aurait très bien pu passer inaperçue et rentrer à temps à Ceyrel pour reprendre son service. Là, elle était sûre de ne pas y arriver. Tant pis. Elle continua à avancer vers les deux cavaliers, se demandant qui pouvait bien être l'individu caché. Elle se sentit traversée par un frisson en réalisant qu'elle n'avait pas de manteau comme les deux autres. Elle n'avait pas froid, loin de là, mais cette différence lui donna un sentiment bizarre. Elle se sentait vulnérable, ainsi. Mais elle chassa cette pensée de son esprit, se disant que s'il y avait quelqu'un de vulnérable ici, c'étaient les deux autres, qui avaient besoin de leur manteau pour sortir. Une fois près d'eux, c'est avec une mine déterminée qu'elle les regarda, et fit un signe de la tête en guise de salut, décidant de rester silencieuse. Elle ne demandait rien à personne, et on ne lui avait rien demandé. Ainsi soit il.
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Excalibur

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MessageSujet: Re: LIBRE | Winter is coming.   Dim 4 Nov - 2:22

| Winter is coming |



Les derniers rayons de l’astre solaire jetaient de pâles reflets sur la lame qui me menaçait. Fine, légère, délicatement ciselée et prompte à donner la mort ; du bel ouvrage assurément. Comme toutes les armes forgées sur mon ordre. Car oui, cette lame je l’aurais reconnu entre toute, présent offert à ma pupille à l’occasion de son entrée dans l’âge adulte. J’escomptais qu’elle et son caractère aventureux pourraient en avoir grand besoin et de toute évidence j’avais fait bien puisque aujourd’hui elle se tenait là, devant moi, seule et sans escorte, négligeant toutes mes recommandations et n’hésitant pas à défier effrontément le premier étranger venu.

▬ C’est à vous qu’il convient de le faire. Vous êtes sur les terres de Camelot. Déclinez votre identité ou vous devrez en répondre devant le roi.

M’amener devant le roi… Quelle ironie. Si l’un d’entre nous avait à répondre de sa présence en ce lieu ce n’était certainement pas moi. Mais qu’elle ne me reconnaisse pas n’avait rien de surprenant en soi, errer au hasard sur mes terres n’était pas vraiment dans mes habitudes, en ces temps troublés et Morgane aurait été bien avisée de faire de même. Mais soit, je déclinerais mon identité. D’un geste sec, je rengainai mon arme et retirai mon capuchon, lui dévoilant ainsi mes traits, figés dans une expression dure.

▬ Fort bien. Je suis celui a qui vous devez allégeance Morgane, même s’il semblerait que vous ayez tendance à l’oublier ces derniers temps, et votre seule présence en ces lieux en est la preuve flagrante. Combien de fois devrais-je vous répéter de ne pas sortir seule et sans escorte ? Songez-vous seulement aux conséquences si l’ennemi s’emparait de vous ? Votre imprudence met en péril ce royaume ! lançai-je, la voix chargée d’un colère sourde, désignant de la main Camelot et ses masures qui s’étendait en contrebas.

En vérité, il me coutait de lui parler aussi durement, mais il fallait qu’elle comprenne. Sa vie et l’avenir de ce royaume en dépendait peut-être. Je m’apprêtais à la fustiger à nouveau quand je m’aperçus que nous n’étions pas seuls. A quelques pas à peine se tenait une silhouette coiffée d'un chapeau. Homme ou femme, difficile à dire, son couvre chef lui mangeait la moitié de la figure et pourtant son allure ne m’était pas inconnue, tel un souvenir perdu dans la masse indistincte des visages de mon peuple. Je ne prononçai pas le moindre mot, ils n’étaient pas nécessaires. Mon regard à présent posé sur elle en disait en vérité bien assez long sur les interrogations qui me traversaient : « Qui êtes vous ? Et que faite vous là ? Répondez ! »


Dernière édition par Arthur Pendragon le Lun 5 Nov - 11:58, édité 1 fois
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Lug O'Brien
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MessageSujet: Re: LIBRE | Winter is coming.   Dim 4 Nov - 14:17

Ce n'est pas que je suis Morgane pour vérifier si elle va bien.... C'est simplement que ce jour là, j'avais quelque chose à faire à Camelot et il s'est avéré que j'ai vu Morgane de loin et je me suis dit que j'allais la suivre. J'étais dans une tenue adaptée au paysage environnant. Tout en cuir blanc, fourré à l'intérieur. Évidemment, la fourrure provenait d'animaux déjà morts, en général ils venaient même expirer sur mon devant de porte... Pratique pour l'hiver. Et puis, ce cuir blanc me permettait de magnifiquement me dissimuler quand il neigeait comme aujourd'hui. D'ailleurs, Morgane aussi était adaptée. Sa jument blanche se fondait dans le paysage.

Je garde tout de même une distance de sécurité vis à vis de Morgane, heureusement, elle n'allait pas très vite et je n'avais aucune difficulté à la suivre à pied. Je la vois se diriger vers la colline qui surplombe Camelot. Un beau lieu, certes. Alors qu'elle grimpe la côte, j'aperçois plus loin une autre forme qui grimpe. Pur hasard? Sans doute. Je me rapproche néanmoins un peu de Morgane, juste au cas où.... Tout en restant discret.

A quelques mètres du sommet, une voix s'élève.


- Qui va là ?! Annoncez-vous !


Morgane réagit assez violemment, tirant son épée - très belle arme, d'ailleurs. Et efficace, je m'en souviens. - et criant:


▬ C’est à vous
qu’il convient de le faire. Vous êtes sur les terres de Camelot.
Déclinez votre identité ou vous devrez en répondre devant le roi.


Je me décale sur le côté, de manière à n'être dans le champ de vision de personne, tout en ayant la possibilité de surveiller tout le monde. La personne a qui Morgane fait face semble amusée. Elle rengaine son arme, abaisse son capuchon et.... par les dieux.... Arthur. Le roi de Camelot en personne, seul, armé que d'une épée, loin de tout.... Je dois contracter tout mon corps pour ne pas me jeter à la gorge du roi et l'exécuter sur place. Deux choses m'en empêche. La première c'est un ressenti étrange... je sens que je dois attendre, quand bien même une occasion pareille ne représenterait jamais. La deuxième est beaucoup plus concrète... Si Morgane est là, je ne peux tout simplement pas tuer Arthur. Elle ne me le pardonnerait jamais. Mais que faire....

La silhouette que j'avais aperçue tout à l'heure est toujours là et le roi, qui vient de faire un petit sermon à Morgane, se tourne brusquement vers elle. A cause de la distance, impossible de savoir si c'est un homme ou une femme, même si la première hypothèse paraît plus probable.... Décidément, il y a du monde sur cette petit colline...

Faisant fi de la prudence, je décide de me découvrir. Je m'avance vers Morgane et Arthur, souriant et décontracté.

-Salutations Morgane, comment vas-tu en cette hivernale journée?

Je me tourne vers le roi, un sourire ironique aux lèvres et m'incline légèrement devant lui.

-Sire, enchanté.

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Morgane le Fay
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MessageSujet: Re: LIBRE | Winter is coming.   Lun 5 Nov - 1:10

Morgane se tenait face à l’homme, attendant de voir s’il s’agissait d’un ami ou d’un ennemi de Camelot. Mais la réponse à sa question fut bien plus surprenante que ce à quoi elle aurait pu s’attendre en n’importe quelle autre circonstance. Elle en vint même à regretter de s’être retrouvée sur cette colline à cet instant. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que la personne à qui elle s’adressait n’était autre que le roi lui-même ! La jeune femme se figea sur place en le voyant baisser sa capuche pour se découvrir, et à voir l’expression sévère qu’il lui adressait. Et zut… Elle aurait préféré qu’il reste encapuchonné… Elle allait encore en prendre pour son grade parce qu’elle était sortie du royaume sans se faire accompagner…

▬ Fort bien. Je suis celui a qui vous devez allégeance Morgane, même s’il semblerait que vous ayez tendance à l’oublier ces derniers temps, et votre seule présence en ces lieux en est la preuve flagrante. Combien de fois devrais-je vous répéter de ne pas sortir seule et sans escorte ? Songez-vous seulement aux conséquences si l’ennemi s’emparait de vous ? Votre imprudence met en péril ce royaume !

La jeune femme baissa les yeux, se retenant tant bien que mal de riposter quelque chose qui lui vaudrait encore d’autres remontrances. Elle avait peut-être grandi avec Arthur, mais désormais il était roi et elle devait le respecter en tant que tel. L’impulsivité de la jeune femme était son plus grand défaut, tout le monde le savait à Camelot, et encore plus Arthur.

"Votre imprudence met en péril ce royaume"… Pourquoi ? Parce qu’elle désirait obtenir quelques heures d’intimité de temps en temps ? Si elle était incapable de se défendre, elle comprendrait qu’Arthur veuille la protéger, mais Morgane se trouvait être l’une des meilleures escrimeuses du royaume, alors pourquoi lui attribuer une escorte qui ne la protègerait pas mieux qu’elle ne le fait elle-même ? Elle devait pourtant l’avouer, seule face à la garde de Geoffroy de Meryl, elle n’irait sans doute pas bien loin… Elle releva les yeux vers Arthur. S’il la sermonnait sur le fait qu’elle soit sortie sans escorte, qu’en était-il de lui qui était le roi ? Il serait le premier à mettre tout le royaume en péril si jamais il lui arrivait quelque chose. Et la jeune femme bien entendu n’allait pas s’empêcher de rebondir sur cette excuse pour se défendre.

- Je vous prie de m’excuser Majesté… Je ne pensais pas à mal… Mais si je puis me permettre, le royaume aurait bien plus à risquer de se voir privé de son roi que de sa pupille, et vous n’avez désigné aucune escorte pour vous accompagner. Quant à moi, je me trouve à présent en votre compagnie, alors on peut considérer que le problème de ma sécurité est réglé.

La jeune femme le regarda avec un petit air de malice à la fois enjoué et taquin, propre à celui qu'elle lui lançait lorsqu'ils étaient plus jeunes. Il allait sûrement la réprimander encore même s’il savait qu’elle n’avait pas tout à fait tort, mais elle ne pouvait s’empêcher d’agir ainsi. Arthur était comme un frère pour elle. Ils avaient passé la majeure partie de leur enfance à se chamailler ou à partager leur complicité pour se détacher un peu des dures lois d’Uther. Aussi, elle était peut-être encore la seule personne de tout le royaume qui lui permettait un peu de se détacher des affaires du royaume lorsqu’il avait besoin de souffler, celle avec qui il savait qu’il pouvait être lui-même, bien que ces derniers mois les affaires du royaume occupaient quasiment la totalité de ses journées.

S’attendant à une remontrance supplémentaire, il n’en fut pourtant rien, car le regard du roi s’était détaché du sien. Mais qui donc observait-il ? Morgane tourna à son tour son regard dans la même direction que celui d’Arthur. Une autre personne les observait, mais impossible de savoir qui pour le moment. Avec la distance et le visage à moitié dissimulé par ce que l'inconnu portait, Morgane n'était même pas certaine de savoir s'il s'agissait d'une fille ou d'un jeune homme. En fait, en l'observant de plus près, elle crut qu'il s'agissait d'un enfant. Il paraissait si jeune... Et pourtant ce ne fut même pas ce qui préoccupa la jeune femme en le regardant. Ce mystérieux petit inconnu était si peu couvert en comparaison d’eux que Morgane se mit à penser qu’il devait très certainement mourir de froid sous un temps pareil et qu'il ne résisterait peut-être pas très longtemps aux intempéries du moment. Elle n’eut pas à réfléchir plus longtemps qu’elle se saisit aussitôt d’un pull chaud qui se trouvait sur son cheval et que lui avait mis sa servante de côté en cas de besoin. Elle s’avança vers la personne qu'elle prenait pour un enfant, et le lui tendit.

- Cet hiver n’a certainement pas fini de nous surprendre. Je t'en prie prends-le, il te portera plus chaud lors des prochaines journées enneigées à venir.

Son côté doux et chaleureux dut sans doute surprendre l'inconnu en comparaison avec le regard inquisiteur que lui lançait Arthur. Mais Morgane n’y pouvait rien, c’était une sorte de côté maternel que la jeune femme avait toujours possédé. Néanmoins, elle n'était pas certaine qu'Arthur apprécie étant donné qu'ils ne savaient absolument rien de l'identité de cette personne pour le moment. Néanmoins, par un temps pareil, elle aurait sans doute même été capable d'offrir un vêtement plus chaud à un ennemi de Camelot... Et en parlant d’ennemi de Camelot… quelle ne fut pas sa surprise en apercevant soudain Lug s’approcher d’eux.

-Salutations Morgane, comment vas-tu en cette hivernale journée?

Morgane resta sans voix. Lui ici ! Depuis combien de temps était-il là ? Mais surtout… pour quelle raison était-il là ? Elle savait parfaitement quelles étaient ses intentions l’égard d’Arthur, et étant donné que ce dernier ne s’était jamais retrouvé en compagnie si réduite hors de Camelot, il devenait forcément la cible royale servie sur un plateau d’argent... Néanmoins, est-ce que Lug tenterait réellement de s’attaquer à Arthur en sachant pertinemment qu’elle lui ferait obstacle ? Certes, ça ne serait pas de gaieté de cœur loin de là, mais Arthur était à la fois son roi et son ami, et en cela elle ne permettrait pas qu’il lui arrive quoi que ce soit. Elle le vit s’approcher d’Arthur et le saluer avant d’esquisser une légère révérence. Il semblait amusé, et la jeune femme aurait donné cher pour savoir à quoi est-ce qu’il pouvait bien penser. Que faire ? Rien du tout pour l’instant, après tout, il n’avait encore attaqué personne. Mais que se passerait-il si c'était finalement Arthur qui décidait de l'attaquer ? Aie, elle ne préférait même pas envisager cette éventualité pour l'instant, car elle-même n'aurait aucune idée de sa propre réaction à l'heure qu'il est... Aussi en attendant, il allait falloir qu’elle adopte un air suffisamment détaché pour que personne ne puisse soupçonner la nature de leur relation.

- Lug… quelle surprise de vous apercevoir en ces lieux.


Certes, elle aurait pu faire mieux mais bon, c'était juste histoire de sauver les apparences. Morgane détourna alors son regard vers l'inconnu, se demandant quelle allait être sa réaction vis-à-vis de la situation, et surtout essayer de savoir de quel côté est-ce qu'il se trouvait.

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Ariane du Mélèze
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MessageSujet: Re: LIBRE | Winter is coming.   Mar 6 Nov - 16:09

Quelle énorme gaffe que de sortir de la forêt. Vraiment, ça doit être la pire chose qui lui est passée par le tête et qu'elle a faite de toute sa vie. Pourquoi n'avait-elle pas attendu ne serait-ce qu'un peu ? Pourquoi ne s'était elle pas montré plus prudente, plus réfléchie, plus... elle-même ? Cela ne lui ressemblait pas, en temps normal, de faire des erreurs bêtes dans ce genre. Mais ce jour-ci, elle ne savait pas ce qui lui avait pris. Elle a tout simplement sous-estimé les gens, se croyant la seule folle à se promener ainsi dans les bois. Et elle se trompait sur toute la ligne. En entendant l'ordre du vieillard encapuchonné, elle n'a pas réfléchi deux fois et s'est dit qu'il s'adressait à elle. Personne d'autre n'allait se trouver dans les bois alentours de Camelot la nuit tombée et par un tel temps. Les températures étaient très basses, et la population normale devait sûrement être restée bien au chaud dans leur maison, près de l'antre du feu, à s'endormir progressivement. Eh bien non, elle n'était pas la seule. Juchée sur un cheval blanc, Dame Morgane s'avance vers l'inconnu, et l'invite à dévoiler le premier son identité, sous les yeux d'Ariane que personne n'a remarqué jusque là, mais pour qui faire demi-tour est tout de même impossible désormais, puisque, à coup sûr, on l'entendrait. Elle attend donc la réponse de l'homme à la cape sombre, qui ne se fait d'ailleurs pas attendre. Il rengaine son épée et d'un geste sec et découvre ses traits en enlevant son capuchon. Devant Ariane se tient le Roi de Logres. De sa voix enrouée mais chargée cette fois de colère, il lance :

- Fort bien. Je suis celui a qui vous devez allégeance Morgane, même s’il semblerait que vous ayez tendance à l’oublier ces derniers temps, et votre seule présence en ces lieux en est la preuve flagrante. Combien de fois devrais-je vous répéter de ne pas sortir seule et sans escorte ? Songez-vous seulement aux conséquences si l’ennemi s’emparait de vous ? Votre imprudence met en péril ce royaume !

Son ton a de quoi intimider n'importe qui. D'un geste brusque, il a tendu le bras en direction de la ville de Camelot, des habitations desquelles s'échappait la fumée et qui semblaient endormies. Il est dans un état de colère qu'elle ne lui a jamais vu. Décidément, sa pupille lui donne bien du fil à retordre. Celle-ci, après le sermon, ne dit rien. Elle baisse la tête, l'air penaude et vexée à la fois. Il a touché un point faible, l'a atteinte dans son honneur, Ari le sent. Elle sent aussi que Morgane se maîtrise pour ne pas dire quelque chose qu'elle pourrait regretter par la suite. Finalement, elle ne reste pas muette. Elle est connue pour avoir un grand sens de la répartie, ainsi qu'un honneur parfois trop important. On sent qu'elle n'est pas du peuple, qu'elle aime se faire respecter et n'en faire qu'à sa tête. Ça doit être le seul défaut qu'Ariane lui trouve, comme ça sans la connaître vraiment, n'ayant entendu d'elle que des échos et des rumeurs mais qui doivent sans doutes avoir une part de vérité, car la jeune femme rétorque :

- Je vous prie de m’excuser Majesté… Je ne pensais pas à mal… Mais si je puis me permettre, le royaume aurait bien plus à risquer de se voir privé de son roi que de sa pupille, et vous n’avez désigné aucune escorte pour vous accompagner. Quant à moi, je me trouve à présent en votre compagnie, alors on peut considérer que le problème de ma sécurité est réglé.

Ariane ne peut réprimer un sourire, mais le fait disparaître aussitôt. Elle reste toujours silencieuse, se demandant quand est ce qu'on la remarquerait. Et c'est là que les deux, simultanément, interrompent leur débat et se retournent vers elle, qui les dévisage toujours avec cet air déterminé, les rebords de son chapeau cachant son visage déjà assez dur à voir à cause du noir environnant. Ces regards, elle n'a aucune peine à les interpréter. Arthur Pendragon, encore dans son élan de colère, la martèle des yeux, l'air de dire « Qui t'es, toi, et qu'est ce que tu fais là ? » tandis que sa pupille la considère d'un air maternel et attendri. Et alors, ne s'y attendant pas du tout, Ariane se voit offert un gros pull en laine des mains de la jeune femme. Elle l'a sorti d'une sacoche accrochée à sa selle, et le lui tend en disant :

- Cet hiver n’a certainement pas fini de nous surprendre. Je t'en prie prends-le, il te portera plus chaud lors des prochaines journées enneigées à venir.

- Oh, ne vous en faites pas pour moi. Tenez, gardez ce pull, je n'en ai pas besoin, et de toute façon je ne pourrais pas vous le rendre.

Ariane sourit à la jeune femme. Elle vient de comprendre qu'en fait, son déguisement lui a fait croire que c'était un jeune garçon qui se trouvait par hasard dans la forêt et que, sans s'interroger sur le fait qu'il possède un cheval, Morgane avait tout de suite pensé à l'aider. Elle apprécie la bonne volonté de la jeune femme - à peu près autant qu'elle est déçue par son air maternel dû à sa tenue qui, en faisant d'elle un garçon, la rajeunit assez, puisque sa carrure ne ressemble pas à celle d'un jeune homme de vingt ans - mais n'a pas envie d'un quelconque pull, d'autant plus s'il ne lui appartient pas. Elle ne le prend donc pas, au contraire, elle tend le bras afin de repousser la main de Morgane vers elle avec le pull, puis se remet en position normale, regardant Arthur cette fois-ci. Autant il a dû ne pas apprécier le réflexe attentionné de Morgane, autant il doit maintenant être satisfait de la réponse de Ariane, du fait qu'elle n'ait pas accepté le vêtement, préférant rester en simple chemise en lin blanc. Non, elle n'a pas chaud. Mais elle n'a pas froid non plus. Elle le dévisage, lui rendant en insouciance blasée ce qu'il lui donne en colère et en agressivité.

- Je vous salue, Sire, dit-elle d'une voix posée.Je vous prie de m'excuser, je ne fais que passer. Et je m'annonce donc, puisque vous l'avez demandé.

Elle n'a toujours pas quitté son calme, se demandant s'il va prendre ça pour de la provocation, ou si seulement il s'en apercevra. Elle voit ensuite du coin de l’œil un personnage se rapprocher d'eux. Vêtu de cuir blanc, il se fond parfaitement dans le paysage. Il est à pied, cependant. Bizarre... Morgane se retourne aussitôt vers lui, et c'est à elle qu'il s'adresse en premier, la saluant.

- Salutations Morgane, comment vas-tu en cette hivernale journée?

- Lug… quelle surprise de vous apercevoir en ces lieux.

Ce qui intrigue sans doute le plus Ariane, c'est la combinaison du vouvoiement-tutoiement dans leur échange. L'étrange personnage blanc, apparemment nommé Lug, s'adresse à Morgane en la tutoyant, et elle lui répond en le vouvoyant, ce qui est pour le moins déconcertant. Ce n'est qu'ensuite que Lug daigne saluer Arthur, dont il n'ignore apparemment pas qu'il est roi, l'appelant Sire. Alors, pourquoi cette impolitesse ? Pourquoi privilégier la pupille au détriment du roi ? Mais bon, après tout, Ariane a elle-aussi d'abord adressé la parole à Dame Morgane, avant de se tourner vers Arthur. Morgane, comme gênée par la tournure que prennent les choses, se concentre alors à nouveau sur Ariane. Elle semble l'interroger du regard. Chercher du secours, peut-être ? Son chapeau s'envole soudain, libérant sa masse de cheveux blonds. L'attention de tous est attirée par cet événement, et Morgane peut sans doute remercier le hasard pour être intervenu, et avoir dissipé du moins pour l'instant le malaise qui semblait s'installer... Ariane réagit au quart de tour, enjoint à sa monture de faire quelques foulées rapides vers la droite, se penche sur sa selle, ses cheveux suivant bien sûr le mouvement et tend le bras. Elle le rattrape en l'air, juste à temps avant qu'il ne soit trop bas puis se retrouve au sol. Maintenant, c'est fait, tout le monde sait qu'elle est une femme. Mais ça ne la dérange pas plus que ça. Elle remet son couvre-chef. Les autres vont-ils vouloir des explications, ou repartiront-ils dans leurs discussions sans se préoccuper d'elle plus que ça ?


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Excalibur

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MessageSujet: Re: LIBRE | Winter is coming.   Dim 11 Nov - 14:54


Winter is coming
Libre


J’aurais aimé ne pas cesser de toiser Morgane de mon regard le plus sévère. J’aurais aimé la réprimander comme la situation l’exigeait. J’aurais aimé, vraiment. Mais j’avais beau vouloir, je ne le pouvais pas. C’était pourtant mon rôle, la protéger et la mettre à l’abri de ceux qui pourraient lui vouloir du mal et dieu sait combien leur nombre était élevé. Pour autant, mon expression austère s’était sensiblement radoucie et en dépit de toute raison, une ombre de sourire flottait sur mes lèvres, ce qui était plutôt rare, en ces temps sombres et peu propices aux réjouissances.

- Plus risqué pour le royaume, je vous l’accorde, admis-je à mi-voix, quoi que je n’aie pas la prétention de me penser irremplaçable. Mais vous, vous l’êtes. Pour moi.

Je me laissais rarement aller à exprimer mes sentiments, surtout depuis que pesait sur mes épaules le poids de tout un royaume. Je ne pouvais pas me le permettre. Mais même si je ne m’exprimais qu’à demi-mot, je savais que Morgane saisirait toutes les implications de mes paroles. Qu’elle comprendrait que j’aurais infiniment préféré être moi-même capturé par le Tyran plutôt qu’elle ne le soit. Elle deviendrait d’ailleurs entre ses mains un otage autrement plus dangereux pour le royaume que ne le serait ma propre mort. « Le roi est mort, vive le roi ! » disait-on. L’expression d’un peuple qui se moquait bien de savoir qui occupait le trône, tant que les récoltes étaient bonnes et l’impôt raisonnable. Je le savais et elle aussi.

Mais l’heure n’était de toute façon pas aux grandes effusions. Nous n’étions pas seuls. Ma pupille s’était d’ailleurs empressée d’aller offrir à vêtement à l’inconnu, ce que je trouvais personnellement fort imprudent. Mais Morgane n’aurait pas été Morgane, si elle n’avait pas agit de la sorte.

- Je vous salue, Sire, commença-t-il d’ailleurs, après avoir poliment refusé l’offre de ma pupille. Je vous prie de m'excuser, je ne fais que passer. Et je m'annonce donc, puisque vous l'avez demandé.

- Je t’excuse, répondis-je simplement d’un ton calme, sans nulle trace d’agressivité. A y regarder de plus près, la sature de l’étranger n’avait rien d’imposante, probablement un gamin des environs, qui ne représentait donc pas une bien grande menace. Le son de ta voix ne m’est pas inconnu, nous serions nous déjà rencontré ? Je n’étais pas de ces souverains qui se claquemure bien à l’abri ans leur donjon, j’aimais aller au devant de mon peuple, une précédente rencontre n’aurait donc rien eu de bien improbable. Mais je fus bien vite détourné de cette préoccupation par l’arrivée d’un second inconnu – encore un ! – un homme cette fois, qui m’apparut tout de suite infiniment plus redoutable que le premier. Un inconnu qui ne l’était apparemment pas pour tout le monde, à en croire la familiarité avec laquelle il salua Morgane.

- Lug… quelle surprise de vous apercevoir en ces lieux.

Morgane avait beau s’efforcer de me le cacher, je la connaissais suffisamment bien pour percevoir en elle en certain… embarra. Quelque chose ne tournait pas rond, j’en étais certain et rien chez cet homme ne m’inspirait confiance. Il respirait la perfidie et ce n’était pas la façon ironique dont il m’avait salué qui allait me faire penser le contraire. Et puis ce nom, Lug… Ce n’était pas de chez nous. Je ne l’avais jamais entendu, à vrai dire, hormis… Hormis ces ragots de couloir qui évoquait parfois un « Lug le Sanglant » assassin – ou devrais-je dire, larbin – au service de mon rival. L’aurai-je donc en ce moment même en face de moi ? Je n’en savais rien, mais ce dont j’étais sûr, c’est que le sanglant serait le premier à saigner s’il tentait de s’en prendre à qui que ce soit en ces lieux.

- Eh bien, il semblerait que j’aie plutôt mal choisi mon lieu pour une promenade solitaire, répondis-je pourtant simplement sans rien laisser paraitre des soupçons qui avaient germés dans mon esprit, avant de reprendre d’un ton beaucoup plus froid bien que d’apparence badin. Vous ne me présentez pas votre… ami, Morgane ?

Alors que je fixais à nouveau ma pupille, fronçant mes sourcils broussailleux, le couvre chef de notre jeune ami chapeauté fut emporté par une rafale de vent, révélant des cheveux blonds comme les blés… Et un visage tout ce qu’il y a de plus féminin. Le gamin se révélait finalement être une gamine… Pas si gamine que ça d‘ailleurs. Voir pas du tout. Allons bon, qu’est-ce que c‘était encore que cette histoire ?!
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MessageSujet: Re: LIBRE | Winter is coming.   Sam 15 Juin - 10:56

De la neige de partout, et des faibles rayons d'un soleil qui se couchait. Des étoiles dans un ciel encore clair, une brise fraîche, pénétrante, inquisitrice. Une colline dénuée d'arbres et entourée de forêt. Et une rencontre, des plus inattendues, des plus étonnantes que le destin ait pu organiser. Les deux personnages les plus importants du royaume de Logres, à cheval tous deux, et bien au chaud dans leurs manteaux dont ils avaient enlevé les capuches, un homme vêtu intégralement de blanc et marchant à pied et dégageant une aura plutôt inquiétante, et un gamin d'apparence, juché sur un cheval, habillé d'une simple chemise un peu sale. Le gamin, en fait, n'en était pas un. Le gamin, c'était une gamine. Et même ceci n'était pas tout à fait vrai, puisqu'en réalité, elle était déjà adulte. Si, les cheveux cachés sous un chapeau, son visage doux et sa petite taille lui donnaient un air d'enfant, Ariane était en réalité une jolie jeune femme aux mèches blondes et aux yeux bleus. Sous sa chemise large, on ne distinguait pas ses formes féminines, et pour le reste, le désintérêt se chargeait de la faire passer inaperçue par les grands de ce monde. Par erreur, elle avait quitté la sécurité des bois, pensant que c'était elle que l'on avait interpellée, mais découvrant par la suite qu'elle n'avait bel et bien fait aucun bruit et que c'était une autre femme que l'on avait interpellée. On, alias Arthur Pendragon, le roi de Logres, caché sous une longue cape, et qui avait été le premier à pénétrer cette clairière, demandant par la suite des présentations. Morgane et lui avaient eu une altercation verbale avant de reporter leur attention sur Ariane. La première lui tendit un vêtement, sans doute prise de pitié, mais Ariane n'avait pas besoin de sa pitié ni de son attention - l'une la dégoûtant, l'autre lui faisant plaisir, certes - car elle n'avait pas froid. Le second la regarda d'un air impitoyable, presque agressif, encore empreint de la colère qu'il avait contre sa pupille, mais elle lui rendit un regard doux, tout du moins inexpressif, avant de le saluer et expliquer qu'elle ne fait que passer. Et ce fut alors que vint le dernier personnage, celui marchant à pied et vêtu de blanc, tout à fait calmement, presque provocateur. Il salue d'abord la demoiselle, puis le roi.

- Eh bien, il semblerait que j’aie plutôt mal choisi mon lieu pour une promenade solitaire. Vous ne me présentez pas votre… ami, Morgane ?

Toujours cette colère froide de sa part, et en réponse cette fois non pas une détermination à ne pas se laisser faire, mais bien de la gêne, un malaise. Mais Morgane n'eut pas le temps de répondre à son tuteur, car venu de nulle part, un courant d'air perturba la scène. Et non pas simplement en leur donnant tous des frissons, mais en emportant en plus le chapeau du gamin, révélant au monde qu'il ne s'agit pas d'un gamin. Une manœuvre contrôlée et rapide avec son cheval lui permit d'intercepter son couvre-chef sans descendre de sa selle avant qu'il ne soit trop bas. De cela elle fut contente. Mais désormais, elle avait peur, ou plutôt elle craignait ce qui allait suivre. Elle allait devoir expliquer sa petite mascarade. Et ce ne serait sans doute pas une partie de plaisir. Elle dirigea donc sa monture de façon à faire à nouveau face à ses compagnons de promenade - bien que dans son cas, il ne s'agissait pas d'une simple promenade pour échapper à un quotidien trop mouvementé - et les regarda de ses yeux bleus, restant d'abord silencieuse. Elle n'était rien face à eux. Une fille du peuple, tout au plus, et dont on pourrait à juste titre se demander d'où elle possédait son cheval. Une subordonnée, et en grand désavantage désormais. Car si sous son apparence de petit garçon, elle n'éveillait pas trop de soupçons et aurait sans doute pu continuer son chemin, le fait qu'elle ait voulu leur mentir la mettait en mauvaise posture, car elle avait à se justifier. Et puis, une jeune femme était moins innocente qu'un gosse. Décidément, elle avait tout perdu. Enfin, peut-être pas tout quand même, il fallait essayer. Et surtout, il fallait qu'elle parle.

- J'ose espérer que vous ne voyez pas en moi une ennemie, Sire Arthur, Dame Morgane. Vous savez, on voyage mieux ainsi.

Il restait plus qu'à espérer qu'ils ne lui demandent pas où est-ce qu'elle voyageait ainsi, et pourquoi ainsi. Elle avait mille envies de le faire, mais ne demanda pas à prendre congé. Il fallait attendre qu'on se désintéresse d'elle, ce serait le signe pour elle qu'elle pouvait partir. Et si elle le recevait, ce signe, elle ne partirait pas en hâte non plus, ni même discrètement. Elle saluerait la compagnie et partirait calmement. Les coupables seuls fuient. Elle n'avait rien fait.
Si ce n'était cacher sa vraie identité, cacher son sexe... et cacher sa provenance du royaume ennemi.
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