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 La vengeance est aveugle [PV Yeliz] [ABANDONNE]

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Automnal Key
Chevalier
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MessageSujet: La vengeance est aveugle [PV Yeliz] [ABANDONNE]   Dim 27 Fév - 9:02

Sir Key, à cheval sur un superbe pur sang arabe, ne fléchit pas. Coup après coup, il repousse ceux de ses adversaires, tente de les blesser. Peine perdue ; ils sont trop nombreux. Moins fatigués.
Depuis trois jours, le père d’Automnal combat sans relâche. Quatre heures de sommeil seulement en deux nuits. La fatigue se fait sentir ; un premier coup entaille son bras gauche, un deuxième le nerf d’une des pattes arrières du cheval. Une fois à terre, le chevalier se relève. Il se retrouve aux côtés d’un de ses compagnons de guerre, Sir Aubray ; celui-ci, plus jeune, n’a pas cédé aussi vite à la fatigue. Il combat encore avec force, sans toutefois pouvoir, en supplément, aider le vieux combattant.
Sir Key est haletant. Il tombe à genoux ; une myriade de petites étoiles blanches dansent devant ses yeux, tels de petits flocons de neige. Il n’a plus la force de se relever.
A côté de lui, le chevalier Aubray a cessé de combattre. Ses quelques assaillants se sont tournés vers le vieil homme à terre. Il hésite, partagé entre son désir de fuir et son devoir de combattre son ami. ; mais la peur est plus forte. Tandis qu’une longue épée de métal clair pénètre la poitrine du père d’Automnal, le second chevalier s’éclipse doucement.

***

Trempée, je venais de sortir d’un duel éprouvant aux côtés de Selana, une chevalier qui avait dés à présent gagné mon respect. Elle était juste, franche, douce et compétente : je l’appréciais pour cela. Le combat m’avait épuisée, mais j’étais ravie. Il ne m’avait encore jamais été donnée de combattre face à une complète inconnue, à l’expérience ne m’avait pas déçue. Malgré la pluie, malgré la fatigue, et malgré les nombreux bleus qui devaient, à présent, couvrir mes hanches.
Brusquement, debout au milieu du couloir, je immobilisai. Un homme, d’à peu près la quarantaine, était tranquillement assis en effilant son épée d’une pierre plate. Ses cheveux mi-longs blonds, déjà contrastés de quelques mèches grises, étaient noués en arrière par un lacet de cuir usé. Une longue cicatrice barrait sa joue droite : Sir Aubray.
J’inspirais un coup. Un deuxième, en fermant fermement les poings, si fort que je sentis mes ongles s’enfoncer dans la paume de mes mains. Sir Aubray… Je détestais cet homme. En somme, il ne m’avait rien ; pas directement. Mais sa lâcheté avait coûtée la vie à mon père, et je ne pouvais empêcher la colère me submerger.
Alors qu’une petite flaque se formait autour de mes pieds, je m’approchais du chevalier en contenant tant bien que mal ma rage. Surpris, celui-ci releva la tête et haussa un sourcils.

- Ah. Automnal. J’ai entendu dire que tu étais devenue cheva…
- Oui, c’est exacte
, le coupais-je. Mais ce n’est pas ce dont je suis venue te parler. Il y a quatre ans, il s’est passé quelque chose, au cours d’une bataille. Je me trompe ?
- Attends, attends, ce n’est pas le moment, là. Et tu vas tremper la moquette. Ecoute, demain, près de la fontaine, vers midi, ça te conviendrais ?

Raaaah. Cet homme semblait parler de la mort de mon père comme d’une banalité.
Qu’est-ce qui me retenais de dégainer mon épée ? La raison, sans doute. Bien qu’aveuglée par la colère, je détenais encore un soupçon de bon sens… heureusement pour lui. Les yeux brillants, j’acquiesçais d’un coup sec de la tête et tournais le dos.
Derrière moi, le bruit régulier de la pierre frottant la lame émoussée reprit rapidement.


***

Le lendemain, je me levais tôt ; le jour n’était pas encore levé. Repoussant d’un geste du bras les lourds rideaux qui couvraient ma fenêtre, je guettais le premier rayon de soleil tout en me préparant. Attrapant rapidement un pantalon de toile et un corset de cuir bruns, j’entrepris d’en nouer les lacets et enfilais mes bottes ; heureusement pour moi, celles-ci avaient eu le temps de sécher pendant la nuit.
Lançant un regard vers mon épée, dont la garde reposait sur l’un des murs décrépis de ma chambre, je renonçais à la prendre avec moi. D’une part, je partais discuter, et non combattre. D’une autre, les femmes chevaliers étaient censées être discrètes, et je ne l’étais surement pas ma lame au côté. Avec un léger soupir de dépit, j’entrepris tout de même d’en lustrer le tranchant d’un coup de pierre polie, en attendant que le soleil daigne montrer sa tête enflammée.
Quelques minutes plus tard, le ciel était couvert de petits nuages jaunes et roses. Reposant mon épée avec hâte à sa place habituelle, je sautais sur mes pieds et sortais de ma chambre avec précipitation.
Malgré l’heure matinale, le château était déjà très actif. Si le roi se reposait encore, la plupart des différentes personnes qui habitaient le grand édifice de pierre semblaient déjà debout. Les servantes s’affairaient, préparant la table du petit déjeuner pour les plus nobles. Les artisans commençaient à ouvrir leurs boutiques et, doucement, un léger brouhaha emplissait les couloirs. Je m’empressais de m’éclipser du château avant de croiser ma mère ; je n’avais aucune envie de l’avertir de ce rendez-vous.
Une fois dehors, je prenais la direction du parc. Je prenais plaisir à me promener dans ses allées ; elles étaient réellement magnifiques. Je ne m’attardais cependant pas et traçais directement vers la fontaine. Celle-ci, de petite taille, n’en était pas moins jolie. De fins ornements ornaient la pierre presque noire dans laquelle elle avait été taillée, la dotant d’une élégance particulière.
Juste devant, le dos appuyé contre le tronc d’un arbre, Sir Aubray attendait. Ma colère repris rapidement le dessus ; j’étais désespérée. Je croyais avoir mis entre parenthèses la mort de mon père, avoir tourné la page. Ce n’était manifestement pas le cas. La vengeance m’emplissait, forte, déterminée. Je ne parvenais pas à la repousser.
En venant à ce rendez-vous, je me faisais mal. Je ne souhaitais pas m’attarder ; aussi, oubliant toutes formalités, je m’empressais d’en venir au vif du sujet. Me plantant bien droite devant le chevalier, je pris la parole.

- Pourquoi as-tu abandonné mon père, hein ? Pourquoi tu l’as laissé mourir ?
- Doucement, doucement ! Je ne l’ai pas « abandonné », j’ai seulement tenter de sauver ma peau.
- La seule chose que j’en ai retenue, c’est que mon père est mort. Mort, tu entends ? Et tout ça par ta faute… Tu n’es qu’un lâche !
- Ton père n’avait qu’à mieux se battre, il n’avait pas sa place parmi les chevaliers !

Cette simple me phrase me figea. Deux grosses larmes coulèrent le long de mes joues. Cet homme n’avait pas le droit de dire ça. Mon père était un fière combattant. Il avait remporté nombre de victoire. Il était le chevalier que je voulais être. Sir Aubray n’avait pas le droit d’insulter sa mémoire.
De rage, je brandis mon poings, prête à le lui envoyer dans le visage. Le chevalier attrapa mon poignet et m’envoya une claque puissante, qui me fit reculer d’un pas.

- Lâche ! criais-je avec rage en le voyant demi-tour. Espèce de lâche !
Je m’apprêtais à le rattraper lorsqu’une main ferme se posa sur mon épaule, stoppant net mon élan.

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Dernière édition par Automnal Key le Lun 19 Sep - 19:59, édité 1 fois
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Yéliz de l'Eser

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MessageSujet: Re: La vengeance est aveugle [PV Yeliz] [ABANDONNE]   Sam 19 Mar - 12:59

    Je ne prenais pas à la légère mon nouveau rôle d'intendante. Bien sûr, j'avais déjà derrière moi plusieurs à gérer plus ou moins le château de l'Eser à la place du duc, mais je ne n'avais jamais seulement vu une demeure aussi imposante que Camelot et, pour être honnête, je ne me sentais pas de taille. Alors j'avais carré les épaules et avais pris une décision. En tant qu'intendante, la moindre des choses était de connaitre le château. Depuis, j'arpentais de long en large chaque couloir du matin au soir.

    Pendant un temps, j'avais pensé à m'en faire un plan, puis j'avais réalisé que de déambuler dans les couloirs, le nez collé au papier n'était pas beaucoup plus digne que de se perdre. Alors je fixais soigneusement dans ma mémoire tous mes trajets. Plus j'avançais dans mon entreprise, plus je me rendais compte de l'étendue de Camelot. A certain moments, j'aurais volontiers giflé l'architecte ayant construit ce château. Et l'administration décidément abominable de ce château qui n'avait, bien sûr, jamais pensé à me fournir un guide. Décidément, il était temps de reprendre en main Camelot.

    Mais le fait de visiter ce château n'avait pas que des mauvais côtés, tous les habitants pouvaient ainsi me voir et me connaître. Et je pouvais observer quelles réactions je suscitais. Un certain nombre, petits serviteurs sans importance et nobliaux campagnards de passage, observait avec suspicion mes cheveux et nourrissait peut-être l'envie de me voir flamber sur un bûcher. Leur regard hurlait "Sorcière, sorcière !" aussi clairement que si ils avaient ouvert la bouche.
    D'autres semblaient s'en soucier autant que je me souciais d'eux, autant dire pas.
    Mais les derniers, enfin, et les plus dangereux étaient les courtisans. Courbette par devant et poignard par derrière, et aucun moyen de savoir ce qu'ils pensaient réellement derrière leur maquillage et leur beau costume. Je me promis d'installer un réseau d'espionnage aussitôt que je le pourrais.

    Bien sûr, j'étais déjà habituée à l'exercice quand j'étais en Eser, mais il y avait si peu de personnes à surveiller que s'en était facile. Là, je faisais face une marée de serviteurs, de nobles venus de toute part, d'hommes et de femmes d'arme ... C'était trop. Contrôler l'opinion de campagnards et influencer une cour de vieillards gâteux, oui, mais devant la masse humaine de Camelot je me sentais impuissante.
    J'inspirai un grand coup et repris mon chemin.

    Mes pas m'avait mené au jardin, et j'étais tellement concentrée sur mes pensées que je n'avais pas la moindre idée de la façon dont je m'étais retrouvée là. Je comptais pouvoir trouver le réfectoire seule avant moins d'un an, oui ou non ? Je chassais mon agacement et affectais l'air de celle qui sait parfaitement où elle va.

    Quand j'arrivais devant une petite fontaine, j'avais soigneusement noté le chemin et pensais pouvoir retrouver la sortie sans grand mal. Je m'arrêtais un moment, pour souffler et admirer la fontaine. Voilà une des choses qu'il aurait fallu installer dans les jardins du château de l'Eser ... Ainsi que tailler les arbres, ne pas laisser les allés à l'abandon ... Je laissai échapper un soupir de satisfaction. J'étais tellement mieux ici.
    Pendant un instant, je songeais que j'avais tout de même laissé quelqu'un d'important dans ce vieux château ... Mais je chassai cette pensée d'un coup de tête. Ma mère n'était plus en état de se rendre compte de l'endroit où elle était. Etre ici ou ailleurs ne l'aiderait pas, seul ... seul un miracle était encore à espérer à ce stade-là. Et je n'ai jamais cru aux miracles.

    Un bruit me fit brusquement sursauter et je me retournai vivement. Un chevalier venait visiblement de gifler violemment une jeune fille. C'était donc les manières au châteaux de Camelot, siège du roi Arthur ? Les chevaliers brutalisent les habitants ? Je me relevai et re-plaçai machinalement mes cheveux derrière mon oreille. J'attrapai aussi fermement que je pus l'épaule de la jeune femme avant qu'elle ne comète l'irréparable, à savoir mettre son poing dans la figure de l'homme qui la toisait. Celui-ci devait en avoir vu d'autre, et des pire que des gamines rageuses à en juger par la cicatrice qui lui barrait la joue droite. J'enregistrai soigneusement l'information.

    - Sir ... Sir, l'interpellai-je en cherchant son nom, amis aucun chevalier couturé de cicatrices n'apparaissait dans ma mémoire, le maître d'arme vous appelle. Il a quelque chose d'urgent pour vous, repris-je fermement.

    Et il fit demi-tour sans un regard pour la demoiselle et moi-même.

    - Lâche ! Espèce de lâche !, criait-elle.

    J'échappai un soupir puis reportai mon attention sur elle. Elle était plus âgée que je ne l'avais cru, et bâtie plus puissamment à la manière d'un homme ... d'une femme d'arme. Elle ne devait pas être bien plus jeune que moi. Mais visiblement plus irréfléchie.

    - Dame Yéliz, nouvelle intendante de ce château, dis-je en retirant ma main de son épaule pour la lui tendre.

    Je ne tenais pas forcément à ce qu'elle sache ni mon titre ni mon nom, mais grâce à cette très utile chose qu'on appelle politesse, elle était maintenant dans l'obligation de me livrer les siens.



[HJ] : Oui, elle est parano en plus d'être très sociable. Je l'aime ma Yéliz <3

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Automnal Key
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MessageSujet: Re: La vengeance est aveugle [PV Yeliz] [ABANDONNE]   Sam 26 Mar - 7:58

  • Je mis un certain temps à comprendre ce qui avait fait fuir Sir Aubray. Me tournant brusquement vers le… la propriétaire de la main sur mon épaule, je me retrouvais face à une grande dame. Celle-ci, richement vêtue – ou, du moins, bien plus que moi – se tenait extrêmement droite ; je n’eu pas tardé de reconnaître en elle une de ces « filles de la cour », ces dames bien peignées-bien coiffées qui se pavanaient galamment dans les couloirs étroits du château. J’haussais un sourcil en constatant que la jeune femme ne portait pas de robe, contrairement à la norme classique qui convenait à son rang.

    L’inconnue possédait de longs cheveux roux. A la cour, cela ne devait pas jouer pour elle : certes, sa chevelure était magnifique, seulement depuis quelques temps, les rousses avaient été assimilées aux sorcières. Celles-ci étaient crainte – je parle des rousses autant que des sorcières - ; moi, je n’en avais cure. Pour avoir un ami magicien, ou « sorcier » selon le roi, peu m’importe, qui n’était pas roux du tout, j’avais vite compris que toutes ses superstitions ne menaient à rien.

    Je n’avais jamais vu cette jeune femme au château. Et pourtant… Je connaissais presque la totalité des villageois de Caamelot, y compris les personnes plus… hat-placé, pour y avoir résidé depuis mon enfance. Une nouvelle arrivante ? Je savais que je ne me comprotais pas très bien avec elle, seulement ma toute récente « discution » avec Sir Aubray était loin de m’avoir mise de bonne humeur. Tandis qu’elle me tendait la main, je la serrais en réponse, et la laissait me dévoiler son nom ainsi que son rang.

    Yéliz. Yéliz de l’Eser. J’avais déjà entendu parler de l’Eser ; c’était un petit domaine non loin de Caamelot. Je ne m’y été jamais rendue et ne connaissais rien des gens qui en provenaient. Si son nom ne m’étonnait pas, ce fut son rang qui me surpris : intendante du château ?! Yeliz devait faire partie d’une famille bien placée de l’Ezer afin d’avoir accès à ce rang. Qui sait, peut-être même faisait-elle partie de la famille du duc ?


    - Automnal Key, chevalier au service d’Arthur.

    Puis je repensais à la dernière scène, et rougissait discrètement. En m’opposant à Sir Aubray, je ne m’étais pas montrée sous mon meilleur jour, et la claque magistral que j’avais reçu ne jouait pas en mon honneur. Je sentais encore ma joue me cuire douloureusement, à peu près autant que ma fierté blessée et ma vengeance non accomplie.

    - Sir Aubray n’est qu’un lâche, murmurais-je avec hargne.

    Je serrais les poings. Je mourrais d’envie de courir après le chevalier, de… lui faire la peau. Pas au sens propre du terme, nan. Mais j’aurais tellement aimé lui donner une leçon ! Luif aire comprendre qu’il… ne méritait pas sa place de chevalier ? Je secouais cette idée de ma tête. Si Aubray faisait partie des combattants les plus habiles que je connaisse, et s’il ne respectait pas obligatoirement le code chevaleresque, j’aurais été bien arrogante de dire qu’il ne méritait pas son titre.


    - Je vous en prie. Laissez-moi le rattraper. J’ai des choses à… régler avec lui.

    Des choses à régler… Je ne savais asp encore de quelle manière. Et si je perdais le contrôle, comme tout çà l’heure ? La vengeance m’aveuglait terriblement, lorsque je me trouvais face au chevalier qui avait abandonné mon père sur le champs de bataille. J’étais capable de tout. Et j’avais peur de faire uen bêtise. Seulement mon désir de régler mes comptes avec Sir Aubray dominait ma peur de faire une erreur.

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Yéliz de l'Eser

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MessageSujet: Re: La vengeance est aveugle [PV Yeliz] [ABANDONNE]   Mer 4 Mai - 14:23

- Trouble is a friend

    En entendant mon nom, mon interlocutrice prit un air surpris qui me fit l'effet d'une gifle. Mon fief d'origine avait une réputation à sa hauteur, apparemment. J'imaginais les plaisanteries qui devaient circuler aux banquets "imbécile de l'Eser " ou autres "habillé à la mode de l'Eser" ...
    J'eus une brève bouffée de colère pour cet endroit minable où j'avais jusque lors passé (perdu ?) ma vie qui se calma avec la réponse de la jeune femme.

    - Automnal Key, chevalier au service d’Arthur.

    Encore ? Les femmes chevaliers étaient donc si répandues au château ? Le roi Arthur devait garder consciencieusement leur existence secrète pour qu'elles ne soient qu'une rumeur au sein des autres châteaux ... Il est vrai qu'il aurait sûrement été la risée de toute l'Angleterre si l'on apprenait que le roi faisait garder ses terres par des demoiselles en armure, mais Automnal Key ou encore Selana ne sentaient-elles pas blessées par le fait que personne ne les reconnaissent ? Dans mon esprit, les chevaliers étaient assimilés à la gloire, les récompenses, les acclamations ... Ces femmes ne souffraient-elles pas d'en être privées ?
    Je me demandais comment elles pouvaient tout simplement supporter d'entendre les gens rire à s'imaginer des femmes armées ... J'imaginais les traits d'Automnal Key devant moi se durcir par la colère et empoigner son épée pour se venger d'un malotru qui aurait eu le malheur de s'esclaffer à sa vue.

    - Sir Aubray n’est qu’un lâche, lâcha-t-elle.

    Je la regardai plus attentivement, et même les poings serrés, elle avait l'air incapable de faire du mal à une mouche. J'avais l'impression de voir des rouages tourner derrière son visage rond et souris en la voyant secouer la tête.
    Je ravalais rapidement mon sourire en pensant à l'humiliation que venait de lui infliger le chevalier à la cicatrice ... Et à la correction qu'elle n'avait pas eu l'occasion de lui donner. Elle le prétendait lâche ... lâche et efficace aurait été plus correct vu sa carrure. Je ne l'imaginais pas une seconde tenir tête à cet homme imposant.

    - Je vous en prie. Laissez-moi le rattraper. J’ai des choses à… régler avec lui.

    "Je vous en prie" ?! Un chevalier demandant à une dame la permission de la laisser partir ? J'eus la preuve qu'Automnal, Sir Key, ne devait pas être le genre de chevaliers bourrus habitués du champs de bataille, mais plutôt une trop gentille jeune femme idéaliste. J'étais curieuse de savoir ce qu'elle comptait faire à ce "Sir Aubray" ...

    - Et le fossoyeur aura bientôt à régler avec toi si je te laisse lui courir après. Que comptes-tu lui faire, de toute façon ?, et je continuai avec un sourire, Loin de moi de douter de votre compétence, Sir Key, mais je doute qu'à affronter un homme de cette carrure vous ne gagneriez que plaies et bosses sans augmenter de beaucoup son nombre déjà impressionnant de cicatrices ...

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MessageSujet: Re: La vengeance est aveugle [PV Yeliz] [ABANDONNE]   Dim 8 Mai - 7:19

  • La colère bouillait si fort en moi, que j’en avais presque l’impression d’être une coccote minute. La pression montait, montait… et puis, paf, tout fini par exploser. Moi, j’avais l’étrange impression d’en être sur le point.
    A moins que ce ne soit pas déjà fait.
    Tout était-il que si Yéliz ne me retennait pas, je serais partie en courant retrouver Sir Aubray, que je voyais encore s’éloigner, pour tenter de lui flanquer une bonne leçon.


    - Et le fossoyeur aura bientôt à régler avec toi si je te laisse lui courir après. Que comptes-tu lui faire, de toute façon ?

    Je plongeais mon regard dans celui de dame de l’Eser. Je n’aimais pas la façon dont elle avait formulé sa phrase : il me semblait qu’elle y sous-entendait une incapacité à se battre de ma part. Yéliz faisait-elle partie de ces gens, qui toujours ont pensé que les femmes n’avaient pas leur place dans l’armée d’Arthur ? Le fait que je sois une femme suffisait-il pour elle que je sois incapable de me défendre ? Jamais je n’aurais pensé de cette façon, en temps normal. Mais la colère guidait actes et pensées.

    - Loin de moi de douter de votre compétence, Sir Key, mais je doute qu'à affronter un homme de cette carrure vous ne gagneriez que plaies et bosses sans augmenter de beaucoup son nombre déjà impressionnant de cicatrices ...

    Je tressaillis. Je craignais fort que Yéliz n’aie pas tort… Du peu que je l’avais cotoyé, je m’étais aperçue que Sir Aubray était bien… amoché. De longues cicatrices barraient son visage et ses épaules, son air était toujours celui, froid et distant, de celui qui a bien connu la guerre. Je n’avais jamais pris la peine de connaître Sir Aubray, bien trop écoeurée par le fait qu’il ait abandonné Père sur le terrain de bataille. Comment était-il, en temps normal ? Qu’avait-il connu, pour avoir été blessé à de si nombreuses reprises ? Mon père avait combattu de nombreuses fois. Probablement bien plus que Sir Aubray, par ailleurs. Seulement, s’il avait récolté bien sûr quelques cicatrices, souvenirs de batailles, celles-ci restaient en nombre limité.

    - Je crains que vous n’ayez raison, Dame de l’Eser. Seulement un désir de vengeance ne fait pas partie de ces choses que l’on laisse derrière soit avant de l’oublier. Au pire, je serais blessée. Et après ? Sir Aubray n’aurait jamais le courage de provoquer ma mort. Il a déjà celle de mon père sur la conscience.

    Quoi qu’il en soit, je ne pouvais que me demander que faire, au cas où Yéliz me laisse partir – ce auquel je ne croyais que trop peu. Etais-je prête à me battre contre l’un de mes… « collègus » Chevaliers ? Etais-je réellement sûr que me battre avancerais à quelque chose ? Non, justement. Et là était le problème. J’étais encore trop faible, face Sir Aubray, pour résoudre tout cela par le combat : mais comment me venger, autrement que par les armes et les coups ?


[HP : Désolée, ma réponse est catastrophiquement courte =/]

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