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 Alcool, bagarre et rencontre, tout ceci est digne d'une bonne taverne [Liz]

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Gabriel Turner
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MessageSujet: Alcool, bagarre et rencontre, tout ceci est digne d'une bonne taverne [Liz]   Ven 20 Avr - 15:18

Vivre ou mourir ? Une question que je n’avais pas cessé de me poser durant ces derniers jours. J’aimais la vie mais je ne craignais pas la mort. Sans l’aide de Béatrix et Morgane, je ne serais plus de ce monde à l’heure qu’il est et je les en remercie considérablement car, grâce à elles, je pourrais finalement mettre à exécution mes fameux plans. Cependant il me restait encore un problème à régler, Morgane me détestait et poursuivre mes projets sans elle à mes côtés n’aurait plus aucune utilité. C’était pour elle que je me battais depuis que j’étais enfant, pour elle depuis toujours et aujourd’hui pour Béatrix également. Ensemble nous pourrions renverser Arthur, renverser Geoffroy et réunir ces deux peuples pour n’en faire qu’un extrêmement puissant et dont personne n’aurait le courage de s’attaquer. Nous pouvons devenir les « maitres », nous en avons la puissance mais également le courage ainsi que la passion. Nous y parviendrons, et aujourd’hui plus que jamais je suis déterminé à poursuivre mon but jusqu’au bout.

J’ai tué depuis que j’ai retrouvé ma force, depuis que j’ai retrouvé la vie. Oui j’ai tué, certes beaucoup moins qu’en tant normal, mais j’ai tout de même arraché la vie à des individus que je connaissais à peine. Et souvent, lorsque je tuais, le son de sa voix résonnait dans ma tête... "Ton âme est devenue trop noire pour que tu puisses un jour nous rejoindre. Tu tues des innocents Gabriel ! Tu n’en as pas le droit." Oui mère, je n’ai pas changé, je tue encore et le nombre de mes victimes ne cessera d’augmenter. Regrettes-tu que ton fils ait eu la vie sauve ? Je l’ignore, je pense que c’est le cas... Ce que tu ignores sans doute mère, c’est que les temps ont changé, à présent on n’a rien sans rien, il faut se battre pour survivre et s’affirmer pour ne pas être piétiner. Je refuse de perdre la vie comme mon père, en ne faisant rien. Je me battrais jusqu’à la fin, et même si je dois devenir un monstre à vos yeux, je ne ferais pas marche arrière, je ne finirais pas comme vous. J’aimerais seulement que vous compreniez mon choix et que vous ne me reniez pas pour ce que je suis, car c’est pour vous que je suis ainsi, c’est pour Morgane, pour la famille.



En ce milieu de soirée, ou la tristesse des âmes perdues se déversait sur nous à travers une pluie abondante, je parcourais une rue sombre pour me rendre à ma taverne préférée. C’était une certaine Elizabeth De Vir qui dirigeait ce petit commerce, je ne la connais pas personnellement mais en revanche je peux vous dire que j’admire la qualité de l’alcool servit en ce lieu. C’était un simple ami qui m’avait conseillé de m’y rendre et depuis, j’avais classé cette taverne comme mon premier choix. Oui, de mon point de vue il s’agissait bien de la meilleure taverne du royaume de Gorres, c’est pourquoi je m’y rendais si souvent. Beaucoup ne sont pas ignorant pour mon goût prononcé pour l’alcool, et même si cette taverne n’est pas la plus proche de ma demeure, parcourir quelques mètres de plus pour profiter d’un si bon breuvage ne me dérangeait guère.

Après avoir parcourus plusieurs mètres dans ces rues sombres, je parviens enfin jusqu’à ma fameuse taverne et y fait mon entrée, déjà heureux à l’idée de passer une agréable soirée. Je retire ma capuche qui laisse découvrir mon visage sec malgré quelques mèches de cheveux humides. Comme toujours, je m’assois au comptoir et attend que cette fameuse Elizabeth termine ce qu’elle fait et vienne prendre ma commande.


- Un verre de Whisky s’il te plait.

Oui, dans cette taverne tout le monde se tutoyait comme de bons vieux amis, tout le monde était égal. Personnellement je préférais ça aux coutumes ou au faux respect des individus les uns envers les autres. Bref, mon verre est rapidement servit et je ne perds pas de temps avant de boire quelques gorgées, appréciant le goût de l’alcool ainsi que de sentir ce liquide me brûler la gorge. Puis très rapidement, je me perds dans mes pensées. Ce soir je n’attendais personne donc je pouvais bien me permettre de divaguer un peu. Parallèlement, dans la taverne, un homme avait fait son entrée quelques minutes après moi. Un homme dont personne ne s’intéressait plus que pour un autre, un simple individu, triste surement, qui venait pour passer sa soirée à se saouler et oublier les problèmes de la vie. Cet homme s’était également installé au comptoir à deux ou trois chaises d’écart de moi, à vrai dire ce type ne m’intéressait pas donc je ne faisais pas attention à ces quelques détails. Et pourtant, d’ici une petite heure, peut-être même moins, ce gars paumé allait prouver sa présence au bar d’une manière assez déplaisante...

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Elizabeth De Vir
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MessageSujet: Re: Alcool, bagarre et rencontre, tout ceci est digne d'une bonne taverne [Liz]   Sam 21 Avr - 14:21

La soirée était bien avancée et l’auberge déjà noire de monde. Des habitués de la gargote, des voyageurs qu’on ne reverraient plus, des désœuvrés qui s’employaient à noyer leur ennui dans un grand bock de bière… Et inutile de préciser que tout ce beau monde faisait grand bruit. Entre rire gras et blague salace, ça braillait et ça s’interpellait d’un bout à l’autre de la taverne. Au milieu de ce chaos bien ordonné, Liz, actuelle propriétaire de ce charmant établissement, s’affairait de ça de là, servant bières et hydromels propres à rafraîchir les gosiers desséchés. Il n’était pas rare qu’elle s’arrête à une table pour bavasser un peu avec les clients, dès qu’une bribe de conversation intéressante lui parvenait au milieu de la cohue à vrai dire. Oui, notre aubergiste avait une fâcheuse tendance à laisser traîner ses oreilles un peu partout, ainsi qu’un réel don pour se mêler des affaires d’autrui, à n’en pas douter. Et en cette soirée pluvieuse, il y avait de quoi faire, croyez-moi. Entre les rumeurs persistantes de guerres, toute ces histoire des meurtres affreux et de maladie étranges à vous faire dresser les cheveux sur la tête, il y avait de quoi alimenter ragots et racontars.

« Une époque pourrie, j’vous dis ! affirmait l’aubergiste d’une voix suffisamment forte pour couvrir tout ce tintamarre. Plus moyen de mettre le nez dehors sans craindre qu’une fripouille vérolée n’essaie de vous trouer la peau pour vous dérober vos deniers honnêtement gagnés ! Et ce n’est pas notre bon Roi – que la peste l’étouffe ! – qui va s’en inquiéter, ça non ! Son Auguste Majesté est bien trop occupée à poser son auguste séant sur son non moins auguste trône pour se préoccuper du petit peuple. Pas plus il n’entend nos plaintes que s’il avait une poignée de merde dans chaque oreille ! »

Mais ce n’était là qu’un très vague aperçu d’une diatribe qui pouvait durer des heures, pourvu que personne ne l’interrompe. Eh oui, comme beaucoup le disait par ici : « ‘Vaut mieux éviter de faire causer Liz’, une fois q’c’est parti, c’est fini ! » Et ceux qui ne le disaient pas le pensaient sans aucun doute très fort, non sans toutefois éprouver une certaine affection pour la tenancière. On avait beau s’en plaindre, les discours enflammés de l’aubergiste faisaient parties du décor, au même titre que la collection de bock à bière ébréchée. Bref, ne plus entendre le son de la voix pourtant pas très mélodieuse de Liz aurait sans doute manqué à plus d’un.

Mais pour l’heure, notre aubergiste était bien trop affairée à servir quelques clients au comptoir pour discourir sur quoi que ce soit.

« Un verre de Whisky s’il te plait. »

L’homme, qui avait parlé, Liz se souvenait de l’avoir déjà vu de nombreuses fois dans les parages ; pour autant elle ignorait jusqu’à son nom, ce qui ne l‘empêchait de faire preuve envers lui de la même familiarité dont elle témoignait à l’égard de n’importe qui. Le roi lui-même eut-il pu paraitre en ce lieu qu’il n’aurait probablement pas échappé à un tape amicale dans le dos, ne serait-ce que pour pouvoir mieux l’assommer à grands coups de choppe en grès ensuite.

« Ça vient, ça vient ! » Tout en parlant l’Aubergiste s’affairait à remplir un verre du précieux breuvage. « V’là, Messire est servi ! » s’exclama-t-elle sur un ton joyeux, sans pour autant oublier de tendre la main pour recevoir son dû. « Et c’est pas cette bibine infâme qu’on vous sert chez ce gredin de Bedwin, oh non ! Ici, c’est du bon, qui vient tout droit de… Quoi encore ? »

L’inconnu n’eut en effet pas le loisir d’en apprendre d’avantage sur cette intéressante question, le laissant seul dans ses pensées et à la dégustation de son Whisky, Liz s’éloignât en direction de l’homme qui venait de l’interpeler. C’était un homme ordinaire à priori, mais d’apparence douteuse. Ses vêtements étaient usés et son visage grêlé par on ne sait quelle peste. Encore un de ces maudits vagabond, à n’en pas douter.

« C’est pour quoi ? »

Liz considérait l’étranger d’un œil suspicieux.

« Je désirerais un chambre pour la nuit. »

Sa voix avait un je ne sais quoi qui sonnait désagréablement aux oreilles de l’aubergiste.

« On en a plus ici. »

Faux, mais cet étranger ne lui inspirait pas confiance. Cétait le genre de type qu'on avait pas envie de croiser au coin d'une ruelle sombre.

« J’ai de quoi payer. »

Liz fronça le nez d’un air réprobateur.

« J’ai dit qu’on avait pas d’chambre pour toi. »

Le ton était sec et définitif. L’étranger renifla bruyamment, visiblement très mécontent.

« Une bière alors. »

Liz aurait préféré que cet énergumène quitte les lieux sur le champ, mais elle fut pourtant bien obligée d’obtempérer. Difficile de sortir à un client qu’il n’y avait plus de bière dans une taverne. Une fois son devoir accompli, l’aubergiste s’éloigna, sous le regard mauvais de l’autre, qui descendait déjà sa bière à une vitesse assez impressionnante. Tout comme le buveur de Whisky, aux airs de beau ténébreux, assis quelques tabourets plus loin d’ailleurs. A en croire le verre déjà presque vide, il devait avoir une sacré bonne descente. Mais il ne faisait aucun doute que sa compagnie serait sans doute plus agréable que celle de cet étranger. Liz vint s’accouder au comptoir, face au ténébreux.

« Ces vagabonds, gronda-t-elle entre ses dents, une sale engeance. Jamais les derniers pour vous jouer de mauvais tours. Pas envie de prendre le risque que mes clients se fassent détrousser pendant la nuit, si ce n’est pire ! On n’est jamais trop prudent, avec toutes ces histoires qu’on entend… Et puis ce type me fiche la frousse. J’espère qu’il ne va pas nous causer de problèmes… Son regard se posa sur le verre de whisky à présent vide. Je te ressers quelque chose, peut-être ? »

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Gabriel Turner
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MessageSujet: Re: Alcool, bagarre et rencontre, tout ceci est digne d'une bonne taverne [Liz]   Dim 20 Mai - 19:27

- V’là, Messire est servi ! Et c’est pas cette bibine infâme qu’on vous sert chez ce gredin de Bedwin, oh non ! Ici, c’est du bon, qui vient tout droit de… Quoi encore ?

Pour dire vrai je ne l’écoutais pas tellement. Je me contentais seulement de lui offrir de la monnaie en échange du verre, surement un peu plus que le prix qu’il coûtait, mais je m’en fichais considérablement, je voulais seulement boire ce délicieux breuvage et être un peu tranquille. Visiblement, ça ne risquerait pas d’être le cas ce soir. Lorsqu’il y a beaucoup de monde comme en cette soirée, il y en a toujours un pour faire des siennes... Alors que mon regard était évasif et que des pensées fusaient par centaine dans mon esprit, je revins à moi lorsque Liz se mit à m’adresser quelques paroles à nouveau.

- Ces vagabonds, une sale engeance. Jamais les derniers pour vous jouer de mauvais tours...

Bien que cette dernière soit tout à fait charmante et agréable, lorsque je me perdais ainsi dans mes pensées je ne parvenais pas toujours à suivre la conversation à laquelle j’étais censé participer. Je compris seulement que le vagabond qu’elle venait de servir ne lui inspirait pas confiance et qu’elle espérait qu’il ne lui causerait pas de problèmes. Je jetai alors un regard par-dessus mon épaule et observais l’homme en question. Il tirait la une sacrée mine ! Sans doute dévasté par une mauvaise maladie et venue ici vider cette carapace vide et décompresser. Un pauvre gars complètement perdu, ce n’était rien de plus.

- Je te ressers quelque chose, peut-être ?

- Je reprendrais la même chose.


Mon regard ne lâchait plus le type qui était en train de descendre son bock de bière. Quelque chose m’intriguait chez lui, une certaine cicatrice en forme d’éclair sur sa gorge... Je me souvenais de lui, il s’agissait d’un chevalier de Geoffroy, ou plutôt ancien chevalier étant donné son apparence. Je ne l’avais jamais vraiment apprécié. Trop prétentieux. Tel roi tels esclaves, car oui, pour moi ses chevaliers n’étaient rien de plus que ses esclaves. Je me demande comment il a pu finir ainsi... Quoi que sa vie ne m’intéresse guère en réalité. Tout comme tout à l’heure, Liz me tendit mon verre de Whisky alors que je lui donnais la monnaie. La soirée se poursuivit donc calmement durant plusieurs minutes lorsque soudain... L’homme assit non loin de moi frappa de son bock contre la table et se releva, bien qu’avec des difficultés tant il était bourré.

- J’ai dit que je voulais une chambre ici ! Autrefois vous auriez été obligé d’accepter ! Aujourd’hui je vous y obligerais encore !

L’homme en question ne se rendait même pas compte qu’il était en train d’hurler, donc d’attirer l’attention vers lui mais surtout... Il gênait Liz, il gênait la clientèle et il me gênait moi. Alors que quelques individus lui balançaient quelques jurons ainsi que des "fermes-la", l’homme, hors de lui sortit une épée, quoi qu’elle soit en bien mauvais état pour la considérer comme telle. Il menaça alors de faire un "massacre" si on ne lui donnait pas ce qu’il désirait. Je lâchais alors un long soupire, terminais mon verre cul sec et me relevait pour m’avancer vers l’homme en question.

- Ne m’approches pas ou je te tue !

- Il me semble avoir déjà entendu cette menace il y a quelques années... C’est d’ailleurs ce qui t’a dut cette ravissante cicatrice.


Je crus qu’il allait faire une crise cardiaque ou qu’il venait de croiser un revenant tant son expression était... étrange. L’homme pointa alors son épée vers moi, affirmant que cette fois il me le ferait payer pour de bon, et en moins de deux il se trouva désarmé, son épée expulsée et plantée tout droit dans un mur de la taverne. Moi qui pensais que je pourrais me lâcher dans l’alcool ce soir, j’aurais peut-être du attendre encore un peu... Mon temps de réaction face à l’élancement de l’homme droit sur moi prit plus de temps que prévu et nous nous retrouvâmes tout deux à terre, lui au dessus et sortant de je ne sais où une dague, en bon état cette fois. Alors qu’il me fit une première entaille à l’épaule, j’attrapais de mes deux mains la dague avant qu’elle ne me transperce à nouveau puis lui cogna la poignée de l’arme contre son nez, de telle manière à le lui casser.

- M-Mon nez !!

Je ne fis même pas attention à sa remarque et me dégageais de son emprise afin de lui donner un coup suffisamment fort sur la tête pour l’assommer. Il resta inerte sur le sol et je jetai l’arme près de son corps bien que j’aurais également pu le tuer, mais je n’étais pas d’humeur au meurtre ce soir.

- Faites ce que vous voulez de ce type, de toute façon il ne tiendra pas bien longtemps.

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MessageSujet: Re: Alcool, bagarre et rencontre, tout ceci est digne d'une bonne taverne [Liz]   Lun 21 Mai - 18:55

La même chose. Liz s’exécuta sans plus attendre, resservant un verre à l’inconnu avant de partir s’affairer un peu plus loin. De temps à autres, l’aubergiste s’arrêtait à une table pour échanger quelques mots avec un client régulier et la soirée suivait tranquillement son cours, en tout point semblable à beaucoup d’autres. Jusqu’au moment ou…

« J’ai dit que je voulais une chambre ici ! Autrefois vous auriez été obligé d’accepter ! Aujourd’hui je vous y obligerais encore ! »

Liz’ se retourna. Allons bon, voilà que le vérolé de tout à l’heure revenait à la charge. Formidable. Et c’est que ce gredin n’avait pas l’air de plaisanter. Devant l’agacement de la clientèle, l’homme dégaina son épée, rouillée certes, mais ce n’était probablement pas ça qui l’empêcherait de trancher dans le mou. Enfin quand je dis le « mou »… Comprenez Liz, en l’occurrence. Mais l’aubergiste ne se laissa pas démonter pour autant.

« Tu ne m’obligeras à rien du tout, bougre d’abruti, alors maintenant range cette saleté et débarrasse-moi le plancher ! »

Il n’était pas si rare que les choses dégénèrent par ici, aussi Liz’ avait-elle eût tout le loisir d’apprendre à pas ne pas se laisser impressionner si facilement par le premier venu. Malheureusement, le premier venu ne se trimballait généralement pas avec une épée, et la bavarde aubergiste – dont l’arme la plus efficace était plutôt les mots que l’acier tranchant – voyait assez mal comment se tirer de cette situation si le vérolé se décidait à essayer de l’embrocher. Il était peut probable que quelqu’un lui vienne en aide. Liz’ avait beau être appréciée de ses clients, de là à risquer de se faire trouer la peau pour elle, fallait pas pousser non plus !

Pour autant, il était hors de question pour l’aubergiste de céder aux exigences de cet imbécile beuglant, ça jamais. Céder, ce n’était pas dans sa nature, tout simplement. Mais ça, l’autre idiot n’était apparemment pas foutu de le comprendre, quoiqu’il avait déjà probablement trop forcé sur la bibine pour comprendre encore quoi que ce soit… Braillant comme un goret qu’on égorge, il menaçait de massacrer tout le monde si on ne cédait pas à son caprice. Rien que ça. Le type avait suffisamment bu pour envisager de joindre les paroles aux actes et Liz commençait sérieusement à se demander comment elle allait bien pouvoir évincer ce malotru sans risquer de finir écorchée. Et c’est alors que le buveur de Whisky, qu’elle avait resservi un peu plus tôt dans la soirée, se leva de sa chaise pour s’avancer vers l’ivrogne. Presque immédiatement, une sorte de silence pesant tomba sur l’auberge tel une chape de plomb, comme si tout le monde en ce lieu avait compris qu’il était préférable de ce taire à cet instant. Tout le monde sauf…

« Ne m’approches pas ou je te tue ! » beugla le vérolé en menaçant l’autre de son épée.

« Il me semble avoir déjà entendu cette menace il y a quelques années... C’est d’ailleurs ce qui t’a dut cette ravissante cicatrice. »

Ainsi ces deux là se connaissaient donc, songea Liz tout en suivant la rixe d’un œil inquiet. Tout ça fleurait bon le règlement de compte.

Un instant plus tard, l’ivrogne était désarmé et les deux adversaires roulaient sur le sol de la taverne, dans une lutte acharnée. La confusion était trop grande pour que Liz parvienne à bien saisir tout ce qu’il se passait, mais elle vit en revanche très bien le nez du soulard éclater dans une gerbe sanglante. L’homme s’écroula en braillant avant d’être assommé par le ténébreux d’un coup brutal à la tête. Fin du combat. Rapide et efficace. Liz admirait ça.

« Faites ce que vous voulez de ce type, de toute façon il ne tiendra pas bien longtemps » conclut l’inconnu avec une certaine nonchalance.

Un silence lourd s’installa dans l’auberge, que Liz fut la première à troubler.

« Edwin ! Jack ! » lança Liz’ sur un ton soudain un peu autoritaire, à l’intention de deux clients à qui elle avait rendu un fier service il y a de cela quelques temps. « Vous m’en devez une, alors soyez gentils et virez-moi cet imbécile de là. Balancez-le dans un trou quelconque, quelque part où je ne sois plus obligée de supporter sa face de goret ! »

Les deux hommes s’exécutèrent, emportant le corps de l’ivrogne inconscient hors de l’auberge. Pendant ce temps, les conversations commencèrent à reprendre et il ne subsistât bientôt plus aucune trace de « l’incident », hormis la tâche sanglante – une de plus ! – sur le plancher de la taverne. Seule Liz’ restait silencieuse, ce qui était suffisamment inhabituel pour être remarqué. D’un œil scrutateur elle fixait l’inconnu. D’un léger mouvement de tête, elle invita l’homme à la rejoindre au bar, dans un coin un peu à l’écart des autres, de manière à pouvoir discuter sans craindre les oreilles indiscrètes. Qui pouvait-il bien être ? Il fallait qu’elle en sache plus. Et puis, elle lui en devait une.

« Impressionnante démonstration » commença-t-elle sur le ton de la conversation, quand l’inconnu l’eût rejoint. « J’apprécie. » Tout en parlant elle remplissait un grand bock en grès d’une bière ambrée, qu’elle déposa ensuite devant l’homme accoudé au bar. « Celui-là est offert par la maison. Pour te remercier de m’avoir débarrassé de ce soulard imbécile. »

Liz’ lui sourit, mais ce sourire s’effaça lorsqu’elle remarqua que la chemise de son client était tâchée de sang.

« Oh, tu es blessé… » Contournant le bar, elle vient se placer à côté de lui effleurant du bout des doigts son épaule ensanglantée. « Il ne faudrait pas que ça s’infecte. Tu veux que je te soigne tout de suite ? »

A vrai dire, servir des bières était plus dans ses cordes que de guérir des blessures… Mais elle avait tout de même l’habitude de rafistoler les clients mal en point après une bonne bagarre de taverne. Et après tout, un peu de vin chaud suffisait amplement à désinfecter toutes les plaies !

[HJ : J’ai pensé que l’excuse de la blessure serait un bon moyen d’engager vraiment la conversation. Tu peux te laisser soigner (à tes risques et périls xD) ou alors te guérir avec la magie, ce qui intriguerait encore plus Liz’. N’hésite pas à me dire si ça te convient pas Wink]

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