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 Quand le piège se referme - suite [Morgane]

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Geoffroy de Meryl

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MessageSujet: Quand le piège se referme - suite [Morgane]   Jeu 8 Mar - 18:31

Je descendis de mon destrier et tendis une main à Morgane, lui adressant un sourire que je voulais gentil mais dont je ne parvins pas à cacher la pointe narquoise. Sa robe qu'elle avait raccourcie découvrit un peu de ses cuisses et je ne pus m'empêcher de jeter un regard en leur direction. Oui, je l'avouais volontairement, Morgane était vraiment très belle. C'était presque incroyable, et si je ne l'avais pas rencontrée aujourd'hui, j'aurais considéré une telle beauté impossible, inexistante. Son aura était telle qu'elle m’envoûtait tout entier, et à nouveau, je bénissais Dieu de ne pas être seul avec elle dans la cour de Ceyrel. Que me voulait-elle ? Pourquoi me punir de la sorte ? Ah, c'était bien fait pour moi, je l'avais enlevée, j'avais planifié son enlèvement, et elle prenait de cette manière là, et même inconsciemment, sa revanche, puisqu'elle n'y parviendrait pas par le combat, comme elle l'aurait souhaité. J’étais quasiment sûr qu'elle ne remarquait même pas l'effet qu'elle avait sur moi. Ou du moins, qu'elle n'en remarquait pas l’étendue, la taille. L'immensité. Non, elle se contentait de descendre de son cheval, de mon cheval, comme si de rien n’était, découvrant ses cuisses à moitié, rejetant ses longs cheveux derrière elle naturellement, pour ne pas être gênée, et me regardant dans les yeux comme si j’étais son égal, comme si elle était mon égale. Elle ne semblait pas me craindre. Elle ne voulait pas le montrer. Elle voulait paraître courageuse, elle avait une telle fierté que cela lui nuisait presque un peu. Car même si elle ne voulait pas le montrer, ses yeux qui me fixaient insolemment exprimaient une pointe de terreur. Tout au fond de ses prunelles, il y avait une frayeur au moins aussi grande qu’était sa beauté.

Le trajet. Horrible. Ses cheveux détachés m'avaient emprisonné dans un parfum de fleurs dont j'aurais aimé ne jamais me séparer. J'avais senti son corps frémir entre mes coudes par lesquels je la tenais légèrement, bien qu'elle n'en eût pas vraiment besoin. Elle avait l'habitude de monter à cheval, tout comme elle avait l'habitude de combattre, cela se voyait. Mais, puisqu'elle était assise devant moi, je me devais bien de lui témoigner d'une certaine marque de politesse et de galanterie, sans quoi elle me considérerait comme un parfait charlatan. Je savais bien ce qu'elle pensait de moi. Que j'étais un bandit, un méchant, un criminel. Elle ne m'aimait pas du tout. Elle avait été trop influencée par Arthur. Quel dommage, ne cessais-je de me répéter. Mais il n'y avait plus rien à faire. Elle n'abandonnerait jamais cette conception qu'elle avait de moi, et tous mes essais pour la faire changer d'avis ne serviraient qu'à la renforcer encore dans son opinion. Je devrai rester naturel, faire semblant qu'elle ne provoquait rien en moi, alors qu'il en était tout autrement. Jamais encore je n'avais eu tant à me contrôler. La proximité que j'avais moi-même arrangée entre nous deux me rendait la tâche bien difficile, et je me remerciai de m'être entouré de soldats, sans quoi je n'aurai pas hésité une seconde. Mais, me persuadais-je, ce qui ne tue pas rend plus fort, et une fois finie la balade à dos de cheval, je pourrai me vanter d'avoir su résister à la tentation.

Je lui avais proposé, presque enjoint, de monter avec moi sur mon étalon noir. Elle avait perdu le duel, fin tout à fait attendue, mais qui l'avait bien déçue et terrorisée en même temps. Malgré ses airs de vaillante combattante, Dame Morgane n'en restait pas moins une jeune fille, et les jeunes filles ont la charmante et pitoyable caractéristique de s’apeurer lorsqu'elles se savent à bout. Comme une proie affolée à l’idée de mourir entre les dents d'un loup, elle avait tenté de s’échapper, prenant ses jambes à son coup, mais n'avait réussi à faire que quelques pas avant que mes soldats ne lui barrent le chemin. J'eus un sourire amusé lorsqu'un garde voulut s'emparer d'elle pour la ramener devant moi, comme cela est fait dans les cas pareils, mais qu'elle lui jeta un regard noir, incendiaire, avant de le prévenir :


- Osez donc poser une seule main sur moi et vous vous retrouverez sous terre avant d’avoir eu le temps de comprendre ce qui vous arrive...

Elle était dignement revenue vers moi, mais j'avais intercepté aussi bien son regard vers ses jambes découvertes que sa gêne et sa peur de ce qui pouvait résulter de sa tenue osée devant un groupe d'hommes. Tu n'as rien à craindre, petite Morgane, lui promettais-je dans mon esprit. Je ne laisserai aucun de ces hommes t'approcher plus que cela ne m'est nécessaire. S'ils essayent quoi que ce soit avec toi, ils peuvent s'attendre à mourir de ma propre épée. En effet, je ne pouvais rien me permettre moi-même, et voir que quelqu'un d'autre tente ce que je ne pouvais faire me ferait devenir fou de rage, je le savais. Et alors, je ne me contrôlerais plus. Je n'entreprenait rien par égard à la demoiselle, je ne voulais pas passer pour une brute, déjà que je l’étais dans son esprit, du moins ne le serais-je pas par mes actions. Mais si un de ces soldats venait à faire ce de quoi je rêvais, je n’hésiterais pas une seconde pour lui passer mon arme a travers son dos. Quelles que soient les conséquences de mon acte. J'avais croisé son regard plein de mépris et de haine, et compris qu'elle ne souhaitait rien plus que de me rabaisser et de crier son aversion pour moi. Elle se contrôla cependant, comme je me contrôlais, et me dit :

- Votre victoire ne sera que de courte durée... seigneur de Meryl...

J'avais à nouveau eu ce sourire amusé, qui devait sûrement commencer à l'agacer. Mais elle était charmante quand elle prenait ses airs de fière et fidèle Arthurienne. Et puis, je n'allais tout de même pas rentrer dans son petit jeu gamin qui consistait à se lancer des piques plus cinglantes les unes que les autres. Je lui avais laissé savourer cette petite victoire, elle avait du penser que, restant muet, je m'avouais à partiellement vaincu. Je la détromperai bien, pas besoin de précipiter les choses. Elle verrait bien par elle-même. Elle s’était mise à avancer, droite et déterminée, ses cheveux flottant derrière elle comme pour remplacer la traîne de sa robe. Elle voulait montrer à quel point elle était forte et courageuse. Il était vrai que je ne pouvais affirmer le contraire, mais c’était plutôt de l'idiotie dont elle témoignait par cette décision, car si elle croyait pouvoir rejoindre le château de Ceyrel à pied, elle se trompait fortement. J'avais enfourché mon cheval et l'avais mis au pas derrière elle. Puisqu'elle en avait décidé ainsi, je la laisserais marcher quelques temps, la suivant un mètre derrière elle. Puis, après quelques minutes passées à la regarder ironiquement, constatant qu'elle se retenait avec peine de me lancer un regard assassin et peut-être même de tenter un coup-bas, je m’étais mis à sa hauteur, penché, lui avais tendu ma main. Elle s’était arrêtée, surprise, avait semblé réfléchir, puis avait accepté de monter devant moi. C'est ainsi que nous arrivâmes dans la cour de Ceyrel puis, après avoir confié mon étalon à mon écuyer personnel, nous montâmes dans les appartements.

Pour la première fois de ma vie, je présentai les lieux. Comme un domestique. Mais j'y pris plaisir, presque autant qu'à voir ses airs ahuris quant à mon comportement. J'ouvris toutes les portes, lui montrant la salle de toilette, la chambre, l'antichambre, le petit salon bleu... Elle bénéficierait chez moi d'un confort dont peu d’invités pouvaient se vanter, d'autant plus qu'elle était en fait ma prisonnière et non une invitée. J'avais remarquée sa surprise lorsque je lui fis monter les escaliers, et non pas les descendre. S'attendait-elle à ce que je l'enferme dans un cachot ? Haha, c’aurait été bien drôle que de maltraiter Dame Morgane. Elle en aurait vu des vertes et des pas mures si j'avais décide de les lui montrer. J’étais sûr qu'elle n'avait jamais été torturée de sa vie, elle aurait pu se vanter d'avoir, vaillamment comme un chevalier, résisté et survécu aux traitements d'un ennemi supérieur à elle. Mais non, Dame Morgane, détrompe-toi, je ne te réserve aucune souffrance physique. Je veillerai seulement à ne pas que tu t’échappes d'ici le temps d'avoir fini ce que je veux.


- Voilà donc votre royaume, à partir de maintenant. Vous pouvez faire ce que vous voudrez de ces lieux. Je marquai une pause. Inutile de préciser que toute tentative de fuite est impossible, vous êtes bien assez intelligente pour le savoir. Une seconde pause. Sourire. J’espère que vous vous plairez chez moi.
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Morgane le Fay
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MessageSujet: Re: Quand le piège se referme - suite [Morgane]   Sam 31 Mar - 15:14

Morgane, plus entêtée que jamais, n’avait su comment réagir après s’être rendue compte que toute tentative de fuite serait impossible avec la garde rapprochée de Geoffroy de Meryl juste derrière elle. N’ayant pas manqué d’apercevoir la petite pointe narquoise du sourire qu’il lui avait adressé, elle s’était mise à marcher sans un mot, n’ayant plus de cheval puisque les hommes de mains barbares du seigneur de Meryl l’avaient tué. Elle ne sut combien de temps elle marcha ainsi, mais elle eut l’impression que ce fut une éternité, l’air frais de la forêt s’immisçant entre ses jambes découvertes et la faisant par moment trembler à raison du froid qui s’installait. Geoffroy de Merryl était juste derrière elle, installé confortablement sur son destrier, et devait probablement jubiler de la voir ainsi. Morgane s’interdit de se retourner pour en avoir le cœur net, car si ses yeux avaient pu envoyer des éclairs à cet instant, elle l’aurait probablement foudroyé sur place. Mais elle ne voulait pas lui donner cette impression qui ne le réjouirait que davantage, aussi, elle continuait d’avancer sans rien dire, se demandant combien de temps elle tiendrait ainsi. C’est alors qu’elle vit le seigneur Geoffroy s’avancer juste à côté d’elle, se demandant s’il s’était rapproché pour la narguer et lui dire d’avancer plus vite, ou pour lui adresser une remarque qui l’énerverait tout autant. Mais à sa grande surprise, il lui tendit sa main, lui proposant de monter à cheval avec lui. Morgane l’observa quelques instants, étonnée, mais ne mit pas longtemps avant d’accepter cette proposition qu’il ne lui referait peut-être pas deux fois.

La distance si proche de laquelle elle se trouvait à présent face au seigneur de Meryl en fit frémir tous les membres de son corps. Le seul être qui l’avait toujours effrayée se tenait là, juste derrière elle, ce qui lui demandait un immense effort pour ne pas trembler à chacun de ses contacts, bien que le fait qu’il la tienne légèrement soit pourtant une marque de courtoisie qu’elle n’avait pas perdu de vue. Si elle le savait puissant et cruel, elle découvrait aujourd’hui qu’il n’était pas totalement dépourvu de manières… du moins si l’on peut dire pour un enlèvement… Mais cela ne changeait rien au fait que la jeune femme redoutait ce qu’il allait se passer une fois de l’autre côté de la forêt.

Le moment si appréhendé finit par arriver lorsqu’ils passèrent les portes du royaume de Geoffroy. Qu’allait-il lui arriver à présent ? Elle l’ignorait, mais se préparait au pire. Pendant tout le long du trajet elle s’est s’était faite à l’idée qu’elle serait probablement mise au fer et torturée, peut-être même tuée, ou qu’elle resterait emprisonnée entre les enceintes de ces murs pour le restant de ses jours. Mais ça ce n’était que l’option la plus positive… car ce que redoutait Morgane, c’était qu’on se serve de magie afin de lui faire commettre des actes qu’elle ne voudrait pas. Elle revoyait sans cesse dans sa tête les images du rêve où elle se voyait tuer Uther et détruire Camelot, et elle restait persuadée qu’une telle chose ne pouvait se produire que dans un royaume où la magie était autorisée… le royaume de Ceyrel… Mais l’heure n’était plus à penser à cela pour l’instant, car il était temps de descendre de cheval…

Geoffroy était descendu le premier, et une fois de plus, il lui tendit sa main afin de l’aider à descendre. Morgane aurait tellement voulu profiter de ce moment pour repartir au galop et sortir de l’enceinte du royaume… mais elle savait que c’était peine perdue d’avance, aussi, elle attrapa sa main. Elle remarqua alors le regard qu’il porta en direction de ses cuisses, et détourna le regard pendant un instant, essayant d’adopter un air indifférent pour ne pas montrer sa gêne et surtout sa peur ainsi que son inquiétude en rapport avec les évènements à venir. Mais de façon complètement inattendue, Geoffroy de Meryl se mit à lui présenter l’ensemble de son château et lui fit une description de l’ensemble des lieux. Morgane en fut déstabilisée, essayant de comprendre le but qui animait réellement le seigneur de Meryl. Étrangement, chaque fois qu’elle fixait son regard, elle ne pouvait s’empêcher de constater qu’il avait un air presque familier d’un regard similaire qu’elle connaissait, sans parvenir à définir lequel. Mais à chaque fois, elle tirait la conclusion qu’il s’agissait probablement de ses rêves qui paraissaient parfois tellement prenant qu’elle en gardait une trace. Au final, elle ne dit rien durant cette sorte de "visite" du château, attendant la fameuse chute de tout cela. Mais encore une fois il n’en fut rien…


- Voilà donc votre royaume, à partir de maintenant. Vous pouvez faire ce que vous voudrez de ces lieux. Inutile de préciser que toute tentative de fuite est impossible, vous êtes bien assez intelligente pour le savoir. J’espère que vous vous plairez chez moi.


La jeune femme observa le seigneur de Meryl, dos à la cour et face à l’entrée des portes principales.


- Pourquoi donc ne pas me libérer tout de suite au lieu de perdre votre temps ?... Je ne vous aiderai jamais à nuire à Arhur...

Ou du moins, la jeune femme allait devoir réfléchir à une solution pour quitter rapidement les lieux avant que cela n'arrive. Cela dit, avec les gardes de Geoffroy qui resteraient probablement tout autour d'elle jour et nuit pour ne pas risquer qu'elle s'échappe, cela allait s'avérer compliqué... Geoffroy venait de terminer de lui montrer l'ensemble du château, et tous deux arrivaient à présent dans la dernière salle qu'il lui lui ferait découvrir, où la vue au bout de la fenêtre donnait lieu sur la cour. Morgane ne put s'empêcher d'aller y jeter un rapide coup d’œil en se postant juste devant la fenêtre, lorsqu’une étrange sensation s’empara d’elle, et lui fit tourner le regard en direction d'un entrainement qui était en train de débuter, mais pas entre de simples chevaliers… Non, il s’agissait d’un entrainement bien plus féroce, entre deux magiciens du royaume. Leur déferlante de pouvoir pendant le combat était si impressionnante que la jeune femme en resta à la fois complètement figée et captivée. C’était la première fois qu’elle voyait la magie s’appliquer à l’œuvre dans un royaume pendant un entrainement, et le fait d’observer la puissance destructrice que peut avoir la magie la paralysait secrètement de terreur. Morgane ne pourrait rester bien longtemps dans le royaume de Ceyrel... il allait falloir qu’elle quitte ce royaume au plus vite, car cet endroit était trop dangereux pour ses pouvoirs, elle sentait déjà tous ses sens agiter son corps aux seules vibrations dégagées par la magie. Elle ne quitta pas le combat des yeux jusqu’à ce que ce dernier fut terminé. C’est alors que le sorcier vainqueur jeta un regard dans sa direction, l’observant sans un mot. Pourquoi la regardait-il comme ça ? La jeune femme détourna aussitôt le regard, prise d’un sentiment de totale insécurité. Est-ce qu’elle avait été la seule à ressentir cette étrange vibration en leur présence ? Elle espérait que oui. Personne ne devait jamais savoir ce qu’elle était vraiment… Au final, il aurait peut-être mieux valu que Geoffroy de Meryl l’enferme dans un cachot afin que son secret puisse demeurer en toute sécurité. Morgane se retourna alors, sursautant malgré elle en découvrant qu'elle se retrouvant juste nez à nez avec le seigneur de Meryl qui s'était posté derrière elle sans même qu'elle ne s'en aperçoive. S'était-il aperçu de la scène qu'elle venait de regarder ? Elle l'ignorait, mais cette proximité encore plus impressionnante avec le seigneur de Meryl mélangée à l'air apeuré qui pouvait se lire sur le visage de la jeune femme pendant un instant la mit soudain très mal à l'aise.

- Je... Je souhaiterais pouvoir me retirer dans les appartements que vous m'avez assignés...


La jeune femme ne sut comment se défaire autrement de cette situation, complètement déstabilisée par l'air que prenait à présent le seigneur de Meryl en l'observant. Peut-être avait-il déjà tout compris, peut-être pas. En tous les cas, il avait tout l'air de se poser des questions, ce qui n'était absolument pas bon sachant qu'elle avait posé le pied dans le royaume de Ceyrel depuis pas plus d'une heure. La jeune femme s'en voulut d'avoir montré cet air angoissé, mais à présent, il était trop tard pour revenir en arrière, peut-être qu'après tout sa réaction pourrait passer sur le fait qu'elle n'était pas habituée à voir ainsi s'exercer la magie étant donné que cette dernière était proscrite à Camelot. Mais le seigneur de Meryl quant à lui, qu’allait-il penser de tout cela ?...

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Geoffroy de Meryl

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MessageSujet: Re: Quand le piège se referme - suite [Morgane]   Lun 2 Avr - 6:52

- Pourquoi donc ne pas me libérer tout de suite au lieu de perdre votre temps ? Me répondit Dame Morgane. ... Je ne vous aiderai jamais à nuire à Arhur...

J'éclatai de rire à ces paroles. Que de tendresse et que de haine, et surtout que de détermination ! Ha ha, elle me faisait rire aux larmes, cette petite pupille totalement dévouée à son roi. Aveuglée par son amour, enfermée dans l'enceinte de ses valeurs et principes qu'elle jugeait bons, et qu'elle ne voulait pas changer, sans remarquer que c'était eux qui ne voulaient pas qu'elle change et ne la laissaient pas les remplacer par des autres. Même si c'était ma pupille, même si ses principes étaient tournés vers ma personne, j'en aurais honte et lui ferai savoir qu'il faut qu'elle prenne sa liberté. Non, cela m'était trop dur, je ne pourrai pas supporter que quelqu'un me reste ainsi attaché. Bien sûr, les traîtres n'étaient pas acceptés dans mon royaume et encore moins dans mon château, mais si quelqu'un m’idolâtrait comme le faisait cette Morgane... Non, c'était impossible, cela me serait intenable. C'était comme avec cette Béatrix... Elle aurait été prête à tout pour moi. Elle aurait obéi à chacun de mes ordres, sans rechigner. Maintenant, enfin, elle a trouvé un semblant d'équilibre - dans la mesure où cela était possible chez elle - et je garde une assez grande marge d'action sur elle, comme sur chacun de mon camp. Et cela me convient très bien. Mais si je devais faire office du centre de l'attention d'une personne fanatique et aveugle... Cela m'agacerait à un point que je n'ai même pas envie d'envisager.

Pourtant, je repris mon rire, comme une réaction un peu attardée en plus de la spontanée que j'avais eue. Non, décidément, cette Morgane me fairait rire longtemps encore, avec sa dévotion absolue à ce roi qu'elle admirait entièrement.Comment le faisait-il, mon ennemi mortel, pour se faire tellement de partisans ? Pour se faire autant idolâtrer ? Pour garder un tel calme à l'intérieur de ses terres ? Pour provoquer un tel effet de rassurance chez ses paysans ? Pour mettre à l'aise les habitants de la ville de Camelot ? Et en même temps, organiser des fêtes, et permettre les marchés, où dans mon cas, des émeutes se forment souvent ? Il faut que j'envoie mes espions et mes hommes de main pour semer le désordre dans son royaume, alors que à Gorres, il se crée automatiquement. C'en est presque désespérant, et mon rire franc et moqueur commence à tourner à l'amertume, donc je l'interromps. Morgane s'était postée devant la fenêtre, et regardait dans la cour. Je m'approchai et, contrôlant avec peine ma violente envie de la prendre dans mes bras et de la jeter sur le lit, je suivis son regard. Elle observait, fascinée, un combat entre deux de mes magiciens. Le genre de choses devant lesquels je restais indifférent de l'extérieur, mais qui me faisaient frissonner intérieurement. Je n'avais jamais rien compris à la magie, et je ne l'avais jamais appréciée. Je la tolérais et l'encourageais sur mon territoire non parce que je défendais les droits des magiciens, mais parce qu'ils représentaient un avantage de puissance face à Arthur qui les poursuit et les exécute. Mais en mon for intérieur, je ne souhaite que l'imiter. Pourtant, je ne détourne pas le regard, et reste debout derrière la jeune fille que je domine d'une tête. Je suis surpris par son sang froid, tout comme je l'étais lors de notre route commune à Ceyrel. Bien que ses yeux et certains de ses mouvements traduisent la peur la plus profonde, aussi bien sur le cheval que devant la fenêtre, alors que je suis derrière elle, elle ne bouge pas, comme si je lui étais égal. Alors que je sais bien que c'est moi qui l'inquiète le plus.

Une fois l'entraînement fini, Dame Morgane détourne le regard comme avec soulagement mais à nouveau, j'y retrouve cette peur panique, cette inquiétude extrème, cette tension etrange. Elle me jette un coup d'oeil, je m'étais écarté pour lui permettre de se retourner sans me heurter. Ce n'est pas moi qui lui fais peur, contrairement à ce que je croyais, à ce qu'elle avait montré jusqu'ici. Non, c'est comme si elle craignait la magie dont elle venait d'être émoin. Je jette un regard à l'extérieur, et vis un des magiciens, celui qui avait gagné le combat, regarder en notre direction. Il doit s'étonner de me voir, et de voir devant moi une femme si belle et si peu habillée. Cela me fait penser au fait que je devrai lui indiquer la garde-robe. Mais mes yeux sont attirés par l'expression bizarre qu'a ce magicien, et j'ai l'étrange impression qu'il m'échappe quelque chose. Pourquoi Morgane a-t-elle eu une réaction si panique et si défensive ? Pourquoi m'a-t-elle jeté un regard si inquiet de ma réaction à moi ? Pourquoi a-t-ele l'air si déstabilisée, alors que depuis le début elle s'ammuse à vouloir me convaincre de son sang-froid ? Est-ce le combat qui l'a mise dans cet état ? Ou l'expression du magicien ?


- Je... Je souhaiterais pouvoir me retirer dans les appartements que vous m'avez assignés...

Sa voix tremble malgré sa volonté de paraître sûre d'elle. Décidément, je ne comprends pas. Mais ne t'inquiète pas, je découvrirai, tôt ou tard. J'ai déjà tout prévu. Et ton attitude angoissée me facilitera sûrement les choses. Les jeunes femmes, lorsqu'elles ont peur, ont la très utile habitude de faire exactement ce que l'on attend d'elles, de se comporter de manière irréfléchie et spontanée, sans aucun contrôle. Et bien que Morgane ne soit pas une femme comme les autres, je ne doutais pas un instant que ses réflexes soient encore moins réfléchis que ceux d'autres femmes, puisqu'elle était moins habituée à éprouver de la réelle peur que le reste de la population féminine et puisqu'elle avait l'habitude de combattre, ce qui lui donnait un sentiment de supériorité auquel elle s'était habituée. Cependant, lorsque je prononçai ces paroles, je n'imaginais aucunement quel impact elles auraient sur le déroulement des choses :

- Passionnant, n'est-ce pas, d'observer les magiciens s'entraîner entre eux ? Il y a quelque chose de... de beau dans ce pouvoir, ne trouvez-vous pas ? Je vous emmenerai un jour dans l'arène, vous pourriez faire connaissance avec un magicien. J'en connais une qui vous pourrait vous plaîre... J'imagine que vous n'avez pas encore eu le loisir d'en fréquenter ?

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Morgane le Fay
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MessageSujet: Re: Quand le piège se referme - suite [Morgane]   Dim 20 Mai - 14:51

Morgane n’avait montré aucune réaction en remarquant le rire soudain de Geoffroy de Meryl. Se moquait-il d’elle ? C’était bien l’impression qu’il donnait. Pourtant, s’il avait seulement la moindre idées des véritables pensées de Morgane à cet instant, peut-être n’aurait-il même pas souri. En effet, le fait de la croire si attachée à Arthur aurait de quoi sembler étrange voire inquiétant, mais c’était précisément ce que recherchait Morgane, car elle avait beau être la seule dans tout le royaume à défier constamment Arthur, elle ne le faisait jamais en public afin d’éviter des instants comme celui-ci. Imaginez un peu si les rumeurs se mettaient à circuler en-dehors du royaume sur le fait que les personnes les plus proches d’Arthur ne l’approuvaient pas sur certaines décisions des plus importantes qu’il prenait, cela pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le royaume et lui faire perdre toute crédibilité en tant que roi. De plus… plus Geoffroy la penserait proche d’Arthur, moins il se douterait du secret qu’elle dissimulait à tous. Oui… Si Geoffroy connaissait les véritables pensées de Morgane vis-à-vis d’Arthur, il saurait qu’en réalité le roi de Camelot était peu à peu en train de devenir la personne dont la jeune femme se détachait le plus, malgré le lien au départ si fort qui les unissait.

Mais au final, même s’il en avait été autrement et que Morgane n’ait jamais été proche d’Arthur, ses paroles seraient pourtant restées les mêmes, pour la simple et bonne raison qu’elle ne les avaient pas prononcées dans le but de protéger Arthur, mais dans le but de protéger Camelot. Ayant grandi au cœur de ce royaume depuis presque toujours, la jeune femme y était très attachée ainsi qu’à ses habitants, bien que la découverte de ce qu’elle était réellement la forçait désormais à se cacher aux yeux de tous, à leur mentir, à ne pas réellement pouvoir être elle-même… Si Geoffroy de Meryl prenait un jour connaissance de tout ce qu’elle savait sur le royaume, elle savait qu’il tenterait aussitôt d’envahir ce dernier et qu’il le ferait tomber. Et sans même parler des défenses de Camelot qu’elle connaissait parfaitement, tous les passages secrets que Morgane avaient pu découvrir au sein de Camelot chaque fois qu’elle cherchait à s’enfuir discrètement du royaume pour un peu plus de liberté seraient déjà suffisants pour s’introduire directement au cœur du château. Rien que d’y penser, la jeune femme s’en mordait discrètement la lèvre inférieure. Non… Jamais elle ne parlerait... Et Geoffroy aurait beau rire jusqu’à en pleurer, cela lui était bien gal. Après tout, il ne pouvait pas en dire autant de la confiance et de la tranquillité qui régnaient au sein de son royaume, du moins c’est ce que la jeune femme était amenée à penser, et peut-être qu’il s’en rendit compte car il finit par stopper son rire sans ne plus dire un mot. C’est ainsi que pendant ce temps la Morgane s’était rapprochée de la fenêtre et avait observée la scène du combat entre les deux magiciens se dérouler juste sous ses yeux.

La magie pouvait être si… Imposante… Si captivante… Si dévastatrice… Morgane imaginait avec peine ce qu’elle serait capable de faire si jamais elle parvenait un jour à maitriser ses pouvoirs. Non… en fait elle ne préférait même pas y penser. Cette sorcellerie, elle devait s’en débarrasser, faute de quoi le rêve qu’elle avait fait pourrait peut-être bien un jour se réaliser. Elle… dévastant Camelot à l’aide de la magie qui l’aurait corrompue. Cette simple image suffit à la dégoûter d’elle-même. Cet endroit… il n’était pas bon pour elle. L’atmosphère étrange qui s’était dégagée de ce combat de magie avait suffi à éveiller tous les sens de Morgane. L’instinct et les pouvoirs contre lesquels elle se battait depuis qu’elle en avait connaissance étaient en train de se manifester au sein de tout son être, preuve que l’on ne peut pas lutter indéfiniment contre ce que l’on est réellement une fois que l’on se retrouve en sa présence. Et cette sensation étrange mélangée à la peur de la ressentir dans le domaine de Geoffroy de Meryl ne feraient pas bon ménage. Morgane devait s’en aller au plus vite. Mais elle avait à peine eu le temps de se retourner que la peur qui s’emparait d’elle progressivement malgré son ardeur pour le cacher avait finalement été perçue par le seigneur de Meryl. Morgane avait tenté de réagir au plus vite, lui demandant de pouvoir se retirer là où il avait décidé qu’elle dormirait. Mais c’était trop tard… Geoffroy s’était déjà aperçu que quelque chose avait changé au sein de son comportement. En le voyant se rapprocher davantage, la jeune femme voulut reculer, mais elle se trouvait déjà dos à la fenêtre et ne pourrait pas s’éloigner de lui davantage. C’est alors que le seigneur de Meryl s’adressa de nouveau à elle…


- Passionnant, n'est-ce pas, d'observer les magiciens s'entraîner entre eux ? Il y a quelque chose de... de beau dans ce pouvoir, ne trouvez-vous pas ? Je vous emmenerai un jour dans l'arène, vous pourriez faire connaissance avec un magicien. J'en connais une qui vous pourrait vous plaîre... J'imagine que vous n'avez pas encore eu le loisir d'en fréquenter ?

Impossible pour Morgane de dire à cet instant si Geoffroy de Meryl était parvenu à lire en elle ou non. Il avait déjà tout compris, il savait ce qu’elle était. Ce n’était pourtant pas le cas, mais c’était néanmoins ce qu’elle pensait. Elle était restée trop longtemps en compagnie du seigneur de Meryl, et elle fut tellement déstabilisée par ses dernières paroles qu’elle ne pensait plus qu’à une chose : quitter cette pièce au plus vite.

- Il n’y a rien de beau à cela… Je refuse de rencontrer vos magiciens… Laissez moi !


Tout se passa si vite à cet instant que c’est à s’en demander si Morgane avait un jour essayé de mettre en pratique tous les conseils que Béatrix lui avaient donné jusqu’à aujourd’hui pour ne plus laisser ses émotions dominer ses pouvoirs au lieu de sa raison. Mais à peine Geoffroy avait-il mentionné le fait de lui faire rencontrer d’autres magiciens que c’était déjà trop tard. Un frisson parcourut tout le corps de la jeune femme, qui releva les yeux vers le seigneur de Meryl. Contre toute attente, Geoffroy put soudain apercevoir durant une fraction de seconde les pupilles de Morgane se teinter d’une lueur dorée avant même que la jeune femme n’en ait pris conscience. Mais l’instant fut on ne peut plus bref, car la seconde d’après, la pensée de Morgane prit forme au moment où elle lui demanda de s’éloigner, car Geoffroy fut soudain expulsé contre le mur d’en face, ayant volé de plusieurs mètres tandis que la fenêtre tout près d’eux explosait en mille morceaux dans le même instant. Morgane recula également sur le moment, se protégeant le visage de ses mains afin de ne pas recevoir de morceaux de verres qui avaient déjà quelque peu écorchés ses jambes découvertes.

Prenant conscience de ce qu’elle venait de faire, la frayeur se mit bien rapidement à gagner la jeune femme en songeant qu’elle venait de faire usage de magie en la présence de la personne qu’elle redoutait le plus. Ses mains se mirent à trembler malgré elle, tandis qu’elle voyait Geoffroy se redresser lentement, probablement encore un peu sonné par le choc. C’était trop tard pour revenir en arrière désormais, elle avait eu recours ouvertement à la magie devant le seigneur de Meryl bien qu’elle n’avait jamais souhaité cela. A la recherche d’une solution désespérée, Morgane se dirigea le plus rapidement possible vers les portes de la salle. Elle n’eut qu’à les ouvrir pour y apercevoir deux soldats qui la gardaient, et qui remarquèrent aussitôt le seigneur de Meryl blessé juste derrière elle. Il était trop tard pour hésiter à présent, Morgane devait saisir sa dernière chance. C’est ainsi qu’elle s’attaqua aussitôt aux gardes et en frappa un dont elle se saisit aussitôt de l’épée. Plus le temps de réfléchir et de se rendre compte que c’était impossible, elle DEVAIT sortir d’ici.

S’acharnant à repousser un à un les soldats qui se dressaient face à elle, il ne fallut pas longtemps avant que d’autres gardes ne rejoignent les précédents, et Morgane se retrouva bien vite submergée par leur nombre. Bien que redoutable combattante, elle ne pouvait pas tous les repousser. Elle finit tout de même par atteindre la cour, mais finit aussitôt par être désarmée et sentit alors des mains venir s’emparer des siennes et les maintenir derrière son dos suffisamment fort pour lui arracher un cri de douleur et pour l’empêcher de bouger davantage. Ses jambes étaient également bloquées par celles du soldat qui la tenait et qui s’était positionné de façon à ce qu’elle ne puisse ni se débattre, ni l’attaquer à un autre endroit auquel il ne s’attendrait pas ou au contraire auquel il s’attendrait trop bien. Un autre le rejoint rapidement pour lui prêter main forte. Ils s’étaient finalement mis à deux pour la maintenir. Eh bien voilà… comment enchaîner gaffe sur gaffe en moins de dix minutes, Morgane est là pour vous apprendre le tout en dix leçons… La jeune femme finit par cesser de se débattre, et se mit à penser à la façon dont allait réagir Geoffroy de Meryl en la retrouvant. Mais inutile de réfléchir davantage à la question, car pendant qu’on la ramenait à l’intérieur du château, le seigneur de Meryl arriva au même moment. Aussitôt, les gardes s’inclinèrent légèrement devant lui et la forcèrent à faire de même, tandis que l’un d’eux releva la tête de la jeune femme juste après pour lui faire regarder le seigneur qui lui faisait face. Cela faisait deux fois qu’elle le blessait dans la même journée… Sans doute devait-il être furieux. Sans doute le lui ferait-elle payer… Mais le regard qu’il avait à cet instant à son égard était si énigmatique qu’à lui seul il suffisait à la désarmer, si bien que la jeune femme finit par se résigner et baissa les yeux, attendant de connaître les conséquences de ses actes...

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MessageSujet: Re: Quand le piège se referme - suite [Morgane]   Lun 21 Mai - 6:52

- Il n’y a rien de beau à cela… Je refuse de rencontrer vos magiciens… Laissez moi !

Je commençai à esquisser un sourire, moqueur à nouveau comme à mon habitude, mais celle-ci fut perturbée par un enchaînement d'actions les unes plus rapides et effrayantes que les autres. Alors que, l'instant d'avant, les yeux de Dame Morgane trahissaient encore la peur panique de ce qu'elle avait vu ainsi que de ma personne, je le sentais, ses iris tout à coup prirent une teinte dorée, luisante. Elle avait tremblé légèrement, comme si une araignée lui descendait le long du dos, puis avait levé lentement le menton vers moi et c'était alors que j'ai pu apercevoir dans ses yeux cette lueur presque jaune, tellement inconfortable à mes yeux et pourtant couleur d'or. Et sans ne rien comprendre, sans même pouvoir s'exclamer en guise de protestation contre ces faits perturbants, je fus éjecté vers l'arrière. Je volai un moment, mais ce moment fut très court. Un gros choc entre mes omoplates se diffusa à travers tout mon corps, j'avais foncé dans un mur. Et apparemment, l'endroit de collision était assez haut car je retombai aussitôt pour atterrir, déjà assez sonné, assis sur le sol. Une deuxième vague de douleur se propagea de mon coccyx vers le reste de mes membres et, si je ne hurlai pas car je m'en retenais, du moins restai-je immobile sur le sol, mes paupières se fermant sans que je ne le veuille, les muscles me lâchant et mon corps devenant mou. J'avais en plus de tout ça reçu des débris de verre un peu partout sur mon corps, mais c'était sur mon visage qu'elles se faisaient le plus sentir. Des gouttes de liquide chaud, ce liquide que je connaissais si bien déjà mais qui chaque fois me donnait la nausée, descendaient le long de mes tempes et sur mes joues. Je crois même que je saignais du nez tellement le choc avait été brutal. Durant toutes mes années d'expérience, je n'étais jamais tombé aussi bas. Je ne m'attendais pas le moins du monde à ça. Et je sentais que je ne réalisai pas encore l'ampleur des choses, mais je peinais déjà assez à me concentrer, donc je ne cherchai pas plus loin que ma douleur fulgurante.

A travers une brume que je ne remarquais pas vraiment, je distinguais vaguement des images et des bruits. La porte s'ouvrant, des éclats de voix, des croisements de fers, et des pas pressés. Je ne comprenais plus rien à ce qu'il se passait. Je ne savais même plus ce qui m'était arrivé précisément. Je savais seulement que j'étais assis par terre, contre le mur, que le haut de mon corps ne voulait rien d'autre que de se plier sur mes jambes et que j'avais terriblement mal partout. Pourtant, presque par réflexe, je tentais de me relever. Je n'aimais pas, depuis toujours, être à terre. Cela signifiait avoir perdu, être soumis, être dépendant. Cela signifiait ne plus avoir d'importance, de valeur, d'honneur. Je pliai avec peine un genou, puis l'autre, pendant que je me maintenais le plus droit possible avec mes mains. Puis, poussant contre le mur, je me relevai lentement. Personne ne m'était venu en aide, mais je ne voulais l'aide de personne de toute façon. Je n'étais pas une chaussette que l'on devait ramasser ou encore une marionnette que l'on devait tenir. J'avais pris cher, mais je m'en remettrai seul. Ma tête tourna, d'abord légèrement puis de plus en plus, si bien que je dus fermer complètement les yeux, et porter mes mains à mes tempes. Je me détournai presque un peu, m'appuyant toujours contre ce mur qui était à l'origine de mes souffrances mais qui maintenant me permettait de me tenir debout. Je ne savais si c'était à cause de cette migraine, mais j'avais l'impression que les bruits s'estompaient peu à peu. Alors, je commençai à rouvrir mes yeux, avec une lenteur qui me surprit presque. Mes mains toujours à mes tempes mais la douleur s'estompant peu à peu de mon cerveau, je décidai de me mettre à marcher. Je fis un pas, petit et incertain, puis un autre. C'est alors que je sentis l'étrange humidité de mon visage que je tenais dans mes mains. Je saignais. Je me rappelai l'avoir remarqué auparavant déjà. La douleur dans mon corps avait des hauts et des bas. Elle s'était développée à partir d'un simple choc que j'avais perçu comme lorsque je me cogne par inadvertance, avait ondulé à l'intérieur de moi même, réduisant puis augmentant le champs de vision que j'avais sur la réalité. Ainsi je me retrouvai avec des conclusions que j'avais déjà tirées avant mais qui avaient été balayées par la vague de douleur.

Bien qu'ayant perdu la notion du temps, j'avais conservé celle de l'espace et donc remarqué que la salle était vide. Ma prisonnière s'était enfuie. Sûrement une de ses tentatives naïves. Elle a dû être arrêtée par les gardes qui abondaient dans mon château, surtout depuis que j'avais donné les ordres relatifs à sa captivité. Mais c'est alors que je compris une choses des plus capitales, des plus décisives, mais que je n'avais pas établie avant. Si j'avais mal, c'était parce que j'avais mal atterri. Si j'étais mal atterri, c'était que j'avais volé. Mais comment m'étais-je retrouvé dans les airs ? Je remarquai que je ne m'étais même pas posé la question. Mais en remarquant l'absence de Morgane, je remarquai aussi la part de faute qu'elle avait à tout ce qu'il s'était passé. C'était elle qui m'avait propulsé dans les airs. Et non pas par de la force physique, mais pas une force impalpable, invisible, inexplicable, et surtout une force énorme. C'était de la magie. Je ne savais pas comment cela fonctionnait, et je crois même que cela fonctionnait différemment selon les personnes. Mais j'avais bien vu le changement de couleur de ses yeux, si soudain, si rapide. Comme un flash. Comme un éclair dans le ciel. Une étincelle de feu qui s'envole du foyer et craque dans l'air avant de s'éteindre. Ses yeux étaient devenus dorés, je l'avais bien vu. Et la seconde d'après, je m'envolais et la fenêtre se brisait en mille morceaux, raison pour laquelle je m'étais reçu des débris de verre un peu partout sur mon corps, et donc raison pour laquelle j'en avais aussi dans mon visage. Alors, je restai un temps immobile au milieu de l'appartement bleu, le visage figé. Je venais de comprendre. Morgane, magicienne. La pupille d'Arthur, celui qui hait les magiciens et les persécute, magicienne. Si je n'avais pas été en sa présence, j'en aurais ris. Je me serais moqué de mon rival arnaqué, tiré par le nez par la personne qui lui était sans doute la plus proche. Dame Morgane.

Je n'aimais pas la magie. Définitivement. Je n'y comprenais rien, je n'y connaissais rien, mais j'en avais déjà vu assez dans ma vie pour me faire une idée dessus. Je n'aimais pas la magie et je n'aimais pas les magiciens. On ne savait jamais à quoi s'attendre, avec eux. Ce n'était pas un jeu franc, en leur compagnie. Et, malgré ce qu'on pourrait croire, j'étais très franc joueur. Puisque de toute façon, je gagnerais, autant le faire de manière noble. Les magiciens, c'étaient des traîtres. Des traîtres et des lâches. Je le savais très bien et l'utilisais un peu, sachant toutefois qu'il ne faut pas trop jouer avec le feu. Je l'utilisais contre Arthur. Je doutais que beaucoup des magiciens qui vivaient sur mon royaume ne m'apprécient réellement. Non non, ils ne m'aiment pas vraiment, ce n'est pas par loyauté qu'ils sont dans mon camp, mais seulement parce qu'ils ont le choix entre ça et la mort assurée chez Arthur Pendragon. Ils le trahissent. J'étais sûr qu'ils auraient cent fois préféré se lier à Arthur, mais le trahissent, derrière son dos. Morgane aussi, à n'en point douter. Elle ne montre sa magie à personne, sans quoi j'aurais été au courant. J'étais peut-être même la première personne à laquelle elle s'attaquait ouvertement. Le regrettait-elle ? Le voyait-elle comme un faux-pas de sa part ? J'étais sûr que oui, qu'elle aurait voulu conserver ses pouvoirs sous cachette jusqu'à la fin de sa vie pour s'assurer de la bonne relation avec Arthur, qu'elle aimait malgré son défaut, à ses yeux capital, et qui lui vaudrait sûrement si pas sa vie du moins son pouvoir royal. Sur cette pensée réconfortante, je décidai de me reprendre en main. Malgré la douleur toujours atrocément présente partout en moi, je relevai la tête avec dignité, redressai mes épaules, et, le port droit, me dirigeai hors de l'appartement. J'essayais d'ignorer les signaux que m'envoyait chacun de mes membres afin de me prévenir que quelque chose n'était pas en ordre, qu'il avait besoin de repos, et de soins. Je vis les escaliers et en eus presque le tourni. Mais je n'y pris point garde et commençai à le descendre, prenant mon air le plus naturel possible. Je n'étais pas une personne lente, mais je n'étais pas pressé pour autant. Ainsi, ma démarche ne devrait surprendre personne. Chaque marche que je descendais m'infligeait un élancement dans mon dos, accompagné d'autres ressentis douloureux. Mais mon visage restait naturel, avec cet air que je portais d'habitude, ni tout à fait moqueur, ni tout à fait méprisant et hautain, ni tout à fait inexpressif.

Les escaliers esquissaient un tournant et donnaient sur un grand vestibule. C'était dans le tournant que je rencontrai le convoi de gardes qui montait, Dame Morgane coincée entre eux. Ils s'inclinèrent devant moi, comme à leur habitude, et la forcèrent à faire de même, avant de la relever devant moi. Je la regardai sans laisser voir que je l'inspectais. Mes yeux la voyaient dans sa globalité. Grande, mince, les jambes découvertes mais qui ne provoquaient plus en moi ce qu'ils avaient provoqué avant. Je la toisais, en fait, sans vraiment le fare remarquer. Mes pensées étaient dures alors que mon regard conservait sa relative, mais surtout habituelle douceur, empreinte de moquerie légère. Je vis l'expression de la jeune femme se modifier sous mes yeux. Elle était gênée. Les gardes aussi d'ailleurs. Ils ne savaient pas trop quoi faire, alors que leur souverain se retrouvait, le visage ensanglanté, devant eux. J'avais arrêté de saigner du nez, certes, mais je n'avais pas pris le temps de me soigner ni même de me regarder. Je devais avoir l'air effrayant, et surtout devais-je les rendre incertains. Mais je ne leur en voulais point, au contraire, j'en étais presque amusé. Si seulement je n'avais pas aussi mal. Alors que je les observais en silence et qu'eux me dévisageaient en retour, dans mon esprit germait une idée, une sollution. Si je voulais tirer quelque chose de Morgane, ce n'étais pas par mes propres forces que j'allais réussir. Il me fallait quelqu'un du même genre qu'elle. Un magicien. Et lorsque je disais magicien, je pensais à Gabriel Turner. Le jeune Turner, comme j'avais l'habitude de l'appeler dans mon esprit, et d'ailleurs pas seulement dans mon esprit. Gabriel Turner pour ce qui est de la magie, et Lug O'Brien, mon fidèle homme de main pour ce qui est des autres choses. Et pourquoi pas aussi Béatrix Ys, tant que j'y étais. Elle m'était attachée et je devais avouer qu'elle m'avait l'air de bien se débrouiller en magie, même si je n'y comprenais pas grand chose. Des années d'expérience, une maîtrise totale... Oui, j'allais demander à ces trois personnes de s'occuper de Morgane. Mais pour l'instant, il s'agissait pour moi de dire quelque chose. Je les avais déjà fait attendre assez longtemps.


- Eh bien, ma chère Morgane, il faut dire que vous m'avez bien surpris. Mais si vous voulez, oublions cet incident, je ne vous en veux point. Cela me fait de l'expérience. Je souris. En mon fort intérieur, je me retenais de pousser un grognement que ce sourire me tirait. Mais je n'en fis rien, et conservai cet air si naturel aux yeux des autres, malgré mon visage encore plein de débris de verre. Je ne vais donc pas vous présenter à ceux que vous ne voulez point connaître. Mais maintenant, si vous le voulez bien, rentrons dans votre appartement.

Avec peine, qu'à nouveau je cachai, je tendis la main et me tournai à trois quarts sur mes talons, direction le haut des escaliers. Je ne la quittai pas pour autant du regard et attendis qu'elle se détache du groupe de soldats qui l'avaient empêchée de s'échapper. Elle ne me ferait plus rien, j'en étais sûr. Elle ne voulait même pas me faire quoi que ce soit avant. Elle avait peur de moi, peur de ma réaction, et peur de ses pouvoirs, cela se voyait. Elle ne se maîtrisait pas du tout. J'avais fait exprès de ne rien dire de sa magie devant les gardes. Je ne voulais pas être méchant avec elle, je n'aimais pas être méchant avec les Dames. Nous laissâmes les gardes derrière nous. Elle montait plus aisément que moi, cela se voyait, mais ne me doublait point et gardait la tête baissée. Alors je lui dis :


- Soit, je ne vous obligerai pas à rencontrer mes magiciens. Mais vous consentirez bien à ce que d'autres que moi vous tiennent compagnie ; vous ne vouley tout de même pas que je passe ma journée avec vous.

A nouveau, un sourire. Je n'attendais pas vraiment de réponse, je n'avais pas besoin de son accord. C'était décidé sans elle, elle n'avait rien à dire là dedans. Mais il m'était tout de même plus agréable de la mettre au courant.
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Morgane le Fay
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MessageSujet: Re: Quand le piège se referme - suite [Morgane]   Mer 23 Mai - 18:59

Geoffroy de Meryl les avait finalement rejoint dans l’angle des escaliers. Dès qu’il était arrivé, Morgane n’avait pas osé le regarder en face, préférant ne pas voir l’état dans lequel il se trouvait désormais par sa faute. Mais les gardes l’avaient tout de même forcée à lever à la tête vers lui, à regarder droit dans les yeux le seigneur qu’elle venait de blesser et de plutôt bien amocher. Des coupures se faisaient apercevoir un peu partout sur son visage, notamment au niveau du nez dont elle se demandait même s’il n’était pas cassé bien que le sang avait cessé de couler. Quant au reste de son corps, non seulement il portait les traces des débris de la fenêtre qu’elle avait fait explosée peu de temps avant, mais il semblait également bien endoloris tant le seigneur de Meryl se tenait droit et complètement immobile pour tenter de le dissimuler. Dans un autre contexte que celui-ci, Morgane aurait été folle de joie de voir ainsi le grand seigneur de Meryl. Mais là, elle venait certes de le rendre dans cet état, au détriment du seul secret qu’elle aurait voulu garder intact éternellement, surtout en présence de Geoffroy de Meryl… Mais c’était trop tard… Désormais il savait ce qu’elle était, ce qu’elle lui cachait…

La jeune femme n’aimait pas du tout la façon avec laquelle il la regardait en cet instant. Son regard avait beau rester énigmatique et neutre d’une certaine façon, il n’avait cependant plus rien à voir avec tous ceux qu’ils lui avaient adressés depuis le début de cette journée. Le fait de savoir qu’elle était magicienne changeait donc tant de choses ? Était-il dégoûté de ce qu’elle était ? Cela semblait être une manie chez tous ceux qui l’entouraient dès qu’ils entendaient parler de magie… Cela la blessa au fond d’elle, bien qu’elle n’en montra rien. Pourquoi ? Parce que bizarrement, ses pensées se tournèrent vers une personne bien particulière en cet instant, sans qu’elle ne puisse dire pourquoi… un chevalier de Camelot en fait, pour qui elle vouait un attachement particulier. Mais elle se dit que le chevalier Andrew Demester réagirait probablement de la même façon si elle venait un jour à lui avouer qu’elle possédait en elle de la magie… peut-être même qu’il réagirait de façon encore plus brutale étant donné que les chevaliers de Camelot prêtaient tous main forte à Arthur pour éradiquer la magie. En cet instant, Morgane regretta de posséder ce que certains qualifient de dons, d’autres de malédiction… Elle aurait juste souhaité rester celle qu’elle avait toujours été avant la découverte de ses pouvoirs.

Pendant une longue minute, la jeune femme se demanda quelles conséquences tout cela allait à présent avoir par la suite. Si elle parvenait à s’en aller et que les rumeurs se répandaient sur ce qu’elle avait fait à Geoffroy de Meryl, c’était Arthur qui serait au courant de sa véritable nature. Et si le roi découvrait qu’elle était magicienne, Morgane savait que ses jours seraient comptés… qu’il la mettrait probablement à mort et qu’il la brûlerait vive sur le bûcher, malgré le fait qu’ils avaient toujours vécus ensemble. A cause d’un moment comme celui-ci, Morgane s’était peut-être condamnée définitivement auprès d’Arthur. Et de l’autre côté, elle ignorait ce dont Geoffroy de Meryl serait capable maintenant qu’il connaissait sa véritable identité. En cet instant, la jeune femme se sentit incroyablement seule et incomprise du fait de sa nature qu’elle-même ne comprenait pas. Mais elle fut rapidement tirée de ses pensées lorsque le seigneur de Meryl reprit la parole en s’adressant à elle.

- Eh bien, ma chère Morgane, il faut dire que vous m'avez bien surpris. Mais si vous voulez, oublions cet incident, je ne vous en veux point. Cela me fait de l'expérience. Je ne vais donc pas vous présenter à ceux que vous ne voulez point connaître. Mais maintenant, si vous le voulez bien, rentrons dans votre appartement.

Une fois de plus, la jeune femme fut complètement surprise de ce qu’elle entendit. Elle s’attendait à le voir soit complètement furieux de ce qu’elle lui avait fait, soit jubilant d’avoir enfin compris ce qu’elle lui cachait et d’être désormais en possession de son plus lourd secret. Il continuait néanmoins de faire comme si de rien n’était, ce qui, étrangement, ne soulageait pas tant que ça la jeune femme. Qu’avait-il donc derrière la tête ? Elle l’ignorait, mais le regard qu’elle adressa au seigneur de Meryl trahit malgré elle sa surprise à cet instant. Avait-elle peur ? Non… elle était terrifiée en réalité… Et pourtant, le seigneur de Meryl tendit sa main pour la conduire à ses appartements. La jeune femme se dégagea sèchement des soldats qui la tenaient bien qu’elle n’en avait pas réellement besoin puisqu’ils avaient déjà commencés à se retirer d’eux-mêmes. Elle ne prononça pas le moindre mot, la simple pensée de ce qu’il s’était passé juste avant ayant suffi à lui couper complètement la parole. Elle se résigna ainsi sans un mot, et commença à le suivre, évitant au maximum de croiser son regard.

Tandis qu’ils montaient tous deux les escaliers, Morgane parvenait à sentir que le seigneur de Meryl était en difficulté. Son corps devait sans doute souffrir à chacune des marches qu’il montait, et pourtant il continuait de tout faire pour ne pas le montrer, ce qui ne l’étonnait guère après tout. Morgane quant à elle ne prononçait toujours pas le moindre mot, lorsque Geoffroy s’adressa de nouveau à elle.


- Soit, je ne vous obligerai pas à rencontrer mes magiciens. Mais vous consentirez bien à ce que d'autres que moi vous tiennent compagnie ; vous ne voulez tout de même pas que je passe ma journée avec vous.

En effet… c’était même une certitude. Et pourtant, il concédait à ce qu’elle ne rencontre pas de magiciens. Était-ce là une forme de gentillesse de sa part ? Non… elle ne pouvait le croire, cela cachait probablement autre chose, mais quoi donc ? Elle l’ignorait pour l’instant. Quant à savoir quelles allaient être ces autres personnes qui allaient à présent lui tenir compagnie, Morgane s’en moquait bien. Après tout, il ne s’agirait pas de Geoffroy, ni de magiciens, alors la jeune femme se laissa amener à penser qu’il s’agirait probablement de gardes qui demeureraient silencieux et immobiles devant la porte de ses appartements afin de veiller simplement à ce qu’elle ne s’échappe pas d’ici. Et en attendant de savoir ce que Geoffroy mijotait, la jeune femme tenta de récupérer un minimum son assurance et sa dignité au-travers d’un ton aussi neutre et dégagé qu’avait adopté le seigneur de Meryl en sa présence, afin de ne pas le quitter d’une façon qui le laisserait croire qu’elle serait désormais aussi docile qu’une image sous prétexte qu’il connaissait son secret.

- N’ayez crainte… Je parviendrai à me remettre du manque occasionné par l’absence de votre si charmante compagnie…

Bien que l’humour se voulait présent, le ton était sec. Morgane n’oubliait pas qu’elle restait la captive du seigneur de Meryl, et maintenant qu’elle savait qu’elle n’aurait probablement plus la moindre chance de s’échapper, elle ne se priverait pas de lui faire vivre un véritable enfer en sa compagnie. Tant qu’elle ne sera pas libre, la jeune femme continuera d’essayer de s’enfuir, préférant être libre en y arrivant ou bien mourir en essayant. Elle ne savait que trop bien ce que les seigneurs avaient l’habitude de faire à leurs prisonniers en fonction de ce qu’ils étaient et des rangs qu’ils possédaient. Les chefs des villages qui remportaient les terres de leurs ennemis par la force s’appropriaient les femmes de leurs rivaux et les violaient. Les seigneurs quant à eux en faisaient leur maitresse dans le meilleur des cas. Si Arthur luttait contre ces pratiques, elle ignorait de ce qu’il en était sur les terres du seigneur de Meryl. Et la jeune femme n’attendrait pas de le savoir. C’est ainsi qu’elle s’avança vers les portes de ses appartements, ignorant tout de ce que le seigneur de Meryl avait en réalité prévu…

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