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 Visite imprévue [Pv: Andrew]

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Georgie De Rome
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MessageSujet: Visite imprévue [Pv: Andrew]   Jeu 26 Jan - 11:00

On était en pleine semaine, jeudi plus précisément et Géorgie trainait, rêvassait chez elle toute seule. Normalement elle aurait dû être avec son professeur de combat, Andrew. Cela faisait maintenant quelques jours qu’elle ne l’avait pas vu car il déclinait toujours leurs entrainements… Elle ne savait pas pourquoi d’ailleurs, peut-être à cause de son dernier combat où il s’était blessé ? Non, elle ne savait pas…

En dernière ressource, la brunette décida de partir en forêt. Galoper quelques heures en compagnie de son étalon noir, à observer le gracieux paysage ensoleillé. Quoi de plus beau ? Elle sortit alors de chez elle, se dirigea vers son écurie et alla habiller son cheval, commençant par ajuster le mord et finissant par le seller. Elle avait aussi veillé à bien nettoyer les sabots de ce dernier.

Avant de ne former plus qu’un avec Limite, le nom de son fameux étalon, la cavalière le regarda dans les yeux et caressa l’étoile présente sur l’encolure de son cheval, passant quelques fois sa main dans sa crinière si gracieuse. Après cette instant, elle déposa d’abord son premier pied dans l’étrier gauche, finissant assit sur le dos de son fidèle partenaire. Elle entama alors sa course vers la forêt.

Arrivé à la lisière du territoire boisé, Géorgie et son étalon ralentirent et passèrent au pas, zigzaguant entre les arbres, laissant entendre les bruits de sabots dans le silence ténébreux laissé par les animaux. Elle finit par s’arrêter et descendre de son cheval et alla s’assoir entre les racines d’un chêne afin de pouvoir réfléchir un peu mieux, laissant Limite brouter l’herbes fraiches aisément.

En repensant à son professeur, l’adolescente ne savait que faire. Aller le voir chez lui à la prairie ou le laisser seul ? Elle réfléchit un petit moment, le soleil était déjà bien haut dans le ciel, alors elle décida d’aller lui rendre visite avant qu’il ne soit trop tard. Elle se leva, ébouriffa ses vêtements, prit place sur la selle et donna trois petit coups de talon sur le flanc de son compagnon.

En quelques minutes seulement elle était arrivée devant le domicile d’Andrew, à l’écurie. Elle s’arrêta, posant pied au sol et attacha Limite à un arbre, laissant une longue bride les séparer pour avoir de la liberté. Géorgie s’avança vers la porte et frappa doucement, attendant un signe de vie pour ne pas déranger.

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Andrew Demester
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MessageSujet: Re: Visite imprévue [Pv: Andrew]   Mer 1 Fév - 16:59

Il aurait pu être sur un fauteuil en daim, devant une cheminé crépitante, un verre de vin à la main, et sous les soins d’un enchanteur qui lui prodiguerait toutes les plantes nécessaires à sa guérison. Il aurait pu vivre dans sa demeure de chevalier. Il aurait pu passer son temps entre ses entrainements et les distractions de la vie mais au lieu de ça, il était assis sur un lit en paille, et regardait d’un air dégouter sa blessure à la hache qui bientôt serait refermé. Sur une table en bois, tout près de lui, se trouvait la solution de plantes qui devait refermer ses plaies. Un mélange vert/marron de choses qu’il ne connaissait pas et qu’il s’appliquait maladroitement, comme tous les matins sur sa hanche. Bientôt il n’aurait plus à la faire, il le savait mais la plaie n’était pas belle à voir. Il savait après son total rétablissement, il aurait sur son corps une cicatrice de plus qui ne s’effacerait jamais. Terrence se leva et se dirigea vers la salle d’eau ou il prit, dans le bassin qui s’y trouvais un peu d’eau. C’était le seul moyen pour rendre les plantes plus molle et ainsi, les enfoncés dans la blessure.

Elisabeth entra dans la salle d’eau à ce moment-là. La servante regarda le chevalier d’un air écœuré et pourtant, elle commençait à avoir l’habitude. Très vite elle détourna son regard, sachant pertinemment que Terrence n’aimait pas être dévisagé. Ce n’était pas parce qu’il haïssait qu’on lui rappelle qu’il n’était pas immortel, mais surtout parce qu’on aggravait toujours son cas. Ce n’était rien. Il souffrait, un peu, mais d’autre avaient perdu des membres, ou même la vie. Son cas était loin d’être grave et plus on le regardait d’un air de pitié et plus l’envie de retourner combattre se faisait persistante. Cependant, les conflits actuels s’intensifiaient de plus en plus et Terrence savait que dans un avenir proche, une guerre éclaterait. Une guerre si terrifiante qu’il lui faudrait toute sa force pour l’affronter. Partir combattre maintenant dans ses combats sans importance pourrait avoir de lourdes conséquences. Et Terrence ignorait jusqu’où il serait impliqué. Le Royaume de Camelot et l’Empire qui c’était au Nord, celui de son père, était confiné dans un conflit qui duraient depuis des centaines d’année. Les rois actuels ne tiendraient plus très longtemps leurs positions. Trop de guerres, de violences, de pertes s’ajoutaient à la liste. Comment savoir le temps qu’ils restaient aux deux territoires ?

Terrence récupéra le tissu blanc qu’Elisabeth lui avait déposé après son départ pour l’enrouler autour de ses hanches. Le soleil était haut dans le ciel et à l’heure qu’il était, il aurait dû être dans la cours du château, en train d’éduquer une de ses élèves au maniement de l’épée. Ce n’était pas sage d’annulé à la suite toutes les séances d’entrainements mais il avait ses raisons. Bien sûr, il y avait l’énergie qu’il ne voulait pas utiliser en vain, alors que ses forces n’étaient pas entières. Mais aussi.. Il craignait pour elle. Elle était jeune, inexpérimenté, même si sa force intérieur était pleine de désir et de volonté ça ne suffisait pas lorsqu’un ennemi était face à soit pour la première fois et que derrière soit, on entendait les cris de douleur et de mort de ses amis. Georgie.. Elle devait lui en vouloir. Mais que pouvait-il faire de plus pour elle ? Qui plus est, il savait qu’un jour, elle viendrait pour le tuer.

C’était le lot de tous les traitres. Il éduquait des chevaliers qu’il savait qu’un jour, se rebellerait contre lui. Et pourtant, il ne pouvait pas s’empêcher de s’attacher à eux. Sur tout ceux qu’il avait formé, la moitié avait péri se croyant indestructible. Géorgie était la dernière dont il avait eu la charge et la première guerre qu’elle aurait à mener serait pour bientôt. Quel était la solution ? L’entrainer, la formé, la rendre plus forte pour ensuite la perdre ou alors réduire ses chances d’aller au combat pour la sauvegarder ? C’était injuste. Pour elle, pour Terrence, mais avait-il le choix ? Terrence avait les yeux rivés sur la plaine, sur ses chevaux, son cheval. Une jument du nom d’Andromaque qu’il avait vu naitre, grandir, blessé, malade, heureuse et surtout, qui depuis son enfance vivait loin des autres chevaux de la plaine. Seule. Elle l’était constamment et ne cherchait pas de lien, comme si s’attacher ne pouvait que la faire souffrir. Terrence se sentait identique à elle et la jument le ressentait. Un lien c’était créer entre eux et depuis quelques temps, il ne s’occupait plus que d’elle. Encore un faux pas. Son devoir était de s’occuper principalement des chevaux du roi. Un travail qu’il laissait à ses domestiques à l’insu d’Arthur.

Terrence enfila une souple tunique et récupéra au passage son épée avant de sortir sur la terrasse de sa demeure. La petite maison dans laquelle vivait Terrence était très banal, basique et non attribué à son rang. Il en avait une autre, sur le Royaume de Arthur. Sa demeure officielle, ou plutôt sa chambre au château comme tout bon chevalier. Une petite chambre pas bien grande, enfermé entre quatre murs. Elle était luxueuse, du moins bien plus qu’ici. Mais dans cette vieille bâtisse, il avait de l’espace et surtout, il ne se sentait pas observé du matin au soir. Une terrasse un peu délabré en pierre faisait office de pièce principale lorsqu’il faisait aussi chaud comme c’était le cas aujourd’hui. Des pains aux raisins étaient posés sur la table en pierre avec une carafe d’eau fraiche. Terrence savait que son domestique, Elisabeth mettait beaucoup d’entrain et d’effort à satisfaire les besoins de Terrence et jamais il ne l’avait remercié. La prochaine fois, il penserait à lui dire merci de tout ce qu’elle entreprenait pour lui. Le chevalier prit une bouché pour ne pas monter le ventre vide sur son cheval.

Andromaque mangeait de l’herbe, perdu dans son univers puis, les oreilles aux aguets, elle stoppa son activité lorsqu’elle aperçut son maitre arrivé près d’elle. La jument avança calmement vers lui, le reconnaissant comme étant la seule personne à pouvoir l’approcher. Andromaque était très fugace, solitaire et impétueuse. Elle ne se laissait dominer par personne et obéissait seulement à ses propres volontés. Cependant, pour Terrence, elle pouvait faire exception en échange des soins et de l’attention qu’il lui prodiguait. Le chevalier lui caressa la crinière, puis lui tapota le flanc. Un regard dirigé vers son écuyer et ce dernier arriva avec les instruments nécessaire au bien être de l’animal. D’abord un coup de brosses, puis le cure pied, pour enfin brosser la crinière d’Andromaque.


-Maître, votre élève est arrivé. Dois-je la faire venir ?

Terrence tourna son visage vers sa domestique. Georgie ? le chevalier posa ses instruments au sol et se dirigea vers la jeune femme aux yeux baisser pour ne pas s’opposer aux siens.

-Oui. Dis-lui de me rejoindre ici, et sert lui à boire.

La jeune femme s’inclina pour enfin disparaitre dans la maison qu’il occupait. Que pouvait-elle venir faire ici ? Terrence se dirigea vers la réserve d’eau ou il se lava les mains pour y enlever la terre. Puis, lorsqu’il retourna vers la terrasse il vu au pas de la porte la jeune femme en armure.

-Géorgie ! Quel plaisir de te voir. Que me vaut ta visite ?

Terrence montra un siège à la jeune femme pour qu’elle s’y installe. Le chevalier prit la carafe d’eau et se servit un grand verre du liquide froid. Doucement, il poussa la panière de pain aux raisins vers la demoiselle si jamais elle avait faim. La boisson et la nourriture était plus les plus grand traitres de l’espèce humaine : il jouait sur les besoins primaires pour oublier les tracas secondaire. Et Terrence avait bien besoin de calmer les troubles de la jeune femme, après tout, la seule raison de sa présence était de lui reprocher son absence, il en était certain.

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Georgie De Rome
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MessageSujet: Re: Visite imprévue [Pv: Andrew]   Mar 7 Fév - 13:01

Après avoir frappé à la porte et jeter un petit coup d’œil à son étalon, Géorgie n’attendit que quelques minutes avant qu’une jeune dame vint lui ouvrir. A première vue, ça devait être la servante de Mister Demester. Cette dernière lui fit patienter le temps d'aller l'anoncer à son maitre puis revins et fit un pas en arrière pour inviter la brune à entrer :
-Mon maitre va vous recevoir. Veillez entrer je vous prie.

La chevalier n’avait pas du tout l’habitude qu’on lui parle comme ça… Mais fit comme on lui demanda et entra dans la petite demeure et suivit la dame jusqu'à la terrasse où se trouvait son entraineur. Elle se rendit compte qu’en fin de compte, elle ne le connaissait pas vraiment…

Enfaite une de ses question aussi était pourquoi il n’habitait pas au château ? Pour la même raison qu’elle ? Et sa servante, il devait quand même avoir les moyens pour qu’il ait une personne comme cela chez lui. Non c’est vrai elle ne savait rien de lui…

Alors que l’adolescente était perdu dans ses pensées et réflexions, Andrew la ramena sur terre en s’exclamant :
-Géorgie ! Quel plaisir de te voir. Que me vaut ta visite ?

Elle répondit par un petit sourire et il l’invita ensuite à s’assoir. Elle lui répondit d’un faible « Bonsoir », en s’installant devant Andrew. Il se servit un grand verre d’eau, quant à Géorgie, elle, se fit servir par la dame. « Merci », fut le seul mot qui sut sortir de la bouche de la brune. Après, tout deux prirent une petite gorgée suivit d’un petit geste de la main de la part de son professeur pour lui rapprocher le panier de pains aux raisins.

La jeune fille, ne voulant être impolie et ne pas avoir le ventre creux en cette fin d’après-midi, en pris un et croqua délicieusement dedans avant de le déposer sur la serviette devant elle. Après de quoi, Géorgie voulut prendre la parole, mais ne savait pas quoi/comment dire… Elle se doutait qu’Andrew savait pourquoi elle était là (il ne faut pas être devin ou avoir la faculté d’avoir des visions comme elle pour le deviner !), mais ne voulut pas paraitre indiscrète.
-Enfaite, je suis venue pour te demander quelque chose…

Maintenant qu’elle avait commencé, hors de question d’arrêter en pleine lancée… Mais que dire ? Comment lui dire ?? Elle bégaya quelques mots discrets avant de continuer :
-Je pourrais te paraitre indiscrète, mais j’aurais juste bien voulut savoir pourquoi tu annulais toujours nos entrainements… Et en plus j’avais envie de te voir…

Géorgie se sentit un peu rougir, mais à vrai dire, c’était toujours le cas lorsqu’elle parlait avec un garçon. Elle baissa les yeux, intimidée… La gorge un peu pâteuse et pris une nouvelle gorgée d’eau afin de se rafraîchir et essayé de dérougir.

En baissant son petit minet, une de ses longues mèches brunes et crolées vint se faufiler devant ses petits yeux colorés. Sa fine main blanche s’éleva et ses doigts passèrent entre chaques files de soies perturbant sa vue afin de les installer derrière son oreille gauche.

Elle osa après les relever et les plongea sans y faire attention dans ceux d’Andrew. C’était la première fois qu’elle les regardait vraiment, il était d’un ton chocolat noir ténébreux et profond. C’était assez différent des siens, un peu le contraire enfaite a part que ses yeux était plus profond que tous. Nombreux était les personnes aimant les regarder, mais ils étaient aussi nombreux à les haïr… Personne n’a jamais su les décrypter, ou lire à travers…

Frustrant pour la plupart, mais pratique pour celle qui les possède. Enfin, c’est vrai aussi que ça dépend des fois… Elle les aimait, ses yeux. Mais revenons au vif du sujet. Géorgie était toujours plongé dans ses yeux quand-t-elle eut une vision. Elle voyait son entraineur, en train de préparer son cheval pour partir. Alors elle lui demanda :
-Je ne t’ai pas dérangé au moins ?

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Andrew Demester
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MessageSujet: Re: Visite imprévue [Pv: Andrew]   Mar 27 Mar - 21:03

Un grand ciel bleu, une plaine verte, un peu de vent et
surtout, la liberté. Voilà ce dont rêvait Terrence. Rien n’existait de plus
beau que la liberté. Il n’avait pas une vie difficile. D’un côté il était
prince, de l’autre un chevalier admiré... C’est certain que beaucoup rêvaient
d’avoir un peu de sa vie comparé à la leur et c’était bien pour cette raison
que Terrence ne se plaignait jamais. Mais à vrai dire, il se persuadait
lui-même que si sa vie semblait merveilleuse, ce n’était vraiment que parce qu’il souriait pour ne pas faire
peur aux nouvelles recrues. Mais pourquoi donc des adolescents, à peine sortie
de l’enfance se lançait à corps perdu dans l’école militaire pour faire leurs
classes ? Terrence ne comprendrait jamais le besoin humain de faire la
guerre. Et quand il voyait la jeune
femme face à lui, si pleine de vie, si pleine d’avenir venir le voir pour
réclamer la mort, il ne savait se décider si il était définitivement trop
ambitieux pour vouloir changer le monde ou alors si c’était elle qui était
indiscutablement naïve. Peut-être les deux.



Assis sur son voltaire, Terrence dégustait avec délice le
grand verre d’eau. Pouvoir boire un met aussi savoureux était un des rares
privilèges qu’il s’offrait. Les sources
voisines étaient loin d’être bonne. C’était d’ailleurs une des principales
raison de l’alcoolisme. Le vin de bas étage était bien moins cher que de la
bonne eau. Terrence étant peu dépensier, malgré l’image que certain pouvait
avoir de sa demeure, est de ce fait, s’offrait quelques extravagances tel que
cette eau, qu’il faisait venir par bateau d’aquitaine. Il payait ce délice
excessivement cher. De façon physique et
morale. Physique, parce qu’il versait au moins un tiers de sa solde dans cette
exigence et moral, parce qu’il savait que la seule raison pour laquelle il
pouvait en profiter, c’était parce qu’il avait versé du sang.



Tout ce qu’il possédait était d’une façon ou d’une autre
relié à un meurtre. C’était ainsi. Une vie basée sur la violence et la luxure.
Terrence se souvenait du jour ou on lui avait confié qu’il se verrait en charge
d’une jeune femme ayant appris les bases de combat mais qui n’avait pas encore
assez de compétence pour les combats à venir. C’était une chose courante. Des
chevaliers avaient souvent quelqu’un à qui enseigner leur art du combat. Mais
jouer les maitres d’armes n’était pas vraiment de ses aptitudes. En voyant se
présenter à lui pour la première fois Géorgie il comprit très vite qu’elle
avait beaucoup de motivation mais aussi beaucoup de lacune. Terrence n’était
pas certain qu’elle sache vraiment ce qui l’attendait.



Au début il était présent. Il lui montrait des technique de
combat, lui expliquait les bases de la stratégie, celles utilisées par les
grands tacticiens de l’époque mais très vite, il sentait en elle monté le désir
de combattre et peu à peu, ce qui l’amusait devint compliqué. Terrence voulait
en faire un grand chevalier mais sans qu’elle combatte, ce qui était,
totalement paradoxale. Devant lui, elle se tortillait un peu, comme mal à l’aise
de la situation. Avait-elle bien fait de venir ? Et maintenant,
qu’allait-elle lui dire ? Terrence imaginait en lui tout ce qu’elle
pouvait penser le sourire aux lèvres. Il lui donnait l’air d’être totalement en
confiance mais il n’en était rien. Plus le moment fatidique approchait et plus
ses réponses toutes faites s’éclipsaient de sa mémoire.



-Enfaite,
je suis venue pour te demander quelque chose…



Terrence ne la quittait pas des yeux attendant sagement la
suite de sa phrase, alors qu’en réalité, il devinait avec une presque
exactitude ce qu’elle s’apprêtait à lui dire.



-Je
pourrais te paraitre indiscrète, mais j’aurais juste bien voulut savoir
pourquoi tu annulais toujours nos entrainements… Et en plus j’avais envie de te
voir... Je ne t'ai pas dérangé au moins?



Plusieurs fois, Terrence ouvris la bouche près à lui
répondre dans la seconde mais rien ne sortit jamais de sa bouche. Il avait beau
être maitre dans l’art du mensonge, il se sentait coupable. Il ne pouvait pas
lui mentir. Si Géorgie était un état d’esprit elle serait sans doute la
douceur. Comment vouloir blesser une jeune femme comme elle ? C’était bien
pour cette raison qu’il se sentait dans l’obligation de lui mentir mais si
jamais elle comprenait qu’il n’en était rien, elle serait blessée. Dans tous
les cas il était perdant et ce n’était pas vraiment, ce qui le réjouissait le
plus.



-Vraiment ?


Géorgie était véritablement mignonne. De toute les façons
possibles. Il aimait beaucoup la compagnie de la jeune femme. Sa façon de voir
la vie était pleine d’enthousiasme. Elle poursuivait ses buts et s’appliquait à
ses tâches sans jamais se relâcher.



-Géorgie, pourquoi a
tu voulu devenir Chevalier ?



Terrence prenait un air grave, extrêmement sérieux. C’était
une des questions qu’il s’était toujours posé. Géorgie, en plus d’être patiente
était également très secrète. Terrence voyait bien que ce qui agissait sur sa volonté
était un fait passé et n’ayant jamais remarqué la jeune femme auprès d’un
membre de sa famille il se doutait que c’était en rapport. Peut-être un de ses
parents dans l’armée ? Un devoir familial ? Mais même pour l’honneur,
elle ne méritait pas de perdre sa vie sur un champ de bataille.



-Aime tu réellement ce que tu fais ? Ne préfères-tu pas
galoper et vivre une vie tranquille, loin de la guerre et des combats ?



Terrence posa son verre d’eau sur la table. Dans cette eau
il voyait des cadavres par millier qui avait péris sur sa lame. Non, ce n’était
pas une vie.



-L’époque dans laquelle nous vivons est en train de changer.
Je sens de grand combats à venir ou malheureusement
beaucoup mourrons.



Le chevalier posa alors sa main sur sa hanche encore
endolorie. Lui non plus n’était pas passé très loin de la mort. Il ne s’estimait
pas être un des meilleurs chevaliers, loin de là mais il avait participé à de
nombreuses guerres. Les années qu’il avait passé sur les champs de batailles à
apprendre l’art du combat, était aujourd’hui diminué de moitié pour que les
jeunes recrues soit plus performante lors de leur premier assaut. Ils avaient
beaucoup de chance, elle avait beaucoup de chance. A l’époque, beaucoup mourraient très vite.
Ceux qui terminaient leurs classes étaient les meilleurs de leur promotion. C’était
mourir ou survivre. Peut-être était-ce mieux ainsi. Au moins, les formateurs ne
souffraient pas de la perte humaine. Et si Géorgie mourrait au combat ? Terrence
s’en voudrait toute sa vie.



-J’aimerais seulement, ma jeune élève, que tu n’en fasses
pas partie.



Terrence releva le visage, profondément triste mais afficha
sur ses lèvres, un faible sourire de nostalgie. Combien périraient dans les
guerres prochaines ? Terrence ferma les yeux quelques secondes en sentant
venir vers lui le parfum des premières fleurs sauvages. Il espérait tant que
Nolan ne soit pas mort.

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