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 Le passé nous rattrape toujours [Severan]

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Gabriel Turner
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MessageSujet: Le passé nous rattrape toujours [Severan]   Dim 8 Jan - 1:48

En cette matinée régnait un beau soleil, ce qui se faisait de plus en plus rare les jours d’hiver. Certains diraient qu’il fallait profiter de ces belles journées, mais Gabriel détestait le soleil, d’autant plus lorsqu’il devait exécuter une mission dans le camp ennemi. Avouez que la lumière n’était pas le meilleur moyen pour se faire discret... Dans les jardins du château d’Arthur était organisée une foire au bétail. Chevaux, vaches, chèvres, moutons (Maurice *sors*), bref, beaucoup d’animaux allaient être vendus. Quel était donc le rapport avec sa mission ? Non, Gabriel n’allait pas tuer le bétail (abat les moutons !!) ou faire un massacre, même si Geoffroy aurait très bien pu lui donner cette mission. Le roi lui avait simplement demandé de voler quelques chevaux, ceux qui lui sembleraient les meilleurs sur un champ de bataille. Pas de problème pour ça, c’est comme si c’était fait. Mais avant de passer tout de suite à l’action, autant profiter un peu de cette petite foire, après tout ce ne serait pas tous les jours que Gabriel pourrait se fondre dans la masse au sein même du château d’Arthur. Enfin, avant tout ça, il fallait d’abord s’infiltrer dans l’autre camp...

Sa technique pour s’infiltrer le château ? Incarner un rôle. Il aurait bien opté pour le simple paysan totalement ivre, mais il n’avait pas envie de tout vomir sur les chevaux lorsqu’il s’enfuirait sur leur dos. Non, aujourd’hui il ne ferait pas le dépravé, aujourd’hui il incarnerait un homme qui a de la valeur, un homme puissant, car c’est ce qu’il était après tout. Mais pas trop puissant tout de même, il ne voulait pas qu’on découvre rapidement qu’il avait usurpé l’identité de quelqu’un. Au cœur de la forêt de Brocéliande, Gabriel aperçut une calèche. Il y avait deux chevaux et un seul homme les dirigeait. Seulement des rideaux cachaient le visage de la personne que la calèche transportait. Tant pis, Gabriel tenterait quand même le coup. Au moment où la calèche arriva près de lui, le magicien sortit de sa cachette puis pénétra à l’intérieur sans même que l’homme qui tirait les chevaux ne se rende compte de quoi que ce soit. Gabriel se retrouva nez à nez avec un homme, plutôt bien vêtu en passant. Parfait. Avant que celui-ci n’ait le temps de sortir son épée, le magicien l’avait déjà endormi. Il lâcha alors un soupir et se retourna... pour trouver cette fois-ci en face de lui, une jeune femme, totalement pétrifiée qui le fixait. Oups...


- Bien le bonjour madame.

Gabriel plaqua alors sa main contre sa bouche avant qu’elle ne pousse un hurlement, puis il se demanda si s’introduire dans le château avec celle-ci serait une bonne ou une mauvaise idée. Finalement il opta pour un voyage solitaire et l’assomma (du calme Béa ^^) l’instant d’après. Gabriel enfila finalement les vêtements de l’homme inconscient puis prononça une formule magique, de quoi les endormir au moins une bonne heure. La calèche ralentit alors, il était presque arrivé à destination. Gabriel ordonna donc à l’homme de les arrêter, puis s’empara de l’épée du transporté pour la planter dans le cœur du transporteur une fois descendu de la calèche. Il essuya ensuite l’épée pleine de sang sur les vêtements du mort avant de la ranger dans son fourreau. Gabriel marcha quelques minutes avant de s’arrêter. Les portes de Camelot se trouvaient juste devant lui. Avait-il peur ? Etrangement non, il ne ressentait pas la moindre once de peur. Et pourtant aujourd’hui, ce n’était plus le visage caché qu’il allait faire apparition dans le camp ennemi. Il devrait donc redoubler de vigilance. Mais qu’importe, il aimait le danger. De toute façon il ne mourrait pas aujourd’hui, il avait encore bien trop de choses à accomplir pour que sa vie se termine à cause d’une mission qui avait mal tourné. Gabriel s’avança, et dépassa enfin les grandes murailles du château. C’est alors qu’un chevalier l’observa, ou regardait plutôt les vêtements qu’il portait avant de le stopper. Le magicien se demanda un instant s’il ferait mieux de le tuer sur le champ et de quitter rapidement les lieux ou s’il devait attendre, voir comment les choses allaient se dérouler. Finalement, l’homme lui adressa un sourire avant de prendre la parole.

- Sir Léon n’est-ce pas ? Dit-il en regardant les logos qu’il y avait sur ses vêtements. Il est bien rare que vous vous présentiez sans votre femme à vos côtés.

- C’est exact mon ami, mais ma femme se sentait mal et insistait pour que je lui ramène un cheval. Ce que je vais d’ailleurs m’empresser de faire pour ne pas l’abandonner trop longtemps.

- Souhaitons-lui un bon rétablissement alors. Bonne journée Sir Léon.


Sir Léon... Pas tellement son style mais il s’en contenterait pour la journée. Gabriel poursuivit son chemin, en espérant sincèrement que personne d’autre ne viendrait le côtoyer, et pas parce qu’il redoutait de se faire surprendre, plutôt parce qu’il détestait ces formalités, ces formules de politesses, et tous ces hypocrites. Le magicien suivit le mouvement de la population et ne tarda pas à se retrouver au cœur de cette fameuse foire au bétail. En effet, il y avait des animaux de toutes sortes, et surtout énormément de chevaux. Un certain sourire se dessina sur les lèvres du magicien et il se lança enfin dans sa mission. Repérer des bons chevaux était la première étape. Mais le regard de Gabriel sembla bien plus attirer par les jeunes femmes qui circulaient autour de lui que par toutes ces bêtes. Il tenta même une approche avec une jolie brune (je t’aime Béa !) en lui offrant une rose rouge qui triomphait sur l’un des animaux quelques instants plus tôt. Mais sa tentative tomba bien vite à l’eau lorsque son petit ami se présenta. Dommage... Gabriel poursuivit donc sa route, à la recherche de quelque chose d’un peu plus intéressant, lorsqu’un type le heurta et fit tomber le poignard qui allait lui servir pour couper les lacets retenant les animaux. Gabriel ramassa son poignard mais ne le rangea pas tout de suite, il lança d’abord un mauvais regard à l’homme avant de prendre la parole.

- Vous feriez mieux de faire attention où vous marchez, il pourrait très vite se trouver sur votre chemin quelques pièges mortels.

Et voilà, une petite menace de lancée, histoire de ne pas changer. L’homme en face de lui ne disait rien, se contentait seulement de le fixer. On aurait dit qu’il avait vu un revenant... Quoi, il ne faisait pas peur à ce point la tout de même. Si ? Non, ce n’était pas ça. Ce type la avait l’air de le reconnaître. Avait-il découvert qu’il avait volé l’identité d’un autre chevalier ? Non, ce n’était pas ça non plus… Alors quoi ? Gabriel n’avait pas l’air de reconnaître l’homme qui se trouvait en face de lui, et pourtant, par le passé, il avait assassiné sa famille entière. Le problème, c’est que normalement, il n’aurait du y avoir aucun survivant à ce massacre...

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Severan Vaughan
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MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours [Severan]   Lun 16 Jan - 22:45

Le soleil n’est pas même levé, et pourtant, une activité fébrile s’est déjà emparée du château. La vieille forteresse raisonne des cris des valets qui se hèlent, mêlés aux piaillements stridents de la volaille et aux hennissements des chevaux. Mais quel est donc la raison du réveil si matinal de Camelot ? Eh bien ce jour, est un jour spécial, celui du grand marché qui se tient habituellement dans les jardins du château du roi. Rien de bien exceptionnel, certes, mais quand le monde n’est plus que guerre, sang et combat, la moindre distraction est la bienvenue, pour le plus humble des valets comme pour le chevalier le plus renommé.

Mais alors que tout le monde, en ces lieux, se réjouit ; il y a bien un chevalier, où plutôt ancien chevalier, qui ne semble guère être gagnée par cette joyeuse ambiance. On peut même dire que Severan Vaughan, parce qu’il s’agit bien évidemment de lui, reste royalement indifférent à toute cette agitation, comme c’est généralement le cas pour toutes les réjouissances qui font le bonheur du commun des mortels. Alors que le château entier se prépare pour l’événement, Severan, lui, n’a pas même quitté sa chambre. Ni même son lit, à vrai dire.

Allongé sur le dur matelas, les yeux fermés, le chevalier perçoit toute cette activité, au dehors. Inutile de préciser qu’il n’a pas la moindre envie d’y participer. Et pourtant il aurait adoré ça autrefois. Revêtir son armure la plus rutilante et aller parader devant toute la cour. Mais beaucoup de choses ont changé depuis cette heureuse époque, et ce qui, en ce temps, aurait fait son bonheur lui semblent à présent futile et dénué de sens. A quoi bon sortir rencontrer ses gens qui le haïssent, pour la plupart, et colportent potins et rumeurs sur son compte dès qu’il a le dos tourné ? Il était tout aussi bien seul dans sa chambre, et nul doute qu’il ne manquerait à personne.

Sans plus longtemps s’interroger sur la question, le chevalier se retourne dans son lit, résolu à se rendormir, même si fermer les yeux signifie pour lui refaire à nouveaux ce même rêve qui lui revient inlassablement. Et alors qu’il s’apprête à sombrer à nouveau… Il le sent. Un souffle chaud et régulier tout contre sa nuque. Il en reste d’abord pétrifié. Puis se retourne brusquement. Pour se retrouver face à elle.

- Meredith…

Les longues mèches de cheveux blonds de sa femme sont légèrement emmêlées, comme elles l‘étaient toujours dans les souvenirs intacts de Severan… Comme si elle venait réellement de passer la nuit à ses côtés. Ce qui est impossible. Résolument et absolument impossible.

- Bonjour Severan. As-tu bien dormi ?

Et cette voix qui résonne au creux de l’oreille du chevalier…. Une voix que Severan pensait s’être tue à jamais. Sa voix. Sa voix qui lui vrille les tympans, le crâne et lui retourne les entrailles. L’ancien chevalier se lève d’un bon, reculant prestement le plus loin possible de cette improbable apparition.

- Non… Non ! Ce n’est pas possible ! C’est ce maudit breuvage qui me joue encore des tours… Tu ne peux pas…

Dire que le chevalier n’a jamais cru auparavant entrevoir la défunte au détour d’un couloir sombre serait mentir. C’est déjà arrivé nombre de fois, à dire vrai, et c’est de plus en plus fréquent. Mais jamais aussi longtemps, jamais aussi près, jamais de paroles. Jamais une aussi parfaite impression de réalité…

- Être ici ? Et pourtant je le suis. Viens donc le vérifier par toi-même.

Et sa main si pâle et fine se tend doucement vers le chevalier, attendant qu’il la prenne entre les siennes.

Severan sent son parfum délicat embaumer la pièce, si fidèle à ce qu’il était dans ses souvenirs. Il inspire une grande goulée d’air. Mais n’avance pas. Il sait qu’il ne pourra supporter de sentir sa main ne rencontrer que le vide. Comme s’il la perdait une seconde fois.

Devant l’attitude froide et distante du chevalier, Meredith affiche une moue attristée.

- Tu n’es donc pas heureux de me voir, Severan ? J’aurais espéré t’avoir manqué… Mais l’accueil glacial que tu me réserves tend à me prouver le contraire.

Et chacune de ses paroles atteint durement le cœur déjà blessé du chevalier. Evidemment qu’elle lui a manqué. Il ne s’est pas écoulé un seul jour sans que les pensées mélancoliques de Severan ne se tournent vers sa défunte épouse, et ce, depuis sa mort. Mais c’est bien là qu’est tout le problème. Elle est morte. Et aux dernières nouvelles, les morts le demeurent à jamais. Elle ne peut pas être ici, avec lui, dans cette pièce. Son désir le plus cher… Mais surtout un fantasme irréel.

Severan amorce un pas dans sa direction, hésite, s’arrête et enfouit son visage dans ses mains. Tout cela n’a rigoureusement aucun sens. Serait-il donc en train de devenir complètement fou ? C’est l’explication la plus plausible. Beaucoup plus rationnelle que d’imaginer que sa défunte femme soit revenue à la vie du jour au lendemain. Mais quitte à basculer lentement dans la folie, alors pourquoi le chevalier ne s’y plongerait-il pas entièrement ? Il n’a plus rien à perdre, tout à gagner.

L’ancien chevalier regagne lentement le lit, s’y assoit, et d’une main rendue hésitante par l’émotion, tente d’attraper le poignet fin de Meredith. Et il y parvient. Dans l’étreinte de ses doigts, il peut sentir la douce chaleur de la main de sa femme et un long frisson lui parcourt l’échine alors que les longs ongles de Meredith effleurent délicatement le creux de sa paume.

Jamais l’esprit si terre à terre du chevalier n’a été mis à aussi rude épreuve. Tout cela ne peut être qu’irréel, incroyable, impossible et impensable. Et pourtant il l’a sent, cette main dans la sienne.

- Mais comment peux-tu… être ici ? Pourquoi…

Le chevalier sent la tête de Meredith se poser sur son épaule, ses cheveux blonds viennent lui chatouiller le cou et sa main apaisante lui caresse doucement le torse.

- Le comment et le pourquoi importe peu. Tu avais besoin de moi, et je suis là, maintenant. Pour toi.

Un petit sourire mutin vient étirer les lèvres pâles de Meredith.

- A toi de voir si tu préfères en profiter, ou continuer à discourir longuement sur le pourquoi de la chose…

Du bout du doigt, le chevalier effleure les lèvres de sa femme, suivant les courbes de cette moue si caractéristique. Et pour la première fois depuis bien des années, un sourire sincère nait sur les lèvres du chevalier, juste avant qu’elles ne rencontrent celles, douces et charnues, de Meredith.

Un rayon du soleil naissant vient éclairer la surface du large miroir qui orne l’un des murs. Miroir dans lequel on peut apercevoir le pâle reflet de Severan. Seul.

***

Une main tâtonne, explorant méthodiquement l’autre côté du lit. Mais elle ne rencontre que le vide et le froid, comme si personne n’y avait dormi depuis un bon moment déjà. Et pourtant… Pour la seconde fois de la journée, Severan se redresse brusquement. Il n’y a personne à ses côtés, pas plus qu’ailleurs dans cette chambre, bien trop petite pour qu’on puisse s’y cacher. Le chevalier est seul.

Mais non, c’est impossible. Le chevalier l’a vue, aussi clairement qu’il voit maintenant cette chambre désespérément vide. Il a senti son odeur, il a touché sa peau… Se peut-il donc que tous cela n’ait été qu’une illusion ? Une manifestation de son désir le plus cher venue combler ce manque cruel et lancinant qui le torturait de jours en jours ? Non. Elle avait été là, Severan en était certain. Elle était bien trop réelle pour que ces sens aient pu le tromper à ce point, quelques soit les drogues qu’il a dû ingurgiter pour pouvoir lutter contre cette maudite magie. Et si elle était là, il y a peine quelques minutes… Alors elle est sans doute encore dans les parages, quelque part.

A peine le chevalier en arrive-t-il à cette conclusion qu’il est déjà équipé et prêt à sortir. Le soleil est bel et bien levé à présent et la fête bat son plein à l’extérieur, si bien que le château lui-même est quasiment désert. Et pourtant… Severan croit entrapercevoir un éclair de cheveux blonds dorés disparaître au détour d’un couloir. Fébrile, le chevalier se précipite dans cette direction, sans attendre plus de détails sur l’identité de la personne en question. Personne qu’il attrape fermement par l’épaule, pour la forcer à se retourner… Et se retrouver face à une parfaite inconnue, à l’air franchement effrayée de se faire ainsi attraper.

- Mais qu’est-ce qui vous prends, Monseigneur ? Est-ce donc là une façon de traîter une dame ?

Loin de s’excuser, Severan ressert encore un peu sa prise.

- Ma femme… Elle est ici, quelque part ! J’ai cru que… Vous l’avez vue ?

L’inconnue parait aussi inquiète qu’outrée. Et à voir son regard, elle semble douter sincèrement de la santé mentale de son interlocuteur.

- Mais vous n’avez pas de femme, Monseigneur. Vous divaguez…

Le chevalier secoue furieusement la tête.

- Pas de femme ? Mais elle était là ! Dans ce château ! Je l’ai vue, je l’ai sentie ! Son odeur… Ses cheveux…

Et cette fois, plus aucun doute ne subsiste pour la jeune femme. Regard dans le vague et égaré, discours incohérent, Severan Vaughan semble avoir légèrement perdu l’esprit. Comprenant que son interlocutrice ne lui serait d’aucune utilité dans sa quête désespérée, le chevalier tourne les talons, sans même s’excuser pour son comportement pour le moins grossier. Ses habituelles manières courtoises semblent s’être volatilisées. Il traverse la cour du château, jetant des regards furtifs autours de lui.

Arrivé dans les jardins, la foire bat son plein et l’agitation est au rendez-vous. De tout côté circulent hommes, femmes et enfants et plusieurs fois le chevalier croit apercevoir celle qu’il cherche avec tant de ferveur, pour se rendre contre ensuite que son esprit troublé l’a trompé une fois de plus. Légèrement hagard, le chevalier va s’assoir dans un coin, scrutant la foule d’un regard morne et vide. Et c’est alors qu’il le voit. Lui. Et pendant un instant il pense qu’il se trompe à nouveau. Mais il n’en est rien. Ce visage, il le reconnaitrait entre milles. Il faut dire qu’il est relativement difficile d’oublier le visage de l’homme qui a assassiné toute votre famille…

Sans même réfléchir ni prendre le temps d’élaborer la moindre stratégie, Severan se précipite à sa rencontre. Gabriel, lui, ne semble même pas l’avoir remarqué. Ou même pas reconnu. La liste de ses victimes doit être suffisamment longue pour qu’il ait le luxe de pouvoir oublier le visage de ceux dont il a ruiné l’existence.

Severan s’avance dans sa direction d’un pas résolu, le heurtant de plein fouet, et faisant tomber au passage le poignard que l’assassin a à la main. Poignard que Gabriel ramasse d’ailleurs très prestement, non sans darder un regard mauvais sur le chevalier qui lui fait face.

- Vous feriez mieux de faire attention où vous marchez, il pourrait très vite se trouver sur votre chemin quelques pièges mortels.

Des menaces. Cet ignoble assassin a l’indécence d’ignorer son identité, et de le menacer, en plus de ça. Incapable de réprimer sa colère, le chevalier dégaine son épée.

- Des pièges ? Seuls les lâches y ont recourt. Mais la lâcheté est une chose que tu connais bien, n’est-ce pas ? Assassin !

Quoi de plus lâche, en effet, que de s’attaquer à une femme et des enfants innocents ?

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Gabriel Turner
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MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours [Severan]   Ven 20 Jan - 22:50

(C’est décidé, à partir de maintenant mes postes seront écrits à la première personne.)

J’observais l’homme en face de moi. Blond, plutôt costaud, plus âgé que moi, mais ce que je remarquais en premier était cette mine triste, totalement maussade. Je me fichais de l’humeur que cette personne pouvait bien avoir, ses problèmes n’étaient pas les miens, du moins c’était que je croyais. Moi qui pensais que le blond m’avait heurté sans le vouloir, j’avais tort... Il avait foncé sur moi et à présent il me défiait et me provoquait. Grosse erreur mon ami, je ne ferais qu’une bouchée de toi.

- Des pièges ? Seuls les lâches y ont recourt. Mais la lâcheté est une chose que tu connais bien, n’est-ce pas ? Assassin !

Ses actions suivirent ses paroles et le chevalier dégaina son épée, prêt à me la planter n’importe où dans le corps. Je me demandais si quelqu’un allait intervenir, si un autre chevalier aurait la convoitise de jeter ce fou au cachot pour m’avoir provoqué, mais non, j’oubliais presque qu’ici je me trouvais dans le camp ennemi, et mieux valait pour moi que personne n’intervienne. Pour l’instant je ne bougeais pas, je me contentais seulement de l’observer. De toute façon cet homme ne m’attaquerait pas si je n’étais pas armé, il ne m’insulterait pas de lâche s’il décidait d’agir de la sorte, à moins qu’il veuille me ressembler mais je ne pense pas que ce soit le cas, bien au contraire. J’essaie vraiment de me souvenir de lui, en vin. Je ne me souviens plus du tout de cet homme, mais il doit surement être l’une de mes victimes pour agir ainsi.

- Lâcheté ? Bien, parlons-en chevalier. Tu m’accuses de lâcheté alors que ton propre roi tue des innocents sous prétexte qu’ils utilisent la magie. Moi je fais régner la justice.

Beaucoup de gens nous observaient, je n’aurais peut-être pas du insulter leur roi publiquement en fin de compte, mais ça me démangeait tellement... J’aime humilier les rois, mais j’aime surtout voir leur tête lorsque je le fais, c’est si amusant. Enfin bref, un chevalier s’était finalement décidé à intervenir, il n’aurait pu tomber mieux celui la. Je l’observais s’approcher de nous, puis lorsqu’il fut à mes côtés, un vase venu d’on ne sait où s’abattit sur le crane du chevalier pour l’assommer. Bien entendu il s’agissait là de magie, mais qui donc ce serait aperçut que j’en étais à l’origine, surement personne. Au moment ou le chevalier tombait au sol, je m’emparais de son épée et la pointais tout droit vers le blond.

- Vous voulez réellement un duel ici ? Ce n’est pas très réfléchi pour un chevalier de vouloir se battre en un tel lieu, avec tant d’innocents autour de nous. Mais si vous insistez... Ce sera à vous de payer auprès du roi pour le nombre de morts ou de blessés qu’il y aura.

Mes mots ne semblèrent pas le raisonner. Tant mieux, un combat serait sans doute bien plus distrayant qu’un simple vole de bétail. Ici j’étais dans le camp ennemi, ce qui signifiait que j’avais carte blanche pour tuer, une très bonne chose soit dit en passant. Nos armes se heurtèrent encore et encore, pour l’instant je ne voulais pas le blesser, seulement l’observer. Trouver la faille. Cependant, ce qui m’intriguait le plus chez cet homme n’était pas tellement sa manière de se battre, mais l’expression qu’il affichait en me regardant. Je me souvenais de lui...

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Je me trouvais dehors, en présence d’un autre homme avec qui je faisais affaire, il devait surement s’agir d’organiser un meurtre ou un vole... Quoi qu’il en soit, cet homme la me proposait une somme plutôt désirable que je ne pus refuser. L’argent, j’aimais assez ça, mais j’en avais surtout besoin pour mettre à exécution certains de mes plans, ou bien pour quelques cuites au bar... Bref, ce jour la, un blond avait eu le dédain de me bousculer, et même pire que ça, de me défier. Il croyait être supérieur à moi, il pensait pouvoir me provoquer sans en subir de conséquences. Il avait tort. Personne ne m’humilie, encore moins un chevalier. Si je me souviens bien, il se nomme Severan Vaughan. Oui c’est bien ça.

Je ne passai pas bien longtemps à réfléchir quant à sa sentence. J’allais le tuer, lui et toute sa famille, j’improviserais sur le moment la manière dont j’allais m’y prendre. Cette nuit la, je lui rendis donc une visite, ce qui ne sembla pas vraiment lui faire plaisir. En même temps, qui aurait envie de voir un assassin pénétrer dans sa maison alors qu’il y a votre femme et vos enfants... Je me souviens l’avoir blessé à un endroit plutôt stratégique de manière à ce qu’il ne puisse pas se relever, mais qu’il ne tombe pas non plus dans l’inconscience. Je voulais qu’il observe le massacre que j’allais commettre ce soir. Je voulais qu’il les entende crier, pleurer, supplier, et qu’il les voit mourir un par un. Je voulais aussi qu’il ne rate pas le sourire que j’affichais chaque fois que je prenais une vie. Oh oui il me haïssait, mais il devait surtout se haïr lui-même pour m’avoir provoqué. Des litres de sang étaient répandus dans la maison des Vaughan. Un véritable carnage, mais je n’en avais pas terminé. Certes j’aurais pu le laisser vivre avec la mort de toute sa famille sur la conscience, mais je m’étais fait bien trop d’ennemis pour me permettre d’en laisser un en vie lorsque j’avais l’occasion d’en finir. Je me rapprochais donc lentement de lui puis m’accroupis devant l’être impuissant qu’il était.


- J’espère que tu as apprécie le spectacle, mais toute bonne chose à une fin. Je t’aurais bien dit de revenir demain, malheureusement je ne peux faire revenir les morts à la vie... Sinon tu peux être sur que je l’aurais fait pour les tuer à nouveau sous tes yeux.

Je sortis alors une dague, que je rapprochais du visage de Severan. Je l’avais déjà bien amoché, mais je ne voulais pas le tuer tout de suite, j’avais envie de m’amuser encore un peu. C’est alors qu’une idée me vint à l’esprit. Quelque chose que Severan allait détester. Je m’éloignais de lui, cherchant des verres en bon état dans les tiroirs, puis versa ensuite le sang de sa femme dans les deux verres que j’avais pris. Je revenais finalement vers le chevalier et lui tendis le verre, qu’il refusa bien évidemment. Je haussais donc les épaules et bus quelques gorgées dans l’un des verres.

- Mh, exquis. Tu devrais goûter, le sang de ta femme est vraiment délicieux et raffiné. Oh c’est vrai que tu n’es plus vraiment en état de bouger, j’ai la tête en l’air parfois, laisse moi t’aider.

Je rapprochais le verre des lèvres de Severan et le força à en boire la totalité. Il en recracha une partie, et toussa un peu. Moi qui pensais que le chevalier apprécierait le sang de sa femme, je m’étais trompé. Je repris finalement ma dague et la lui planta au niveau du nombril avant de la remonter lentement le long de son corps. Je retirais ensuite l’arme et me relevais, observant mon chef d’œuvre. Oui, c’était plutôt réussi, il agoniserait dans d’atroces douleurs jusqu’à ce que son corps n’ait plus assez de sang pour le faire vivre. J’affichais alors un sourire sadique avant de lui tourner le dos et de quitter les lieux pour ne jamais y revenir. J’étais persuadé que ce soir la, j’en avais terminé une bonnes fois pour toute avec la famille Vaughan.

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- Ça y est, je me souviens de qui tu es... Severan Vaughan.

Nos épées avaient cessés de se heurter. Severan me jetait un regard noir et je pouvais lire clairement à travers ce regard qu’il souhaitait se venger. Quant à moi ? J’éclatais en fou rire. Ce qui ne sembla d’ailleurs pas lui plaire du tout. Mais je n’y pouvais rien, la scène dans laquelle je me retrouvais était assez amusante. Je parvins à me calmer au bout de quelques secondes et repris mon sérieux.

- Alors comme ça tu es encore en vie, heureux de l’apprendre. Je me demande tout de même qui t’a sauvé ? Quoi qu’il en soit, je tiens à t’avouer que je suis surpris. J’ignorais qu’un homme parviendrait à vivre avec la mort de toute sa famille sur la conscience. Après tout, leur mort, c’est à toi seul qu’ils la doivent.

La vengeance, quelque chose que je connais bien. En le regardant, je comprenais parfaitement qu’il ne désirerait pas quitter ce monde sachant que l’assassin de sa famille est encore en vie. J’étais plutôt bien placé pour le comprendre à vrai dire, moi-même je ne voulais pas mourir avant d’avoir ôté la vie d’Uther et Arthur Pendragon. Si Severan pensait être en position de force, moi je ne me sentais pas du tout en danger.

- Tu aurais mieux fait de poursuivre ta route et de m’ignorer. Ton arrogance et ton entêtement ont failli te coûter la vie une fois. Tu y as peut-être survécu par le passé mais ne penses pas que la chance sera toujours de ton côté. La prochaine fois je t’arracherais le cœur pour être sur qu’il ne batte plus.

Provoquer sur le terrain ennemi. Voilà qui me ressemblait bien. Je déteste lorsque quelqu’un se sent supérieur à moi, et même si ma présence en ce lieu n’est pas désirée et que j’aurais sans doute mieux fait de rester discret, je ne regrettais pas un seul instant de l’avoir provoqué. Je n’avais pas peur, ni d’être dans le camp d’Arthur, ni de me trouvais face à un ancien ennemi et même si je devais me trouver face à une vingtaine de chevalier, je resterais toujours aussi calme. Je savais ce que je devais faire mais aussi comment m’en sortir. A l’heure qu’il est, je n’avais qu’une seule envie : pousser à bout Severan Vaughan.

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Severan Vaughan
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MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours [Severan]   Mar 24 Jan - 0:00

- Lâcheté ? Bien, parlons-en chevalier. Tu m’accuses de lâcheté alors que ton propre roi tue des innocents sous prétexte qu’ils utilisent la magie. Moi je fais régner la justice.

Cette dernière affirmation, c’était bien plus que Severan ne pouvait en supporter. Pas après avoir vu mourir toute sa famille des mains de cet assassin.

- Tu fais régner la justice ? C’est donc ainsi que les monstres dans ton genre justifient leurs actes pitoyables ? C’est plutôt mon roi qui la fait régner, la justice, en exterminant tous ses serviteurs de Satan. Et si les magiciens sont tous aussi « innocents » que tu l’es, alors personne ne peut l’en blâmer. Il les condamne, et c’est par mon épée qu’ils meurent. Tu n’échapperas pas à la règle...

Le chevalier avait parlé très fort et distinctement, afin d’être certain qu’aucun des passants alentours ne puisse manquer ses paroles. Et que tous comprennent à qui ils avaient affaire… Un de ces magiciens maudits, qu’on brûlait régulièrement en place publique. Et cette découverte du faire son chemin dans l’esprit des spectateurs, car l’un des chevaliers, de ceux que Severan n’aurait jamais pensé un jour voir prendre sa défense, vint s’interposer entre les deux belligérants. Mais avant même qu’il n’ait pu esquisser un geste pour sortir sa lame de son fourreau, un vase surgit de nulle part s’abattit sur son crâne, le laissant assommé. Et si les spectateurs ne pouvaient bien comprendre ce qui venait de se passer, Severan, lui, savait de quoi il retournait. Cette magie maudite ! Mais Gabriel pointait à présent une longue épée dans sa direction.

- Vous voulez réellement un duel ici ? Ce n’est pas très réfléchi pour un chevalier de vouloir se battre en un tel lieu, avec tant d’innocents autour de nous. Mais si vous insistez... Ce sera à vous de payer auprès du roi pour le nombre de morts ou de blessés qu’il y aura.

Si Severan voulait un duel ? Un peu qu’il le voulait. Il ne désirait même que ça depuis des années. Prendre sa revanche et venger ceux qu’il avait perdus.

- Quelle perspicacité… Oui, c’est bien un duel que je veux, alors prépare-toi à mourir, vermine.

Et les lames se heurtent, encore et encore, sans qu’aucun des deux hommes ne prennent l’avantage. Severan sait que ce sera sans doute sa seule et unique chance de se venger, il ne doit pas la gâcher. Il ne doit pas non plus se lancer aveuglément dans la bataille. Il doit vaincre, par la force ou par la ruse. Mais soudain, le regard si concentré de son adversaire parait se faire légèrement lointain. Comme s’il se remémorait un souvenir. Un souvenir absolument excellent, à en croire l’expression de son visage… Il se souvient. Et Severan aussi se souviens. Il se souviens de chaque détail de cette soirée qui a bouleversée à jamais sa vie si calme et paisible… Aussi profondément plongés dans leurs souvenirs l’un que l’autre, les deux hommes ont cessé le combat.

- Ça y est, je me souviens de qui tu es... Severan Vaughan.

A nouveau, tous deux se dévisagent, et il faut quelques secondes à Severan pour comprendre que les spasmes qui agitent les épaules de Gabriel sont en fait les prémices d’un fou rire absolument incontrôlable. Un rire qui rire qui résonne dans la tête du chevalier encore bien après qu’il se soit tût. Comment cet assassin osait-il se moquer de qu’il a fait à sa famille ? De tout ce qu’il lui avait fait subir ? Si Gabriel n’avait pas repris la parole à cet instant, Severan se serait sans doute rué sur lui pour… Pour quoi ? Lui arracher les yeux était sans doute ce qu’il avait en tête à ce moment-là. Ou quoi que ce soit d’autre qui implique de grandes, très grandes, souffrances…

- Alors comme ça tu es encore en vie, heureux de l’apprendre. Je me demande tout de même qui t’a sauvé ? Quoi qu’il en soit, je tiens à t’avouer que je suis surpris. J’ignorais qu’un homme parviendrait à vivre avec la mort de toute sa famille sur la conscience. Après tout, leur mort, c’est à toi seul qu’ils la doivent.

Severan n’en croyait pas ses oreilles. Et pourtant, Gabriel était bien là, devant lui, à l’accuser d’avoir causé la mort de tous ceux auquel il avait jamais tenu…

- A moi ? Et qu’ai-je donc fait pour cela ? Une vague provocation sans la moindre importance… Je ne crois pas qu’il y est là matière à assassiner qui que ce soit, et encore moins une femme et des enfants sans défenses. Non, ne te cherche pas de fausses excuses, tu l’as fait pour assouvir ton seul plaisir personnel, et tu le sais très bien. Mais les crimes odieux finissent tous par se payer un jour, et ce jour est arrivé.

Le chevalier lance un regard noir à son adversaire, prêt à réagir au moindre signe d’agression, mais rien ne vient. Apparemment Gabriel a encore envie de discuter un peu…

- Tu aurais mieux fait de poursuivre ta route et de m’ignorer. Ton arrogance et ton entêtement ont failli te coûter la vie une fois. Tu y as peut-être survécu par le passé mais ne penses pas que la chance sera toujours de ton côté. La prochaine fois je t’arracherais le cœur pour être sur qu’il ne batte plus.

Lui arracher le cœur, comme si c’était encore possible… C’était déjà ce que Gabriel avait fait ce fameux soir où il avait assassiné sa famille.

- Il sera difficile de m’arracher le cœur une deuxième fois, mais libre à toi d’essayer si tu le souhaites. Tu découvriras vite que les choses ont bien changé depuis notre dernière rencontre… Grâce à toi, je n’ai plus rien à perdre.

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MessageSujet: Re: Le passé nous rattrape toujours [Severan]   Dim 11 Mar - 20:04

- C’est plutôt mon roi qui la fait régner, la justice, en exterminant tous ses serviteurs de Satan. Et si les magiciens sont tous aussi « innocents » que tu l’es, alors personne ne peut l’en blâmer. Il les condamne, et c’est par mon épée qu’ils meurent. Tu n’échapperas pas à la règle...

Démasqué. A présent je l’étais au sein de toute cette population qui nous entourait. Bien que je ne le montrais pas, une certaine haine montait peu à peu en moi et ce n’était pas parce que je risquais de mourir ici à cause de lui, ça je m’en fichais. Ce Severan osait dire que le roi avait raison d’exterminer les magiciens. Pauvre fou, au lieu de le vénérer tu devrais le détester. C’est à cause de sa famille que je suis devenu ainsi, que j’ai atterri dans le camp de Meryl et que je suis devenu cet être cruel qui n’éprouve pas le moindre remord à assassiner une femme et des enfants. Mon père était un être bon, surement bien plus que tous les humains, et il a été assassiné sous le seul prétexte de pratiquer la magie. La famille Pendragon doit mourir, et tous ceux qui approuvent leurs choix n’ont rien à faire en vie. Je les tuerais tous un par un s’il le faut.

Severan veut à tout prit me tuer, mais si la haine qu’il ressent envers moi rend ses coups plus fort, elle les rend aussi moins stratégique. Celui-ci se contente simplement de foncer dans le tas en ayant un seul but en tête : blesser à tout prix. Moi, je suis beaucoup plus calme et analyse plutôt mon ennemi afin de trouver ses failles. Jusqu’à présent, sa plus grande était justement ses sentiments, je l’aurais donc de cette façon.


- Non, ne te cherche pas de fausses excuses, tu l’as fait pour assouvir ton seul plaisir personnel, et tu le sais très bien. Mais les crimes odieux finissent tous par se payer un jour, et ce jour est arrivé.

Il a raison, je l’avais fait pour mon propre plaisir et je n’avais pas de mal à le reconnaître, je voulais simplement le déstabiliser en lui faisant penser qu’ils étaient morts par sa faute, tentative échouée. Severan osa alors me provoquer, grave erreur, je ne me laisserais jamais insulter de la sorte.

- Tu as raison, ils sont morts parce que j’en avais envie. J’ai pris plaisir à arracher chacune de leur vie et je vais t’avouer quelque chose... Je ne regrette pas un seul instant mes actes. Si c’était à refaire, je ferais même durer le plaisir encore plus longtemps et on trinquerait ensemble la mort de ta famille.

Je voulais qu’il me déteste encore plus, que ses sentiments aient un effet sur ses actes, ses coups, que je puisse en terminer plus rapidement. Severan disait qu’il n’avait plus rien à perdre ? Oh non, il se trompait, on a toujours quelque chose à perdre même si parfois on l’ignore. Le combat allait reprendre, mais je savais que des chevaliers ne tarderaient pas à intervenir pour me mettre au cachot, après tout, maintenant tout le monde savait qui j’étais. Mais je ne voulais pas partir maintenant, pas dans un si bon moment, je voulais savourer ce combat avant de quitter les lieux, je voulais tuer quelqu’un de Camelot et ma future victime s’était offerte à moi par elle-même. Non je ne pouvais absolument pas m’en aller avant d’avoir apprécié comme il se doit ce combat. Je regardais autour de moi, cherchant quelque chose qui allait m’aider à nous isoler. Mon regard se posa alors sur une fourche plantait dans un bloc de foin. C’est alors que Severan fonça vers moi son épée à la main, pensant profiter de mon inattention pour m’atteindre. Il se fourvoyait. Je sortis de ma poche une fiole contenant un liquide que je lui lançais dans les yeux afin de l’aveugler quelques secondes. Je profitais alors de ce moment pour m’emparer de la fourche et éparpiller le foin autour de nous, faisant un cercle assez grand pour qu’on puisse se combattre. Personne n’osait intervenir dans mes actions, c’était ce qu’il y avait de bien avec les magiciens, les autres nous craignent. Tandis que Severan récupérait peu à peu la vue, le foin prenait feu, et à l’aide de la magie, j’avais rendu ces flammes très hautes afin que personne ne viennent nous interrompre.

- Il y aura un mort aujourd’hui, et lorsque je me serais débarrassé de toi, j’irais rendre une petite visite à ta servante. C’est bien elle qui t’a sauvé n’est-ce pas ? Mon regard se plonge quelque instant dans le sien, et j’affiche un sourire satisfait. Oui, j’ai raison, je peux le lire dans ton regard. J’espère qu’elle vit seule, ce serait dommage qu’il y ait encore d’autres victimes Twisted Evil

La colère montait un peu plus en lui, je crois bien qu’il risque d’exploser le pauvre, et cela me fait bien rire. Il ne tiendra pas cinq minutes dans un duel avec moi. Pourquoi ? Parce que la colère le contrôle et elle ne cesse d’augmenter. Je m’amuserais bien un peu avec lui, mais le temps me presse, les soldats finiraient bien par trouver un moyen de passer de l’autre côté des flammes. C’est alors que Severan fonça sur moi, donnant plusieurs coups à la suite, chacun plus fort que le précédent, mais je parvenais tout de même à esquiver ou à me protéger avec mon épée. J’avais un plan en tête, et j’allais à présent le mettre à exécution. Severan allait en pâtir. A chaque fois qu’il fonçait sur moi, je sortais ma dague pour lui faire une légère entaille. La première se fit à son avant bras droit, la seconde au bras gauche, la troisième sur la joue et la dernière sur son torse, au niveau du cœur. Ces blessures n’étaient pas profondes et n’allaient pas vraiment le faire souffrir, elles étaient simplement destinées pour la magie. Il y avait cependant un problème, au moment ou je lui ai fait la dernière entaille, Severan était parvenu à m’atteindre et m’avait blessé à l’épaule. J’allais donc devoir faire vite avant qu’il ne prenne l’avantage. J’essuyais le sang de Severan sur la dague dans un bout de tissu blanc, et y ajoutais quelques gouttes de mon propre sang. Je laissais le tissu retomber sur le sol, et lorsque Severan s’apprêta à me planter à nouveau son épée, le tissu prit lentement feu et le chevalier s’immobilisa, pas parce que ses membres étaient bloqués, c’était plutôt son esprit qui était plongé dans un profond souvenir.

Bien évidemment, la scène que Severan revivait était celle du meurtre de toute sa famille. Lorsque l’entaille à son bras gauche se mit à lui brûler, c’était lorsque la petite Lélianna perdait la vie, celle du bras droit était pour la mort de Duncan et la joue pour Cissnei. Mais celle qui le fit le plus souffrir était celle située au torse, pour la mort de Meredith. Le tissu brûlait progressivement, et moi, je contemplais le visage tragique de Severan. C’est alors que j’entendis le bruit des soldats de l’autre côté des flammes, ils allaient agir... Je devais donc me retirer. Soudain, le poignet de Severan se resserra à nouveau sur son épée, même si son esprit était plongé dans le passé, cela ne l’empêchait pas de bouger et de vouloir arrêter le Gabriel qui faisait un carnage auprès de sa famille. Le cercle de flammes autour de nous diminuait peu à peu, et lorsque Severan fonça sur moi pour me tuer, je me décalais de quelques pas et le coup fut porté à un petit garçon sans défense, qui se trouvait derrière le cercle de flammes à présent éteint. Lorsque le tissu fut complètement brûlé, l’esprit de Severan revint à la réalité et celui-ci pouvait à présent constater qu’il était aussi devenu un assassin.


- Alors mon ami, qu’est-ce que tu éprouves maintenant que tu viens d'arracher la vie d’un être humain ? Je te laisse méditer la dessus. Je t’avais bien dit que quelqu’un perdrait la vie aujourd’hui.

A présent je me fichais bien de savoir si Severan allait être arrêté ou non par ma faute, j’espérais tout de même que oui, après tout il venait de tuer un enfant. Je détournais mon regard de lui et m’apprêtais à quitter les lieux mais les soldats m’entouraient déjà. Que ce soit à l’aide de l’épée ou de la magie, je parvenais à les combattre et à me faufiler peu à peu vers un marchand de chevaux. C’est alors que le tocsin se mit à retentir... C’était trop tôt. Il fallait que je fasse vite ou je risquais d’être pris au piège. A l’aide de la magie, je fis rouler plusieurs tonneaux remplit d’eau en direction des chevaliers, et en quelques secondes, je me retrouvais sur le dos d’un cheval, prêts à m’en aller. Avec ma dague, je coupais les filets retenant le cheval et en libéré aussi d’autres afin de semer la pagaille autour de moi pour pouvoir m’échapper plus facilement. Tandis que je me dirigeais en direction de la grande muraille, on donna l’ordre de faire baisser la herse. Les coups de pied que je portais au cheval étaient de plus en plus fort afin de le faire avancer plus vite, il ne fallait pas que je reste bloqué ici. Je la voyais descendre peu à peu en même temps que j’entendais des soldats galopant derrière moi à ma poursuite. Lorsque je fus arrivé devant la muraille il était trop tard, la herse avait déjà touché le sol. J’étais donc pris au piège à l’intérieur de Camelot. Toujours sur le dos de mon cheval, je me retournais vers mes ennemis, loin d’être prêts à me rendre. Je comptais me battre jusqu’au bout, comme je l’avais toujours fait. A cet instant, mon regard n’exprimait qu’un désir malsain, je voulais faire couler le sang, tuer le plus d’ennemi possible.

- Vous vous battrez et mourrez pour le seigneur Arthur, je me battrais pour mon propre nom. Dites au roi Arthur que Gabriel Turner causera sa perte.

Il aurait surement mieux valut pour moi que j’évite de les provoquer mais surtout que je ne menace pas leur roi, mais je restais fidèle à moi-même en leur montrant que j’étais supérieur à eux, même dans les pires moments. Je leur fonçais dessus, embrochant ceux qui combattaient à pied et faisant tomber à terre ceux qui étaient sur leur monture. Je me saisissais alors d’une autre arme, deux épées étaient tout de même plus utiles qu’une seule. Je me battais, encore et encore, mon regard était plus sombre que jamais. Après tout je me trouvais dans le camp ennemi, cela devait bien arriver tôt ou tard. J’aimais arracher la vie des hommes que je détestais. Je savais que les tuer accélérerait encore plus ma mise à mort, mais je m’en fichais, je ne pensais plus qu’au nombre de victimes que je pourrais atteindre. Les soldats arrivaient de plus en plus nombreux, et l’un d’entre eux se jeta sur moi, me faisant tomber de mon cheval et me plantant son épée dans le corps. J’étais touché. J’étais devenu un prisonnier de Camelot.

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Merci Morgane <3
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