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 Quand le piège se referme. [PV Geoffroy]

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Morgane le Fay
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MessageSujet: Quand le piège se referme. [PV Geoffroy]   Mar 20 Déc - 21:31

Une semaine riche en révélations et en émotion, c’est ainsi que Morgane la qualifiait. Pour quelle raison ? Eh bien, ce n’est pas tous les jours qu’on apprend qu’on a un frère... Depuis sa rencontre avec Gabriel, Morgane avait toujours su qu’un lien particulier les unissait, mais elle n’avait jamais pu en définir la nature, jusqu’à ce qu’elle ne finisse par assembler tous les éléments. Comment réagir face à cela ? Morgane l’ignorait. Elle appréciait beaucoup Gabriel, mais il y avait encore plein de choses qu’elle ignorait à son sujet, comme le véritable camp dans lequel il se trouvait, puisqu’elle l’avait vu tuer des hommes de Geoffroy tout comme ceux d’Arthur, et aussi, la raison pour laquelle Gabriel ne lui avait jamais révélé plus tôt la vérité... Enfin, les explications n’étaient probablement pas pour tout de suite, étant donné que Morgane ne l’avait plus revu depuis le jour où il lui avait fait cette fameuse révélation. Depuis, elle semblait un peu perdue, bien qu’elle n’osait l’avouer à personne, et se demandait quels étaient ses véritables repères, aussi bien à Camelot qu’au sein de sa famille. A part Selana et Béatrix, personne ne connaissait l’existence de leur lien fraternel, et Morgane n’avait même pas osé en reparler avec Selana, connaissant la nature de la haine que cette dernière vouait à Gabriel...

Toute cette histoire n’était pas synonyme de nuits tranquilles, et pourtant, depuis que Morgane avait découvert que Gabriel était son frère, ça n’était plus du petit garçon de son passé dont elle rêvait, mais d’un autre personnage bien plus effrayant... un personnage qui la hantait depuis le jour où elle avait appris qu’elle était magicienne : Geoffroy de Meryl. Cet homme, Morgane ne l’avait rencontré qu’une seule fois sur un champ de bataille, celle qui avait précédé la montée d’Arthur sur le trône. Elle ne pouvait expliquer pourquoi, mais il lui était un jour arrivé de faire un rêve, ou plutôt un cauchemar, où elle se retrouvait face à Geoffroy de Meryl, après quoi un autre flash apparaissait à elle où elle se retrouvait cette fois à Camelot tenant une dague qu’elle plantait en plein cœur d’Uther Pendragon, puis d’un dernier flash la dévoilant cette fois avec des pupilles teintées d’une lueur dorée, avant de déchaîner une avalanche de pouvoirs contre les habitants de Camelot. Suite à cela, Morgane se réveillait en sursaut. Elle avait pu constater jusqu’à présent que les rêves qu’elle faisait finissaient toujours par se réaliser tôt ou tard, mais elle savait cependant que rien n’est jamais définitif, et qu’il était possible de changer le futur. Néanmoins, la jeune femme ne voulait pas prendre de risques, et jusqu’à présent, c’était sa rencontre avec Geoffroy qu’elle associait à tous les mauvais présages qui allaient suivre, ce qui faisait de lui le seul homme dont Morgane avait réellement peur, car elle ignorait de quoi est-ce qu’il était capable, encore plus s’il découvrait un jour qu’elle était magicienne. Non... Morgane ne devait plus penser à tout cela. Il fallait qu’elle trouve une solution pour chasser toutes ces images de son esprit... Peut-être se déciderait-elle finalement à en parler à Béatrix pour qu’elle l’aide à trouver une solution...

Le lendemain matin, Morgane était habillée et préparée aux aurores. Aussi, elle partit s’entrainer dès le début de la matinée, évitant quelque peu Arthur à cause de l’humeur massacrante de ce dernier car il n’était pas parvenu à mettre la main sur la personne qui s’était dernièrement introduite au château et qui lui avait échappé... à savoir Gabriel. Arthur était persuadé que l’un des habitants de Camelot avait été son complice, aussi, Morgane préférait se tenir aussi éloignée de lui que possible le temps qu’il se calme. Dans l’après-midi, elle sortit accompagnée d’une servante pour se rendre en ville afin d’effectuer quelques achats, lorsqu’un homme arriva au beau milieu de la cour et se mit à crier.


- A l’aide ! Un incendie s’est déclaré dans la forêt ! Mon petit garçon est encore là-bas ! Je vous en prie aidez-moi !

Sans même réfléchir, Morgane se saisit aussitôt d’un cheval et ordonna à sa servante de retourner au château, tandis qu’elle sortit de Camelot et se dirigea vers la forêt de Brocéliande à toute vitesse. Un incendie s’était en effet bien déclaré tout près de la frontière de Camelot. La jeune femme chercha alors l’enfant porté disparu, lorsqu’elle aperçut une ombre se détacher un peu plus loin, dissimulée par des arbres. Les flammes allaient bientôt recouvrir cette zone, aussi, Morgane attrapa les rênes de son cheval et traversa la zone pour se diriger vers l’endroit d’où émanait l’ombre. Mais sans pouvoir l’expliquer, elle perdit d’un coup le contrôle de son cheval, qui la fit tomber sur le sol, avant de s’écrouler juste à côté d’elle, inerte. La jeune femme, essayant de comprendre ce qu’il s’était passé, aperçut alors une flèche venue se planter en plein cœur de son cheval.

- Non !


Morgane détestait que l’on tue des animaux par plaisir, et après avoir passé de nombreuses heures à parler des chevaux avec Andrew qui essayait de lui transmettre sa passion, la jeune femme en eut doublement mal au cœur. Elle s’agenouilla près de son cheval et retira la flèche d’un coup sec. Mais avant d’avoir eu le temps de faire autre chose, un bruit siffla dans les buissons, et la jeune femme se retourna, sur ses gardes, avant de comprendre que de toute évidence aucun garçon ne se trouvait ici et que tout cela n’avait été en réalité qu’une mise en scène... dans le but de l’attirer ici...

De multiples ombres se détachèrent des arbres, avant que Morgane ne puisse apercevoir des silhouettes se former tout autour d’elle. La jeune femme sortit son épée, prête à combattre les chevaliers en armure qui se rapprochaient d’elle. Etant donné qu’elle était partie précipitamment, elle ne possédait ni armure ni protection, excepté son épée, ce qui lui suffirait amplement… du moins elle essayait de s’en persuader. Prise de dégoût envers ces hommes qui avaient tué son cheval, la jeune femme rassembla tout son courage et se prépara à combattre, la colère commençant à l’envahir.

- Lâches ! Ce ne sont pas de vulgaires lèches bottes de Geoffroy de Meryl qui parviendront à m’effrayer !

C’est alors qu’une silhouette se détacha des autres et s’avança vers elle… une silhouette que Morgane reconnut presque immédiatement et qu’elle aurait souhaité ne jamais rencontrer ailleurs que dans ses pires cauchemars : le seigneur Geoffroy de Meryl. En l’apercevant, Morgane resta sans voix, et regretta d’avoir ouvert la bouche sans réfléchir. Insulter les hommes de Geoffroy juste sous le nez de celui-ci… voilà bien une gaffe à ajouter au sommet du tableau de toutes celles qu’elle avait pu commettre jusqu’à présent. Morgane ne put le nier, et bien qu’elle tenta de le dissimuler du mieux possible, une once de peur traversa tout son être l’espace d’un instant en voyant ainsi le seigneur de Meryl debout face à elle. Finalement, la rencontre qu’elle avait tant souhaiter éviter avait fini par se produire. Mais Morgane n’était pas le genre de femme à abandonner, peu importe la situation. Aussi, elle garda son épée en main, et attendit que Geoffroy de Meryl prenne la parole.

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Geoffroy de Meryl

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MessageSujet: Re: Quand le piège se referme. [PV Geoffroy]   Ven 6 Jan - 16:09

Je n'aimais pas la forêt de Brocéliane. Depuis ma petite enfance j'avais toujours trouvé ce lieu trop magique à mon goût. J'avais l'impression que quelque chose m'échappait, que je n'étais pas à ma place au milieu des arbres, des racines qui faisaient trébucher mes soldats. Le soleil était par endroit invisible et, si je n'avais pas peur du noir, une forêt obscure n'était pas ce qui me plaisait le plus. Qui plus est si j'étais imbattable une épée à la main, que je trouvais n'importe qui se cachant dans la citée ou dans les campagnes aux alentours n'importe qui pouvait me semer dans cette forêt. J'étais une cible parfaite et surtout rêvée. Cette forêt était théoriquement en terrain neutre. Ni Arthur ni moi ne pouvions la revendiquer mais je lui la laissais bien volontiers. Contre une partie de ses champs cela allait sans dire, mais légère. Un avantage pour lui, un avantage pour moi. Les feuilles ondulaient sous le souffle du vent qui sifflait aussi mon visage. Le bruit des bottes de mes hommes qui marchaient inévitablement sur des racines ou des vieilles branches cassées me faisait frémir. A chaque instant j'avais peur d'être surpris. Qu'une ombre passe entre les troncs d'arbres pour ensuite se dissimuler entre les multiples buissons. Je la voyais déjà arriver sur le chemin, à l'endroit exacte où je me trouvais et, d'un seul geste, sortir son épée et me l'enfonçais dans le cœur. Je voyais la mort, dans ma chambre, dans cette forêt. Partout.

Il ne fallait pas croire que j'étais entrain de faire une promenade de santé dans le seul but de me changer les esprits et pour voir si j'aurais la chance de survivre. J'étais là parce que je me l'imposais comme je l'imposais à mes hommes. J'avais hésité avant de venir mais les laisser livré à eux-mêmes était dangereux. Et puis, j'étais leur chef, leur roi. Mais présence était nécessaire outre mes excellentes prouesses armes à la main. Quatre hommes. Forts, intelligents, doués, courageux. Me faisaient-ils confiance ? Je l'espérais et si ce n'était pas le cas je ne savais pas pourquoi ils étaient encore là. Triés sur le volet ils étaient ma fierté, mon élite même si ils l'ignoraient. Enfin. Nous étions là dans un seul but : capturer la pupille de ce cher Arthur : Dame Morgane Le Fay. Une personne d'une grande beauté si j'en croyais les rumeurs et d'un courage hors du commun lorsqu'il était question d'aider et ou de sauver quelqu'un. J'espérais fortement que ce dernier point allait s'avérer juste pour qu'il était la base même de tout notre point. Un brave homme qui avait compris comment rester en vie avait eu l'idée fabuleuse d'accepter de me rendre un service : attirer Morgane ici. Comment ? Rien de compliqué. Nous avions fait brûler une partie de la forêt (et je regrettais vraiment ne pas avoir pu la mettre entièrement à feu) et ce brave homme en question était allé trouver la pupille je-ne-sais-où pour lui dire et, en même temps, laisser entendre qu'il avait un fils dedans qui risquait de brûler vif. Un terrible sort pour un enfant mais, n'ayez crainte, si il l'avait fallu je n'aurais eu aucun scrupule à le faire. Ce n'était pas comme si il était important.

Je fis signe à mes hommes de s'arrêter. Nous étions arrivé assez prêt de l'endroit par où Morgane était censée passer. L'esprit en alerte nous attendîmes la pupille du roi. Le hennissement de son cheval ne tarda pas à se faire entendre et un sourire machiavélique naquit sur mes lèvres. Enfin ! Enfin j'allais pouvoir me venger d'Arthur ! D'un geste de main je fis signe à l'un de mes hommes de tirer sur son cheval. Comme prévu la jeune femme tomba l'air de ne rien comprendre à la situation. C'était le but.


- Non !

Il fallait le reconnaître, Arthur savait choisir ses pupilles malheureusement elle était trop attachée à son propre cheval pour son bien. Le non qu'elle poussa en voyant la flèche qui s'était niché dans son cœur avait quelque chose d'horriblement pitoyable. Surtout qu'elle ne s'était pas encore rendue compte qu'elle venait de tomber dans un piège ; trop occupée à pleurer son cheval. Après avoir adressé un autre signe discret à mes hommes nous sortîmes de là où nous étions cachés. Il n'en fut pas plus pour que Morgane se retourne, nous aperçoive et se saisisse de son épée. La situation était d'un comique incroyable. Elle avec une épée ? Quelle honte pour Arthur !

- Lâches ! Ce sont pas de vulgaires lèche-bottes de Geoffroy de Meryl qui vont me faire peur !

Je ne savais pas ce qu'Arthur lui avait appris mais visiblement il avait omis la prudence et le mot « raison » devait lui faire défaut. Insulter des hommes plus forts et plus expérimentés qu'elle n'était pas vraiment une très bonne façon de les accueillir. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle me saute dans les bras mais tout de même. Cependant je devais avouer que le mot lèche-botte était peut-être justifié. Par contre vulgaire ne l'était pas. Ces hommes, c'était l'élite. Le point positif dans sa phrase était que, visiblement, elle n'était pas au courant de ma présence.
Un rictus mauvais sur les lèvres; j'avançais d'un pas sûr et gracieux. Je commençais à prendre des années et ma jeunesse s'était depuis longtemps évanouie mais cependant je gardais un certain charme. Même si je n'allais surement pas en user avec la pupille d'Arthur.

- Ma chère Morgane ! Vous permettez que je vous appelle par votre prénom ?, demandais-je en avançant vers elle. Vous devriez lâcher cette épée, elle ne vous servira à rien, si ce n'est à vous blesser vous-même. Léger sourire. Vous ne vous êtes pas blessée en tombant j'espère ? Miel et hypocrisie. Un doux mélange.
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Morgane le Fay
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MessageSujet: Re: Quand le piège se referme. [PV Geoffroy]   Jeu 1 Mar - 14:22

Il se tenait là, juste face à elle... Le sombre personnage qui l’effrayait et qu’elle redoutait plus que n’importe qui d’autre dans tout le royaume. La raison à cela ? Ses visions laissaient toujours entendre que le seigneur Geoffroy de Merryl serait celui qui provoquerait sa perte… ou qui du moins l’éloignerait de ses idéaux, assez pour qu’elle en arrive à désirer la destruction de Camelot, pire encore, le détruire elle-même. Or une chose pareille était impensable pour la jeune femme, elle préfèrerait mourir plutôt que de se voir aider le camp ennemi. Si seulement elle savait à quel point elle se fourvoyait… Geoffroy de Merryl ne sera pas sa perte, il sera seulement l’élément déclencheur de sa prise de conscience avant que la vérité sur son passé ne finisse par éclater au grand jour.

- Ma chère Morgane ! Vous permettez que je vous appelle par votre prénom.


Morgane se devait de tenir tête au seigneur de Merryl, et avoir insulté ses hommes juste son nez… on pouvait dire qu’elle ne commençait pas de la meilleure façon possible pour ne pas s’attirer d’ennuis. Aussi, elle ne répondit pas à cette première question.

- Vous devriez lâcher cette épée, elle ne vous servira à rien, si ce n'est à vous blesser vous-même. Vous ne vous êtes pas blessée en tombant j'espère ?

Non… Encaisser cette dernière remarque serait trop demander à Morgane. La façon avec laquelle le roi ennemi lui répondit en la pensant si frêle blessa Morgane dans son orgueil et lui fit clairement constater qu’il la sous-estimait grandement. Certes, Morgane n’était pas en position de force, elle n’avait même aucune chance si elle devait tous les combattre. En revanche, elle maniait l’épée comme peu de gens à Camelot, et n’avait pas l’intention de se laisser insulter de la sorte. Son caractère impulsif prit malheureusement aussitôt le dessus, et la jeune femme, munie de son épée, déchira le bas de sa robe qui lui arrivait pratiquement à la taille de ses chaussures, et fit une légère découpe au niveau de ses cuisses afin de pouvoir bouger plus librement. Sa longue robe lui arrivait désormais au niveau de ses genoux. Son comportement dut probablement surprendre tous les soldats présents, le seigneur de Merryl lui-même, mais Morgane était une femme pleine de caractère, et là, elle faisait clairement comprendre à Geoffroy de Merryl qu’elle n’allait pas se laisser capturer de la sorte.

- Vous devriez plutôt vous préoccuper de votre propre sécurité seigneur de Merryl. Bien entendu, je ne doute pas de l’efficacité dont feront preuve vos hommes pour m’éliminer aussitôt que j’aurais levé mon épée vers vous, mais empêcher un roi de combattre lorsqu’il ne doit affronter qu’un seul adversaire et de surcroit une femme, n’est-ce pas le considérer comme plus faible et plus vieillissant qu’il ne le parait ? Je vous laisse juger de cela !


Il ne fallut pas plus d’un quart de seconde à Morgane avant de s’élancer aussitôt sur Geoffroy de Merryl dans un cri de rage, ce dernier ayant dû sortir son épée pour parer la sienne. Elle comptait sur le fait que le roi voudrait se défendre seul pour avoir une chance de le blesser. Peut-être ferait-elle d’ailleurs partie des rares adversaires à pouvoir lui tenir tête aussi longtemps lors d’un combat, mais les paroles d’Arthur à ce propos ne cessèrent de se répandre dans l’esprit dans la jeune femme. Elle avait beau se battre habilement, elle n’aurait cependant aucune chance face à Geoffroy de Merryl. Le bruit des épées s’entrechoquant dura un moment, mais Morgane n’était pas en condition pour combattre. Pas une entaille ni même une éraflure sur l’armure de Geoffroy de Merryl. Non, elle ne pouvait pas perdre de cette façon. C’est alors qu’en esquissant un habile mouvement de la main et en se tournant légèrement sur le côté pour éviter une attaque, la jeune femme riposta d’une façon plus forte, que le seigneur de Merryl fut cependant assez rapide pour éviter, l’attaque de Morgane lui laissant cependant une petite entaille sur la joue. La satisfaction qu’en éprouva la jeune femme fut cependant de très courte durée, car la riposte ne se fit pas attendre, pour qu’en à peine quelques secondes, l’épée de Geoffroy de Merryl se retrouve pointée juste au niveau de sa gorge. La jeune femme se figea presque complètement, et relâcha son épée pour la laisser retomber sur le sol. Elle avait perdu, elle le reconnaissait… Il s’agissait de la première fois que Morgane perdait un combat singulier. Sa peur de se faire emmener en plein cœur du camp ennemi reprit le dessus, et la jeune femme regarda le seigneur de Merryl, qui lui faisait face.


- Je suis prête à mourir si cela permet de préserver le royaume de Camelot. Je ne vous aiderai jamais à faire tomber Arthur...

Attention petite Morgane, tu ignores encore sur quel terrain tu t’aventures. En sortant de la forêt, c’est là tout un autre monde qui t’attend, où la magie est autorisée et utilisée à bon comme à mauvais escient. Et si jamais Geoffroy découvrait ce qu’elle était de cette façon ? La jeune femme ne contrôlait pas ses pouvoirs à cause de ses émotions, et c’était précisément ce qui risquait de la dévoiler… Pour le bien du royaume, il valait mieux qu’il l’achève ici et maintenant. La jeune femme ne répondit pas, et attendit la réaction du seigneur de Merryl.

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MessageSujet: Re: Quand le piège se referme. [PV Geoffroy]   Lun 5 Mar - 18:13

Que c'était émouvant. La jolie petite Morgane s'empourpra légèrement à ma remarque, et ses yeux étincelèrent. Quel dommage qu'elle semble si dévouée à Arthur. Ses cheveux parfumaient l'air ambiant et me faisaient oublier que je me trouvais dans la forêt que je craignais le plus au monde. Son corps entier m'envoûtait tout entier et je ne réprimai qu'avec difficulté l'envie de fermer les yeux et de me laisser à mes instincts. Les réactions de la pupille d'Arthur étaient charmantes, ses membres frémissants, ses narines dilatées, sa bouche entrouverte prête à répliquer, c'était sûr. Un caractère impulsif comme je l'aimais, comme j'aimais avoir à le dompter. Je n'y manquerai pas.

- Vous devriez plutôt vous préoccuper de votre propre sécurité seigneur de Merryl.

Vraiment ? Sa réplique ne me surprit pas, mais je levai un sourcil, faussement blasé. Que j'appréciais me faire menacer de la sorte, alors que le frêle petit oiseau n'avait aucune chance devant un félin comme moi. Elle pourrait tout essayer. Ce serait vain. Bien sûr, j'étais au courant de la réputation de Morgane d'être l'une des meilleures combattantes, si pas la meilleure, d'Arthur. Mais contre moi qui suis limite né avec une épée accrochée à ma taille, elle n'avait pas de chances.

- Bien entendu, je ne doute pas de l’efficacité dont feront preuve vos hommes pour m’éliminer aussitôt que j’aurais levé mon épée vers vous, mais empêcher un roi de combattre lorsqu’il ne doit affronter qu’un seul adversaire et de surcroit une femme, n’est-ce pas le considérer comme plus faible et plus vieillissant qu’il ne le parait ? Je vous laisse juger de cela !

Croirait-elle réellement que je laisserais mes gardes s'occuper d'elle alors que je les ai accompagnés dans ce but précis de le faire moi-même ? Croirait-elle réellement que c'est en me disant ça qu'elle me déstabiliserait ? Ridicule, mais tellement charmant ! Une naïveté presque touchante dont elle faisait preuve là. Attendri, je ne remarquai qu'au dernier moment qu'elle avait coupé sa robe au niveau des genoux, dévoilant ainsi des mollets et des chevilles parfaits. Mes soldats ne la quittaient pas des yeux, alors que j'essayais de me montrer indifférent. Comme pour me prévenir de son attaque, elle poussa un cri de rage qui eut le don de me surprendre avant de se ruer sur moi. Je parai son épée sans difficulté, continuant le mouvement par lequel j'avais dégainé la mienne. Elle attaqua plusieurs fois avec une force et une précision que je n'avais pu voir que chez peu de gens, mais avec un empressement typique des personnes irréfléchies. Je ne faisais que me défendre, jouer avec elle, la laisser s'épuiser. Elle n'arrivait de toute façon pas à m'atteindre, et c'était presque un amusement pour moi que de la regarder attaquer sans répit. Alors que j'observe ses mouvements, un petit sourire en coin, ma joue gauche se vit déchirée par son épée, dans un mouvement plus fort que les autres. Alors, je me décidai à terminer le combat, quelque peu furieux de tout de même m'être fait toucher. Je démontai sa garde sans difficulté et lui mis l'épée sous la gorge, légèrement triomphant. Et je le fus encore plus en prenant conscience de la peur, non de la terreur, dans ses yeux. Elle était effrayée, peut-être pas de moi, mais du moins des conséquences de sa perte. C'était tellement beau à voir. Elle avait laissé tomber son épée, reconnaissant que c'était la fin. Et maintenant, elle allait encore me dire quelque chose qu'elle voudrait piquant.

- Je suis prête à mourir si cela permet de préserver le royaume de Camelot. Je ne vous aiderai jamais à faire tomber Arthur...

Ah ba non, finalement elle avait opté pour quelque chose qui témoignerait de sa loyauté, de son dévouement. Si seulement ils étaient dirigés vers moi. Mais non, c'était Arthur qui avait le privilège de l'avoir pour pupille. Quel dommage.

- Mais non, voyons. Ce serait bien dommage qu'une jeune et jolie fille comme vous pour meure pour ça. Vous allez juste être gentille de m'accompagner, maintenant.

[HJ : j'ai pas écrit beaucoup, désolée. J'espère que ca te convient ? Bisous]
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Morgane le Fay
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MessageSujet: Re: Quand le piège se referme. [PV Geoffroy]   Lun 5 Mar - 22:24

Morgane n’avait cessé d’observer Geoffroy de Meryl depuis l’instant où ses yeux avaient croisés les siens. En remarquant son regard faussement blasé dès le moment où elle avait laissé entendre qu’elle le défiait, elle avait déjà su qu’elle perdrait ce combat d’avance. Ce n’était pourtant pas faute d’avoir été mise en garde maintes et maintes fois par Arthur. Et pourtant, la jeune femme n’avait pas voulu abandonner, car ça n’était pas dans sa nature, et parce que c’était sa seule chance de s’en sortir. Alors le combat avait commencé... un combat qui fut de courte durée mais surtout assez humiliant pour la jeune femme, autant parce qu'elle avait perdu que parce qu'elle était à peine parvenue à blesser son adversaire.

Ce qui fut probablement le plus frustrant pour Morgane fut sans doute le fait d’avoir amusé et attisé davantage les réactions du seigneur de Meryl qui se trouvait face à elle, aussi bien par son caractère qui, certes, ne manque pas de piquant, que par son insoumission à toute épreuve. Elle le sentait à la fois dans le regard qu’il lui adressait mais par les airs triomphants qui se lisaient sur son visage. La seule chose qui était parvenue à faire décrocher un léger sourire à la jeune femme était le fait d’avoir un peu énervé Geoffroy en le blessant à la joue. Au moins, elle lui laisserait tout de même un petit souvenir quelque peu marquant de leur rencontre, c’était toujours ça...

Malheureusement, la peur de la jeune femme s’emparait de nouveau d’elle maintenant qu’elle avait perdu. Elle avait beau avoir tenté de le cacher, elle savait néanmoins que Geoffroy s’en était aperçu, et qu’il s’en réjouissait. Si seulement il savait pourquoi elle était si terrifiée... Non, il ne devait jamais savoir. Rien que le fait de penser à ses propres pouvoirs suffisait à l’effrayer elle-même. Parviendrait-elle à se contrôler et à s’empêcher de les utiliser une fois au château de Geoffroy ? Elle n’en avait aucune idée, car elle ignorait tout de ce qui l’attendait là-bas, c’est pourquoi elle ne voulait pas prendre le risque d’y mettre les pieds. Mais ce n’était pas comme si elle avait le choix à présent...


- Mais non, voyons. Ce serait bien dommage qu'une jeune et jolie fille comme vous pour meure pour ça. Vous allez juste être gentille de m'accompagner, maintenant.


Suite à ces paroles, la jeune femme recula lentement de quelques pas, avant de tenter de s’enfuir à toute vitesse, mais elle vit aussitôt le reste de la garde de Geoffroy se rapprocher d’elle, de manière à rendre impossible toute tentative de fuite. La jeune femme avait beau chercher une échappatoire, cette fois-ci, il n’y en avait aucune... Son regard se tourna vers l’un des gardes qui voulut se saisir d’elle, avant de lui lancer un regard noir.

- Osez donc poser une seule main sur moi et vous vous retrouverez sous terre avant d’avoir eu le temps de comprendre ce qui vous arrive...

Elle recula alors, s’éloignant des gardes et se rapprochant de nouveau de Geoffroy de Meryl. La jeune femme marcherait toute seule, et ne tenait pas à ce qu’on la touche... surtout dans la tenue où elle se trouvait à présent. Son regard se posa quelques instants sur ses jambes, qui étaient à présent découvertes jusqu’à la hauteur de ses genoux. Sentant de dos quelques regards posés sur elle, Morgane se sentit mal à l’aise, et se tourna vers Geoffroy de Meryl avant de lui lancer un regard haineux et méprisant. Des répliques cinglantes, c’est ce qui lui venait à l’esprit à cet instant. Mais elle ne savait pas encore ce que Geoffroy avait prévu pour elle, aussi, mieux valait ne pas le provoquer davantage pour l’instant. Après tout, la jeune femme savait parfaitement se contrôler lorsqu'il le fallait... et elle se surprit même à esquisser un petit sourire du coin des lèvres lorsqu'elle s'adressa de nouveau à Geoffroy.

- Votre victoire ne sera que de courte durée... seigneur de Meryl...

En même temps... ce n'est pas le genre de la jeune femme de capituler et ça l'est encore moins de de s'avouer vaincue. C'est ainsi sur ces derniers mots que Morgane se mit à avancer silencieusement, l’air frais de la forêt s’engouffrant entre ses jambes découvertes et la faisant légèrement trembler par moments à cause du froid. Elle n’en dit pas un mot cependant et n'en laissa rien paraitre, se promettant de ne pas accorder la moindre satisfaction au seigneur de Meryl à partir de maintenant. Ils se trouvaient à présent à la lisière de la forêt, et pour la première fois, Morgane pénétra sur les terres de Geoffroy de Meryl, au coeur d'un royaume aussi vaste et opposé à celui de Camelot. Les règles ici n'avaient plus rien à voir avec celles du royaume d'où elle venait, et la mentalité des habitants non plus. Ici, Arthur devenait l'ennemi numéro un, et en tant que pupille du roi, elle serait sans doute l'ennemie numéro deux. Mais si à Camelot on exécutait les prisonniers ennemis du royaume, que faisait-on aux ennemis de Geoffroy ? La jeune femme n'allait sans doute pas tarder à le découvrir...

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