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 Nous ne rirons plus ensemble. | Severan

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MessageSujet: Nous ne rirons plus ensemble. | Severan    Dim 27 Nov - 17:17

Le soir venait de tomber sur Camelot. Le soleil qui avait éclairé toute la journée les êtres purs et innocents dont la peau blanche et pâle s'était mise à rougir s'était décidé à se coucher pour laisser place à la douce noirceur de la nuit. Derrière les remparts du château les paysans s'étaient courageusement enfermés chez eux, racontant de terribles histoires à leurs enfants qui essayaient tant bien que mal de trouver le sommeil. Les parents, honteusement glacés par la peur ne trouveraient pas la force de dormir. Les rumeurs concernant la guerre, les nombreuses fermes qui avaient été brûlées ne les laissaient pas indifférents. Quoi de plus normal, ils étaient responsables d'une vie qu'ils chérissaient plus qu'autre chose. Endormi dans un berceau cet enfant était la prunelle de leurs yeux.

Le regard perdu dans le vide à l'intérieur du château Selana, Chevalier depuis maintenant six ans, songeait à toutes ses familles qui n'allaient surement pas avoir la chance de voir un nouveau printemps. Quel gâchis, tant de morts, tant d'innocents. Mais elle, enfermée dans ce château, entre quatre murs en pierre qui ne tomberaient peut-être jamais entre les mains de l'ennemi elle ne pouvait pas faire autre chose que penser à eux. A leur douleur, leur souffrance, leur peur. Le sentiment d'impuissance qui l'habitait n'était pas faux. Elle l'était réellement dans une situation comme celle-là mais si le dire la tuait. Vraiment. Et pas qu'un peu, beaucoup. Selana sentait son corps tout entier se révolter contre cette infamie, son bras saisissait automatiquement son épée alors que la porte lui barrait le passage. Entre elles deux Sel' ne faisait pas le poids, elle le savait très bien. C'est pourquoi elle ne prit même pas la peine de descendre pour vérifier ce rapport de force. A quoi bon ? Errant sans réel but dans les couloirs de Camelot à la rechercher désespéré d'une âme vivante et charitable qui accepterait de lui changer les idée Selana était loin de se douter qu'elle n'était pas à la fin de ses peines. Alors qu'elle mettait les pieds dans la hall du château où elle pensait trouver des Chevaliers ou des familles venues se réfugier elle se trouva face à face avec sa mère. Prise d'une soudaine lâcheté elle commença à se détourner pour repartir de là où elle était venue mais le regard triste de sa génitrice l'en empêcha. C'est à ce moment là que Sel' remarqua que les yeux de celle qui l'avait mis au monde étaient rouges. Cela ne pouvait vouloir dire qu'une seule chose : elle avait pleuré.

Quelque chose en Selana se brisa. Avant même que les mots fatidiques ne furent prononcés elle savait. Ses yeux se remplirent de larmes, ses mains se mirent à trembler alors qu'elle reculait en faisant "non" de la tête. Non, c'était impossible. Mais, brisant le silence obsédant qui s'étaient établi entres elles madame La Vrez finit par annoncer la terrible nouvelle à sa fille. Mort. Il était mort. Son père, celui qui l'avait élevée, qui l'avait poussée à devenir un chevalier, à suivre sa route, s'engager dans sa voie. Cet homme au regard sévère mais toujours juste, ce père attentif et ce mari aimant. Cet figure presque légendaire pour une fille qui ne le voyait pas souvent. Cette protection qu'il lui avait offerte durant son enfance. Pour ces mots de joie, tous les rires qu'ils avaient partagés, pour les pleurs qu'il avait consolé. Pour tout ce qu'il avait fait et qu'il ne ferait plus jamais Selana fondit en larmes et, sans que personne ne l'eut prévu, elle se retrouva à pleurer dans les bras de sa mère. Une première pour les deux femmes. Tant de choses les séparaient, tant de regards, de paroles remplies de haine et de venin. Mais voilà, la mort d'un homme venait de les rapprocher et c'était surement ce qu'il aurait voulu.

Puis, tout d'un coup, la magie du moment se cassa. Madame La Vrez reprit ses esprits la première et, préférant sans doute qu'on ne la voit pas dans un tel moment de faiblesse elle recula loin de sa fille et, après lui avoir fait part une dernière fois de sa tristesse elle partit, laissant Selana seule face à la triste vérité. Pour la Chevalier ce n'était pas un coup dur, c'était le coup de grâce. Sel' avait passé sa journée à ruminer, à pleurer sur le sort d'innocents qu'elle ne connaissait pas mais qu'elle ne pourrait jamais connaître mais là, son propre père. Non, c'était impossible. Elle le revoyait lui donner des conseils de sa voix grave, leurs épées claquaient dans le vent et ils ressortaient souvent en sueur d'une séance d'entrainement. Car c'était lui qui avait donné à Selana les premiers conseils, les bases mêmes de l'apprentissage de la vie de Chevalier. Bref, tout ce qu'elle avait maintenant. Une seule autre personne avait eut un rôle aussi important dans la vie de la jeune femme et aujourd'hui ils étaient tous les deux morts. Aussi horrible que cela pouvait l'être. Aujourd'hui, Selana La Vrez était seule, perdue dans l'immensité du monde et dans toute son horreur.

Tel un automate la jeune femme remonta les marches du château. Encore une fois, elle ne savait pas où elle allait, elle laissait ses pieds la guider, n'importe où, elle irait, sans se soucier du monde qui l'entourait. Marcher, marcher, marcher, marcher, marcher, marcher. Une idée obsédante. Arrivée devant la porte du dortoir des Chevaliers Sel' entendit des rires, des phrases anodines lancées au hasard et elle n'eût pas le courage d'entrer. Alors, encore une fois, elle retourna sur ses pas, arrivée dans le hall elle franchit la porte pour sortir dans les jardins. Selana marcha quelques minutes dans l'herbe verte et dans l'obscurité du soir avant de se stopper. Devant elle se dressait une magnifique statue qui représentait un homme, sans doute un ancien chevalier qui avait permis de gagner une bataille ou fait une multitude d'actions héroïques. Ce qui n'empêcha pas Selana de donner un coup de poing dans ladite statue. De toute ses forces. Ce qui ne la cassa pas, elle ne bougea même pas alors que, grimaçant, Sel' se rendait compte qu'elle venait de se faire horriblement mal à la main.
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Severan Vaughan
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MessageSujet: Re: Nous ne rirons plus ensemble. | Severan    Mar 29 Nov - 19:52

A peine le duel est-il achevé que le silence de la nuit reprend ses droits dans la cour intérieure du château Vaughan. Silence troublé seulement par le souffle haletant de l’un des combattants, épuisé mais heureux, à en croire la façon dont il brandit fièrement son épée. Enfin, le terme d’épée est peut être quelque peu usurpé pour désigner le vulgaire morceau de bâton que le petit garçon tient à la main.

« On recommencera, hein, papa ? Avec de vraies épées ! »

Severan Vaughan, chevalier et maître des lieux, ébouriffe affectueusement les cheveux de son fils.

« Bien sûr qu’on recommencera, Duncan. Autant de fois que tu le voudras. Un futur chevalier doit s’entraîner quotidiennement. Mais je crains que tu ne doives t’exercer encore un peu avant de passer aux lames d’acier… »

Un éclat de rire moqueur fuse à l’autre bout de la cour, à cette dernière remarque.

« Un peu qu’il devra s’entrainer ! Il est si empoté qu’il se trancherait lui-même les jarrets, avec une véritable lame. »

Et cette petite voix fluette n’est autre que celle de Cissnei, deuxième enfant des Vaughan et véritable garçon manqué, qui ne manque jamais une occasion d’assister à un bon combat. Et de taquiner un peu son frère. Duncan, piqué au vif par la plaisanterie de sa sœur, affiche une mine boudeuse.

« C’est cela. Tu peux bien te moquer autant que tu veux, je deviendrai quand même un vrai chevalier qui va fièrement au combat sur son fidèle destrier. Et avec une vraie épée en métal, aussi ! »

De nouveau, éclat de rire.

« Oh oui, je vois le tableau d’ici. Les ennemis du Seigneur de Méryl n’ont qu’à bien se tenir. »

Le petit garçon réplique aussitôt, feignant d’ignorer toute l’ironie qui perçait dans la voix de Cissnei.

« Ils ont intérêt, oui. Parce que je les tuerai tous ! Pendant que toi, tu broderas de vrais napperons, avec de vraies aiguilles en métal. »

Sentant venir l’orage, Severan préfère interrompre ses enfants avant que ne débute une de leurs sempiternelles disputes.

« Arrêter donc de vous chamailler. Il est tard et vous devriez déjà être au lit tous les deux. Nous ferions mieux de rentrer avant que votre mère ne s’inquiète. Vous savez comme moi que le moindre petit retard la met dans tous ses états. »

Le petit groupe se dirige donc en direction de la grande porte d’entrée, à l’autre bout de la cour, sans incident notable hormis un coup de pied relativement bien placé de Cissnei à son frère aîné. Mais une fois arrivé dans le hall, tous trois sont frappés par le silence inhabituel qui plane sur les lieux. La nuit a beau être tombée, il n’est pas si tard, et ne pas croiser âme qui vive dans le château est pour le moins inhabituel. C’est comme si tous les occupants de cet endroit s’étaient subitement volatilisés. Ce qui est une théorie stupide. Parfaitement stupide.

Alarmé, Severan se dirige à grands pas vers la chambre de sa femme, Duncan et Cissnei sur ses talons. Nuls doutes qu’il s’attendait et redoutait de trouver cette chambre aussi déserte que le reste du château, mais ce n’est pas le cas. C’est bien pire. Parce qu’il est clair que le vide aurait été largement préférable à la vision plus qu’insoutenable que Severan a maintenant sous les yeux.

Au centre de la pièce, une large flaque de sang sombre, et en son centre...

« Meredith ! »

Un flot continu de sang s’écoule de la bouche de la jeune femme, et entre ses bras inertes se trouve le cadavre recroquevillé de la petite Lélianna, deuxième fille des Vaughan.

Sa femme et sa fille ? Mortes ? Non, cela Severan refuse de l’admettre, même s’il en a la preuve macabre sous les yeux. Mais il a beau crier, supplier et secouer les cadavres, ils restent toujours aussi inertes.

En proie à la panique la plus totale, le chevalier se retourne vers Duncan et Cissnei, désireux de les soustraire à cette vision d’horreur. Mais au lieu de ça c’est Severan lui-même qui atteint un nouveau degré d’épouvante. A quelques pas de lui, ses enfants le fixent de leurs grands yeux accusateurs. Tous deux sont tous aussi sanglants que les cadavres écorchés de sa femme et de sa fille, et leurs peaux blafardes évoque à Severan les Non-morts dont sa nourrice lui parlait parfois pour l’effrayer étant enfant.

« Si tu es si fort, alors pourquoi tu ne nous as pas sauvés, chevalier ? Tout ça c’est ta faute. »
« Oui. Ta faute » répète Cissnei comme en écho.

Les murs de pierres épaisses se mettent à tanguer devant les yeux de Severan, comme si le monde entier s’effondrait autour de lui. Et soudain plus rien.

A bien des lieues de ce sinistre château, Severan Vaughan, homme de main au service d’Arthur Pendragon, s’éveille d’un long cauchemar.

***

En sueur et complètement paniqué, Severan met un certain temps à réaliser que cette affreux cauchemar n’avait rien de réel. Mais à force de refaire invariablement ce même rêve, toutes les nuits, la frontière entre illusion et réalité se fait de plus en plus mince.

L’origine de ce cauchemar est bien entendu assez évidente. Avoir assisté impuissant à l’assassinat de toute sa famille marque un homme à vie, et c’est la culpabilité du chevalier face à son incapacité à sauver et venger ceux qu’il a aimé qui s’exprime à travers cette scène morbide. Oui, mais pas seulement.

Cela fait déjà plusieurs années que le chevalier a perdu sa famille, mais ce rêve n’est devenu récurrent que récemment. Et la date de ses premiers cauchemars coïncide étrangement avec sa première prise de cette fameuse potion, censée l’aider à se protéger contre cette maudite magie. Un outil bien pratique pour un chasseur de mages, mais dont l’ingrédient de base est malheureusement un minerais relativement rare et surtout, toxique. N’importe quel magicien qui ne ferait ne serait-ce que l’effleurer en mourrait sur le coup, et bien qu’étant moins nocif pour un simple humain, la prise de cette potion est toutefois peut recommandée. Elle serait, dit-on, capable de corrompre l’esprit d’un honnête homme, et provoquerait à la longue une certaine dépendance… Dépendance à laquelle Severan se sentait peu à peu succomber, sans pouvoir rien y faire toutefois. Et puis cette potion était le seul et unique moyen pour lui de se battre à arme égale avec les magiciens, et il lui était impossible de renoncer à éradiquer ce fléau. C’était même devenu le seul et unique objectif de sa triste vie…

Toujours est-il que ses cauchemars reviennent le hanter chaque nuit ses derniers temps, mais… Ces rêves ne sont pas ce qui trouble le plus le chevalier. Il lui semble parfois entendre des voix. Sa voix. Et même la voir, parfois. Elle. Sa femme. Meredith.

Serait-il donc en train de perdre la tête ? Le chevalier se le demande, et cette pensée le ronge en permanence. Il n’a malheureusement personne à qui parler de tout cela, tout simplement parce que personne ici n’est au courant des terribles événements qui ont marqués sa vie. Pourtant ce soir, Severan aurait bien besoin de parler à quelqu’un…

Si la nuit est déjà tombée, il est encore tôt et le chevalier sait d’avance qu’il lui sera impossible de se rendormir avant plusieurs heures. Autant essayer de se changer un peu les idées donc. Severan sort donc de sa chambre, en quête d’une distraction quelque conque. La salle des chevaliers a l’air bien remplie en ce début de soirée, mais il n’a pas la moindre envie de se mêler à toute cette agitation. Ni ce soir, ni jamais.

Le chevalier préfère donc sortir prendre l’air dans le parc, au calme. Seul. Mais on n’est jamais vraiment seul dans un château avec plusieurs centaines d’occupants, et après quelques minutes de marche silencieuse, Severan aperçoit une silhouette, debout, dans l’obscurité. De là où il est, il ne peut pas voir de qui il s’agit, mais c’est sans doute quelqu’un de très énervé à en croire le coup de poing rageur que l’inconnu donne dans une des hautes statues décorant le parc.

Prudemment, le chevalier se rapproche pour découvrir que l’inconnu n’en est pas un. Ou plutôt une. Il s’agit de Selana La Vrez, l’un des chevaliers d’Arthur, mais également l’une des rares personnes que Severan apprécie en ce château. Mais ce soir la jeune femme ne parait pas au mieux de sa forme. Au moins une chose que tous deux ont en commun.

Severan hésite un instant, puis finit par s’avancer vers la jeune femme. Après tout un peu de compagnie ne lui fera pas de mal. Arrivée devant Selana, le chevalier la salue de la tête. Celle-ci se tient le poignet, apparemment blessée. Sans en attendre l’autorisation Severan attrape le poignet de Selana pour l’examiner.

« Vous avez de la chance, il n’a pas l’air cassé. Vous devrez vous remettre sans trop de complication, je pense. »

De la chance… Les mots était sans doute mal choisis. A en juger par l’expression de la jeune femme, elle doit avoir tout sauf de la chance.

« Pardonnez mon indiscrétion, Ma Dame, mais… Avez-vous un problème ? Vous paraissez troublée… »

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MessageSujet: Re: Nous ne rirons plus ensemble. | Severan    Jeu 22 Déc - 18:54

Selana avait bien de la peine à le croire. Que lui, son père, plus que ça celui qui l'avait toujours soutenu ne soit plus là. Comment était-ce possible ? Qui avait bien pu ou comment cet acte abominable était parvenu. Car la jeune femme n'arrivait pas à croire qu'il soit mort, comme ça. C'était impossible ! Il était fort, puissant, généreux ! Il ne faisait de tort à personne tant qu'on ne lui en faisait pas. Alors, pourquoi, pourquoi lui ? Malheureusement la jolie brune n'avait aucune réponse à cette question. Seul le silence assourdissant lui répondait. Et elle, sa mère qui avait tant pleuré l'être tant aimé elle n'avait pas été capable d'expliquer pourquoi, ce qu'il s'était passé. Peut-être par crainte ou simplement par qu'elle-même ignorait la cause de ce décès. Dans les deux cas Selana ne pouvait pas lui en vouloir car la chevalier n'avait pas pensé à poser la question. Mais qu'importait ! Là; elle voulait savoir, sentir le goût de la vengeance entre ses lèvres et pleurer tout son saoul.

La douleur dans la main de Selana devenait de plus en plus forte. Elle aurait ne pas la ressentir, preuve que la souffrance morale était plus importante, mais elle ne le pouvait. C'était comme si son être nié la mort de son père. D'un autre côté cela la ramenait à la dure réalité, aux problèmes terre à terre et face à la terrible vérité : elle allait continuer à vivre, seule. Non, pas entièrement Selana savait qu'elle avait des amis dans ce château comme Morgane, la jeune pupille d'Arthur d'une beauté sans égale et d'une gentillesse incroyable. Mais qui d'autre, qui ? Personne ! Certes, elle ne s'entendait pas trop mal avec les Chevaliers mais il n'y avait aucune complicité, aucune entente. Ils étaient simplement là tous ensemble, à boire rire et se battre. Pas de réel soutien. Seulement des apparences. Il y en avait bien un qui était sorti du lot, un qu'elle avait aimé comme un père, il lui avait tout appris, elle lui devait tout. Mais, la vie étant ce qu'elle est, il avait lui aussi perdu la vie. La première des tragédies et visiblement pas la dernière. Qui serait le prochain, songea-Sel' ? Sa petite sœur Lys ? Sa mère à qui elle devait tout de même la vie ? Ou, pire, Morgane. Non, Selana ne pouvait l'imaginer, l'idée lui donnait la nausée.

Pourtant, au milieu de ces pensées obscures Selana aperçut une ombre. Quelqu'un se dirigeait vers elle. Un sourire triste apparut sur ses lèvres. Qui était-ce ? Pourquoi ? Etait-il la preuve qu'elle n'était pas si seule ? Il. Sel' reconnut Severan Vaughan. Ce fut comme un coup de poignard. Qui mieux que lui pouvait lui rappeler la présence des morts ? Lui, ancien ami de son mentor. Mais Selana n'arrivait pas à pleurer sur son sort lorsqu'elle le voyait. Il y avait tellement d'histoires, des racontars, des murmures. Il avait perdu bien plus qu'elle, bien plus qu'un homme aurait du perdre.


« Vous avez de la chance, il n’a pas l’air cassé. Vous devrez vous remettre sans trop de complication, je pense. » , commença Severan après avoir examiné le poignet de la chevalier.

Incapable de dire ne serait-ce qu'un mot Selana hoche la tête. Ses yeux se ferment, lentement, essayant de retenir les larmes qui menacent de tomber. Elle murmure un merci, si faible, Sel' ignore si il l'a entendu.


« Pardonnez mon indiscrétion, Ma Dame, mais… Avez-vous un problème ? Vous paraissez troublée… »

Sel' ouvre à nouveau les yeux qui sont maintenant secs. Un réel sourire éclaire ses lèvres. Comme ne pourrait-elle pas. N'importe qui serait parti sans demander son reste. Rares sont les personnes qui ne fuient pas devant la tristesse. Lui était là, c'était comme si il s'en préoccupait vraiment. Que cela soit une impression ou la vérité n'avait d'ailleurs aucune importance.

- Je, sa voix se brise, je viens d'apprendre le décès d'un proche. Je ne m'y attendais pas et..enfin je suppose que vous comprenez.

Et il le fallait, car les mots ne sortiraient pas facilement de la bouche de Selana. C'était trop dur à dire, c'était le croire, le ressentir. C'était le clamer. Le dire, c'était l'accepter or elle n'était pas assez courageuse, elle n'avait pas assez de poigne pour cela.
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MessageSujet: Re: Nous ne rirons plus ensemble. | Severan    Dim 8 Jan - 15:01

Un sourire triste vient étirer les lèvres de Selana.

- Je… je viens d'apprendre le décès d'un proche. Je ne m'y attendais pas et.. enfin je suppose que vous comprenez.

L’expression de Severan reste tout aussi impassible et calme qu’à l’accoutumé, et pourtant, il compatit réellement à la douleur de la jeune femme. Sans doute parce qu’il la comprend mieux que personne.

La mort, le chevalier la connait bien. Elle l’accompagne en permanence, où qu’il aille, quoi qu’il fasse, à chaque minute, à chaque seconde, et ce depuis le décès tragique de tout ceux à qui il avait réellement tenu. Il y pense s’en cesse, la culpabilité face à son impuissance à les sauver le torture, et il se passe rarement une journée sans qu’il ne croie apercevoir sa femme ou ses enfants au détour d’un couloir sombre.

- Oui. Je comprends très bien.

Passant un bras autour des épaules de Selana, le chevalier l’entraine jusqu’à un banc, non loin de là, où il l’a fait assoir. Il aimerait l’aider, mais il se sent bien incapable de trouver les mots qui permettront à la jeune femme de surmonter sa peine. Sans doute parce que ces mots n’existent tout simplement pas. Et pourtant il essaie tout de même...

- J’ai moi aussi eu à traverser ce genre d’épreuves par le passé et… J’aimerais vous dire que tout ira bien, que votre chagrin s’apaisera et que la vie pourra reprendre son court normal, mais ça n’est jamais arrivé pour moi. Plus rien n’a jamais été normal.

Et cette dernière phrase, le chevalier l’adresse à lui-même autant qu’à la jeune femme. Son regard se perd dans le lointain et il semble scruter un horizon qu’il ne voit même pas. Non, ce qu’il voit c’est… Une mince silhouette aux longs cheveux blonds et ondulés, à demi-dissimulé derrière un buisson. Elle !

Severan doit se retenir à grand peine pour ne pas bondir du banc et se précipiter en direction de cette soudaine apparition. Une réaction très étonnante aux yeux de Selana, sans aucun doute… Et puis, elle ne peut pas être ici aujourd’hui. Elle est morte, et s’il y a bien une chose que la vie à enseigné au chevalier, c’est que les morts le demeurent à jamais. Il secoue la tête, comme pour chasser cette apparition dérangeante de son esprit… Et cela fonctionne. Mais pour combien de temps ? Ce n’est pas la première fois que ce genre de choses lui arrive… Est-il donc en train de perdre l’esprit ?

Mais le moment est mal choisit pour se poser ce genre de question. Ce soir, c’est Selana qui souffre. Il devait l’aider elle, au lieu de se morfondre.

- Je suis désolé, murmura-t-il. Je ne me comporte pas comme je le devrais. Au lieu de vous aider je vous accable avec mes propres problèmes… Y a-t-il quoi que ce soit que je puisse faire pour soulager un peu votre peine ?



[Hj : Et moi aussi je suis désolée... Pour la taille et la nullité absolue de ce Rp ToT Je ferai mieux la prochaine fois, promis x_x]

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