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 Même la nuit le danger rode [PV Lug]

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Morgane le Fay
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MessageSujet: Même la nuit le danger rode [PV Lug]   Mar 11 Oct - 0:20

Il parait que la nuit porte conseil... mais peut-on réellement l’affirmer si les nuits que nous passons s’avèrent être chaque soir plus étranges, plus effrayantes, et portées sur des évènements bien plus réels qu’on ne pourrait l’imaginer ? Le fait que Morgane dorme extrêmement peu n’était plus un secret pour quiconque vivant au château d’Arthur aujourd’hui, un bruit de fond se répandait sur le fait qu’elle faisait souvent des cauchemars... il valait mieux que les gens pensent cela plutôt qu’ils ne comprennent qu’à travers ses rêves elle parvenait parfois à observer des évènements dont le futur était proche, ou au contraire certains évènements au passé lointain comme ceux d’un petit garçon qu’elle retrouvait à chaque fois en un certain Gabriel Turner et dont elle cherchait désespérément à retrouver le lien qui pouvait bien les unir. Mais pour l’heure, d’autres personnes occupaient également l’esprit de la jeune femme.

Tout d’abord, Morgane ne cessait de s’interroger sur ce qui avait bien pu arriver à Automnal. La force obscure et négative qu’elle avait ressentie la dernière fois qu’elle l’avait croisée ne lui avait pas échappé, tout comme le nouveau comportement qu’elle adoptait. Automnal semblait tout simplement s’être métamorphosée, mais Morgane savait que ce qui lui arrivait ne pouvait émaner de sa propre volonté. Après tout, elle faisait partie des personnes à connaître le mieux les chevaliers de Camelot, et elle avait pu tisser des liens forts avec Automnal. Ce mystère restait donc à éclaircir, ce qu’elle ferait à coup sûr. Mais ce n’était pas tout... car en effet, une autre personne venait occuper les pensées de Morgane, et il s’agissait bien sûr d’Andrew Demester. Chaque fois qu’elle le voyait, Morgane ne pouvait s’empêcher de vouloir prolonger les bons moments qu’elle passait en sa compagnie, et pourtant, son intuition lui disait de lui faire confiance tout en se méfiant de ce qu’il pourrait lui cacher, car elle en était persuadée, le jeune homme avait un secret... Et en parlant d’hommes, que dire de celui qu’elle avait aperçu lors de la fête du solstice d’été en compagnie d’Automnal, de Gabriel et Béatrix. Il s’agissait d’un homme à la chevelure blonde, dont l’assurance et le regard semblaient vouloir faire comprendre qu’il paraissait ne reculer devant rien pour arriver à ses fins. Leurs regards s’étaient croisés un bref instant, qui avait été suffisant à Morgane pour comprendre que si elle se retrouvait un jour seule face à lui, il tenterait probablement de la tuer… était-ce parce qu’elle était la pupille d’Arthur ou non, allez savoir étant donné le nombre de personnes qui souhaitaient la mort du roi, ce qui pouvait être compréhensible étant donné le but qu’il poursuivait... et plus les jours passaient, plus Morgane s’interrogeait quant à la confiance qu’elle pouvait accorder au roi à cause du secret qu’elle lui dissimulait. Quoi qu’il en soit, concernant cet homme à la chevelure blonde qu’elle avait par la suite aperçu en train d’embrasser Automnal à sa plus grande surprise, Morgane ne s’en préoccupait pas davantage pour l’heure, car ni l’un ni l’autre ne se trouvait sur un champ de bataille... ce fut du moins ce qu’elle pensa jusqu’à cette nuit.

Une fois n’est pas coutume, le sommeil de la jeune femme fut à nouveau très agité, mais cette fois, Morgane put très nettement distinguer l’endroit où elle se trouvait ainsi que ce qu’elle faisait. Elle avançait silencieusement dans le château de Camelot, grimpait un à un les escaliers et avançait vers les appartements qui se trouvaient dans la suite royale en prenant soin de se dissimuler des gardes qui rodaient aux alentours. L’un d’entre eux la repéra, mais il n’eut pas le temps de prononcer le moindre mot qu’elle venait déjà de mettre fin à ses jours, ceci toujours dans le plus grand silence. Elle continua d’avancer, jusqu’à se poster devant la porte de sa propre chambre. Juste avant de l’ouvrir, la voix d’un hibou près d’une fenêtre se fit entendre durant un bref instant. Mais l’heure n’était pas à l’écoute des sons des animaux, et dès que le bruit cessa, Morgane ouvrit la porte de sa chambre avant de s’avancer silencieusement vers son lit, où elle aperçut une jeune femme profondément endormie... cette jeune femme, c’était elle ! Mais dans quel corps se trouvait-elle alors actuellement ? Elle n’en avait aucune idée, et pourtant, elle était à présent en train de saisir une dague, qu’elle pointa dangereusement vers son propre corps toujours endormi, s’apprêtant à l’abaisser d’un coup sec... Mais au contact de la lame pénétrant sa chair, Morgane se réveilla soudain en sursaut, regardant tout autour d’elle, prête à se défendre. Mais il n’y avait personne... Tout ceci n’avait donc été qu’un cauchemar ? Ce fut ce dont elle tenta de se persuader durant un bref instant, mais ce rêve paraissait si réel... de plus, la tenue qu’elle portait était la même que celle qu’elle avait revêtu ce soir. Non... tout cela n’était rien de plus qu’une simple coïncidence...

Morgane se rallongea dans son lit, essayant d’oublier le rêve qu’elle venait de faire, lorsque la voix d’un hibou se fit soudain entendre dans la pièce... le même son, la même résonance que le bruit du hibou dont elle avait rêvé quelques instants plus tôt. Les rêves de Morgane s’étaient trop souvent avérés exacts pour qu’elle puisse encore douter de leur véracité. Avant que le bruit du hibou ne cesse, la jeune femme laissa se releva aussitôt, saisit son épée et se posta sur le côté de la porte de sa chambre dans un coin dissimulé, où on ne l’apercevrait pas tout de suite en entrant. Tout comme elle l’avait rêvé quelques instants plus tôt, la porte de sa chambre s’ouvrit sans le moindre bruit, et une silhouette sombre pénétra dans la pièce. Les battements du cœur de Morgane s'intensifièrent probablement, une certaine angoisse commençant à l'envahir. Fort heureusement, elle savait garder la tête froide en toute situation, aussi, la jeune femme laissa tout juste le temps à la l'inconnu de s’avancer vers son lit pour qu'il se rende compte qu'elle ne s'y trouvait pas que la jeune femme pointa son épée vers le dos de ce dernier, le bout de sa lame le frôlant à peine pour qu’il se rende compte qu’elle se trouvait juste derrière lui et prête à l’attaquer au moindre geste brusque. L’inconnu étant toujours dos à elle, ce fut elle qui prit la parole en premier.

- Ne vous a-t-on jamais appris qu’il était inconvenant de pénétrer dans les appartements d’une dame en pleine nuit sans qu’elle ne vous y ai invité ?

Un peu d’ironie n’a jamais tué personne, c’était entre autres sa façon de lui montrer un peu son assurance. Elle n’en dit pas davantage, curieuse de pouvoir observer la personne qui venait d’entrer dans ses appartements.

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Lug O'Brien
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MessageSujet: Re: Même la nuit le danger rode [PV Lug]   Mar 11 Oct - 18:39

La nuit est un moment que j'adore pour de nombreuses raisons. D'abord elle est sombre, ce qui est un avantage considérable concernant ma position d'assassin, l'ombre dissimule. Ensuite elle est le moment où ressortent tous ceux que j'aime: putains, voleurs, meurtriers, mendiants, lépreux... Oui, je l'aime cette Cour des Miracles qui me sert si admirablement. Je ne prétends pas être le Prince de la pègre de cette ville, mais j'ai mes relations. Et justement, une catin de ma connaissance m'avait livrée le jour même une information de taille: Morgane le Fay, pupille du faux roi Arthur logeait au château de ce dernier sans protections particulières, presque sans gardes, dans une aile facile d'accès pour un Maître comme moi. Presque trop beau pour être vrai...
Après avoir généreusement récompensée la gueuse, je m'étais préparé pour mon expédition nocturne en terrain ennemi: tenue de cuir noir (pour tout assassin qui se respecte), capuche de cuir également noir et tout un assortiment d'armes diverses... plus une épée courte, au cas où.


Et me voilà donc dans le château d'Arthur. L'accès en est des plus simple, Camelot étant un véritable fromage helvète.
Au moment où je grimpe, tout en discrétion, une première volée de marche, je ressens comme un froufrou DANS ma tête. C'est indéfinissable comme sensation, j'ai l'impression qu'une de ces danseuse Lutécienne est en train d'agiter ses jupons dans mon crâne. Très désagréable. Pendant un instant je songe à un sort de protection placé ici par Morgane, puis chasse cette idée: je porte mon amulette anti-magie, rien ne peut m'atteindre. D'ailleurs la sensation s'estompe déjà.
Je poursuis ma route, profitant des coins d'ombres pour me dissimuler aux yeux des gardes. L'un deux m'aperçoit mais je ne lui laisse pas le temps d'appeler ses amis, je lui trace immédiatement un deuxième sourire, rouge sang, sur la gorge. Je traine le corps dans une alcôve et poursuis mon chemin... J'arrive devant la porte, un hibou hulule. J'adore les hiboux, c'est beau, silencieux, mortel... La perfection. Mais je n'ai pas le temps d'écouter les animaux. J'ouvre la porte, dague au clair.

Au moment où je franchis la porte je sais que j'ai échoué. Je ressens immédiatement une présence derrière moi, et le lit est vide. Je ne sais pas comment, mais Morgane savait que j'allais venir. La pointe d'une épée me frôle le dos, je n'ai à présent aucune chance de m'en tirer vivant ou libre.
J'entends une voix claire qui s'élève dans mon dos.

- Ne vous a-t-on jamais appris qu’il était inconvenant de pénétrer dans les appartements d’une dame en pleine nuit sans qu’elle ne vous y ai invité ?

De l'ironie? Je remercie silencieusement tous les Dieux et Déesses de cet univers, et des autres. Pour peu que la donzelle apprécie un minimum les joutes verbales j'ai peut être un espoir de survie, voire même d'attaque. Je lève les mains en l'air et lâche ma dague, puis me retourne vers elle.
Je dois dire que je suis surpris de trouver face à moi une belle jeune femme. Certes, je l'avais aperçue à la Fête du Solstice, mais j'imaginais qu'elle était maquillée par magie pour cacher son véritable aspect, hors ce n'est pas le cas. Le fait qu'elle soit en chemise de nuit ne gâche rien. J'ai décidément un don pour tenter d'assassiner les demoiselles lorsqu'elles sont en petite tenue.... Et dans le cas de Morgane je me dis: "Dommage qu'elle ne dorme pas nue."
J'évite cependant de lui faire part de ma pensée et continue sur sa lancée.


-Il me semble que ma mère m'a plus ou moins inculqué ce principe.... Mais j'ai toujours été un garçon désobéissant.... Et puis, vous êtes presque inaccessible durant la journée. C'est triste pour moi qui suis un de vos plus grands admirateurs.

Je prends soin de parler de ma mère pour lui rappeler que je suis aussi un être humain, avant d'être un affreux (enfin, affreux....) assassin venu pour l'égorger dans son sommeil. Et je dose également l'ironie dans mes propos, qu'elle sente que je plaisante, histoire qu'elle ne me prenne pas pour un minable couard qui tente de sauver sa peau par des compliments, ni pour un connard parfait qui se fiche de mourir.
Je porte mes mains à ma capuche, doucement, très doucement, et la rabat sur ma nuque.

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Morgane le Fay
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MessageSujet: Re: Même la nuit le danger rode [PV Lug]   Mer 12 Oct - 1:57

Prendre son adversaire de court, voilà bien une chose pour laquelle la jeune femme était habituellement très douée, notamment dans les combats. Si elle appréciait cela, c’était parce qu’elle avait si souvent eu l’occasion de le faire avec Arthur avant que ce dernier ne devienne roi que cette habitude lui était restée. Et puis, cela lui donnait un petit avantage psychologique, qui s’avérait souvent très pratique sur le champ de bataille bien que désormais elle y participe beaucoup moins. Cette nuit pourtant, c’était elle qui avait bien failli se faire prendre de court, une chance incroyable que son rêve ait pu la sauver. C’était d’ailleurs la première fois qu’elle parvenait à discerner l’un de ses rêves dans son intégralité. Était-ce dû à ses premiers entrainements avec Béatrix et au fait qu’elle tentait simplement d’essayer de contrôler un peu plus ses pouvoirs pour ne pas risquer de les déclencher dans un endroit public ? Elle l’ignorait. De toutes les personnes qu’elle connaissait, Béatrix était la seule à connaître son secret, du moins le fait qu’elle possède le don de magie. Mais Morgane n’avait jamais fait part à personne ni même à Béatrix des rêves qu’elle faisait, car elle refusait toujours de croire que le fait qu’ils se réalisent pour la plupart soit dû à la magie, cette part d’elle qu’elle continuait toujours à refouler. Pourtant, il fallait bien avouer que pour une fois, elle était soulagée que sa nuit ait été courte.

Dès que l’inconnu comprit que l’effet de surprise qu’il avait voulu donner s’était retourné contre lui, Morgane fixa son regard au niveau des mains de ce dernier, observant la dague qu’il tenait... cette même dague qu’elle avait vue en rêve quelques instants plus tôt. Cela confirma ses pensées sur le fait que l’inconnu se trouvait bel et bien ici ce soir dans le but de la tuer. Sachant cela, il ne lui restait plus désormais qu’un seul geste à faire pour se trouver de nouveau en sécurité et ne plus jamais risquer d’attaques de la part de cet intrus... mais celui-ci leva alors ses mains et laissa retomber sa dague sur le sol. La jeune femme regretta d’avoir pour principe de ne jamais tuer un homme ayant rendu les armes, mais ça bien sûr elle n'en fera jamais part à l’inconnu, autrement ce serait comme lui laisser tout de suite le champ libre pour la tuer. Jusqu’au dernier moment, elle comptait le laisser s’interroger et mesurer ses chances de survie, car son air resterait impassible et n’exprimerait aucun signe d’hésitation ou de compassion.

Ça y est, l’inconnu se tournait enfin vers elle, mais Morgane ne parvenait à discerner que le bleu de ses yeux, sa capuche sombre mêlée à l’obscurité de la nuit dissimulant le reste de son visage. Etrangement, les yeux de l’inconnu lui semblèrent familiers, mais elle ne parvenait pas à se souvenir de la dernière fois qu’elle les avait vus. L’inconnu l’observait, la tenue sombre de ce dernier contrastant complètement avec celle de la jeune femme qui portait une robe de nuit en soie blanche. Mis à part sa servante, personne ne pouvait se vanter de l’avoir observée vêtue de la sorte, mais pour l’heure, ce n’était qu’un détail dérisoire auquel la jeune femme ne fit même pas attention. Morgane n’avait pas abaissé son épée et la gardait désormais pointée contre le torse de l’homme, guettant le moindre de ses gestes.

-Il me semble que ma mère m'a plus ou moins inculqué ce principe... Mais j'ai toujours été un garçon désobéissant... Et puis, vous êtes presque inaccessible durant la journée. C'est triste pour moi qui suis un de vos plus grands admirateurs.

Ainsi il avait donc le sens de la répartie. A l’entente de ces mots, Morgane ne put réprimer un léger sourire sans joie, lui répondant presque aussitôt.

- Je le constate en effet, d’ailleurs votre dague en dit long sur le sentiment d’admiration que vous semblez me porter.

Et oui, l’inconnu pouvait constater que la jeune femme avait également de la répartie, et un caractère qui n’était pas des plus discrets. Et si elle ne pensait pas pouvoir se faire déstabiliser par des paroles, ce fut tout autre chose qui parvint à la troubler. L’inconnu venait en effet de retirer sa capuche, laissant apparaître un homme que Morgane reconnut presque aussitôt… c’était celui qu’elle avait aperçu au solstice d’été, en compagnie d’Automnal, de Gabriel et Béatrix. Il appartenait donc au camp de Geoffroy de Meryl.

- Vous...

La jeune femme le regardait, surprise. Malgré le côté "humain" qui était ressorti de ces paroles quelques instants plus tôt, elle était persuadée que cet homme était un meurtrier qui n’éprouvait sans doute pas la moindre compassion à l’égard de ses victimes, c’était ce qu’il lui avait laissé paraître le jour où elle avait croisé son regard pour la première fois. Était-ce alors une bonne chose que d’avoir choisi de le laisser en vie à cet instant ? Elle ne devait pas se laisser distraire par les questions qu’elle se posait, car la moindre hésitation pourrait lui coûter cher, elle voulut donc se ressaisir au plus vite, mais ses doutes purent probablement se lire sur son visage durant un bref instant…

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MessageSujet: Re: Même la nuit le danger rode [PV Lug]   Mer 12 Oct - 15:25

J'ai profondément horreur d'être pris par surprise, à plus forte raison lorsque c'est durant une mission. La dernière fois que ça m'est arrivé j'avais failli avoir la main tranchée...jusqu'à l'épaule. Heureusement qu'un autre assassin a choisi ce moment là pour tuer ma cible à ma place, causant ainsi un émoi considérable sur l'échafaud où je me trouvais et me permettant de m'enfuir. C'est le genre d'événement qui ne se reproduit pas deux fois, et aujourd'hui je ne devrais compter que sur moi même pour me tirer de ce mauvais pas.
Mais ce qui m'énerve le plus dans cette histoire c'est que je n'ai pas la moindre idée de la façon dont elle m'a repéré. Est ce que ça a un lien avec la sensation de tout à l'heure? Peut être. Serait elle magicienne? Ou a t-elle simplement placé un de ces sorts prêt à l'emploi, sur parchemin? Je n'en sais rien, mais j'espère vivre suffisamment longtemps pour pouvoir le découvrir.


- Je le constate en effet, d’ailleurs votre dague en dit long sur le sentiment d’admiration que vous semblez me porter.


Une dague? Quelle dague? Oh, cette dague là? Que je viens de lâcher? Mais voyons, c'était une plaisanterie... Pas crédible.

Au moment où je rabat ma capuche je vois ses yeux s'agrandir de stupeur.


- Vous...

Elle me reconnait? Je suis mort. Elle sait maintenant que je travaille pour Geoffroy, encore que ce ne soit pas totalement exact. Je veux la tuer pour mon propre intérêt, même si je ne doute pas un instant que Geoffroy me récompensera généreusement lorsque j'aurais exécutée la pupille d'Arthur.
Bon, je dois vite trouver une réplique déstabilisante pour l'achever. Puisque qu’apparemment elle semble douter pour je ne sais quelle obscure raison...
Je saisis la pointe de son épée et la détourne de mon ventre, avant de plonger en avant et de la plaquer au sol. Même technique que pour Béatrix, à cheval sur elle, mes genoux posés sur ses coudes. Je sens que le fil de son épée m'a légèrement blessé au bras, peu importe.
Je place mes mains autour de son cou délicat mais hésite, pendant une fraction de seconde...

Depuis que je suis un assassin je n'ai jamais douté du moindre de mes actes, j'ai toujours su que je devais tuer mes cibles, que ce soit pour le plaisir, l'argent, la gloire ou la survie. Et je n'ai jamais hésité au dernier moment. Je tue parce que j'aime ça, et je suis fait pour ça.
Mais maintenant, en positionnant mes mains sur le cou de Morgane pour lui briser les vertèbres d'un seul coup... je me rends compte que, elle, je ne veux pas la tuer. Je n'ai pas envie de voir sa vie s'achever ici, par ma faute. J'ai le sentiment diffus qu'elle jouera un rôle primordial dans l'avenir du royaume, et dans ma vie.

Je croise son regard terrifié, elle semble se maudire d'avoir hésité à me transpercer l'abdomen... J'enlève mes mains de sa gorge. Si elle ne m'a pas tué quand elle le pouvait, je ne peux pas la tuer non plus.
Je me redresse, pousse son épée d'un coup de pied, puis la relève, avant d'aller m'asseoir sur son lit, perdu.


-Je... Désolé.... Je ne peux pas vous tuer.

Non mais je nage en plein délire là.... Je la laisse en vie, avec une arme à portée de main, et en plus je lui donne une preuve très claire que j'étais venu dans l'intention de mettre fin à ses jours. Et en plus mon image en prend un coup.
Je tente de retrouver mon assurance.


-Bon. Et bien... J'espère que vous ne m'en voudrez pas d'avoir échoué. Je vous assure que d'habitude je finis mon travail. Mais je ne sais pas ce que j'ai ce soir.... Une petite fatigue....

J'enlève mon épée courte de son fourreau et la lance dans un coin de la pièce. Dégouté par mon échec. J'espère au moins profiter des derniers instants qui me restent à vivre....


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MessageSujet: Re: Même la nuit le danger rode [PV Lug]   Dim 16 Oct - 21:44

Et voilà… il suffit parfois d’une fraction de seconde pour que la situation puisse complètement basculer. En instant, Morgane venait de perdre l’avantage qu’elle avait, et s’était retrouvé en position de faiblesse, jusqu’à avoir failli y rester à son tour. Le fait d’avoir reconnu le visage de l’homme l’avait quelque peu troublée, car bien qu’elle sache pertinemment qu’il ne se trouvait pas dans son camp et qu’il pourrait la conduire tout droit chez Geoffroy, il n’en restait pas moins qu’elle l’avait aperçu en compagnie d’Automnal et qu’elle ignorait tout de leur relation pour l’instant, se disant que la jeune femme ne lui pardonnerait peut-être jamais si elle le tuait. Pourtant, il allait bien falloir se décider, et vite…

Ces quelques secondes de réflexion suffirent à faire pencher la balance en la faveur de Lug, car pendant qu’elle hésitait, elle eut tout juste le temps de le voir écarter la pointe de l’épée qu’elle pointait contre son torse, qu’il se jeta d’un coup sur elle et la plaqua contre le sol. Ayant tentée de réagir, Morgane dirigea à nouveau la pointe de son épée vers lui en même temps qu’elle basculait contre le sol, mais elle ne parvint qu’à lui faire une entaille au bras, profonde ou non, il lui semblait qu’elle l’était quelque peu, mais pourtant pas assez pour qu’il la relâche. L’homme venait de bloquer ses mains à l’aide de ses genoux, l’empêchant de bouger, et la jeune femme commença à prendre peur lorsque les mains de Lug se refermèrent contre sa gorge. Allait-elle mourir de la main d’un assassin venu pour la tuer dans l’unique intention d’atteindre Arthur ? Allait-elle s’éteindre avant d’avoir découvert la vérité à propos de son père ? Avant d’avoir pu comprendre les raison pour laquelle elle était dotée de pouvoirs ? A cet instant, Morgane regretta amèrement de ne pas avoir tué l’intrus au moment où il s’était introduit dans sa chambre. Et pourtant… contre toute attente, il relâcha soudain l’emprise qu’il exerçait contre sa gorge, et la releva, avant de venir s’asseoir sur son lit.

-Je... Désolé.... Je ne peux pas vous tuer.

A l’entente de ces paroles, Morgane fut complètement perdue. Pourquoi ce revirement soudain ? La jeune femme n’avait pourtant rien fait ni rien dit entre temps. Et ce qui suivit ne l’aida pas à y voir plus clair.

-Bon. Et bien... J'espère que vous ne m'en voudrez pas d'avoir échoué. Je vous assure que d'habitude je finis mon travail. Mais je ne sais pas ce que j'ai ce soir.... Une petite fatigue....


Non mais c’était une blague ? Et en plus il venait de jeter son épée contre le sol, la laissant désormais libre de faire ce qu’elle voulait de lui. Morgane fronça les sourcils et attrapa son épée ainsi que celle de Lug, avant de se diriger vers ce dernier et de le relever du lit pour venir le plaquer contre le mur se trouvant juste à côté. D’un geste sec, elle abattit la pointe des deux épées contre le mur au niveau des bras de Lug, déchirant seulement ses vêtements pour qu’il ne puisse plus bouger, le temps qu’il écoute ce qu’elle avait à dire. Elle sortit alors une dague dissimulée sous sa robe de nuit, et la plaça juste sous le cou de l’homme, l’air plus que contrariée.

- Qu’est-ce que vous croyez ? Qu’il faut que j’aie la chance incroyable que vous vous rendiez afin de pouvoir vous tuer ? Si vous voulez m’éliminer, osez-donc m’affronter car vous n’aurez pas d’autre occasion plus belle que celle-ci. Sinon reprenez votre épée et retournez vous blottir auprès de votre seigneur Geoffroy de Meryl en gardant en mémoire votre échec de ce soir... Mais n’ayez pas l’imprudence de croire qu’une tentative d’assassinat sera suffisante pour vous débarrasser de moi…

Ah… mieux vaut ne jamais blesser Morgane dans son orgueil. La jeune femme détestait qu’on la prenne pour une poupée de porcelaine incapable de faire autre chose que porter les robes de la cour qu’on lui imposait. Elle ne se pliait aux règles Camelot que par égard pour Arthur. Et en même temps… comment pourrait-elle de nouveau se rendre sur le champ de bataille aux côtés des chevaliers alors qu’Arthur les envoyait chasser tous les magiciens du royaume et de ceux alentours ? Sur ces mots, Morgane retira les deux épées qu’elle avait plantées contre le mur, laissant de nouveau Lug libre de tous ses mouvements, et lui lança son épée pour qu’il la rattrape et décide de ce qu’il voulait faire.


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MessageSujet: Re: Même la nuit le danger rode [PV Lug]   Sam 29 Oct - 21:32

Cloué au mur comme un papillon. Face à celle que j'allais tuer. Je me sens écrasé, minable, comme un enfant surpris en train de faire une bêtise. Sauf que celle ci risque de me coûter la vie. La jeune femme me regarde d'un œil méprisant. Elle pointe une dague sous ma gorge, et je me surprend à penser que, avec un peu de chance, mon âme s'envolera vers le Walhalla ou Tir Nan Og.

- Qu’est-ce que vous croyez ? Qu’il faut que j’aie la chance incroyable que vous vous rendiez afin de pouvoir vous tuer ? Si vous voulez m’éliminer, osez-donc m’affronter car vous n’aurez pas d’autre occasion plus belle que celle-ci. Sinon reprenez votre épée et retournez vous blottir auprès de votre seigneur Geoffroy de Meryl en gardant en mémoire votre échec de ce soir... Mais n’ayez pas l’imprudence de croire qu’une tentative d’assassinat sera suffisante pour vous débarrasser de moi…



Je secoue la tête... L'affronter? C'est la condamner à mort. Mais n'étais ce pas pour ça que j'étais là? Pour la tuer? Je saisis en vol l'épée qu'elle me lance. Prêt à combattre.

Je me met en garde, elle aussi. Je constate qu'elle ne se tient pas comme les chevaliers que j'ai affronté jusque là et qui tienne leur épée devant eux comme un mur d'acier. D'un autre côté, elle n'a pas la carrure pour ce genre de combat. Elle préfère une technique plus légère, épée un peu de côté, prête à esquiver.
Je me positionne comme me l'a appris mon Maitre Assassin, épée tenue à une main, genoux pliés, un pied loin derrière l'autre, prêt à frapper.
J'ai une technique offensive, elle une défensive.


Je me lance en avant, sûr de ma victoire. Elle pare mon premier coup, esquive le deuxième et manque de me déstabiliser avec sa contre-attaque... Une bonne, très bonne escrimeuse.
Je me lance à nouveau.
Pendant quelques minutes nous échangeons des coups, sans que je parvienne à prendre le dessus, à ma grande frustration.
Et je finis par commettre l'erreur. Un mauvais pas, un dos offert et je sens la lame claquer dans mon dos. Elle a frappé du plat. Je me retrouve à genoux, devant elle, un grand sourire aux lèvres.


-Dame Morgane... Vous êtes la meilleure escrimeuse que j'ai combattu. Je suis heureux de mourir de votre main!

En fait non. Je suis pas du tout heureux de mourir, mais je préfère que ce soit elle plutôt qu'un gros bourreau puant, sadique, violeur et sodomite.


[HJ: Si jamais tu veux faire le combat, j'édite, pas de soucis!]

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MessageSujet: Re: Même la nuit le danger rode [PV Lug]   Mar 20 Déc - 22:20

Penser que la jeune femme aurait pu tuer Lug juste après l’avoir cloué contre un mur et sans lui laisser la possibilité de se défendre est bien signe de ne pas réellement la connaître. Et bien que Morgane ne soit pas chevalier, elle se trouvait être l’une des meilleurs escrimeuses du royaume, raison pour laquelle il ne fallait pas la sous estimer, et encore moins lui montrer qu’on la sous estimait. C’est pourquoi, lorsqu’elle tendit son épée à Lug et que ce dernier la rattrapa, Morgane ne lui laissa pas un instant de répit. En même temps, il était venu pour la tuer, donc elle ne prendrait pas une deuxième fois le risque de lui laisser le champ libre comme il le souhaitait. Et c’est ainsi que leur combat débuta finalement.

Se rappelant la facilité avec laquelle Lug était parvenu à pénétrer au sein de Camelot et à gagner ses appartements, Morgane savait parfaitement qu’elle ne devait pas sous estimer son adversaire. Alors elle lui fit face comme elle l’aurait fait avec n’importe quel autre adversaire lorsque sa vie était en jeu. Pour l’instant, la jeune femme parait et esquivait les coups de Lug, contre attaquant au moment où il s’y attendait le moins dans le but de déstabiliser son adversaire qui semblait si sûr de lui. Mais la jeune femme était à la recherche d’une ouverture, et son adversaire se battait mieux que la plupart des ennemis qu’il lui avait été donné d’affronter jusqu’à présent. Aussi, elle savait que lorsqu’une ouverture se présenterait, elle n’aurait pas droit à l’erreur, car l’occasion ne se représenterait peut-être pas. Et la voici justement qui arriva. Cherchant à l’attaquer, Lug commit l’erreur en s’avançant de trop près de laisser son dos à portée de son épée. Morgane n’attendit pas avant de faire claquer sa lame contre le dos de ce dernier pour lui faire perdre l’équilibre. Et elle avait réussie, car il venait de tomber à genoux sur le sol.


-Dame Morgane... Vous êtes la meilleure escrimeuse que j'ai combattu. Je suis heureux de mourir de votre main!


Lug la regardait désormais, un grand sourire parcourant ses lèvres, tandis que Morgane pointait le bout de la lame de son épée juste sous sa gorge. A le voir et à l’entendre ainsi, la jeune femme en aurait presque l’impression que Lug semblait heureux de l’issue de ce combat. Cependant, il avait reconnu sa défaite, et c’était tout ce que la jeune femme avait souhaité entendre. Il n’était pas dans ses habitudes d’ôter la vie d’un homme qui s’avouait vaincu, non elle laissait ça aux barbares. C’est pourquoi elle retira la pointe de son épée qui frôlait la gorge de Lug, et la rangea dans son fourreau, avant de s’adresser de nouveau à lui.


- Relevez-vous et rangez votre épée... Vous avez reconnu avoir perdu ce combat. Je ne vous tuerai pas. Mais souvenez-vous que vous m’êtes redevable, aussi, puis-je au moins espérer que vous ne tenterez plus de m’arracher la vie durant cette nuit ?

La jeune femme avait retrouvé son ton serein et avait prononcé cette dernière phrase avec un petit sourire amusé dissimulé sur le coin de ses lèvres. Qu’est-ce qui lui prenait donc à sympathiser avec les assassins ? Elle l’ignorait, mais ayant déjà aperçu Lug en compagnie de Gabriel, Automnal et Béatrix, une petite pointe de curiosité s’était emparée de Morgane, qui désirait sans doute le connaître un peu plus. Et puis... les bons escrimeurs, ça ne courre pas les rues, alors ce serait dommage de ne pas poursuivre un peu la conversation non ? Reste à savoir si Lug le prendrait de cet avis ou non.


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MessageSujet: Re: Même la nuit le danger rode [PV Lug]   Mar 27 Déc - 14:42

Alors que je me prépare à rejoindre mes Dieux, Morgane ôte la pointe de sa lame de sous ma gorge.

-
Relevez-vous et rangez votre épée... Vous avez reconnu avoir perdu ce
combat. Je ne vous tuerai pas. Mais souvenez-vous que vous m’êtes
redevable, aussi, puis-je au moins espérer que vous ne tenterez plus de
m’arracher la vie durant cette nuit ?

Redevable? L'ironie du sort manque de m'arracher un rire. Moi, Lug O'Brien, assassin au service de Geoffroy, suis redevable à Morgane le Fay, pupille d'Arthur, et accessoirement ma victime du soir: DE M'AVOIR LAISSÉE LA VIE!
Je me demande s'il n'aurait pas mieux valu que je meure... Puis finalement, je me dis qu'il vaut mieux vivre en étant redevable à une charmante jeune femme que de crever, redevable ou pas.
Je me relève doucement et m'incline profondément devant elle.


-Merci ma Dame. Je promet de ne plus jamais tenter de vous tuer, et je jure de vous défendre à tout prix.

Oui, je lui doit bien ça. Elle a quand même épargnée ma précieuse, très précieuse vie. Après tout, je ne peux pas mourir sans avoir liquidé Arthur.... et Geoffroy aussi, éventuellement. Et surtout... Il faut que je guérisse Automnal, après avoir démoli la jolie petite gueule de Gabriel. Et puis.... J'ai comme le sentiment que Béatrix serait ravie de se faire un rasage intégral, et je suis tout à fait apte à l'aider, après l'humiliation qu'elle m'a faite subir au solstice.
Mais pour le moment, je dois m'occuper de Morgane. Par "m'occuper" j'entends: veiller à ce qu'aucun autre assassin ne puisse pénétrer dans sa chambre... Mais d'ailleurs......


-Euh.... J'ai juste une question, Dame le Fay. Comment avez vous détectée ma présence?

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MessageSujet: Re: Même la nuit le danger rode [PV Lug]   Mar 27 Déc - 22:04

Lorsqu’elle retira la pointe de son épée qui frôlait la gorge de Lug, la jeune femme se demanda si elle pourrait compter sur le fait qu’il ne tente plus de s’en prendre à elle. Mais s’il était venu dans le but de la tuer et qu’il avait échoué ce soir, sans doute recommencerait-il une autre fois. Malheureusement, Morgane n’avait pas le cœur à lui ôter la vie, car il semblait connaître beaucoup de ses proches, comme Automnal, Gabriel, et également Béatrix, même si cette dernière semblait cependant un peu moins à l’aise en sa compagnie. Etaient-ils tous alliés au camp de Geoffroy ? La jeune femme l’ignorait. Gabriel n’avait pas souhaité lui répondre, et elle avait quelques doutes à son sujet, car elle l’avait vu tuer des hommes d’Arthur tout comme des hommes de Geoffroy. Quant à Lug, même si elle ne lui avait pas posé la question, tout portait à croire qu’il faisait également parti du camp ennemi. Seule Béatrix lui avait révélé dès le départ le camp auquel elle appartenait...

-Merci ma Dame. Je promets de ne plus jamais tenter de vous tuer, et je jure de vous défendre à tout prix.


Morgane n’arriva presque pas à y croire. Lorsqu’elle lui avait demandé de ne plus tenter de la tuer ce soir, elle avait remarqué l’air presque ahuri de l’homme qui se retrouvait finalement à devoir faire l’exact opposé de ce pour quoi il était venu ce soir. Et pourtant… il avait accepté sa requête, et lui promit même de ne plus jamais s’en prendre à elle. La jeune femme esquissa un sourire amical à l’intention de Lug et lui proposa de venir s’asseoir.

- Dans ce cas, je vous promets à mon tour de ne rien raconter de tout cela à Arthur.

Etant donné que ça n’était plus qu’une question de temps avant que le garde tué ne soit retrouvé mort, Arthur sera de toute façon certainement au courant qu’un inconnu avait pénétré Camelot durant la nuit. Cependant, s’il ignore tout de son identité ainsi que son but, il ne pourra pas dresser un avis de recherche et le signaler comme ennemi de Camelot à abattre, alors que dans le cas contraire, il aurait fait en sorte de privilégier la capture de Lug et n’aurait eu de cesse de le traquer jusqu’à ce qu’il soit exécuté. La jeune femme l’avait vu si souvent à l’œuvre que ça l’en dégoûtait presque à présent.

-Euh.... J'ai juste une question, Dame le Fay. Comment avez vous détectée ma présence?

La question qu’il lui posa à l’instant la sortit de ses pensées et lui fit malgré elle détourner le regard, paniquée bien qu’elle ne le montra pas, à la recherche d’une explication.

- Je... et bien je...

Elle n’eut pas le temps d’en dire davantage que le tocsin se mit soudain à retentir dans tout Camelot. On venait probablement de s’apercevoir que l’un des gardes manquait à son poste, c’est pourquoi la jeune femme répondit presque aussitôt.


- ... crains de ne pas avoir le temps de vous répondre maintenant, vous devez quitter Camelot avant que les gardes ne découvrent votre présence.

Le tocsin venait probablement de la sauver, la jeune femme prise au dépourvu n’ayant su que répondre à Lug à cet instant. Elle n’aurait pas souhaité avoir à lui mentir, déjà parce qu’elle savait qu’il s’en serait très certainement aperçu, et puis… parce que ça n’était pas de cette façon que l’on pouvait attendre la confiance d’une personne si l’on n’en était pas digne soi-même. Pourquoi se préoccupait-elle de cela ? Eh bien… parce que malgré le fait qu’il soit un assassin… la jeune femme semblait néanmoins l’apprécier. Non, ça n’était pas du masochisme… mais elle ne serait pas contre le fait de pouvoir le connaître davantage et pouvoir peut-être le recroiser hors du château. Mais pour cela, il allait déjà falloir qu’il ressorte en vie de Camelot ce soir...

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MessageSujet: Re: Même la nuit le danger rode [PV Lug]   Ven 3 Fév - 18:51

Son hésitation alors qu'elle commençait à me répondre me fit comprendre immédiatement son cas. Alors ainsi la jeune femme, la pupille d'Arthur-L'Ennemi-De-La-Magie, était magicienne. C'était donc ça que j'avais ressenti dans les couloirs, cette présence magique... Morgane devait être en train de faire un voyage astral inconscient, et c'est comme ça qu'elle m'a vu.... Intéressant.
Avant qu'elle n'ai finie sa phrase, le tocsin se met à retentir dans Camelot. Je souris. Enfin je vais pouvoir réaliser un de mes rêves.
Je me précipite vers la fenêtre que j'ouvre en grand, je me positionne sur le bord tel une gargouille (en beaucoup plus beau, cela va de soi). Je respire l'air glacé de la nuit. Je sens le regard inquiet de Morgane posé sur moi. Elle doit craindre que je préfère me suicider plutôt qu'être capturé, ce qui est totalement absurde. Si j'étais capturé, je dirais tout ce que je sais sur Geoffroy et son château, jusqu'au moindre passage secret, et je guiderai moi même les armées d'Arthur jusqu'à lui.
Je me retourne vers la jeune femme et lui sourit.

-Damoiselle... Vous savez que les rêves peuvent être bien plus que des rêves? Et qu'on peut apprendre à les utiliser comme moyens de défense... ou d'attaque? Si vous le souhaitez je peux vous apprendre. Bonne soirée.

Et je me lance dans le vide, sans craintes. Je tends les bras en croix et soudain une grande toile de cuir ciré se déploie dans mon dos, me faisant planer doucement, comme un oiseau. Sauf qu'à la différence d'un oiseau, je ne peux absolument pas contrôler ma direction et je suis condamner à être emporté là où les vents voudront bien me mener. En fait, pour résumer, je tombe au ralenti. Cette superbe invention m'a été fabriquée et donnée par un inventeur italien que j'ai rencontré lors d'un voyage. Un certain Antonio Da Vinci...
Je plane encore pendant une petite minute, droit vers la forêt de mon cœur, Brocéliande. Je finis par atterrir dans un vieux chêne. Au loin, j'aperçois quelques lueurs de torches vers Camelot. Je suppose que Morgane va être questionnée, examinée et subir tout un tas d'attentions inutiles et débordantes d'affection feinte... Dur d'être une princesse.
Je descend de mon arbre, enlève la toile de cuir et la roule en boule. Pas sûr qu'elle puisse resservir. En tout cas, je pressens que ma rencontre avec Morgane va m'ouvrir de nombreuses possibilités.



[HJ: désolé, c'est mauvais, mais bon... On clôt ici où tu veux encore répondre? ^^]

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