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 Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]

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Automnal Key
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MessageSujet: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Ven 12 Aoû - 18:34

  • Après quelques longs jours à tergiverser, j'avais enfin pris ma décision : je me rendrais chez Geoffroy. La simple idée d'aller toquer à la porte de ce puissant souverain m'avait profondément impressionnée, raison pour laquelle j'avais passé la majeur partie de la semaine dans les bois. Mais les vivres étaient bien vite venus à manquer, et je n'avais pas eu d'autres choix que de me décider au plus vite. Il était, d'une part, hors de question de retourner chez Arthur. La nouvelle de ma trahison devait déjà avoir fait le tour du château, et devenait d'autant plus importante que j'appartenais à la grande famille des Key, au service des Pendragon depuis plusieurs génération.

    Je me prenais, par instant, à penser à ma mère. Qu'allait-elle penser de moi, de mon changement, de mon départ brusque ? Je n'avais même pas songer à lui dire « au revoir ». A quoi bon ? Ma mère était dévouée à Arthur et, par conséquent, ne valait guère mieux que les autres. En était-elle seulement consciente ? Ce n'était qu'une vieille dame usée par les années et le travail, un travail épuisant dont je devais prendre la relève. Inepties. Pratiquer ce genre de tâche aurait été un véritable outrage à mon honneur. Ma mère, mon frère, ne me manquaient pas. J'étais heureuse de les avoir quitté pour me tourner vers un mode de vie qui m'était bien plus propre, pour me battre et vivre de moi-même.

    J'allais devenir chevalier aux côtés de Geoffroy. Cet homme semblait terriblement puissant, et sa soif de pouvoir m'hypnotisait, m'attirait. Je voulais combattre pour lui et récolter les honneurs, je voulais conquérir mes propres terres et observer les regards luisants, pleins de terreurs, de mes futures victimes. Je rêvais d'ennemis à égorger, voir leur sang couler sur les dalles de pierres. J'étais avide de sang et de puissance, je voulais que mon nouveau nom retentisse au cœur des différents royaumes. Callis d'Ombre. Je portais ce titre avec fierté. Je prenais un nouveau tournant, un nouveau départ. Peut-être une simple évocation à la personne que j'étais susciterait, dans le futur, de véritables frissons horrifiés. Je ne pourrais espérer mieux.

    Et ce rêve, je ne pourrais l'accomplir qu'auprès du roi ennemi. Malgré le fait qu'il m'intimide, malgré le fait que je le craigne. Que faire sinon ? Mais... Si Geoffroy, me croyant toujours fidèle à Arthur, me faisait-il exécuter dés mon arrivée ? Prendrait-il tout de même, malgré les risques, la peine de me donner une chance de prouver ma valeur et la fidélité que j'étais prête à lui donner ? Je savais ce qu'il pourrait penser : « Elle n'a pas été fidèle à l'autre, elle ne le sera pas à moi ». Ce que je pouvais comprendre. Mais j'étais prête à tout, quelque soit le sacrifice qu'il m'en coûte, pour me frayer un chemin dans l'univers complexe du souverain et m'y forger une réputation. Plutôt méliorative à ses yeux, de préférence.

    Aussi m'étais-je enfin décidée. A présent, sur mon cheval habituel que je n'avais pas manqué de prendre avec moi – et tant pis si cela impliquait un petit vol des écuries royales -, je m'élançais à avec détermination vers ma prochaine destination : le château de Geoffroy. Les murs sombres qui apparaissaient au loin éveillaient en moi une légère angoisse que je peinais étouffer. Peu importe. Je ne pouvais faire demi-tour ; rien de m'attendait derrière moi. Le futur s'étendait à ce grand château lointain, qui me semblait finalement si proche quand je songeais à l'avenir que j'étais censée y mener.

    J'y pénétrais finalement sans encombres. Les vrais difficultés viendraient plus tard, quand je me présenterais à Geoffroy. Je confiais mon cheval à l'un des employés du château et pénétrais dans le hall, impatiente à l'idée de visiter ma nouvelle demeure. Il régnait en ce lieu une atmosphère légèrement étouffante, évoquant à elle seule le souverain qui y demeurait. Je humais l'air à plein nez ; je me sentais libre, libre de mes décisions et de mes propres sentiments. Si quelque chose au fond de me criait que je n'avais jamais été aussi prisonnière, je l'ignorais ouvertement.

    Je parcourais les couloirs d'une démarche lente, précautionneuse, laissant mon regard s'attarder en tout endroit. Je voulais retenir un maximum de détails, un maximum de chemins. Pour pouvoir fuir en cas de besoin. Ou pour me sentir chez moi au plus vite, ma véritable motivation m'échappait. J'étais en quête d'un lieu qui m'intéressait au plus haut point : j'avais à maintes reprises entendu parler d'un point de vue, en haut d'une tour, qui donnait une vue magnifique sur l'ensemble du royaume. Je souhaitais savoir si un tel point de vue existait, et si tel était cas, savourer l'image d'un royaume tout entier qui s'offrait à moi.

    Au hasard, j'empruntais l'escalier qui menait au sommet de la plus haute des tours. Les marches étaient nombreuses, le chemin qui y menait très long, et j'étais déjà bien épuisée par ces derniers jours de cavale entre deux royaumes. Mon épée se faisait de plus en plus lourde à mon côté ; mais je n'en avait cure. J'avais envie de n'en faire qu'à ma tête, de me jouer de mes propres faiblesses, de mes propres failles. Quitte à finir épuisée en haut de la tour et être totalement essoufflée.

    Une fois en haut, je constatais avec satisfaction que j'avais vu juste. Une gigantesque vue à couper le souffle s'étalait devant moi : je pouvais sans peine distinguer monts, rivières et montagnes, forêts et champs. La géographie aléatoire qui entourait le château formait un tout magnifique, un spectacle tel que je n'en avais jamais vu. Il me semblait même apercevoir les sommets de mon ancienne demeure, le château d'Arthur. Entre les territoires, la Forêt de Brocéliande agissait comme une véritable frontière. Elle n'appartenait pour sa part à personne, les diverses légendes planant sur elle ayant vite fait refouler enthousiasme des souverains successifs.

    Je tournais la tête, surprise. Essoufflée et toute à la joie d'avoir vaincue ma fatigue, je n'avais pas réalisé que je n'étais pas seule. Un jeune homme se trouvait là.
    Un jeune homme dont le visage m'étais familier : Andrew.
    Je n'avais réellement vu Andrew qu'une seule fois. Je souhaitais m'acheter un cheval, mais surtout prendre des nouvelles de mon frère ; Andrew ayant longtemps combattu à ses côtés, j'espérais trouver auprès du lui des informations supplémentaires. Malheureusement, j'étais restée sans réponse.


    - Andrew ?! Qu'est-ce que tu fiches ici ?

    Je haussais un sourcil. Etait-il en mission pour Arthur ? Ou... Sa véritable résidence était-elle donc le château de Geoffroy ? De nombreuses questions se pressaient dans ma tête ; je ne parvenais à comprendre la raison de sa présence ici.
    Au moins n'étais-je pas la seule à ne pas me trouver.. là où je devrais.

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Andrew Demester
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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Mar 23 Aoû - 0:41

Il n’était pas rare, en ces temps de guerres que des personnes trahisse un camps comme un autre. Terrence était très mal placé pour juger. Il était lui même un traître de la pire espèce. Il trahissait un roi qui lui avait tout donner pour un qui le haïssait. Stupide, comme cette guerre de territoire. Les roi voulaient sans cesse agrandir leur royaume mais en ayant déjà pas de quoi nourrir leur sujets actuels. C’était la raison pour laquelle il y avait tant d’esclaves. Ils n’arrivaient pas du ciel ! C’était tout simplement des sujets qui préférait travaillé aux services des riches car au moins, il avaient de quoi dormir et manger. Terrence était plutôt bien lotis dans son rôle de traître. Il était chevalier, avait des serviteur, des esclaves, était plutôt riche, avait des responsabilité et tout cela sans être ni recherché ni même sans avoir à faire de choix. Il aimait sa vie, même si elle était compliqué. Le secret, les mensonges, les amitiés qu’on n’avait le droit de conservé.. Il avait déjà craqué, une fois. L avait tout avouer à un amis à lui, lors d’une bataille qu’il croyait perdre. Tout balancer, sans omettre de détails pour enfin se rendre compte, qu’il avait donner son identité à un ennemi qui le mettrait au fer. Mais sa ne c’était pas passé comme sa. Il était resté son ami, ils étaient devenu plus proche encore. Aujourd’hui, Terrence pensait à lui. Si seulement il pouvait être là.. Si seulement il pouvait prendre sa sœur dans ses bras et la rappeler à l’ordre. Se lancer dans la voie de la traîtrise n’était pas une bonne chose, ce qu’elle semblait encore ignorer.

Automnal.. Si seulement elle n’avait pas été tenté. La sœur de son ami.. Il l’aimait. En guerre il avait souvent parlé à Terrence des habitudes de la demoiselles, de ses rêves de chevalerie qu’il désapprouvait. En la rencontrant, Terrence avait ressentit comme un besoin de protection. Nolan et Terrence avaient été comme frères et Automnal était un peu la petite sœur de l’histoire. Terrence avait appris, comme tout le monde au château son changement de camp. Elle ne savait pas, n’avait même pas idée de ce qui pouvait se passer au château de Geoffrey ! Ce n’était pas le bonheur parfait comme chez Arthur. Il n’y avait pas de sourire, pas de gentillesse, pas d’humanité ! Là-bas tout était mensonges, meurtre et sans pitié. Geoffrey serait capable de la tuer pour avoir posé un pied sur son domaine, qu’importe si elle trahissait son clan pour lui, qu’importe si elle était dévouer à son nouveau roi, il suffisait qu’il soit, ce jour là de mauvaise humeur pour lui faire subir les pires tortures.

Terrence ne pouvait pas accepter sa, il ne pouvait pas la laisser se plongé seule dans cet univers sordide. Mais ce qui lui fit le plus mal, ce n’était pas son changement de point de vue, c’était surtout le fait qu’elle ne le partage pas avec lui. Elle avait emprunté plusieurs jours auparavant un cheval lorsqu’il était en balade et elle ne l’avait jamais rendu bien entendu. Ou était-elle? Que faisait-elle? Était-elle au château de Geoffrey? Il fallait qu’il y aille, qu’il la protège. Si jamais il lui arrivait le moindre problème, il s’en voudrait à vie.

Terrence avait attendu un bon moment avant de se décidé. La jeune fille avait disparut depuis une bonne semaine au moins et tout le royaume était au courant pour son nouvelle alignement. Après tout, elle était issu d’une longue ligné de chevalier. Rien n’allait pour sa famille. Sa mère était blâmé, rejeté par les sujets du royaume, accuser de traîtrise et le peuple en allait à annoncer que la famille était depuis toujours aux services des ennemis. Plus rien n’était pareil, mais tout pouvait s’arranger.. Si elle reconnaissait s’être trompé, si elle allait voir Arthur et s’excusait, trouvait une excuse pour pardonner sa faute. Peine perdu évidement. Auty était têtu et sur d’elle. Et alors que Terrence galopais en direction du château ennemi, son château, il espérait ne pas arriver trop tard.

Terrence empruntait toujours le même chemin. Passant par les montagnes, caché sur un sentier, il apercevait en premier le toit du château, noir comme l’âme de son propriétaire. D’ailleurs le château, cacher entre deux murs de pierre était constamment dans l’ombre. Il donnait froid dans le dos quand on y venait pas autant que lui. Le domaine de Geoffroy de Meryl était ainsi : froid et sombre. Qui voudrait y vivre? Terrence avait toujours le cœur qui battait à tout rompre lorsqu’il franchissait le pas de la porte. Il avait toujours peur du futur qu’il aurait entre ses murs. Il avait toujours peur qu’on ne lui ordonne de revenir au bercail. Sa vie de silence, sa vie dont peu de gens en connaissait l’existence lui donnait un goût de liberté. Il pouvait voyager, aimer, rire, galoper, observé, et vivre sans jamais n’avoir de compte à rendre de ses faits. Il avait un roi et un père, à chacun il devait une obéissance mais tout deux, s’en fichait de ce qu’il faisait de sa vie privé. Tout deux le laissait libre de ses actes.

Mais libre était un grand mot. Si il était vraiment libre, comment se faisait-il qu’il revenait, encore et encore ici même? C’était même au point que tout le personnel commençait à le connaître. Ces derniers temps, il avait franchit le pas de cette grande porte tellement de fois que sa venue était comme attendu. Terrence ne s’arrêta pas une seule seconde. A l’entrée, les garde baissèrent la tête, comme tout invité de marque qui passait devant eux. Ils ne savaient pas son nom, son grade, mais quand il venait, c’était pour s’entretenir avec le roi. Pour cet honneur presque jamais accorder à ses sujets, Terrence faisait l’objet de beaucoup de questions, mais personne ou presque n’avait osé les lui poser. Pour la simple et bonne raison qu’un mot de travers à l’invité secret du roi et leur tête serait sans doute plus à leur place en fin de soirée.

En générale, le prince prenait son temps dans les couloirs. Il n’était jamais pressé de retrouver son père pour les missions et les commérage de ce qui se passait chez Arthur. Parfois, la discutions était surtout posé sur les fortifications du château, de l’entraînement des troupes mais aujourd’hui, pas envie de parler, pas envie de s’occuper de tout les problèmes du royaume. Ce qui l’amenait au château aujourd’hui, c’était une femme, et pas n’importe laquelle. Terrence était dans une colère noir. Il avait peur, il était stressé il ne savait pas ou elle était et après avoir parcourus plusieurs couloirs, traversé des salles ou tout le monde le dévisageais sans un mot il se mit à agresser un garde. Sa patience avait des limites. Heureusement pour lui, l’employé se montra très coopératif. Une jeune fille avec un œil blesser et qui était arrivé que très récemment était assez facile à identifier et le garde lui donna assez de détails pour savoir ou elle était allé. Au fond du couloir de l’aile droite, il y avait des escaliers qui menait à la tour qu’il préférait. Elle donnait la plus belle des vue : celle sur un monde divisé en deux. Le château d’Arthur et celui de Geoffrey séparé en son centre par la foret de Brocéliandre. Le seul ic, c’était le nombre incalculable de marche à monter. On en avait pour un quart d’heure si on était endurant. Un dernier message au garde, pour ne pas être déranger et Terrence avança à toute allure sur le chemin qui montait à la tour.

Terrence était à bout de souffle. Il avait courut comme un dingue depuis les écuries d’Arthur. Il s’arrêta à quelques marches du sommet, repris son souffle quelques secondes, le cœur battant plus vite que les ailes d’un colibri. Puis, il monta au sommet et regarda la demoiselle face à l’horizon. Elle était seule. Ouf.. Si le roi avait été là, il n’aurait rien pu faire, seulement se taire et obéir. Mais elle aussi était à bout de souffle, elle venait sans doute d’arriver, tout comme lui. Terrence resta dans l’encadrement de la porte, ne disant pas le moindre mot. Elle découvrirait sa présence bien assez tôt, tout comme son regard plein de tristesse.


-Andrew ?! Qu'est-ce que tu fiches ici ?

Terrence, accoudé contre le mur s’avança vers la demoiselle pour se placer juste à côté d’elle.

-Et toi Auty? Regarde..

Face à eux, le domaine de Arthur, fleurissant, et lumineux et à leurs pieds, le domaine de Geoffroy.. Si vide.. Si triste et sombre.

-Pourquoi es tu venu ici? Que recherche tu?

Terrence était calme et nostalgique. Il n’était pas fâché contre elle. C’était très différent de ce qu’il pensait arrivé. Chacun avait ses raisons et si c’était arrivé, c’était que le destin l’avait voulu. Tout ce que Terrence espérait, c’était que le destin de sa jeune amie soit loin du royaume de Meryl.
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Automnal Key
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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Ven 26 Aoû - 20:16

  • Andrew s'approcha de moi d'un pas. Je m'éloignais de lui d'un autre pas.
    Que voulait-il exactement ? Mon regard croisa le sien. Un regard emplit de tristesse. Je baissais les yeux. Pourquoi ? Était-ce mon arrivée chez Geoffroy qui l'attristait ainsi ? S'il était réellement un traître au royaume d'Arthur, en quoi cela devait-il le gêner, que je passe moi-même du côté du sombre souverain ? Et... Pourquoi s'inquiétait-il pour moi, après tout ? S'il connaissait mon frère, il ne me connaissait pas réellement moi. Le seul lien entre nous ne donnait plus signe de nouvelles, et j'avais depuis longtemps fermé la porte sur mon frère et Andrew.


    - Et toi, Auty? Regarde...

    Je jetais un coup d'oeil plus général à la vue fantastique qui s'offrait à moi. Au loin, le monde semblait fleurissant, plus... ensoleillé. Un monde de joie. Mais ce monde n'était plus le mien, j'avais tourné le dos à cet univers plein de naïveté et de compassion. La frontière formée par la Forêt de Brocéliande délimitait les contours d'un royaume tout autre, bien plus sombre. Une atmosphère lourde y régnait, celui des complots et du pouvoir. J'aspirais l'air à plein poumons, profitais de la nouvelle odeur qu'aurait ma vie à présent. L'obscurité qui régnait sur les terres de Geoffroy était pareil à l'ombre qui assombrissait chacune de mes pensées. J'étais ici chez moi, je le sentais. L'ancienne Auty gémissait au fond de mon cœur, m'ordonnait de cesser toutes ces bêtises et de rentrer à la maison. Un appel à la raison, sourd et ténu. Je l'ignorais. Je n'avais plus à me remettre en question à présent ; j'avais pris la bonne décision, j'en avais la certitude.

    - Pourquoi es-tu venue ici? Que recherches-tu? 

    Je haussais un sourcil. En fait, je ne m'étais jamais réellement posée la question. La réponse s'était offerte à moi comme une évidence dés lé début, comme un long murmure à mes oreilles, étouffé mais obsédant. Je n'étais plus à ma place nul part, dans le monde qui était le mien auparavant. Ma vie avait pris un autre tournant, voilà tout. J'avais besoin d'autre chose, d'autre chose que la misérable existence de chevalier fidèle que j'avais eu jusqu'à alors. De servir auparavant j'avais à présent besoin d'asservir. Je méprisais les faibles, notamment celle que j'étais quelques jours plus tôt. Mais tout avait changé.

    - Je suis venue ici parce que telle est ma vraie place. Ce que je cherche ? Le pouvoir. Le pouvoir et le sang.

    Je n'avais même pas tenté de cacher mes motivations. Peu importe la façon dont Andrew allait me voir à présent. De toute façon, avait-il jamais compté pour moi ? Il n'était qu'un pion parmi tant d'autres, après tout. Un pion sur l'échiquier qui bâtissait peu à peu l'enchaînement de ma vie. Et puis un jour, on perd un pion. Peut-être était-ce à son tour. J'en avais perdu tellement... Avec le temps, j'avais trouvé un nouveau moyen de noyer ma peine. L'oublier. Ou plutôt, l'ignorer. Je n'étais plus qu'une enveloppe sans lettre à l'intérieur, en fin de compte. Je jouais auparavant avec les pions blancs, j'avais perdu. A présent je jouais avec les noirs, c'était comme ça. Rien ne pouvait y changer quoi que ce soit. Mais la haine et l'avidité de pouvoir que je ressentais rencontraient un obstacle. Quelque part cette rencontre avec Andrew n'était pas sans conséquences, et j'en étais consciente. Secouant la tête, je lui retournais la question, désireuse de détourner le sujet de mon cas.

    - Et puis si tu redoutes tant le fait que je sois ici, qu'est-ce que tu viens faire chez Geoffroy, toi, hein ?

    Je ne comprenais pas la raison de sa présence. Je croyais Andrew profondément lié à Arthur ; par ailleurs, mon frère n'avait pas passé un seul jour à la maison sans vanter les mérites de son seul véritable camarade de guerre. S'était-il tromper sur son sujet ? Cela ne ressemblait pas à Nolan. Petite, je l'avais toujours considéré comme quelqu'un d'un à part, et il savait percevoir « l'essence » des gens. Du moins je le pensais.

    - Nolan comptait sur toi. Il a eu tort, je me trompe ? remarquais-je avec un sourire mauvais.

    Je détournais le regard. Trop de choses avait changé. Moi, les autres, mon monde. Tout. N'étais-je qu'un vieux souvenir ? Je prenais plaisir à être désagréable, à blesser. Mais finalement, la douleur n'était-elle pas qu'un juste retour des choses ? J'avais eu mal, moi aussi, avant de comprendre. De comprendre que tout cela ne menait à rien, que la vie n'était qu'un océan de souffrance. Je m'étais brisée par moi-même, puis j'avais découvert le revers de la médaille.
    Mon nouveau moi.

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Andrew Demester
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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Sam 27 Aoû - 1:18

Sa vie était faite ainsi. Dès qu’il faisait un pas, l’objet de sa convoitise reculait d’un autre. A chaque pas vers son but, il le voyait s’éloigner. Dès qu’il sentait qu’il allait être heureux, on lui arrachait son bonheur. Une farce du destin ou tout simplement un mauvais sort que l’on avait lancé sur lui? Il ne savait pas, ne comprenait pas. Le prince bâtard ne pouvait que penser qu’il n’y avait pas le droit. Il n’avait ni existence réelle, personne ne savait son nom, ne savait qui il était. Si jamais il mourrait au combat, personne ne pleurerait sa mort. Il y avait bien quelqu’un a qui il manquerait, enfin.. Il le pensait. Mais lui même étant loin de tout, il ne serait pas là à son enterrement. Personne.. Seul. Il était seul. Il portait un fardeau, il vivait pour un secret, obéissait à un être sans scrupule et une fois de plus, après avoir trouvé un véritable ami, il le voyait s’éloigner. Dans les yeux de la jeune fille, il y avait une pincé de Nolan, une lumière égale au feu de camp dans la foret, au sourires alcoolisé d’hydromel et aux rires incessant. Comment se réjouir de voir à nouveau partir l’étincelle de douceur qu’elle était loin de lui, loin du royaume d’Arthur. Ici, il n’était plus Andrew, il n’était plus le chevalier qu’elle croyait gentil et fidèle à son roi. Ici, il n’était plus rien pour elle, et elle était inaccessible pour lui. C’est vrai qu’il n’avait rien tenté pour être proche d’elle, trop proche. La peur l’avait saisi très vite. Et si il prenait auprès d’elle la place de son frère? Il trahirait son ami. Et si il la rejetait, c’était lui qu’il trahirait. Encore une fois, c’était le jeu du chat et de la souris. Un jeu sans fin, sans joie et sans scrupule. Le jeu des sentiments était bien cruel des fois. Si il lui avait dit, tout avouer, si il c’était rapprocher d’elle comme il l’aurait du, aurait-elle fait ce choix?

Un pas en avant, un pas en arrière et Auty se reculait inexorablement de lui. Les yeux baissé, Andrew sentait que c’était peine perdu de tenter de la raisonné. Elle avait fait un trait sur lui, Nolan, sa vie, sa famille et la raison. Comment avait-elle pu changer aussi vite? Que c’était-il passé. Pourquoi voulait-elle le froid, l’ombre et la mort à la lumière d’un royaume en paix? Drogué? Manipulé? Était-elle sous le charme d’un sorcier malfaisant qui se jouait d’elle? Ses petits yeux rivé sur l’obscurité, elle respirait comme pour la première fois. Terrence eu peur. Peur pour elle, pour lui, pour ce qu’elle pourrait faire, pour les innocent qui allait bientôt perdre la vie. Les femmes étaient connus pour être douce, tendre et maternelle. Certaines, se détournaient de leur chemin véritable pour rejoindre les hommes au combats et à la mort. Terrence n’était pas vraiment ce genre de choix mais ne trouvait pas non plus ces femmes ridicules. Elles étaient forte, car elles se battaient pour une idée à laquelle elles croyaient. Mais jamais, jamais il n’en avaient vu tuer des innocents, des êtres en pleurs qui ne demandait que la vie. Auty était-elle capable du pire? Était-elle sans cœur? Terrence priait pour que ce mal ne l’ai pas encore atteint car sans l’avoir en elle, elle n’obtiendrait jamais les faveur de son nouveau roi.

Mais alors, que faisait-elle ici? La grande question à milles dollars. Pour la simple raison qu’elle regarda Terrence comme si tout était de l’évidence même. Bien, très bien.. Ce qui ne l’avança pas. D’accord il avait des tords, d’accord il aurait pu être plus prévoyant, ne pas la laisser seule, faire attention à ses fréquentations, jouer le rôle de frère. Mais comment être un bon frère lorsque l’on avait toujours été seul? Terrence se cachait la vérité. Il avait merdé encore et encore. Nolan lui avait dit plus d’une fois que Auty était une fille douce et gentille. Qu’elle ne trahirait jamais le secret de Andrew, qu’elle ne le rejetterait jamais si il ne lui faisait pas de mal. Mais il n’avait pas suivit le conseil de son frère de cœur. Il n’avait rien dit, n’avait même pas donné de nouvelle de Nolan à la jeune fille quand elle était venu lui en parler. Mais c’était finis les mensonges. Il ne devait pas avoir peur de Auty.


-Je suis venue ici parce que telle est ma vraie place. Ce que je cherche ? Le pouvoir. Le pouvoir et le sang.


Le pouvoir et le sang. Terrence se mit dans une tel rage qu’il du serrer ses poings pour se contenir. Le pouvoir et le sang? C’était ce qui avait détruis sa vie, sa famille, ce qui l’avait à jamais réduit au rang de traître. C’était ce qui le hantait toute les nuit, qui l’empêchait d’avoir des amis, un amour, la paix. Le pouvoir.. Ce simple mot faisait battre le cœur des plus effroyable guerrier. Tout le monde cherchaient le pouvoir, d’une façon ou d’une autre. Terrence le recherchaient sur ses chevaux, Arthur sur ses chevalier et Geoffroy sur le monde. Et Auty? Que voulait-elle comme pouvoir? Que ferait-elle d’un royaume, d’un monde. Que lui apporterait le pouvoir si elle n’avait plus personne avec qui le partager, plus personne avec qui prendre plaisir à l’avoir mérité? Ses yeux étaient recouverts d’un voile blanc, l’empêchant de discerné le bien du mal, ceux qui la voulaient vivante et ceux qui la préférait zombie.

-Et puis si tu redoutes tant le fait que je sois ici, qu'est-ce que tu viens faire chez Geoffroy, toi, hein ?

Le jeune homme ne savait pas si il devait rire ou pleurer. Qu’est ce qu’il venait faire ici? Mise à part pour venir rechercher celle qui était, à ses yeux, une sorte de sœur, il était également le fils du roi. Ce qu’il venait faire ici? Il venait rétablir ce qui n’aurait pas du changer. Elle ne connaissait rien à cet univers, elle n’en imaginait pas même un dixième !

-Et bien..

Comment dire? C’était assez gênant..


-Nolan comptait sur toi. Il a eu tort, je me trompe ?

Non mais là non ! Non ! Non ! Non ! Qu’on s’attaque à lui, qu’on le blesse physiquement, qu’on le frappe, le torture tout sa lui était égale. Après tout ce n’était qu’un corps, qu’une vie. Mais son âme.. Son cœur.. Ses sentiments.. On avait trop jouer avec eux. Nolan était son ami, le meilleur ami qu’il n’avait jamais eu. Il était celui avec qui il aurait pu tout quitté si son pote le lui avait demandé. Nolan était le genre de personne qui aurait pu débarquer à l’improviste, à n’importe quel heure que Terrence l’aurait accueillit à bras ouvert. Il pouvait trahir Arthur, son père, mais pas Nolan. Jamais. Tout le monde avait un roi, quelqu’un pour qui on pouvait sacrifier sa vie pour la sienne. Nolan n’était pas son roi, mais Terrence aurait pu lui jurer allégeance.

Terrence tourna le dos à la demoiselle. Calme.. Calme.. On ne bafouait pas comme sa, de quelques mots une amitié aussi solide de celle qu’il entretenait avec son frère. Mais entre ses penchant sadique survenu comme un cheveux sur la soupe et maintenant ses commentaire tout simplement méchant, Terrence prit la jeune fille par les épaules, la tenant bien fermement. Les yeux dans les yeux, finis les secrets, les mensonges. Elle voulait du scoop? Des réponses? Pourquoi il était là? Pourquoi il a peur pour elle? Ok..


-Tu veux savoir? Vraiment?

Terrence rechercha un signe, un seul, qui lui dirait non je ne veux pas, je te crois, rentrons.. Mais non bien sur. Qui reculerait devant un cookie encore chaud? Devant un secret aussi juteux?


-Je suis..

Un blanc.. C’était plus difficile qu’il ne l’aurait cru.. Terrence se détacha de la jeune fille. Baissa les yeux au sol, puis regarda le royaume qui était à leurs pieds.. Son royaume.


-Le prince Terrence de Meryl. Mon père est le roi auprès de qui tu veux jurer allégeance. Andrew Demester n’est qu’un faux nom.. Une fausse identité qui me sert de double jeu. Je suis devenu chevalier auprès de Arthur pour servir d’espion auprès de mon père. Et tu sais quoi?

Un petit rire cassa son visage blanc . Terrence était triste, perdu et se sentait sale. Il se dégoûtait lui même..

-Et bien Nolan est au courant.

Terrence posa ses yeux sur Auty, sans vouloir déchiffrer son visage. Et oui.. Elle venait d’en découvrir des choses ! Salut en faite je t’ai menti mais je t’aime comme même. Et si on allait manger des brownies?

-Voilà pourquoi je suis là, pourquoi je sais que choisir ce camp est mal et pourquoi je ne t’ai rien dis jusque-là.

Le chevalier s’approcha de la traîtresse et caressa ses cheveux d’un geste fraternel.

-Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. Tu recherche le pouvoir, la gloire et un moyen de te défouler mais ici tout n’est que mensonge et malheur. Je t’en pris Auty..

Doucement, Terrence prit la dame dans ses bras, l’enlaçant tendrement.

-J’ai perdu tellement de chose ici, beaucoup de personne cher à mon cœur son morte et je n’ai rien pu faire pour eux. Je ne veux pas te perdre. Ne laisse pas ton âme s’assombrir entre ses murs..


Les yeux fermé, Terrence respirait un tout autre air que celui qui pesait sur le château et tout ce qu’il espérait, c’était qu’elle ne le rejette pas trop vite..

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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Sam 27 Aoû - 10:37

  • Je me sentais mal, terriblement mal. Cette simple conversation réveillait en moi des choses que je croyais avoir définitivement oubliées, des choses que j'avais claquemurer au fond de mon esprit pour ne plus en souffrir. Pour ne plus être faible, la souffrance menant à la faiblesse. Les sentiments, les regrets, la compassion, l'amitié. Jamais je ne serais mieux servie que par moi-même. Finalement c'était une haine violente qui avait pris le dessus. De la haine contre ceux qui m'avaient fait souffrir dans le passé, à qui j'avais pardonné ; de la haine contre ceux que j'avais servis, qui ne m'avaient jamais remerciée ; de la haine contre moi-même, qui changeait peu à peu.

    J'avais peur. Qui étais-je à présent ? Auparavant, je m'étais cachée sous un mur de sentiments, de principes pour me construire et me donner une identité. Je me battais pour des valeurs qui me semblaient juste ; à présent je n'avais plus de valeurs, juste des objectifs. Dominer. Dominer à tout prix. Me retrouver tout en haut de l'échelle, là où plus personne ne pourra m'atteindre, ne pourra me faire souffrir. Une profonde rancœur avait germée dans mon cœur. Pourquoi ne l'avais-je pas étouffée ? L'Automnal que j'étais avant, même brisée, même mourante, se serait battue. L'aurait vaincue. Quelque chose d'autre était entré en ligne de compte. Mais quoi ? Quelque chose m'avait poussée à devenir ce que j'étais. Cette certitude m’obsédait, me rendait folle. Je n'étais pas totalement coupable de ce que j'étais devenue, je n'étais que prisonnière d'une âme qui n'était pas la mienne. Je ne trouvais de plaisir que dans la souffrance. Je me sentais seule, irrémédiablement seule.

    Ma dernière remarque sembla avoir piqué Andrew au vif, qui se détourna brusquement. L'avais-je blessé ? J'avais touché un point sensible, semblait-il. La confiance que lui vouait Nolan. Malgré moi, je ne parvins à regretter mes paroles. Une partie de moi sanglotait, l'autre jubilait. Pourquoi ? Une joie mauvaise m'emplissait. Moi qui, tout au long de ma vie, s'était refusée à faire du mal à qui – ou quoi – que ce soit, un trop plein de rage contenue mourrait d'envie de jaillir de mes lèvres. J'étais un monstre, rien de moins. Et après ? Les gens comme moi étaient nombreux. Surtout ici. J'allais trouver mes semblables, puis les briser de la même façon que je voulais briser tous les autres. Seth. Selana. … Andrew.

    Le jeune homme me prit brusquement par les épaules ; je tentais vivement de me dégager. Peine perdue. Andrew me tenait bien fermement, et je n'avais d'autre solution que de l'écouter. Il m'obligea à plonger mon regard dans le sien. Je ne parvins à détacher mes yeux de la lueur triste qui brillait dans ses prunelles. En étais-je la cause ? Une douleur sourde perfora mon cœur. Qui étais-je pour me comporter ainsi, pour oser infliger de la douleur gratuite à quelqu'un comme Andrew ? Non. Il fallait que j'efface ces doutes de mon esprit. J'étais insensible et invincible, je m'en étais convaincue. Je ne devais pas céder.


    - Tu veux savoir ? Vraiment ?

    Comment lui dire non ? Je mourrais d'envie de connaître la vérité. Qu'Andrew m'avoue de lui-même qu'il était un traître... Le roi Arthur avait-il finalement si peu de gens fidèles à sa solde ? Mais que croyait-il, vaincre Geoffroy avec une armée de traître ? Arthur était bien naïf. Oui, définitivement, j'avais pris la bonne décision en me retirant de ses troupes. A présent, j'étais du côté des vainqueurs. Cela ne pouvait se terminer autrement... Un léger sourire narquois naquit sur le bord de mes lèvres. Vas-y, Andrew, vide ton sac. Je n'attends que ça, tu comprends ?

    - Je suis...

    Un instant d'hésitation. Était-ce si compliqué à avouer ? Quitte à être un traître, autant l'assumer pleinement, mon cher ami. Qui étais-tu réellement ? Me ferais-je le plaisir de révéler ta véritable identité à Nolan, une fois rentré du champs de bataille ? Briser l'amitié d'Andrew et de mon frère, une bonne fois pour toutes, et les achever tous les deux en même temps. Je gardais le silence, mais n'en pensait pas moins.

    -Le prince Terrence de Meryl. Mon père est le roi auprès de qui tu veux jurer allégeance. Andrew Demester n’est qu’un faux nom.. Une fausse identité qui me sert de double jeu. Je suis devenu chevalier auprès de Arthur pour servir d’espion auprès de mon père. Et tu sais quoi? 

    L'ancienne Auty fut la première à réagir. Andrew, le fils de Geoffroy ? Mais... c'était impossible. Si celle que j'étais à présent se délectait d'une telle nouvelle, mon passé hurlait. Entendre de vive voix la traîtrise d'Andrew avait abattu celle que j'étais auparavant, et le reste de « bien » qui était enfoui au fond de moi en avait pris un sacré coup. Pourquoi s'évertuait-il tous à me mentir ? Seth, tueur à gage nommé Zacharie Athanagild. Andrew, traître nommé Terrence. Andrew ne valait-il pas mieux que tous les autres ? Mais bientôt, celle que j'étais à présent pris le relais. Andrew, le fils de Geoffroy. Bien. Peut-être, de cette façon, pourra-t-il intercéder en ma faveur auprès du roi. Tout cela ne se présentait pas si mal, tout compte fait.

    -Et bien Nolan est au courant. 

    Je fronçais les sourcils. Je ne comprenais plus rien, tout cela m'échappait. Nolan, au courant ? Mais... Mais c'était tout bonnement impossible, encore moins que le fait qu'Andrew soit le fils de Geoffroy. Comment pouvait-il vouer en Andrew une confiance sans bornes, combien de fois m'avait-il dit qu'il serait prêt à donner sa vie pour lui, tout en connaissant à sa véritable identité ? Les quelques certitudes qui soutenaient mon esprit s'effondraient une à une. Malgré moi et le froid glacial qui avait emplit mon cœur dans le but de me montrer étanche au monde extérieur, je continuais à m'effondrer. Je jetais un regard éperdu à mon interlocuteur. Tout s’emmêlait. J'étais égarée au fond de moi-même.

    -Voilà pourquoi je suis là, pourquoi je sais que choisir ce camp est mal et pourquoi je ne t’ai rien dis jusque-là.

    Je baissais les yeux. La réalité tout entière n'était-elle qu'un mensonge ? La vie n'avait aucun sens dans un monde de complots, dans un monde rendu flou par l'absence de vérité. Voilà pourquoi j'avais changé, et personne ne semblait le comprendre. Tous, autant qu'ils étaient, m'avaient caché la vérité. Même Béatrix, qui ne m'avait avoué ses dons de magie que très récemment. Que croyaient-ils donc ? Que j'allais réveler leurs secrets au monde entier ? A présent, j'en serais bien capable. Ils ne valaient pas mieux. Mais avant ? Comment pourrais-je en vouloir à Seth et Béatrix pour leurs dons de magie ? Ils ne les avaient pas choisi. Comment pourrais-je en vouloir à Andrew ? Lui non plus, il n'avait pas choisi son père, il n'avait pas choisi son camp. S'ils m'avaient tous dit la vérité dés le début, je n'en serais pas là à présent. Une rage mal contenue avait naquit en moi, et ils en étaient tous à l'origine.
    Andrew caressa doucement mes cheveux. Je me dérobais. Il avait beau dire qu'il ne voulait pas me voir ici, lui aussi il m'avait menti. Lui aussi, quelque part, était coupable.


    -Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. Tu recherches le pouvoir, la gloire et un moyen de te défouler mais ici tout n’est que mensonge et malheur. Je t’en prie Auty...

    De quel droit s'inquiétait-il pour moi ? Je voulais qu'il s'en aille, je voulais être seule. Je voulais que la faiblesse qui refaisait surface s'en aille une bonne fois pour toute. Je ne souhaitais qu'une chose : m'enfoncer dans une solitude silencieuse, faute de mieux. Tout cela m'avait ébranlée. Comment devais-je réagir ? Les restes de ce que j'étais rugissaient. Il fallait que je bouge, que je me redresse, que j'affronte enfin les osbtacles que je tentais de supprimer en m'enfermant dans une carapace dénuée de sentiments. Que je retourne voir Arthur, que je m'excuse auprès d'Andrew. Mais je n'allais rien en faire, il en était hors de question.

    Andrew s'approcha de moi. J'étais tétanisée ; les deux moi continuaient à s'affronter. L'un me disait de fuir, l'autre d'accepter l'aide du jeune homme. J'étais incapable de faire un geste. Doucement, le traître me prit dans ses bras ; et malgré tous mes mes efforts, je ne parvins à faire un geste pour m'en dégager. L'ancienne Auty m'en empêchait. Nolan faisait pareil, quand j'étais petite. Et lorsque j'étais dans ses bras, je me sentais toujours plus à l'abri, en sécurité. Mais je n'avais pas le droit de m'abandonner à tout ça. Quelque chose de plus fort m'obligeais à réagir autrement, à repousser Andrew. Sinon, j'allais souffrir. La souffrance me faisait peur. Je n'étais qu'une lâche.

    -J’ai perdu tellement de choses ici, beaucoup de personnes chères à mon cœur sont mortes et je n’ai rien pu faire pour elles. Je ne veux pas te perdre. Ne laisse pas ton âme s’assombrir entre ses murs...

    N'avait-il pas comprit qu'il était trop tard ? J'avais pris ma décision. Mon âme était déjà bien sombre, la « joie » et le « bonheur » que j'étais censée retrouver chez Arthur éblouissaient mes yeux, plongés dans une obscurité intérieure. Je ne pouvais plus retourner en arrière ; j'étais coincée dans une voie sans issue. Trouvant enfin la force nécessaire à cela, je me dégageais brusquement des bras d'Andrew.

    - N'as-tu pas compris ? La vie n'est qu'une blague, annonçais-je avec un pauvre sourire de désespérée. Une grosse blague de très mauvais goût. Je suis tombée dans tous les pièges, j'ai souffert de chacun d'eux, tu comprends ? J'ai eu mal. Je ne suis plus rien, juste une loque détrempée.

    Ca me faisait mal de l'avouer. Mais je voulais le dire, ici et maintenant. L'Auty sombre qui était en moi me laissait un peu de répit pour dire ce que je n'aurais plus jamais le courage d'avouer. Sans pouvoir me l'expliquer, je savais que plus ça irait, plus je deviendrais hermétiques aux sentiments habituels, bien que je n'en comprenne pas la raison. J'étais victime de ma propre déchéance. Je m'entraînais moi-même dans un gouffre sans fond. Pourquoi ? Sans pouvoir les retenir, les larmes coulèrent peu à peu.

    - Tous. Vous êtes tous coupables de ce que je suis à présent. Vous m'avez tous menti. J'ai vécu dans un monde d'illusion, avant de comprendre que je ne m'appuyais que sur des songes. Je suis tombée de mon nuage, et j'ai enfin compris que tout les principes auxquels je croyais, toutes les valeurs que je défendais, ce n'était qu'un espoir naïf et insipide.

    Comment avais-je pu croire en un monde franc et pacifiste, par le passé ? Comment ? Je tombais à genoux. Tout ça n'avait plus de sens. Et puis j'avais mal. Alors que je tentais de repousser l'obscurité qui me corrompait, celle-ci n'était pas... « d'accord ». J'avais mal, mal à la tête, au cœur. Je n'allais pas tenir longtemps. Bientôt, la sombre Automnal reprendrait le dessus.

    - J'ai claquemuré mes sentiments au fond de moi... pour oublier. Pour arrêter d'avoir mal. Mon monde entier s'est effondré, Andrew. Et puis il y a cette chose... Qui refuse de me laisser tranquille. Quelque chose au fond de moi qui m'oblige à... à être comme ça.

    Je fermais les yeux. La douleur vrillait mes tempes avec force, j'avais l'impression de me... consumer. Je n'en pouvais plus. Je laissais échapper quelques sanglots, mais j'étais déterminée à terminer ce que j'avais commencé. Il me fallait tout avouer, sous peine de garder le silence pour toujours.

    - Tu dis que tu ne veux pas me perdre. Mais je suis déjà morte, je me suis fait doucement mordre par cette chose qui me dévore. Il n'y a plus rien de moi. Je suis... Je ne peux pas continuer, murmurais-je en lançant un regard implorant à Andrew. Bientôt cette chose va reprendre le dessus... J'ai... peur ?

    J'étais tout bonnement effrayée. Qu'allais-je devenir ? J'étais devenue complètement quelqu'un d'autre. Deux personnes se relayaient consécutivement en moi. J'étais complètement folle, j'allais finir par m’effondrer sous le poids de mes propres pensées.

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Andrew Demester
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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Lun 29 Aoû - 22:38

On avait toujours le choix. Certain choix se faisaient tout naturellement, certain étaient évident, d’autre sans réponses, mais on avait toujours le choix. Pour un enfant comme Terrence, caché au monde, isolé des autres, rejeter par un père et arracher à sa mère, un enfant qui n’avait connu que la mort et la souffrance, on s’attendait à ce qu’il déverse sa haine sur le monde, devienne une bête de sang. C’était le but de sa vie, la voie qu’on lui avait tracé et peut-être sa vie ne c’était-elle pas arrangé parce qu’il n’avait pas suivit les panneaux qui lui montrait la voie du mal. Peut-être lui enlevait-on à chaque fois un peu plus, jusqu’à ce qu’il trouve cette flamme en lui, prête à réduire un royaume en cendre sans le moindre scrupules. Un homme capable de violer des femmes juste après avoir égorgé leurs enfants devant elle, les réduire en esclavage, tuer leurs époux et sans cesse leur rappeler le goût de leurs sang. La barbarie était une route sale mais si facile à prendre. Pas besoin de penser, pas besoin d’aimer, pas besoin de prestance, de savoir être ni même d’amis. Une bonne soldes, quelques tueries et la vie devenait le paradis. Et si jamais, un jour, au clair de lune il était prit de nostalgie, il pourrait se noyer dans l’alcool. Les tavernes avaient une utilité malgré tout. Mais non, jamais, hors de question qu’il agisse de la sortes. Le prince des ténèbres aimait la lumière et la vie. Fils indigne, cruel, méchant, mauvais, fiote, faible, idiot, sans intérêt mais il n’y pouvait rien si il avait un bon fond.

Certains enfants naissaient dans un monde qui n’étaient pas le leur. C’était la raison pour laquelle il y avait des hommes qui aimaient des hommes, des femmes qui rêvaient du même sexe et il arrivait même, d’après des rumeurs, que des hommes ressentaient de l’attirance pour des animaux. Terrence était neutre, toujours. Les homosexuel étaient né dans le mauvais corps et ceux qui aimaient les chien étaient forcément des réincarnations. Terrence détestait le mal, mais n’était pas assez pur pour faire le bien. Chaque jour, le prince tentait de racheter les meurtres qu’il avait commis, le mal qu’il avait infliger. Mais comment combattre ce qu’il y avait dans son propre sang? Terrence n’avait rien de mal vis à vis de l’avis populaire mais au fond de lui se battait un cœur bon et un goût inné pour le sang. Il s’était battu jusqu’à pensé que tout cela était inutile, il avait pleurer plus d’une fois pour mourir au combat et ainsi en finir avec divergence de sentiments en lui. Mais on ne se battait pas contre son âme. On pouvait tuer, mentir, tricher, voler, détester, quoi que l’on fasse, c’était notre âme qui jugeait nos actes. Tant qu’il restait en paix avec lui même, il ne craignait rien. Tant qu’il sentait qu’il faisait tout ce qui était en son pouvoir pour préservé ceux qu’il aimait, il ne souffrait plus de ses fantômes passé.

Maintenant que les femmes étaient admise en tant que chevalier tout avait changé. L’entraînement n’était plus aussi cruel. Avant, ce n’était pas dans la foret de brocéliandre qu’on envoyait les jeunes recru mais aux premiers rang sur les champs de batailles. On les envoyaient en arène dans des pays étranger, on les formaient de la façon la plus brutal et cruel pour avoir les combattants les plus forts, solide et sans cœur possible. Des combattants qui n’hésiterons pas à tuer les ennemis de sang froid. C’était sa la chevalerie il y a peu. Certes, ils ne tuaient jamais des innocents.. Mais qui l’étaient aujourd’hui? Terrence avait tuer, son père avait torturé, Arthur avait menti, son propre cheval avait déjà fait tombé son cavalier par plaisir, et Auty avait trahis. Tous étaient des criminel, tous étaient bon à tuer. La chevalerie.. Ce mot n’avait pas se sens et Auty avait raison de déprimé après avoir comprit que tout était inutile mais le fond, les idéaux que l’on avait en se lançant dans cette quête étaient réelle. Le monde ne changeait pas, mais avec des idées on pouvait les remodeler.

Cependant il ne lui en voulait pas. Il n’était pas fâché contre elle. Ce n’était pas sa faute si elle avait perdu le goût à la vie. Entre un frère absent, une mère exigeante et un royaume en froid, tout devenait compliqué. Personne n’était invincible, tout le monde avait ses faiblesses. Celle de Auty était sans doute d’être bien trop humaine. Tout humains cédaient un moment à la tentation. Le diable s’avait se vêtir de bien luxueuse façon et attirait toujours la convoitise. Elle voulait le pouvoir, la force, la gloire, la mort, la vie et la domination sur les autres. Elle voulait ce qui n’était donné qu’aux dieux, ce que les roi aspiraient durant tout leur reigne jusqu’au jour ou ils meurent, vide et seuls. Quand il la regardait dans les yeux, il voyait ce qu’il aurait du être. Un être froid et insensible, capable de trahir un homme, un roi qui croyait en lui, qui lui faisait confiance, qui aurait laissé sa vie entre ses mains. Auty aurait très bien pu jouer le rôle de princesse dans ce royaume. Mais si il n’avait pas choisie cette voie, si il avait tant lutté pour ne pas prendre le beau chemin n’est-ce pas pour une raison bien plus noble que le massacre d’innocent? La vrai Automnal n’aurait jamais céder au côté sombre de son cœur. Alors qui était-elle?


-N'as-tu pas compris ? La vie n'est qu'une blague. Une grosse blague de très mauvais goût. Je suis tombée dans tous les pièges, j'ai souffert de chacun d'eux, tu comprends ? J'ai eu mal. Je ne suis plus rien, juste une loque détrempée.


On ne vivait jamais heureux jusqu’à la fin de sa vie. Ce n’était pas les walt disney, mais la vie réelle. Auty avait un air désespéré dans sa voix. Elle s’attendait à quoi? Elle disait être tombé dans tout les pièges que l’on lui tendait. Mais elle avait choisie cette voie. Elle aurait pu vivre comme toute femme populaire, dans une ferme avec un mari aimant et cinq ou six enfants à élever. Ces femmes là n’avait aucun but dans la vie, mais elles n’étaient pas malheureuses. Elles n’avaient aucune aventures, n’avaient jamais de monté d’adrénaline mais au fond d’elles, elles savaient que leurs enfants seraient en bonnes santés. Chacun choisissait son destin, et auty n’avait pas choisie la voie la plus simple. Des larmes coulèrent de ses yeux. Et oui.. La vie c’était triste et douloureux. Et elle se terminait toujours trop tard. Mais c’était ainsi, on ne pouvait faire autrement. La seule chose qui pouvait la rendre meilleure, c’était de suivre la voie du bien, faire en sorte d’amener un peu de bonheur dans ce monde. Et encore une fois, ce n’était pas ce qu’elle s’apprêtait à faire.

-Tous. Vous êtes tous coupables de ce que je suis à présent. Vous m'avez tous menti. J'ai vécu dans un monde d'illusion, avant de comprendre que je ne m'appuyais que sur des songes. Je suis tombée de mon nuage, et j'ai enfin compris que tout les principes auxquels je croyais, toutes les valeurs que je défendais, ce n'était qu'un espoir naïf et insipide.


Auty était en larmes, affligé, dépassé par ses sentiments si différents les un des autres. Et Terrence regardait la petite sœur de son meilleure amie sombré devant lui. A genoux sur le sol, elle se tenait la tête, elle avait mal. Elle souffrait de tout ce qui était arrivé et alors, Terrence se mis aussi à genoux, s’asseyant tout contre elle, la prenant dans ses bras comme pour calmer le mal qui la rongeait.

-je sais..

Il parlait d’une voix douce, calme et reposante. Terrence avait mal aussi, mal de la voir ainsi souffrir par sa faute.


-je suis désolé. Je voulais tellement te protéger de tout.. Sa…

Terrence leva les yeux au ciel. Il savait qu’elle comprendrait. Sa vie, ses mensonges, le fait que son frère qui lui même était quelque part un traître, puisqu’il protégeait son ami et les mensonges, la guerre, la violence, la douleur. Croire que le monde sera à jamais en paix était la chose la plus importante. Elle aurait du y croire pendant encore longtemps. Perdre son innocence était la plus grosse douleur que l’on puisse subir. Perdre son innocence c’était accepter le mal.

-Le monde n’est pas si mauvais.. Tu sais.. Si on t’as mentis c’était pour te voir sourire Auty. Qui voudrait voir quelqu’un qu’il aime pleurer?

Terrence la serra un peu plus contre lui. Posant la tête de la demoiselle sur son épaule.

-J'ai claquemuré mes sentiments au fond de moi... pour oublier. Pour arrêter d'avoir mal. Mon monde entier s'est effondré, Andrew. Et puis il y a cette chose... Qui refuse de me laisser tranquille. Quelque chose au fond de moi qui m'oblige à... à être comme ça.

Quelque chose qui l’obligeait à se comporter de la sortes? Se serait-elle mise en danger de magie? Tout le monde savait que les magicien étaient recherché dans le royaume d’Arthur, qu’ils étaient tous tué sur le coup ou brûler pour amuser la foule. La magie était belle et cruel. Elle pouvait faire autant de mal que de bien. Se pouvait-il que la belle Auty ai été transformé par un magicien?

-Je t’aiderais Auty. Maintenant tu n’es plus seule. Je ferais tout ce que je peux pour t’aider à t’en sortir..

Il était hors de question qu’il la perde, qu’il laisse le mal en elle prendre le dessus. Il sentait qu’elle n’était pas encore consumé, il savait qu’une part d’elle ne voulait pas de cette nouvelle Auty assoiffé de pouvoir. Elle y arriverait. Elle était forte. Terrence avait confiance en elle.


-Tu dis que tu ne veux pas me perdre. Mais je suis déjà morte, je me suis fait doucement mordre par cette chose qui me dévore. Il n'y a plus rien de moi. Je suis... Je ne peux pas continuer. Bientôt cette chose va reprendre le dessus... J'ai... peur ?

Auty leva alors les yeux, les plongeant dans ceux du prince. Elle était comme.. Implorante. Comme si il était la dernière boué de sauvetage pour elle. Impossible de la laissé couler. Terrence versa lui aussi des larmes. Il s’en voulait tellement. Il n’avait pas vu qu’elle était au bord du gouffre, il n’avait pas su anticipé le jour ou elle aurait besoin de quelqu’un auprès d’elle. Il c’était comporté comme un inconnu pour elle. C’était logique pourtant. Il avait juré à Nolan de prendre soin d’elle pendant qu’il repartirait en guerre. C’était la dernière chose qu’il lui avait demandé avait de remonté sur son cheval. « An’ prend soin de ma sœur. Ne laisse personne lui faire du mal. Je te fais confiance ». Il lui avait fait confiance, et il l’avait trahis. Terrence ne méritait pas l’amitié qu’on lui avait porté mais maintenant, il rattraperait tout ce qu’il avait raté. Auty devait savoir que quoi qu’il advienne à présent, elle pourrait compter sur lui. Terrence la serra un peu plus contre lui, camouflant les larmes qui coulait de ses joues dans la chevelures brune de la demoiselle.


-Elle n’arrivera pas à prendre le dessus, je te le promet. Je te protégerais Auty.. Quoi qu’il arrive, à partir de maintenant, je serais là pour toi. N’ai plus peur.. Près de moi, il ne t’arrivera rien.

Ces mots étaient peut-être vide de sens pour la jeune fille qui se tenait droite et fier à son arrivé mais à présent, il sentait la véritable femme au fond d’elle prendre le dessus. Elle, savait que ses mots étaient important pour lui. Terrence ne parlait jamais sans pensé ce qu’il disait. Il mentait, oui, mais jamais sur ses sentiments. Et même si elle ne s’en rendait pas encore compte, elle comptait pour lui, bien plus qu’elle ne pourrait jamais se l’imaginer.

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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Mar 30 Aoû - 17:55

  • La vision du monde que j'avais auparavant était assez particulière. C'était celle d'une jeune femme de 18 ans qui, quelque part, espérait être restée enfant. Je croyais que la justice était une réalité, que le bonheur était une idée concrète et facilement accessible si l'on s'en donnait les moyens. Je pensais que tout avait un commencement mais pas forcément de fin ; j'étais persuadée que la paix pouvait être quelque chose de constant, et non un simple espoir bien vite oublié. Le bruit du monde qui avançait sonnait comme une agréable mélodie à mes oreilles, et s'il pleuvait parfois, ce n'était que pour faire encore plus beau par la suite. J'étais réellement persuadée que tout avait un but et une raison. Les chevaliers sur le champs de bataille mourraient pour la paix, je vivais pour la faire perdurer. On devait tous mourir un jour pour laisser une place à la génération d'après. Chacun avait un but dans sa vie, une raison pour laquelle se lever chaque matin et trouver le courage de se tenir debout, qu'il soit noble ou non. Il me semblait y voir clair, avoir trouvé la façon la plus simple d'être heureuse. Ma vision du bien et du mal était terriblement naïve: il y avait les gentils et les méchants, ceux que je devais défendre et ceux que je devais repousser autant que possible.

    Et puis, peu à peu, des grains de sables se sont glissés dans le mécanisme. Ont raillé la machine. Des mensonges. Seth était tout d'abord un assassin. Puis un magicien. Et finalement, totalement quelqu'un d'autre. Le jour où j'avais fini par le percer à jour, il s'était enfui, et une partie de moi s'était effondrée : le monde était plein de mensonges. Puis j'avais retrouvée Béatrix. De son côté, elle avait trahit Arthur pour sauver sa vie. J'avais alors compris que le roi en qui j'avais misé toute ma confiance, auquel je confiais ma vie dans son intégralité, ne possédait peut-être pas toutes les bonnes valeurs morales que je lui attribuais. La perfection n'existait pas, il ne faisait pas exception à la règle. Le second pilier s'était craquelé ; et lorsque la jeune femme m'avait avoué ses pouvoirs, il s'était simplement effondré à son tour. Et puis, Lug. Probablement avait-il été le seul à ne pas m'avoir menti, en fin de compte. Dés le début, j'avais été consciente du fait qu'il servait l'ennemi que je combattais, je savais qu'il avait tué bon nombre d'innocents et, malgré cela, je l'avais laissé prendre mon cœur. J'avais alors réalisé que malgré tous mes principes, je ne pouvais m'empêcher de côtoyer l'ennemi et, pire, de l'apprécier. Effondrement du troisième pilier, celui des mes propres valeurs. Pour finir, ce fut Gabriel. Sans savoir ce qu'il m'avait réellement fait, j'étais persuadée qu'il en était à l'origine. Il avait répandu un espèce de dissolvant sur le dernier de mes piliers, accentuant ma faiblesse, abattant le dernier appuis qui m'empêchait de sombrer : mes sentiments. Du jour au lendemain je m'étais transformée en une espèce de monstre sans regrets ni remords, sans sentiments, sans compassion.

    Je repensais à un vieux conte, que ma mère m'avait à de nombreuses raconter pour m'endormir, enfant. L'histoire d'une jeune fille, Raiponce, enfermée dans une tour par une vieille dame dans le but de bénéficier de ses services, de ses pouvoirs. N'étais-je pas finalement très semblable à celle-ci ? La tour qui me retenait prisonnière n'était autre que le mauvais côté de mon âme qui avait, par son imperméabilité aux sentiments, façonné de véritables barreaux. Qui me retenait prisonnière ? Gabriel, bien évidemment. Mais dans quel but, pour quelle raison ? Prenait-il tant de plaisir à voir ainsi ma déchéance, à sentir la faiblesse qui filtrait à travers le masque d'insensibilité qu'il avait lui-même façonné ? L'ancienne Auty était une véritable Bête qui me rongeait de l'intérieur. Tandis que je tentais de la contenir, peinant terriblement, elle ruait, griffait, se débattait. Elle était à l'origine de cette douleur, dans ma tête et dans mon cœur. Si je la laissais sortir, de la même façon que je le faisais encore quelques minutes auparavant, je savais que la souffrance cesserait. Mais je ne le voulais pas. Andrew éveillait en moi quelque chose d'étrange, un espèce d'espoir, un espoir de vaincre la chose qui me tuait à petit feu. Je savais que je ne parviendrais à la contenir longtemps. Mais même ne serait-ce que pour quelques minutes, cela valait le coup.

    Doucement, je sentis Andrew s'asseoir contre moi, me prendre dans ses bras. Enfin. Peut-être avais-je enfin un appui, quelqu'un pour m'aider. Un point sur lequel me raccrocher afin de pouvoir émerger la tête de l'océan noir qui m'emplissait... Mes doigts se crispèrent avec force sur la veste du jeune homme, et une nouvelle vague de courage me traversa brusquement. Juste de quoi atténuer la douleur qui m'emplissait, sans l'effacer, simplement la rendre tout juste supportable. Si elle continuait à me vriller les temps, elle ne m'empêchait plus de raisonner. Elle ne m'empêchait plus de réaliser qu'Andrew semblait réellement tenir à moi, que j'étais à l'origine de la tristesse qui brillait dans ses yeux.


    - Je sais... Je suis désolé. Je voulais tellement te protéger de tout.. Ça…

    Le ton calme qu'employait le jeune homme eu le don de m'apaiser profondément, tout comme la bête qui rugissait en mon être. Contrairement à moi, Andrew avait su faire face à ce à quoi il aurait du être destiné dés le début, par sa naissance : le Mal. Malgré son père, malgré la trahison forcée dont il était tout aussi bien l'acteur et la victime, il avait su se relever et trouver encore la force de s'inquiéter pour les autres, de s'inquiéter pour moi. Comment faisait-il pour trouver ce courage ? Il ne m'avait pas fallu pour m'effondrer, moi. Je n'avais pas tellement souffert, très probablement moins qu'Andrew... J'étais réellement misérable. Malgré sa trahison, le prince était quelqu'un de bien. Et moi, qui avait si longtemps prôné les valeurs de la justice, je m'abaissais à un comportement horrible, glacial, par moment inhumain.

    - Le monde n’est pas si mauvais.. Tu sais.. Si on t’as menti, c’était pour te voir sourire, Auty. Qui voudrait voir quelqu’un qu’il aime pleurer ? 

    Je fermais les yeux. De tout mon être, je voulais m'en convaincre. Mais certaines vérités m'avaient blessée trop profondément, après avoir été cachées trop longtemps. Le monde, pas si mauvais ? Il me semblait vivre à présent dans un véritable enfer, et j’exagérais à peine. Il me semblait que tout était en perpétuel combat, que la paix n'était finalement qu'une petite flamme au fond de moi qui a finit par s'éteindre, étouffée par trop de larmes.
    Andrew me serra un peu plus contre lui, me fit poser ma tête sur son épaule. Je me laissais faire. Il y avait quelque chose de rassurant de cette étreinte. C'était comme si les chaînes qui contenaient momentanément la cruelle Auty semblaient plus solides, bien qu'elle ne cesse de se déchaîner. Elle ne supportait pas que je me laisse ainsi aller à ce que j'étais réellement.


    - Je t’aiderais, Auty. Maintenant tu n’es plus seule. Je ferais tout ce que je peux pour t’aider à t’en sortir...

    Je n'étais plus seule... Andrew savait-il seulement à quel point ces paroles comptaient pour moi ? Tout le monde avait fini par m'abandonner. Même Nolan, bien que ce ne soit pas réellement de sa faute. Il y avait bien Lug, mais... Ce n'était pas le même genre de soutien. Je savais qu'au fond, il serait simplement content de me voir de son côté. Andrew, je n'avais rien fait pour lui. Je l'avais vu une fois, et je m'étais montrée extrêmement désagréable avec lui aujourd'hui. Et malgré cela... Malgré cela, il était prêt à m'aider. Je doute qu'il y puisse réellement quelque chose, seul moi pouvait y changer quelque chose... Mais seulement pendant un court instant. Je savais pertinemment qu'au départ d'Andrew, je ne répondrais plus de rien et redeviendrais le femme froide, glaciale qui logeait en moi. Peut-être Gabriel y pouvait-il quelque chose... Mais s'il s'était donné tant de mal pour me rendre ainsi, jamais il ne me ferait le plaisir de me libérer de mes tourments. Quant à Andrew, n'était-il finalement pas déjà en train de m'aider ? Il me fournissait, ne serait-ce qu'un instant, le courage nécessaire pour me battre.

    - Elle n’arrivera pas à prendre le dessus, je te le promet. Je te protégerais, Auty.. Quoi qu’il arrive, à partir de maintenant, je serais là pour toi. N’ai plus peur.. Près de moi, il ne t’arrivera rien. 

    Je luttais pour retenir les perles salées qui roulaient peu à peu sur mes joues ; seulement, cette fois-ci, ce n'était plus des larmes de rage mais de reconnaissance. Bien sûr, ces quelques mots ne pourraient tuer mon autre moi cruel, ces quelques mots ne pourraient effacer la terreur qui emplissait mon cœur. Mais, parallèlement, je ne m'étais rarement sentie aussi bien qu'ainsi blottie dans les bras d'Andrew. Lui seul savait ce qui m'arrivait, il était le seul à m'avoir comprise et, par-dessus tout, le seul à s'en être inquiété. Le seul à vouloir profondément m'aider.
    Brusquement, je pris conscience qu'Andrew gardait son visage caché dans mes cheveux. Est-ce qu'il... pleurait ? Une vague de culpabilité m'envahit. Non, je ne voulais pas qu'il soit triste... La Bête rugit en moi, me plia brusquement en deux. Elle me faisait mal, terriblement mal. Malgré cela, je la repoussais encore et obligeais lentement Andrew à me regarder.
    Des larmes roulaient lentement le long de ses joues.


    - Non... Non, Andrew... Tout ça c'est ma faute, je... ne veux pas que tu pleurs à cause de moi...

    Je me sentais terriblement coupable. Andrew était le seul a avoir réussit à percer la carapace qui me retenait prisonnière... Et je lui avais fait de la peine. Doucement, je fis courir mes doigts fins sur ses joues afin de faire disparaître ses larmes, comme si j'espérais du même coup effaçer la tristesse dont j'étais l'origine. Je passais mes bras autour de son cou et le serrais fort contre moi, terrifiée à l'idée de ne perdre le contrôle de ma cruauté sans avoir à Andrew tout ce qui me brûlait les lèvres.

    - Tu es... le seul à avoir su me comprendre, Andrew. Je sais que, bientôt, la douleur sera trop forte et que je serais obligée de laisser s'échapper l'autre Auty. Mais, s'il-te-plaît, quoi que je puisse faire, n'oublie pas qui je suis... en vrai...

    Je ne voulais pas qu'Andrew se souvienne de moi comme le modèle d'insensibilité qui m'habitait. Je voulais qu'il se souvienne de moi comme je l'étais à présent... Je posais ma main sur sa joue, et plongeais mon regard dans le sien.

    - Je ne cesserais pas d'avoir peur, Andrew. Mais... grâce à toi, je suis plus forte à présent. Toute la volonté du monde ne suffira pas à abattre celle qui est en moi, il faudra quelque chose de plus fort encore mais... Aujourd'hui, tu m'as donné la force de lutter. Je n'oublierais jamais... ce que tu as fais pour moi.

    Je baissais les yeux, laissais tomber ma main pour la glisser dans la sienne.

    - Tu t'es toujours battu, et moi... J'ai baissé les bras. Je suis désolée de ne pas avoir réussi à lutter. D'avoir été aussi... lâche. Ne m'abandonne pas, s'il-te-plaît. Je n'ai plus... que toi...

    Malgré moi, je ne pus retenir quelques larmes supplémentaire. Je savais qu'inévitablement, dans quelques temps, je me remettrais à dire des atrocités au jeune homme. Il ne le méritait pas... Je glissais mon visage contre son cou, comme je l'aurais fait avec Nolan, dans l'espoir d'y trouver la force de continuer à me battre.


[Hors Rp : Pour ceux qui se poseraient la question, non, le conte de Raiponce n'existait pas au Moyen-Age x] Il est né au XXème siècle, avec les frères Grimm ^o^]

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Andrew Demester
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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Ven 30 Sep - 18:10

La douleur est une chose bien étrange. Elle peut tout aussi bien nous soulager comme nous détruire. Faire le mal, infliger le mal était-il vraiment un acte atroce? Qui n’as jamais fait souffrir un être cher? Par vengeance, soif de pouvoir ou tout simplement pour jouer? Personne n’est bon, personne n’est mauvais, personne n’inflige de douleur sans raisons. Bonne ou mauvaise, elles font de nous ce que nous sommes. Si un homme bon tuait un voleur, pour défendre sa famille, ce acte ferait-il de lui un monstre? Que l’on tue pour sauvegarder quelque chose qui nous est cher ou par plaisir de prendre la vie, le fait est le même : la mort d’un autre. Pour les proches de la victime le bourreau sera un ogre mais pour sa famille se sera un héro. Qui nous sommes, ce que nous sommes, seuls nos proches nous le disent et pourtant, dans un sens ils nous mentent. Puisque d’autres n’aurons pas la même vison de nos actes. Aimer, admirer, adorer est-il donc synonyme de mensonge? Si l’on tien a quelqu’un, on ne verra de lui que le meilleur. Auty était-elle donc un monstre parce qu’elle chérissait à présent le meurtre et la violence? Aux yeux de Terrence, non.

Tout commence toujours par un souhait, un espoir et un rêve. Ensuite, naît les autres, la rivalité, les obstacles et les peines. S’en suis l’amour, le désir, la passion. Mais même si la vie était faite de belles choses, comme dans tout roman, il y avait le moment de vérité, l’élément perturbateur qui venait tout gâcher. Le moment ou le voleur pénétrait dans notre cœur et y déchirait tout ce qu’il y trouvait. Des larmes.. Encore et encore, toujours plus lourdes, toujours plus longue. Des cris de détresse, de douleurs qui cherchait des réponses. Mais la souffrance de qui? Celle du prince ou celle de la victime? Le cœur de Terrence le tiraillait, le torturait de tout son être d’être si faible et insignifiant sur son devenir. Toute son âme le suppliait de laisser son cœur pleuré pour soulager sa conscience mais pleurer devant une dame n’est pas digne de lui..

Le monde entier pense que la royauté vit dans un bonheur parfait. La beauté, le luxe, la volupté, les plaisir de la chair, l’abondance de vivre et les nuits sans fin, les bals.. Seulement tout sa n’est qu’une image. Que l’on soit membre officiel de la famille dominante ou non il y avait en toute circonstance une conduite à tenir, une facette à avoir, un mensonge dans chaque mots. Quand tout va bien, c’était pratiquement toujours que tout allait mal et inversement. Etre heureux, aimé celle qui fait vibrer son cœur, émettre une opinons personnelles et surtout, agir selon ses envies, tout cela était exclu. Terrence avait été élevé de cette façon. Tout les enfants qu’un roi admet comme était les siens recevait une éducation prête a prendre la place du père. Terrence n’avait jamais imaginé qu’un jour il serait à la place de Geoffroy de Meryl puisqu’il ne c’était même pas encore présenté à la cours comme fils légitime, et puis, le roi prendrait sans doute une nouvelle épouse jeune et belle pour un héritier. Terrence ne suivait pas les actualités concernant ses belles mères. Il imaginait surtout son père comme étant un don juan s’aguichant de la première demoiselle à son goût. Bourgeoise ou prolétaire tant qu’elle l’excitait, elle terminait dans sa couche. Voilà la magnifique histoire de la naissance du prince.

Une existence bien triste en réalité. Il possédait tout les points négatif de la vie de prince sans en connaître les bon. Des fois, Terrence pensait que les meilleurs moments de sa vie étaient encore ceux passé sur le champs de bataille. Il mettait sans cesse sa vie en jeu, il avait des terreur nocturne lorsqu’il revoyait tout ceux qu’il avait tué mais au moins, les magouilles n’existaient pas. C’était un face à face, un seul survivrait. Il avait tué pour défendre sa vie, parfois celles de ses compagnons et il avait été sauvé aussi. La seule fois de sa vie ou il n’avait a subir ni mensonges ni règles stupide de comportement étaient lorsqu’il ôtait la vie. De cette façon, la mort semblait être une chose magnifique.

Mais qu’en était-il de Automnal? Lui qui maintenant trouvait à la mort de beau attrait? Ses yeux plongé dans les siens, le prince ne pouvait concevoir qu’une femme aussi douce et gentille qu’elle puisse souhaité tué, il ne l’imaginait même pas aller à la guerre, se battre. Comment le pouvait-il ? C’était un peu comme.. Sa petite sœur? Un petit ange, qui, après avoir comprit que le père noël n’existe pas s’énerverait parce que son entourage lui avait menti et pleurerait, pleurerait de tout son être parce qu’elle imaginait que le rêve n’existerait plus, que les bon moment passé serait comme fade maintenant qu’elle savait la vérité. Imaginait-elle qu’elle n’aurait plus de cadeaux?

Ses grands yeux aux bords des larmes, fixant Terrence comme si il était le dernière espoir qu’elle avait pour retrouvé le bonheur, son cœur fut comme arraché dans sa poitrine. Sa carapace céda, comme un parapluie troué, pour laissé passé quelques larmes d’empathie. Lui aussi avait mal.. Elle ne le savait pas, n’imaginait même pas a quel point, mais sa douleur était là. Terrence était perdu depuis trop longtemps. Entre amitiés, complots, joies, pleurs, silence, cris, mort et vie, confiance et trahisons, il ne savait plus ou était sa place. Pendant trop longtemps, Terrence avait oublié de s’en trouvé une, préférant céder à la première vague qui le porterait plus loin. Mais voilà qu’il c’était échoué. Plus de bateau, plus de vents, seulement quelques perles salé qui coulait le long de ses joues. Maintenant, il savait ou était sa place.

Que savait-il faire mise à part mentir? Manier une épée et protéger ses amis. A partir de maintenant, il protégerait Auty. Il resterait à ses côtés jusqu’à ce qu’elle lui demande de partir. Il se battra contre ceux qui s’en prennent à elle et tuera celui qui la envoûter, celui qui lui a privée de son libre arbitre. Terrence la serra dans ses bras, autant qu’il pouvait pour la gardé le plus proche de lui. Un geste bien égoïste et contraire à tout ce qu’il se promettait. Car en réalité, si il voulait la voir près de lui ce n’était pas pour l’empêcher de faire le mal? Et donc de la privée lui même de son libre arbitre… Décidément, y avait-il seulement un seul moyen, lorsque l’on aime quelqu’un de le protéger sans lui faire de mal?


-Non... Non, Andrew... Tout ça c'est ma faute, je... ne veux pas que tu pleurs à cause de moi…

Auty passa doucement ses doigts sur les joues de Terrence, effaçant ses larmes pour qu’elles tombent dans l’oublie. Le prince se laissa faire. Il n’aurait tout de même pas du. Qu’allait-elle penser de son chevalier protecteur si il pleurait? Lui promettre de la protéger n’était pas vraiment en phase avec le fait de montrer que l’on est faible. Alors le visage de Terrence retrouva son calme habituel. Il ne fallait en aucun cas qu’elle s’inquiète car pour l’instant, le plus important était qu’elle retrouve sa force habituel avant qu’un drame ne survienne.

-Tu es... le seul à avoir su me comprendre, Andrew. Je sais que, bientôt, la douleur sera trop forte et que je serais obligée de laisser s'échapper l'autre Auty. Mais, s'il-te-plaît, quoi que je puisse faire, n'oublie pas qui je suis... en vrai…

Terrence voulu répliqué mais déjà, elle posait sa main sur sa joue, laissant son cœur s’expliquer avec lui.

-Je ne cesserais pas d'avoir peur, Andrew. Mais... grâce à toi, je suis plus forte à présent. Toute la volonté du monde ne suffira pas à abattre celle qui est en moi, il faudra quelque chose de plus fort encore mais... Aujourd'hui, tu m'as donné la force de lutter. Je n'oublierais jamais... ce que tu as fais pour moi.


Comment lui expliquer avec tact qu’elle avait tord? Jamais il ne laissera une part d’elle la détruire. Jamais il ne laissera la peur l’envahir. Si il le fallait il couperait des centaines de têtes ne serais-ce que pour la voir sourire à nouveau. Auty était une très belle femme en réalité. Maintenant, il pouvait enfin comprendre ce que disait Nolan sur sa jeune sœur. Pourquoi il ne comprenait pas son choix de devenir chevalier, de s’habiller comme un homme, de manier des armes dangereuse alors qu’elle aurait pu avoir une vie heureuse avec un gentil mari, qui prendrait soin d’elle, et qui serait présent a ses côté. Pourquoi avait-elle choisie une vie de chevalier alors qu’un nombre incalculable d’homme auraient donner tout ce qu’il possédait pour la prendre pour épouse? Auty était une très belle femme, elle aurait pu vivre une vie pleine de joie, de rire et de beauté. Si seulement elle décidait de ne plus fréquenter la guerre..

-Tu t'es toujours battu, et moi... J'ai baissé les bras. Je suis désolée de ne pas avoir réussi à lutter. D'avoir été aussi... lâche. Ne m'abandonne pas, s'il-te-plaît. Je n'ai plus... que toi…

Terrence n’avait même pas remarqué que la jeune fille avait glissé sa main dans la sienne. Mais la pression qu’exerçait la main de la demoiselle, comme si elle avait peur de tombé l’encouragea a faire de même, sans pour autant lui faire mal. Et Auty pleura, tout en se jetant à son cou pour y plonger son visage mouillé. Terrence posa sa main sur la nuque de la jeune fille. Tout en lui murmurant des « chute » avec l’intention de la calmer.


-Jamais je ne t’abandonnerais Auty, tu es ce qu’il y a de plus important pour moi.

Terrence repoussa doucement la jeune fille, plongeant ainsi son regard dans le sien.

-Si ce n’était pas le cas, pourquoi me serais-je précipité ici? Pourquoi aurais-je pris le risque de te révélé qui je suis?


Terrence souria, caressant ses mèches de cheveux qui se collait à son visage en larmes.

-Je ne sais pas qui ta fais sa mais je te promet que je le retrouverais. Je n’ai pas été très présent pour toi et tu n’imagine pas à quel point je le regrette…

Si seulement elle savait.. Si seulement elle pouvait visiter les souvenirs du garçon. Si seulement il lui était possible de savoir, connaître, voir, vivre tout les moment qu’il avait passé auprès de Nolan. Ne serai-ce de depuis leur rencontre. De connaître toutes les conversations qu’ils avaient eu tout les deux. Nolan aimait tant Auty.. Il était si fier d’elle, si triste aussi de la savoir seule. Il avait peur qu’il ne lui arrive quelque chose, et tout ses sentiments, tout ses propre souvenir il en faisait part à Terrence. Ho oui, au début Terrence faisait la tête, il ne la connaissait pas et en avait marre de parler d’une fille qui lui était inconnu mais à force, avec le temps, ce n’était plus la même chose. Terrence savait tant de chose sur le passé de Auty que c’était comme si il avait été là, à ses côtés. Comme si.. C’était lui son frère. Nolan n’était pas qu’un frère un peu trop attaché aux siens. C’était aussi une fine lame et un fin manipulateur. Et Terrence un grand naïf. Maintenant qu’il y repensait, n’avait-il pas fait en sortes que Terrence soit autant attaché à la jeune fille? Depuis toujours il savait que Terrence arrêterait la guerre le plus tôt possible. Nolan était un véritable traître.. Si il n’avait pas autant usé de manipulation, Terrence ne serait pas là, a accourir comme un grand frère auprès de sa sœur au moindre ennuis. Il voulait la protéger.. Et c’était aujourd’hui le souhait de Terrence. Nolan, Nolan.. Tu ne pouvait être qu’un véritable ami pour réussir à me trahir.. Après tout, on ne peut trahir que ceux qui ont placé une confiance aveugle en nous.

-Mais à partir de maintenant tu peux compter sur lui.

Terrence caressa sa joue et a son tour, essuya les larmes qui y coulaient.

-Alors sourie. Puisque maintenant plus personne ne te fera du mal.

Terrence reprit la jeune fille dans ses bras avant de déposer un dernier baisé sur sa joue. La douleur.. Maintenant elle n’aurait plus à la ressentir, il la supportera pour deux. Après tout, n’est-ce pas le rôle d’un grand frère?

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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Dim 9 Oct - 8:22

  • Depuis bien longtemps, j'avais à de nombreuses reprises tenté d'imaginer ma vie sans la guerre ; je n'y étais jamais réellement parvenue. Ma volonté de me battre pour quelque chose qui me tenait à cœur était née si tôt dans mon cœur... J'étais à peine enfant que je passais déjà la plupart de mon temps libre à me battre avec des épées de bois, à écouter mon père m'enseigner des valeurs qui me semblaient justes et fondées. Si la guerre n'existait pas, aurais-je passé mon enfance à jouer avec des poupées de chiffon, comme toutes les autres petites filles ? Enfant, j'étais souvent seule. Les garçons ne voulaient pas de fille dans leur groupe, les filles me trouvaient trop étrange pour discuter avec elles. Raison pour laquelle j'appréciais tant Nolan, qui avait tant joué le rôle du frère que de l'ami. Il avait su m'écouter lorsque personne ne voulait m'entendre, avait su comprendre ce qui pour tout le monde paraissait dénué de logique. Sans la guerre... Peut-être me serais-je aussi plus préoccupée de moi, peut-être aurais-je voulu plaire aux hommes. Peut-être aurais-je fait un effort pour paraître belle, en mettant des robes raffinées et relevant mes cheveux en une coiffure complexe. Peut-être aurais-je trouver quelqu'un pour m'aimer, et que j'aimerais aussi. Et après ? Je me serais mariée, j'aurais eu des enfants, et j'aurais repris l'atelier de ma mère ?

    Non. Ce genre de vie passive n'avait pour moi rien d'attrayant. Une vie sans objectif n'avait aucun intérêt. Comme mon père et mon frère, j'avais besoin de me battre pour des valeurs auxquelles je tenais, pour défendre mon pays et permettre à tous de continuer leur vie paisible et heureuse. Si les chevaliers n'existaient pas, Camelot aurait depuis longtemps été mise à feu et à sang. Mais si la guerre, en elle-même, n'existait pas... Le monde serait-il réellement en paix ? Saurions-nous apprécier cette paix comme il le faut, si la guerre n'existait pas pour nous rappeler ses valeurs ? Une vie de paix n'est pas forcément heureuse, une vie de guerre pas forcément triste. Je n'aimais pas la guerre. Je la faisais par nécessité, pour faire triompher ce qui me paraissait juste. Mais n'était-elle pas quelque part, tout simplement, nécessaire ? L'Homme en lui-même n'avait-il pas, d'ailleurs, besoin de délivrer sa rage sur un champs de bataille ?

    Mais quel type d'homme était Andrew ? Aimait-il le combat ? Auparavant, je méprisais ceux qui aimaient tuer. Je méprisais la mort et ceux qui l'apportaient, bien que j'y sois moi-même amenée par moment. Mais la vie avait-elle un véritable sens ? Où donc se situait le mal, ou le bien ? Pour ceux qui vivaient chez Geoffroy, ils ne voyaient en Arthur qu'un ennemi. Et inversement. Y avait-il une véritable logique dans ses affrontements ? Chacun voulait le territoire de l'autre. Se battait pour gagner en puissance. Des motivations qui me paraissaient insuffisantes pour tant de morts, tant de champs de batailles. Que croyaient donc ces souverains arrogants ? Un mort était irremplaçable, et la fin de la guerre ne ramènera pas à la vie tous ces corps exsangues abandonnés dans les fosses communes.

    La Chose qui engloutissait mes pensées et faisait de moi une autre jeune femme avait ceci de terrible qu'elle bannissait de mon être tout sentiment, qui avait pourtant tout au long de ma vie guidé mes pas. La Haine et le Sang semblaient devenir à présent mes boussoles, et des liens invisibles m'obligeaient à suivre la direction qu'elles indiquaient. La Chose me traquait ; j'étais un lapin, blotti au fond de son terrier, attendant silencieusement que le chasseur vienne l'en tirer. Et quelque chose, sans que je n'ai réellement saisit quoi, avait indiquer la direction à prendre au chasseur. Ou quelqu'un ; Gabriel. Il était à l'origine de tout cela. Que pouvais-je faire ? Devais-je continuer à subir ce qu'il l'infligeait ? Devais-je raconter à Andrew tout ce qu'il s'était réellement passé ? Andrew n'hésiterait pas à abattre Gabriel, j'en avais la certitude. Mais cela servirait-il réellement à quelque chose ? La Chose m'avait trouvée, et j'avais la conviction qu'elle n'avait à présent plus besoin de personne pour accomplir son travail. De plus, je craignais qu'Andrew ne perde la vie en tentant d'affronter Gabriel. Cela ne faisait aucun doute, c'était un puissant magicien ; il n'avait pas besoin d'épée pour se battre.


    - Jamais je ne t’abandonnerais, Auty. Tu es ce qu’il y a de plus important pour moi. 

    Cette simple phrase me faisait un bien fou. Je n'étais pas seule. Mon sort importait à quelqu'un, et j'allais peut-être pouvoir vaincre la Chose. Andrew allait me soutenir... Comment pouvais-je compter à ce point pour lui ? Ce n'était que la deuxième fois que je le rencontrais. Pourtant Nolan m'avait tellement parler de lui qu'il me semblait le connaître depuis des années. Mon frère avait-il fait cela volontairement, simplement pour me protéger ? Je le devinais sans mal à présent : Terrence savait tout de moi, et ce par l'intermédiaire de mon frère. Nolan avait-il réellement fait cela dans un but défini ? Une nouvelle question me vint à l'esprit. Terrence était prêt à tout pour me sauver. Mais pourrais-je un jour lui rendre la pareille ? Serais-je capable de le soutenir lorsqu'il en aurait besoin, pourrais-je me battre pour lui, tout simplement ? Mon esprit était encore trop confus pour que je puisse donner une réponse catégorique. Mais je savais qu'au fond de moi, Andrew comptait bien plus que je ne voulais le croire.

    - Si ce n’était pas le cas, pourquoi me serais-je précipité ici? Pourquoi aurais-je pris le risque de te révéler qui je suis? 

    Terrence m'avait légèrement repoussée, pour pouvoir plonger son regard dans le mien, écartant doucement les mèches de cheveux qui collaient à mes joues humides. Comme l'aurais fait Nolan. Mon frère m'avait simplement « construit » un frère de remplacement, pour s'assurer que je ne sois pas seule lors de son absence. C'était si égoïste, en somme... Terrence n'était que le fruit de la manipulation de mon frère. Et pourtant j'étais si contente qu'il soit là, aujourd'hui, à mes côtés. Ce qu'était Terrence... Je peinais à l'appeler par son nom, à lui attribuer l'identité qui était vraiment la sienne. Il n'avait pas vécu heureux. Et probablement avait-il longtemps été seul, lui aussi. Peut-être Nolan ne m'avait-il pas si longuement parler de lui pour que je l'accepte simplement comme « nouveau frère ». Peut-être pensait-il qu'à mon tour, je pourrais l'aider à être heureux, tout simplement. Nolan était un manipulateur. Il maniait les mots et transformait les pensées à merveille. Probablement avait-il fait le choix, simplement, de s'en servir à bon escient. J'avais fait l'erreur de croire que seule la paix conduisait au vrai bonheur, mais Nolan avait su trouver en nous les éléments qui nous empêchait de l'apprécier.

    - Je ne sais pas qui t'a fait ça, mais je te promet s que je le retrouverais. Je n’ai pas été très présent pour toi et tu n’imagines pas à quel point je le regrette…

    Andrew avait pourtant déjà fait tellement. Comment aurait-il pu se montrer plus présent ? Il ne me connaissait pas. Enfin, pas vraiment. Et je n'avais pas su voir en lui l'être qu'il était réellement. Comment aurions pu compter réellement l'un pour l'autre, si nous devions vivre chacun dans le secret ? Lui de sa véritable identité, et moi de ma haine dévorante ? Parce que, je le savais, la haine dont je faisais preuve depuis que la Chose s'était emparée de moi, elle avait toujours été là. Le soupçon de haine qu'il y a toujours au fond de moi s'était accru lors du décès de mon père. Puis des mensonges de Seth, et des meurtres que j'avais commis pour lui. Il s'était décuplé lorsque je m'étais finalement liée d'amitié avec certaines personnes au service de Geoffroy : Béatrix, Lug. La confusion s'était emparée de moi, et la haine que je nourrissais envers moi-même et ceux qui m'avaient fait souffrir était devenue une véritable part de moi. La Chose n'avait fait que briser les barreaux qui la contenait.

    -Mais à partir de maintenant tu peux compter sur moi.

    Terrence caressa ma joue, effaça les larmes qui y glissaient lentement.

    - Alors souris. Puisque maintenant plus personne ne te fera du mal. 

    Le jeune homme me reprit dans ses bras, déposa un léger baiser sur ma joue. Une violente douleur me perfora l'estomac, me plia en deux. Non, pas maintenant... La Chose ne pouvait pas reprendre le dessus après avoir tant lutté, non, ce n'était pas possible. Et pourtant, cela me paraissait être une évidence : je ne pouvais pas la contenir plus longtemps. Je laissais échapper une dernière larme, lançais un regard implorant à Andrew, et disparaissais au fond de moi-même.

    ***

    Je me redressais doucement, pleine de rage. L'ancienne Auty était revenue. Elle n'aurait pas due. Elle brouillait tous les plans que celle que j'étais à présent avait établi, elle tentait inlassablement de briser mes nouvelles certitudes. N'avait-elle toujours pas compris ? Elle était trop faible pour lutter. Même aux côtés d'Andrew, elle ne pouvait rien contre moi. Je parviendrais à mes fins, quoi qu'il m'en coûte. Je ne voulais pas redevenir celle d'avant.

    - Bel exemple, murmurais-je en m'approchant d'Andrew, une expression narquoise sur le visage. Tu prétends pouvoir la défendre, mais tu pleurs presque autant qu'elle... Tu es misérable, Andrew. Et tu ne t'en rends même pas compte.

    La douce Auty pleurait au fond de moi. Elle hurlait, elle refusait que je fasse du mal à Andrew. Et moi, je me délectais de son agonie. J'avais eu du mal à l'enfermer de nouveau. Elle avait brisé ses chaînes, et j'avais été obligée de lui faire de nouvelles. Plus solides, je l'espérais.

    - C'est ta faute, si elle est maintenant ce que je suis. Tu fais partie de tous ceux qui lui ont menti. Et puis, tu aurais pu l'aider plus tôt. Elle a même réfléchi à mourir, tu t'en rends compte ? Et tu n'étais pas là. Egoïste.

    J'étais cruelle, et j'en étais fière. La méchanceté dont je faisais preuve m'apportait un plaisir malsain. Cet Andrew, qui affirmait pouvoir sauver mon ancien moi, je voulais l'anéantir. Le briser par de simples paroles ; et il me semblait en avoir les moyens. Je ne criais pas. Je parlais calmement, déclamais tout cela comme une simple vérité, un léger sourire sur les lèvres.

    - J'espère que tu parleras de moi à ton cher petit papa. J'ai besoin d'une des meilleures places de ce royaume ; je veux être aux premières loges lors de l'effondrement d'Arthur. Et de celui d'Auty, par ailleurs. De toute façon, tu es coupable depuis le début.

    J'éclatais de rire. Un avenir des plus.. distrayants semblait se présenter à moi.

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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Jeu 27 Oct - 22:59

Les plus belles paroles sont parfois celle que l’on ne peut prononcer. Qui ne s’est jamais retrouvé dans une situation ou aucun mot n’étaient à la porté de ce que l’on exprimait? Terrence lui, était souvent confronté à cette situation. Combien d’hommes avait-il transpercé de son épée alors qu’ils le regardait d’un air suppliant? Et Terrence, désolé de tout son être ne pouvait dire quoi que ce soit, après tout, il pouvait pleuré, se lamenté, crier qu’on le forçait, il était responsable et toutes les paroles du monde ne redonneraient la vie à cet homme. Aux milliers d’hommes qu’il avait tué, aux millier de familles qu’il avait détruite et qui, il le savait dans peu de temps, lui souriraient, car oui.. Ces hommes qu’il avait tuées, c’étaient ses compagnons. Tout les chevaliers de ce continent étaient ses compagnons. Il y avait ceux de son Roi, Arthur, et ceux de son père, Geoffroy. Des fois il se demandait qu’elle était vraiment son camps. Qui trahissait-il? Son père ou son roi? Il tuait les chevalier de son père mais espionnait les chevalier de son roi. Terrence pourrait-être un danger pour chacun des souverain si il décidait de fondé son propre clan ou de se servir de ses connaissances pour détruire les deux camps.

Mais c’était bien le genre de chose auquel ne pensait jamais le garçon. Trahir quelqu’un? Jouer des autres? Profiter d’une situation? Ces pensées n’effleurait même pas son esprit. Terrence était quelqu’un d’extrêmement simple. Il n’aimait ni le compliqué ni les plans foireux. Les pièces de théâtre au son d’un Soap opera ne l’intéressait pas. Un fils mal aimé, retrouvé après des années pour accomplir son destin, vivant dans un milieu entre amour, amitié, trahison et mensonges. Sa vie aurait pu faire un merveilleux film cliché si il y mettait un peu d’ambition. Peut-être pourrait-il écrire un livre sur sa vie? C’était bien le genre de chose qu’il aimait. Etre au calme, travaillant seul, au rythme de ses envies, loin de la guerre, des ennuies et de la magie. Terrence n’avait rien contre les sorcier, il était même admiratif sur leurs exploits et donc, les pourchasser au nom d’Arthur était à ses yeux un calver mais ce n’était pas une raison suffisante pour les apprécier. Terrence pensait même que c’était les plus à craindre dans ce monde. Il pouvait changer les éléments, faire mentir à leur insu le plus pur des hommes et parfois même, recréer la vie disait-on. Bien sur qu’ils faisaient peur. Bien sur que les laissez faire selon leur grés de la vie des autres étaient mal mais les pourchasser n’étaient pas la cause de leurs mauvaises actions? Ce qui ferait vraiment un tabac dans le soap opéra de sa vie, ce serait que Morgane, la seule personne envers qui il ne se sentait aucun responsabilité et qui pourtant, avait su prendre une place très importante dans son cœur, serait une genre de chef magicienne espionnant pour son clan le château d’Arthur. Les deux ennemi du royaume devenant amis chassant l’autre sans même être au courant. Durant une seconde, Terrence calma son esprit et pria le ciel que sa ne soit pas réelle.. Les histoire d’amour, gloire et beauté il en avait suffisamment autours de lui pour en rajouter une couche. Entre sa vie mouvementé et la nouvelle double personnalité de Auty, il perdait tout les reperds qu’il c’était fixé.

Etait-il possible de changer son destin? Modifier le chemin que l’avenir avait lui même battit pour chacun d’entre nous? La vie de Terrence n’avait jamais été très belle. Il ne se souvenait pas d’un moment heureux qui n’avait pas été gâché. Pourquoi les bonnes choses avaient sans cesse une fin? Terrence était née prince, et bâtard ou non ce n’était pas dans une écurie qu’il avait vu le jour mais dans une chambre de Roi, entouré de linge de grande qualité de d’une douceur sans faille. Pourtant, la douceur de la soie n’avait duré que le temps de sa naissance. Très vite ses sages femmes avaient été tué, pour éviter de colporté la rumeur de la naissance d’un prince et sa mère, refouler au fin fond des écuries du château. La chaleur du palais lui avait été arraché. Puis il avait grandit dans la joie, aimé de sa mère, apprenant le monde autour de lui, s’amusant avec les animaux, vivant sans craintes et naïvement juste avant de voir sa mère se faire couper la gorge. Suite à cela, il n’avait plus eu de jour heureux. La guerre, la mort, la famine, les rats, la haine.. Heureusement qu’il avait près de lui son seul ami, dont il n’avait plus aucune nouvelles.. Mais là, enfin, il sentait son cœur battre à nouveau de joie. Auty était contre lui, en larmes certes, mais il n’avait plus peur pour elle, il se sentait sur de lui et en sécurité. Seulement chez Terrence, comme tout au long de sa vie, le bonheur ne devait lui être qu’éphémère sinon inexistant et d’un coup, il sentit que quelque chose avait changé, allait changer..

Pourtant, Terrence sentait toujours les larmes coulé sur lui, il sentait sa chaleur contre la sienne, son cœur battre à tout rompre, ses léger tremblements et son étreinte qui s’accrochait à lui comme à la prunelle de ses yeux et c’était bien sa qui l’inquiétait le plus. C’était une situation qui allait vers le positif, c’était quelque chose de bien qu’elle se détente et se vide de tout le stress qui l’envahissait. Mais là, le mal s’empara d’elle et, suffoquant de douleur, elle se plia en deux. Le mal semblait prendre possession de son corps entier pour la punir de lui avoir insufflé une seconde de bonheur. Les yeux dans les yeux, Auty semblait être sur le point de rendre son dernier souffle. Le cœur du jeune homme oublia de battre quelques secondes, le temps de voir la jeune fille, au ralentit, tomber doucement, une dernière larme au bord des yeux. Une sortes d’Adieu, ou d’au revoir un peu trop soudain, un peu trop douloureux pour chacun d’eux.

Puis le démon réapparut, ou plutôt le côté sombre de Auty. C’était comme une autre femme. Comment quelqu’un d’aussi doux et humaine que Auty pouvait abrité en elle un être aussi vil et froid? Sans doute que chacun avait son Mister Hyde mais c’était bien plus effrayant de le constater que de le savoir. Dans le fond, ses yeux étaient toujours les même : d’un bleu époustouflant. Mais l’essence de son regard changeait. Elle passait d’une mer paradisiaque aux glaciers des pays lointains. Et son sourire.. Si doux, si chaleureux, si vrai était à présent sans scrupules et plein d’hypocrisie. Sa faisait mal oui, son cœur se serrait car il avait comme le sentiment que cette femme détruisait celle comptait pour lui. Mais en même temps, il ne pouvait blesser son ennemi, car vaincre la mauvaise, signifiait tuer la belle. L’ironie du sort pourrait-on dire, ou bien un jeu bien cruel. Donne moi ta main que je te mange le bras.


-Bel exemple, Tu prétends pouvoir la défendre, mais tu pleurs presque autant qu'elle... Tu es misérable, Andrew. Et tu ne t'en rends même pas compte.


Oui, ce n’était vraiment plus la même personne et si ces paroles sonnaient aussi fort dans le crâne du traître c’était parce qu’elles étaient vrai. Terrence était un homme, un guerrier, un chevalier reconnu. Il avait tué un bon nombres d’hommes, il savait dompter des chevaux agressif et avait sur son corps beaucoup de cicatrice du à des tortures physique intense. Il supportait tout sa, il vivait avec tout sa et pourtant, il pleurait dans les bras d’une demoiselle en détresse. Etait-ce ce qu’un chevalier aurait du faire? Non, non et encore non. Il aurait du la soutenir, être fort pour deux, ne pas sombrer avec elle dans cette détresse sur la submergeait et enfin il n’aurait en aucun cas du donner la chance à la Dark Auty de reprendre le dessus. Sur tout les plans, il avait échoué.

-C'est ta faute, si elle est maintenant ce que je suis. Tu fais partie de tous ceux qui lui ont menti. Et puis, tu aurais pu l'aider plus tôt. Elle a même réfléchi à mourir, tu t'en rends compte ? Et tu n'étais pas là. Égoïste.

Un coup de poignard au moindre mot. C’était cruel, douloureux, et surtout c’était quelque chose dont il n’avait plus l’habitude. A la mort de sa mère, l’enfant de 6 ans qu’il était c’était juré de ne plus jamais aimé, de laisser le moindre sentiment très loin au fond de son cœur pour qu’il n’ai plus jamais à supporter ce mal qui le rongeait de l’intérieur. Les blessures du cœur étaient plus difficile à recoudre que celle qui se trouvait sur la peau. Jamais elle ne se refermait complètement. Faible, menteur, manipulateur, déloyale, égoïste..quoi d’autre encore? Comment le définir autrement? Terrence n’avait jamais souhaité cela, jamais il n’avait eu l’envie de finir comme ceux qu’il haïssait et pourtant, Auty lui balançait en pleine figure qu’il était l’être le plus méprisable qu’il existe. Elle. Il savait que la véritable Auty, celle qu’il adorait ne lui aurait jamais dit cela mais.. Le pensait-elle? Il y avait deux Auty, certes mais toutes deux ne formaient qu’une seule et même personne. Une femme, celle qu’il se jurait de protégé qu’importe le temps, la difficulté ou la haine qu’elle lui porterait. Sa lui était égale dans le fond qu’il l’aime ou qu’elle le respecte tant qu’elle était en sécurité, tant qu’elle vivait heureuse. Voilà ce que devait être un homme, un frère.. Quelqu’un sur qui, l’horreur ou le mépris n’as pas d’impact car même après mille et un rejet, il sera là en, cas de besoin.

-J'espère que tu parleras de moi à ton cher petit papa. J'ai besoin d'une des meilleures places de ce royaume ; je veux être aux premières loges lors de l'effondrement d'Arthur. Et de celui d'Auty, par ailleurs. De toute façon, tu es coupable depuis le début.

Parler d’elle à son père? La chose la plus horrible c’est lorsque l’on est forcé de dire la vérité. La vérité est un fardeau que porte chaque humain au fond de lui. Tout avouer, sans retenu c’est souvent triste et douloureux. Chaque homme a trois caractères: celui qu'il a, celui qu'il montre, et celui qu'il croit avoir. Que celui d’Auty soit doux, loyale et généreux ou que ce soit celui qu’elle croit avoir, en ce moment même, elle montrait tout l’inverse. Et même si, en tant normal, elle nierait tout d’un bloc, elle désirait cette vie au fond d’elle. Elle se disait lâche, elle disait qu’elle avait abandonné. Avait-elle abandonné de se battre pour une cause qui lui plaisait ou contre ce qu’elle voulait se persuadé d’aimé? Terrence lui avait promis d’être là pour elle et qu’importe le rôle qu’elle jouait, il serait derrière elle pour la soutenir. Elle voulait jouer les méchantes manipulatrice? Et bien d’accord, Terrence était soldat, il obéissait sagement et jouerait donc dans la même cour que sa douce et tendre sœur.

-Oui tu as raison. Je n’ai pas été honnête et je m’étonne que tu t’inquiète pour Auty. Après tout, ne souhaite tu pas faire de même? Au lieu de m’en vouloir, tu devrait m’admirer.

Terrence parlait d’un ton froid. Il était humain, avait des sentiments et son cœur battait la chamade à l’idée de la perdre une nouvelle fois, mais il n’en montra pas un poil. Finis de montrer ses faiblesses, en tout cas, pas devant elle, pas devant cette femme qui n’était pas la Auty de son esprit. Elle éclata de rire mais Terrence resta de marbre. Bien.

-Cependant, je te trouve bien sur de toi. Comment peux tu imaginer entrer dans la chevalerie de mon père alors que tu n’arrive pas à me convaincre moi même de t’y intégrer? Il te jetterait au cachot et te pendrait à la première lueur du jour.

C’était au tour de Terrence de jouer les ensorcelé. Il était hors de question qu’elle entre dans le palais, qu’elle parle avec son père et surtout, qu’elle mette bêtement sa vie en danger. Le bonheur se compose de malheur évité après tout, donc évitons de provoquer le diable et écartons les jouvencelles en détresse du loup garou assoiffé de pouvoir.


-Alors je te propose un marché. Si tu arrive a me convaincre que ta « nouvelle » cause est juste, je te ferais entrer parmi les meilleurs chevalier de ce royaume. Mais si tu échoue, alors tu ne devra plus te manifester.

Il savait que la nouvelle Auty n’était pas idiote. Comme la véritable, elle était intelligente, intuitive mais son sens de la cruauté était maintenant sans limite. A vrai dire, Terrence avait peur. Et si elle y parvenait? Terrence n’était pas vraiment du genre unique ou parfait. Il était plutôt même facilement manipulable. Il suffisait de repenser à ce qu’il faisait de sa vie ! Il obéissait constamment à des ordres et si jamais il refusait, en quelques mots il était facile de le rallier à la cause. C’était un jeu dangereux pour lui, mais il tiendrait. C’était le seul moyen qu’il connaissait pour la délivré de son mal. Nolan.. Je tiendrais ma promesse…

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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Sam 5 Nov - 23:00

  • Le jour et la nuit. Lorsqu'Auty refaisait surface, c'était moi la nuit. Et inversement. Hop, éclipse de soleil. Nouveau changement. Les différentes parties de moi, et d'Elle, s'affrontaient constamment. La seule différence, c'est que j'avais un avantage. Je la faisais souffrir. Lorsque je rugissais au fond d'elle, je la faisais se plier de douleur. Et lorsqu'enfin je reprenais le contrôle, je la faisais souffrir indirectement par le mal que j'infligeais à ceux qui comptaient à ses yeux. Jouissif. Que pouvait-elle me faire, de son côté ? Sa naïveté, sa niaiserie, ses pleurs me faisaient rire. Pauvre Auty'. Perdue dans l'abîme de mes sombres desseins. J'en aurais presque pitié d'elle. Presque.

    Pour quelles raisons était-on méchant ou gentils ? Pour quelles raisons étions-nous du bon au mauvais côté ? Tout cela avait-il un sens, par ailleurs ? La notion du bien comme du mal était tellement subjective. Elle changeait d'un royaume, d'un camp, d'une famille, d'une personne à l'autre, était propre à chacun. Se trouver du bon côté, c'était se trouver dans l'erreur, puisqu'il n'existait. Il fallait simplement être côté qui avait le plus de chance de rapporter, ce que je m'apprêtais à faire. Je n'accordais au camp de Geoffroy pas plus de crédit qu'à celui d' Arthur ; si ce dernier venait à renverser la situation et prendre l'avantage, nul doute que je me retournais contre le seigneur de Méryl. Parce que le bien ne se trouvait finalement que du côté des vainqueurs.

    Mais faire mal, en soit c'était si facile... Surtout avec Andrew. Sans réellement tout savoir de son passé, je savais où frapper. En réalité le jeune homme n'avait construit sa vie que sur des piliers instables. Trahisons, que ce soit envers un camp ou un autre. L'obligation de faire la guerre, même s'il était évident que le jeune homme n'apprécie pas le sang. Et cette façon de s'accrocher à Auty'... C'était bien plus que des mots pour exprimer la responsabilité qu'il s'était lui-même attribué à son égard, et l'amitié, la confiance sans bornes qu'il vouait à son frère. Le pauvre s'accrochait à ce qu'il pouvait comme à une bouée de secours, et il me semblait pouvoir le briser en quelques mots.


    - Oui, tu as raison. Je n’ai pas été honnête et je m’étonne que tu t’inquiètes pour Auty. Après tout, ne souhaites-tu pas faire de même? Au lieu de m’en vouloir, tu devrais m’admirer.

    Je hochais la tête. Notre poupée de chiffon en larmes décidait donc finalement de sortir les griffes... Bien. Une réaction assez satisfaisante, amusante. Voire même surprenante. Je m'attendais à ce que ce cher Andrew baisse les bras, mais il décidait de riposter ; je ne pensais pas qu'il en ait le cran. Probablement avais-je surestimé les connaissances que j'avais de lui... Chaque être est un nombre incalculable de ficelles entremêlées. Des ficelles de secrets, de choix, des morceaux de passé. Et je n'aurais jamais du l'oublier.

    - Cependant, je te trouve bien sûre de toi. Comment peux-tu imaginer entrer dans la chevalerie de mon père alors que tu n’arrives pas à me convaincre moi même de t’y intégrer ? Il te jetterait au cachot et te pendrait à la première lueur du jour.

    Comment ? Mais de façon bien simple. Andrew et son père étaient deux entités extrêmement différentes. Un peu comme le jour et la nuit d'Auty et moi. Alors que Geoffroy cherchait simplement des gens prêts à se battre pour son compte, des gens sans pitié sur qui l'acte de tuer ne portait aucune atteinte. Ce que j'étais devenue. Je ne m'attendais pas à ce que ce cher Geoffroy m'accorde instantanément son crédit, ni se prosterne à mes pieds – bien que cela ne me déplaiserait pas. Pourquoi ferait-il confiance à une femme venant de trahir sa propre patrie sans véritable motif apparent ? Mais qu'importe. D'autant plus que je me savais soutenue à l'arrière, et ce par ce cher Gabriel. Auty' n'avait pas oser révéler son rôle déterminant dans ce que j'étais à présent ? Parce qu'elle avait peur qu'Andrew ne court se rendre chez Gabriel et ne se fasse proprement lyncher. Ce qui a présent serait plutôt à mon avantage. Pourquoi me priver de se plaisir ? Auty' lâcha un hurlement de rage au fond de moi. Ce qui ne suscita chez moi qu'un simple sourire de côté.

    - Alors je te propose un marché. Si tu arrives à me convaincre que ta « nouvelle » cause est juste, je te ferais entrer parmi les meilleurs chevalier de ce royaume. Mais si tu échoues, alors tu ne devras plus te manifester.

    Oh, du chantage. Nous progressions. Andrew était-il si faible qu'il doive si abaisser ? Pour quiconque n'ayant plus que faire de son honneur ni des valeurs à défendre, comme je l'étais, cela n'avait rien de surprenant, ni de choquant. Mais dans le bouche du jeune homme, ça... sonnait faux. Ce n'était tout simplement pas dans sa nature. Se former à faire le mal pour combattre le mal. Une arme parfois efficace, mais dure à maîtriser. Et probablement très coûteuse aux yeux de Terrence... Je lui souhaitais bien du bonheur.
    De toute façon, que pouvait-il contre moi ? Me faire jeter aux cachots serait une grossière erreur. Puisqu'il mettrait indirectement Auty' aux fers, par la même occasion. Et que je n'aurais aucune scrupule à laisser à mon ancien moi le contrôle, une fois prisonnière. Quoi de mieux que de lui faire endurer à ma place les sanctions attribuées à mon comportement ? Terrence ne pouvait tenter quoi que ce soit contre moi sans mener Auty' à sa perte.


    - Décidément, tu es tombé bien bas, mon cher Andrew. Faire le mal pour vaincre le mal. Le chantage... Une arme de méchant. Tu n'es pas méchant, et c'est ce qui fait ta faiblesse. Tu sais mentir, mais je sais aussi lire en toi comme dans un calepin ouvert, ne l'oublie pas.

    Nouveau sourire. J'utilisais volontairement le nom d'Andrew, celui par lequel Auty' l'avait toujours appelé. Celui qu'on lui donnait du côté opposé, celui dit « des gentils ». Celui qui lui ferait le plus de mal.

    - Comment ferais-je pour convaincre ton père ? Aisément, assurément. Il cherche de valeureux combattants prêts à se battre pour sa cause. Je ne suis pas naïve, il ne m'accordera pas confiance immédiatement. Qui ferait confiance à une traîtresse ? Mais le temps fait souvent bien les choses, et patience accorde souvent récompense.

    Petit quart d'heure morale. Un méchant qui fait la morale, ça a toujours l'air tellement plus classe... La patience, en réalité, je n'avais jamais su en faire réellement preuve. Mais qu'importe. Terrence était loin de me connaître assez pour le savoir.

    - De plus, je ne suis pas seule. Je ne bénéficie pas de ton appui ? J'ai celui d'un autre. Certes nettement moins placé niveau familial, mais tellement plus... puissant... Que crois-tu, mon cher Andrew. Je ne suis pas devenue ce que je suis toute seule, il m'a fallut d'un petit coup de pouce pour ouvrir les yeux. Un petit coup de pouce qui s'appelle Gabriel.

    Je haussais un sourcil.

    - Ton chantage n'a pour moi rien d'attrayant. J'ai peu de choses à y gagner, rien à y perdre. Tu le sais aussi bien que moi, mes causes sont loin d'être aussi nobles que celles que défendaient Auty', elles sont uniquement... personnelles. Mais après avoir servit tant de temps la collectivité et n'avoir récolté qu'ingratitude et mensonge, ne trouves-tu pas juste de s'accorder un temps de répit pour faire peau neuve ?

    Je faisais un pas en avant, caressais lentement la joue de mon interlocuteur. Comme l'aurais fait Auty. Mais ce geste devait être si repoussant, aux yeux de Terrence, maintenant que cette main n'était plus au service de son Automnal adorée mais du mien...

    - Tu ne peux rien contre moi, murmurais-je à son oreille. Envoie-moi aux cachots si tu le souhaites, sache simplement que c'est là-bas que je laisserais Auty reprendre le contrôle. Seule, à pleurer dans le noir. Seule avec moi, j'entends. Imagine-la, Terrence, imagine-la ne serait-ce qu'un instant. Elle vivra tout ce qu'il y aura de triste, de douloureux. Et moi, tout ce qu'il y aura de victorieux.

    Une lueur cruelle brûlait dans mes yeux. Ce simple discours me semblait être en soit l'aboutissement de mon nouveau moi.

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Andrew Demester
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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Ven 11 Nov - 23:48

Faire une promesse signifie avoir la prétention de pouvoir la tenir. L’époque actuelle était pleine de promesses. Sauvegarder les femmes et les enfants, protéger les fermiers des pilleurs, donner sa vie pour son roi et promettre à une femme que l’on sera toujours à ses cotés. La promesse est une dette, parfois dur à tenir, et très incertaine. Qui peu promettre un avenir est aujourd’hui brûlé pour sorcellerie. Quel envie ces gens donnent-ils d’honorer nos serments? Il était bien plus facile de se cribler de dettes que de les rembourser. Et puisque plus personne ne semblaient s’en faire d’avoir une ardoise aussi longue que la vie, quel importance cela faisait-il qu’il reste encore une ou deux personnes sincère dans ce monde hypocrite. Pourquoi n’avait-il jamais fait comme les autres? Tout ceux qui, autours du feu de camps clamaient leurs ébats avec les femmes de plaisir, parlaient des prochaines qu’ils auraient dans leurs lits et imaginer combien de fois ils étaient père sans vraiment s’en soucier. Qui serait leurs héritier et le bonheur de sentir contre eux la chaleur de leur épouse, des baisés qu’elles leurs donneraient à leurs retour et aussi le sourires de leurs enfants fou de joie de revoir leur père une fois tout les 5 ans. Terrence n’avait jamais voulu se marier. Comment l’aurait-il pu? Il l’aurait rendu malheureuse, avoir des enfants étaient impossible dans sa situation et puis quel intérêt de prendre épouse si on ne pouvait pas être avec elle? La vie était injuste avec lui, mais qui ne l’était pas?

Les caprices faisaient d’un homme ou d’une femme un être humain à part entière. Tout le monde avait sa part de bienveillance et sa part d’ombre. Le plus souvent, ces deux part luttaient dans le corps des gens pour s’imposer en caprices. Une envie de sauver un chat en haut d’un arbre ou regarder une personne en larme et continuer sa route. Mais chez la jeune femme, ce n’était pas des petits morceaux de bien ou de mal qui se détachait de son esprit mais des parties entières, formé de petit morceaux qui se rattachaient les un au autres pour survivre en un bloc, une masse qui s’inter-changeait de temps à autre avec son double, son opposé, son ennemi et pourtant, l’autre part d’elle qui, a eu deux, ne formait qu’une seule et même personne.

Terrence avait-il le droit de préféré la douce Automnal à la brutal et animal partie d’elle? Désirer de quelqu’un qu’une seule partie de son âme c’était cruel, hypocrite et criminel venant de quelqu’un comme lui. Maintenant qu’Auty savait qui il était, il ne pouvait pas lui reprocher ce qu’elle, elle était. La chevalière ne lui avait pas imposé une partie de lui, le prince ou le chevalier, alors Terrence pouvait-il se permettre de forcer une part d’elle à disparaître? Terrence devait l’aimé pour ce qu’elle était, qu’importe qu’elle le blesse ou se blesse elle même. Ce changement n’était pas naturel et alors, éphémère. Il devait la contrôler, encadrer ce qu’elle était lorsqu’elle faisait du mal. Il devait l’empêcher de se nuire et de nuire à tout ce qu’elle avait bâtît. Mais en attendant que tout revienne à la normal, terrence se sentait perdu. Jouer à ses jeux malsain le blessait et elle le savait.

Combattre le mal par le mal était loin d’être dans sa nature et elle le savait. Terrence avait, indirectement, laissé transparaître ses sentiments les plus profond à la jeune femme et la mauvaise part d’elle même s’en servait contre lui. Et Terrence, qu’en savait-il au fond de ce qu’elle avait sur le cœur et qu’elle ne voulait pas révéler? Cette « autre » Auty était un secret pour lui, une énigme qu’il n’arrivait pas à résoudre. Elle était la partie que son double cachait au fond d’elle et de ce fait, lui était totalement supérieur. Elle savait tout et lui nageait dans le noir complet. Jouer sur un terrain inconnu était très risqué pour lui, mais avait-il le choix? Si Terrence n’agissait pas très vite, elle n’hésiterait pas à voler vers le roi pour lui soumettre ses idées et ce dernier seraient assez tordu pour accepter si elle était importante pour lui.


-Décidément, tu es tombé bien bas, mon cher Andrew. Faire le mal pour vaincre le mal. Le chantage... Une arme de méchant. Tu n'es pas méchant, et c'est ce qui fait ta faiblesse. Tu sais mentir, mais je sais aussi lire en toi comme dans un calepin ouvert, ne l'oublie pas.

Oui, il se rabaissait à des pratiques qu’il jugeait innaceptable pour lui. Terrence détestait agir de façon fourbe et mesquine, contrairement à son interlocutrice. Elle, adorait jouer avec les sentiments des autres pour les user en sa faveur. Elle savait comment le toucher, comment le blesser, les mots employer pour une fois de plus le faire tomber de plusieurs étages durement franchit. Et elle savait que malgré tout ce qu’elle entreprenait contre lui, il n’abandonnerait pas Auty dans sa lutte intérieure. Un serment est quelque chose de contraignant à tenir mais tant qu’il le pouvait encore, Terrence défendrait ses propos et serait à ses côtés, comme promis.

Elle souriait. Terrence adorait son sourire. Sa lui donnait le sentiment que tout allait bien, qu’elle était toujours la jeune fille sur son cheval qui débarquait pour avoir des nouvelles de la guerre, le sourire aux lèvres, heureuse et épanouis. Sa lui rappelait également qu’à ce moment là, il n’était que Andrew, comme elle l’avait appelé, or cette période était aussi heureuse que mensongère. Elle savait bien jouer avec les mots. Elle maniait avec perfection la maîtrise des sentiments. Terrence était donc si faible? Fragile? Pouvait-on réellement voir à travers son jeu aussi facilement ou était-ce seulement une faculté dont était doté le bourreau de son âme?


-Comment ferais-je pour convaincre ton père ? Aisément, assurément. Il cherche de valeureux combattants prêts à se battre pour sa cause. Je ne suis pas naïve, il ne m'accordera pas confiance immédiatement. Qui ferait confiance à une traîtresse ? Mais le temps fait souvent bien les choses, et patience accorde souvent récompense.

Le temps, la patience.. L’avait-elle seulement? Cette idée réconforta le chevalier qui se mit à sourire de façon bien malsaine. Il n’en était pas fière mais voir chuter celle qu’il le blessait ne pouvait que le mettre de bonne humeur.


-Certes…

Ce qui devenait amusant entre les deux amis, c’était ce changement de caractère qui se transvasait d’un à l’autre. Il y avait au début, la cruel Auty, pleine d’espoir de mort et Terrence le doux et compréhensif grand frère, puis elle était devenue tendre et humaine pour redevenir ce méchant personnage. Lui, divaguait entre résignation et force soudaine, abattement et maintenant confiance en soit. Si bien que le Prince se demandait lui même ou il en était. Devait-il la laisser parler et parler, jusqu’à ce qu’elle s’épuise et que Auty reprenne place dans son corps ou bien qu’il l’assomme pour qu’elle arrête sa morale? Les méchants ne faisait pas la morale aux gentils. Ils expliquaient leurs plan diabolique puis, étaient réduis à néant. Son double, appelons-la Hivernale, ou Hivi, ne connaissait pas ses classiques et Terrence en perdait le cours de son scénario. Ce qui le mettait de plus en plus mal à l’aise.

-De plus, je ne suis pas seule. Je ne bénéficie pas de ton appui ? J'ai celui d'un autre. Certes nettement moins placé niveau familial, mais tellement plus... puissant... Que crois-tu, mon cher Andrew. Je ne suis pas devenue ce que je suis toute seule, il m'a fallut d'un petit coup de pouce pour ouvrir les yeux. Un petit coup de pouce qui s'appelle Gabriel.

Gabriel? Qui était ce type? Terrence rechercha dans sa mémoire, ce nom lui disais quelque chose mais il ne lui semblait pas lui en avoir parlé. C’était de sa faute à lui? C’était lui qui avait laissé Hivi prendre Possession de Auty? Si c’était le cas, c’était ce mec son objectif. Il fallait qu’il le détruise. Une flamme monta dans le cœur du jeune homme ravageant les derniers soupçons de gentillesse qu’il avait à l’égard D’Hivi. Elle représentait cet homme, ses idéaux, sa façon d’être. Ce n’était pas celle qu’il adorait, ce n’était pas une partie d’elle, mais une partie de lui. Elle devenait ce qu’il souhaitait qu’elle soit. Il la privait de son libre arbitre, de son esprit, de ses propres pensés. Il l’enfermait dans un monde noir qu’elle ne supportait plus et qui l’amenait à sa perte. Elle de détruisait de l’intérieur et il aimait sa ! Il devait jubiler de voir ce chevalier si douce et gentille devenir cette.. Chose.


-Qui c’est ce mec?…

Elle ne prenait même pas la peine de l’écouter. Avait-il si peu d’estime pour elle qu’elle se sente forcé de le traiter comme un rien du tout? Il était Prince bon sang ! Et même si il détestait ce rang, si il craignait qu’un jour, il doive rendre des comptes à cause de ce lien de sang, il en restait pas moins un chevalier, décoré par Arthur et le fils de son plus grand ennemi.

-Ton chantage n'a pour moi rien d'attrayant. J'ai peu de choses à y gagner, rien à y perdre. Tu le sais aussi bien que moi, mes causes sont loin d'être aussi nobles que celles que défendaient Auty', elles sont uniquement... personnelles. Mais après avoir servit tant de temps la collectivité et n'avoir récolté qu'ingratitude et mensonge, ne trouves-tu pas juste de s'accorder un temps de répit pour faire peau neuve ?

La diablesse fit un pas en avant. Terrence suivit le moindre de ses pas au ralenti. Ses yeux étaient plein de haine, il n’écoutait ni ses paroles monstrueuses ni même le plaisir qu’elle prenait à les dire. Puis, elle passa sa main sur sa joue. Terrence sentit le contact de sa chair contre la sienne, la chaleur que dégageait Auty sur lui, mais quand il posa ses yeux dans les sien, ce n’était que le regard froid et dur de Hivi qui le submergea. S’en était trop..

Terrence prit la demoiselle par les épaules, la regardait d’un air si triste, si dur, déterminé, cruel et sans pitié puis, la plaqua sans grâce contre le mur bloquant ainsi tout ses moyens d’échappatoire. Elle ne pouvait que le regarder dans les yeux et ce n’était plus le gentil Andrew en larme qu’elle avait en face d’elle mais le terrifiant Chevalier, officier de guerre qui tuant sans vergogne depuis ses 15 ans.


-Dis moi ou je peux trouver ce Gabriel !

Terrence resserra ses mains autours des bras de la demoiselle sans tenir compte de la souffrance qu’elle devait subir. Terrence était si obnubilé par l’homme qui avait détruit celle qu’il adorait qu’il aurait pu être capable de tout pour le tuer. Il ne fallait pas jouer avec ses sentiments, lorsque l’on dépassait certaine limites, le cheval en lui devenait fougueux et incontrôlable. Pendant les guerres c’était la même choses. Terrence oubliait ses sentiments, enfermait ses incertitude et perdait conscience du temps pour ne penser qu’à une chose ; la mort, tuer, exterminer.

-Tu ne peux rien contre moi. Envoie-moi aux cachots si tu le souhaites, sache simplement que c'est là-bas que je laisserais Auty reprendre le contrôle. Seule, à pleurer dans le noir. Seule avec moi, j'entends. Imagine-la, Terrence, imagine-la ne serait-ce qu'un instant. Elle vivra tout ce qu'il y aura de triste, de douloureux. Et moi, tout ce qu'il y aura de victorieux.

Une perle d’eau glissa le long de ses yeux. Auty.. Terrence desserra ses liens regardant la femme devant lui. Ce n’était pas Auty, mais au fond d’elle sommeillait celle qu’il protégeait. Il avait perdu. Il ne pouvait pas détruire cette femme sans détruire Auty, tout comme protégé son amie signifiait protéger Hivi. Cependant, la jeune femme souleva un point qui semblait hors d’atteinte au jeune homme. Oui, Automnal sommeillait en elle, elle était loin, mais là. Un peu comme une libellule dans un champs. Elle est là. On peu courir après, cherché à l’attirer, elle s’envolera que plus loin encore. Mais si on patiente, qu’on s’approche plus près chaque fois d’avantage, sans la brusquer, on pouvait l’attraper. Terrence protégerait Auty de tout son cœur et même si pour cela, il devait se rapprocher de Hivi..


-Tu as raison. Tu as …gagné.

Terrence relâcha la jeune femme, lui laissant un peu d’air pour respiré et aussi un peu d’espace pour qu’elle retrouve sa liberté.


-Je t’aiderais dans ta quête puisque mon seul souhait et de protégé Auty et que vous ne faite qu’un. Cependant..


Terrence plongea son regard doux et calme qu’il abordait toujours lorsqu’il s’adressait à la sœur de Nolan.

-Je veux que tu reste près de moi.

Le Chevalier imita les gestes qu’Hivi utilisait pour rendre fou de rage le prince de Meryl. Une caresse sur la jour, un regard profond et une tendresse infinie. Sauf que pour Terrence, c’était loin d’être quelque chose de cruel. Plutôt une marque de tendresse qu’il espérait, Auty, aussi loin qu’elle était, pourrait ressentir.


-Tu pourra m’utiliser comme bon te semble, je ferais en sortes que tes désires soit réalisé si tu ne blesse pas Auty, et pour sa, je veux être avec toi, je veux être sur qu’il ne lui arrive rien. Je ne pense pas que sa puisse être une offre qui se refuse. Tu aurais tout ce que tu souhaite avec moi de ton côté. Pouvoir? Gloire? Richesse? Que veux tu d’autre? Une armée? Tant que je peux veiller sur… vous, j’exaucerais tout ce que tu me demandera.

C’était le seul moyen, la seule façon de veiller sur elle pour qu’il ne lui arrive rien. Il ne pouvait pas lutter contre Hivi, elle était trop forte. Elle avait trop d’emprise direct sur la vie de Auty pour qu’il la laisse faire n’importe quoi avec son corps et son âme. Sa le blessait, sa lui faisait mal de s’imaginer sous la coupe d’une créature aussi démoniaque qu’elle mais.. Il n’avait pas le choix. On a jamais le choix quand il sagit d’honorer une promesse.

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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Mar 20 Déc - 21:47

[Wow, ça fait super longtemps que j'aurais du répondre O.O Désolée pour l'attente =/]

  • Je savourais. Je savourais avidement la tristesse qui brillait dans les yeux d’Andrew, ces perles de désespoir qui luisaient avec autant de force que le soleil qui habitait auparavant le cœur d’Auty. Soleil qui s’était transformé en Lune, et la chaleur bienfaisante qui y régnait avait laissé place à un froid glacial et austère. Qui étions-nous pour prétendre être humain ? L’humanité était un terme extrêmement subjectif, et par là plus un idéal qu’un état véritable. Les valeurs, les principes étaient propres à chacun ; pourquoi l’humanité devrait-elle faire parti des miens ? J’avais pour seul principe de ne pas en avoir. Les principes bridaient mon être, sa soif de pouvoir : je les avais effacés. Les sentiments étaient une maladie, Gabriel m’avait donné le médicament pour les exterminer. Finalement la vie d’un être humain n’est qu’une métaphore, une image de la nature propre de chacun. Qui étions-nous pour prétendre être humain, donc. Nous le sommes par notre cruauté, et non par notre altruisme. Qui aurait pu croire qu’Auty deviendrait ce que j’étais ? Je n’étais pas seulement une autre personne qui vivait en elle. J’étais la partie d’elle qu’elle avait gardée au fond d’un tiroir fermé à double-tour. Tous les anges ont leur part de démon, et c’est cela être humain. C’est être cruel.
    Alors oui, j’étais humaine. Je l’étais profondément.

    Chaque mot que je prononçais était un coup de poignard pour Andrew. Je le savais pertinemment. Oh non, jamais il ne ferait de mal à sa petite Auty’. Mais j’étais là pour la faire souffrir. Je voulais qu’il la fasse souffrir, lui. Ca lui ferait tellement plus mal. Il avait le choix. Me faire enfermer afin de me mettre hors d’état de nuire, et sacrifier Auty’. Ou me faire accéder au pouvoir, pour ne pas qu’elle souffre. Ou plutôt, qu’elle souffre moins. Il était perdant quoi qu’il fasse, et je gagnais au change quelle que soit sa décision. La simple façon dont Terrence se tenait prêt de moi, dont ses doigts serraient mes bras, suffisaient à prouver à quel point il tenait à la jeune fille.

    Le jeune homme marqua un temps de pause. Il devait faire son choix ; lentement, il s’écarta de moi.

    - Tu as raison. Tu as… gagné.

    Je ne sus comment réagir. J’avais envie de rugir. Oh, oui, j’avais gagné. N’était-ce pas joué d’avance ? Auty’ était différente en ce qu’elle perdait à chaque coup. Mais fini les échecs. Je triompherai, à présent. Aujourd’hui et toutes les fois suivantes. Une joie sombre emplissait mon cœur de marbre, ce cœur dur et froid.

    Mais une autre sensation toute autre prenait le dessus. La déception. Torturer le pauvre Andrew par de simples mots avait pour moi quelque chose d’amusant. Le nouveau « moi » était joueur. J’avais besoin de me distraire, et la souffrance des autres m’occupait. J’aimais le pouvoir que pouvait avoir un simple mot, une simple phrase sur un quelconque individu. Plus qu’un ennemi, Andrew était une expérience. Comment réagirait-il si je disais telle ou telle chose ? Comment le briser en quelques syllabes ? Tout cela, c’était un défi pour moi. Me je l’avais gagné trop vite à mon goût.


    - Je t’aiderais dans ta quête puisque mon seul souhait est de protéger Auty et que vous ne faites qu’un. Cependant…

    Ainsi, il m’aiderait. N’était-ce pas ce que je souhaitais ? Ce que je cherchais ? Non. Déception. Terrible déception. Et puis, ce « cependant ». Je n’aimais pas ce genre de terme. Andrew voulait sans aucun doute une contrepartie à sa « participation », son appui. Bien sûr. Il ne voulait pas laisser sa chère Auty entre de mauvaises mains, autrement dit les miennes. Je croisais les bras, fronçais les sourcils. Crache le morceau, Andrew. Je t’écoute.
    … Nous t’écoutons.


    - Je veux que tu restes près de moi.

    Je n’étais pas franchement surprise. Il voulait veiller sur elle. Pourquoi s’acharnait-il autant à la protéger ? Je n’allais pas m’en plaindre, d’un côté. Seulement je ne parvenais à le comprendre. Mais saisissait-il seulement ce à quoi il s’exposait ? A rester constamment près de moi, il allait devenir fou. Je n’avais pas l’intention de lui épargner mes sarcasmes et mes paroles tranchantes. Un sourire sombre étira le coin de mes lèvres. Oh oui, j’acceptais avec plaisir. Une victime à disposition.

    - Tu pourras m’utiliser comme bon te semble, je ferais en sorte que tes désirs soient réalisés si tu ne blesses pas Auty, et pour ça, je veux être avec toi, je veux être sûr qu’il ne lui arrive rien. Je ne pense pas que ça puisse être une offre qui se refuse. Tu aurais tout ce que tu souhaites avec moi ton côté. Pouvoir ? Gloire ? Richesse ? Que veux-tu d’autre ? Une armée ? Tant que je peux veiller sur… vous, j’exaucerais tout ce que tu me demanderas.

    J’avais envie d’hurler de rire. Andrew venait m’offrir tout ce à quoi j’aspirais. Si sa brusque obéissance m’avait déçue, ce brusque revirement m’avait prise par surprise. Surprise forte agréable par ailleurs. J’avais voulu attirer la souris, j’avais attrapé le chat. Je voulais mettre Andrew à mes pieds, et il m’offrait son royaume sur un plateau d’argent.

    Mais doucement, il s’approcha de moi à nouveau. Je voulu reculer ; mais Auty’ me l’en empêchait. Elle trouvait la force nécessaire afin de me clouer sur place. Lentement, Andrew caressa ma joue avec tendresse. Il ne cherchait pas à me faire du mal à moi, non. Il cherchait à dire à Auty qu’il était là. Si mes armes étaient la haine et la souffrance, les siennes étaient toutes autres. Tout dépendant de l’état d’Auty’, finalement. Si elle se sentait bien, j’en souffrais et Andrew était heureux. Et vice versa. Et il se trouvait que cette simple démonstration de tendresse avait donné un regain d’énergie à la jeune fille. Je me sentis un instant aspirée en ailleurs. J’étais toujours là, très proche, plus que jamais, mais je n’avais plus le contrôle. Mes lèvres bougeaient d’elles-mêmes, une larme roula sur ma joue.


    - Merci, Andrew, ai-je murmuré bien malgré moi.

    Raaaaah. J’avais envie de hurler. Je sentais toutes les émotions d’Auty’. Sa gratitude envers Terrence. L’affection qu’elle luit portait. Sa douleur aussi. Je détestais ça. Non, pas les sentiments. Ils n’étaient pas pour moi. Je lâchais un hurlement et redevenais moi-même, laissant Auty’ pleurnicher à nouveau. De mon côté, je fis quelques pas rageurs, décochais un coup de pied dans le mur tout en ignorant la douleur qui en résultait.


    - Elle n’avait pas le droit, fulminais-je. Pas le droit. C’est moi qui ai le contrôle, d’accord ? C’est MOI.

    Je pris une brusque inspiration. Il fallait me calmer. M’énerver de la sorte devant mon ennemi était plus que déshonorant. Et encore… Méritait-il vraiment le titre d’ennemi ? Il n’était plus qu’un chien vautré à mes pieds, à présent.

    - Ne crois pas avoir gagné, Andrew. Par ce marché que tu viens de me proposer, tu viens de m’offrir d’un même coup une victime, un cobaye, un serviteur et un protecteur. Comment peux-tu seulement t’abaisser à cela pour une misérable pleurnicheuse ? Tu la connais à peine. Pour qui te prends-tu ?

    Je m’approchais, souriais méchamment. J’allais me venger. Me venger de cette offense, que je ne pouvais supporter.

    - Je vais te faire souffrir, Andrew, murmurais-je d’une voix entrecoupée par de petits rires provoqués par la colère. Chaque jour, l’un après l’autre. Tu ne seras rien de plus qu’une loque. Un fantôme. Tu viens de vendre ton âme. Et tu le paieras bien assez cher.

    Sans discourir plus longtemps, je lui assenais un coup de poing dans l’abdomen. J’en avais besoin. J’avais honte d’avoir laissé Auty s’échapper, j’avais honte d’avoir été trop faible pour la repousser. J’avais honte d’elle, de son histoire qui était mon passé, et je vibrais de colère. Et cette colère réjouissait mon autre moi : elle savait par celle-ci que je n’étais pas inébranlable. La haine semblait elle aussi être une faiblesse, et je ne supportais pas cette dernière. De plus, en dehors du besoin de passer mes nerfs, je savais pertinemment que ce geste ferait hurler Auty’. Juste punition pour le déshonneur qu’elle venait de m’infliger.

    - Voilà qui devrait suffire à la dissuader de faire d’autres apparitions. Mais ne t’avise pas à répondre à ce geste. Rappelle-toi qu’à tout moment, je peux laisser à Auty’ le contrôle Le temps d'avoir mal.


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Andrew Demester
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MessageSujet: Re: Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]   Lun 19 Mar - 22:11

Seul, toujours seul. C’était un choix, un désir. Les autres ?
Il se fichait d’eux. Il ne voulait pas être là, c’était plus une obligation qu’un
honneur. Quel honneur pouvait-on avoir de tuer par millier pour ensuite se
souler autour du feu de camp ? Quel honneur avait un homme dans l’ivresse
de la nuit ? Bercé par la lune, Terrence regardait au loin quelques hommes
se noyer dans l’hydromel alors que lui, reculer des plaisirs d’une nouvelle
victoire, se contait intérieurement des histoires ou ils mêlaient calme et
sérénité. Il s’imaginait un monde où il serait seul, un monde où il n’aurait
plus de compte a rendre et ou les gens avec qui il parlerait serait intelligents,
cultivés, sain d’esprits et surtout, un monde où il n’aurait plus à se salir
les mains. Mais dans le fond, bien qu’il haïssait tous ces gens qui se
comportaient de façon si bestial, il se demandait, en les regardant si ce n’était
pas sa le bonheur. Une vie misérable certes, mais pleine d’ignorance. Savoir, c’était
ça, sa malédiction.

Tous, autant qu’on est, devons porté nos croix. La vie est
faite de défis que chaque jour, chevalier comme esclaves doivent surmonter. Terrence
ne savait pas qui était cet homme, ce Gabriel qui la faisait tant souffrir. Si
il pouvait, il aurait chevauché des contrés inexploré pour le retrouver et le
forcé à rendre sa liberté à Automnal, mais ce n’était pas son combat. Terrence
se détestait pour beaucoup de choses. Déjà parce que sa vie était basé sur un mensonge
qu’il ne supportait plus, parce qu’il ne devait s’attacher à personne et aussi
parce qu’il savait, que bien qu’ayant des convictions opposé à ces lois, même adulte
il les suivait docilement. Se savoir aussi faible, sentir que sa vie était
manipulé depuis toujours, savoir, mais ne rien faire, ne rien pouvoir faire. C’était
sa qu’il haïssait et bien que ses pensées se tournaient vers son passé, il ne
se souvenait qu’à peine les avoir enfreinte une seule fois…

Assis, une fois de plus à l’écart pour ne pas attirer l’attention
sur lui, Terrence mangeait calmement son bouilli. Aujourd’hui il avait tué. Sur
ses mains, il pouvait encore voir quelques traces de sang séché. Il se sentait
sale, était sale. Est-ce que ces hommes avaient une famille ? Des enfants ?
Leurs enfants grandiraient avec la conviction de le retrouver, de le tuer pour
venger leurs pères. Et les hommes que cet homme avait tués ? eux aussi avaient
des enfants plein de haines déjà en train de se munir d’une lance ou d’une épée
pour abattre celui qui avait détruit leurs familles. Le monde grandissait dans
la haine. Il ne connaissait pas les hommes qu’il tuait mais savait, en voyant
leur vie les quitter que bientôt en viendraient d’autre qui voudrons sa mort,
alors que dans le fond, tout ce qu’il souhaitait, lui, c’était galoper sur son
cheval et manger une pomme bien juteuse sous le mur D’Hadrien.

Terrence s’avança vers elle, posant une main sur sa joue, la
caressant comme si elle était le bien le plus précieux du monde et abandonna,
par son regard toute résistance. A quoi bon se battre quand cela n’aura jamais
de fin ? Il n’en pouvait plus des combats sans fin. Qu’on lui donne une
épée, une dague, un ennemi, il serait où frapper. Mais que faire quand on se
retrouve face à une femme ? Que faire, lorsque son ennemi et aussi sa
protégé ? S’il ne pouvait rien faire sans la blesser, alors il ne lui
restait qu’à rendre les armes. Terrence la prit dans ses bras et plongea son
visage dans ses cheveux. Elle avait toujours cette odeur, ce parfum de fleur…

Les odeurs de guerres ne se diversifient jamais. Le feu, le
bois, l’acier, le sang surtout… Si Terrence ne restait jamais près des autres c’était
aussi parce que leur proximité le rendait malade. Un jour de campagne, il était
allongé sous un arbre, comptant en lui le temps qu’il lui restait pour finir
ses classes de chevalier quand un des soldats vint vers lui. Jamais personne ne
lui parlait et il fut surpris de l’audace qu’il avait à son égard. Il n’était
pas comme les autres. Il n’attendait de Terrence pas un mot, pas un sourire,
juste un regard, de temps à autre, pour bien prouvé qu’il n’était pas sourd. Au
début, Terrence le détestait. Il était lourd, chiant, il parlait tout le temps,
un peu trop joyeux pour la vie qu’ils menaient, le soldat semblait ne pas remarquer
que Terrence était hostile à ses visites, mais jour après jour, il s’asseyait près de lui et
lui racontait ses envies, son passé, ses projets d’avenir. Jusqu’au jour ou Terrence
remarqua ce parfum, que lui seule avait. Pour la première fois, il lui adressa
la parole. Le sourire du soldat était si dynamique, si humain que Terrence ne put,
malgré son désir de solitude resté impassible à sa bonne humeur. « Moi c’est
Nolan ! » Terrence se mis assis, hésitant quelques instant. « Andrew ».
Nolan portait toujours sur lui une fleur des champs séché, qu’il glissait sous
ses vêtements pour ne pas la perdre. Un cadeau de sa sœur disait-il, qu’elle
lui avait fait avant de partir faire ses classes, pour que jamais, il ne l’oublie.

Terrence s’écarta, lui laissant de quoi respirer pour contemplé
ce visage si ressemblant à l’enfant, qui, quelque semaines plus tôt se tenait
face à lui, ignorante de la vie, ignorante de la souffrance, heureuse. Pourtant,
ce n’était plus la même, ce n’était plus celle qui souriait, l’esprit absorbé
par son frère encore et toujours absent. A présent, ce qui l’absorbait, ce n’était
plus s’il avait gardé précieusement le cadeau qu’elle lui avait fait mais
plutôt de savoir, si demain elle serait toujours en vie, si demain elle serait
à la tête d’une armée cruelle et sanguinaire, si demain, elle baignerait dans
un monde de sang et de guerre ou enfin, si demain, elle serait libéré de son
sortilège. La belle et douce Automnal, au parfum de fleur, à la peau aussi
clair que les premiers flocons de neige et aux yeux aussi éclatant que ceux des
premiers rayons du printemps. Automnal...

Nolan était sympa, un peu trop parfois. Terrence s’attachait
à lui sans même s’en rendre compte. Et alors qu’un jour ils étaient en guerre
dans des contrés éloigné du Royaume de Logres, Nolan revint blesser des
combats. Sa blessure était profonde et il resta couché sous la tente du
guérisseur pendant des jours. Terrence ne quittait jamais son chevet. Avant même d’avoir pris conscience de l’inquiétude
que lui insufflait Nolan, Terrence avait désobéis à la première et plus
impitoyable des règles : ne jamais se lier. Mais il n’y pouvait rien, c’était
plus fort que lui. Pour la première fois de son existence il avait près de lui
quelqu’un qui se battait à ses côtés, qui connaissaient ses angoisses, et
surtout, quelqu’un à qui il n’aurait pas hésité confier sa vie.

Une vie est si précieuse et en même temps si fragile. Alors
que celle d’Automnal glissait entre ses doigts, il offrait la sienne en échange
d’une seconde de répit pour celle qui sommeillait en elle. Pourtant, il avait
combattu de toute son âme pour la préservé, il avait tué, il avait enduré bien
plus que son esprit ne le lui permettait pour arriver à une tel fin. Finalement,
sa vie n’avait peut-être été que douleur pour qu’en ce jour, il supporte une
dernière douleur : celle de voir s’envoler ce qu’il avait à jamais espérer…

Nolan survécus à ses blessures. Terrence n’avait jamais été
si détendu depuis le début des combats. Nolan était devenu comme un frère à ses
yeux, un frère que rien ne remplacerait. Tant et si bien que continuer à lui
mentir devenait un poids. Et il lui avoua tout, sur lui, ses parents, ses
intentions, ses ordres, son nom. Nolan resta son ami. Mais bientôt sonnerait la
fin de leur campagne. Les combats devenaient de plus en plus difficiles. Les
morts étaient de plus en plus nombreux. Rares devenaient les soldats qui
étaient là depuis le début des combats.

Soudain, la jeune femme qu’il avait connus réapparut, l’instant
d’une seconde pour laisser échapper une vague d’amour fraternelle. Terrence
ressentit cette apparition comme une bouffé de chaleur en pleine hivers. C’était
doux et tendre, c’était ce don il avait besoin. Mais la douceur de son sourire
s’estompa bien vite. Le sortilège qui opérait sur elle rendait sa moitié plus
forte à chacune des apparitions de l’autre. Et prise d’une colère noire, elle
se frappa violement regardant le chevalier dans les yeux, pour qu’il ressente,
par empathie la souffrance qu’elle s’infligeait elle-même.

Terrence se prit un coup de poing en plein visage. Il tituba
en arrière pour se redresser et foncé la tête en première dans le flan de
Nolan, le plaquant au sol avant de l’immobilisé en le infligeant a son visage,
dix fois ce qu’il venait de recevoir lui-même. Les tensions de la guerre avait
fait explosé Terrence qui ne comprenait pas pourquoi son ami tenait tant que ça
à s’engager à nouveau. Même pour une bonne cause, même pour l’honneur, même
pour la gloire, rien ne valait plus que sa vie. Et bien qu’il ne lui avouait
pas, la raison pour laquelle il c’était énervé c’était surtout parce qu’il
sentait que si jamais il retournait en guerre, ils ne se reverraient jamais
plus. C’était égoïste mais maintenant qu’il avait trouvé quelque chose qui lui
donnait la soif de vivre, il ne voulait pas le perdre. Nolan, son frère de
guerre, son frère de cœur ne pouvait pas le laisser retourner, seul, dans son
univers triste et sobre.

Terrence se précipita sur Automnal, lui attrapant le
poignet, plongeant son regard implorant dans celui de la démone. La guerre...
encore et toujours elle. Il ne fallait pas qu’il la perde...

C’était le dernier jour, ils étaient tous deux devant le
roi, agenouillé pour être adoubé. Terrence récitait ses règles par cœur mais
sans y mettre de volonté et de joie. Dans quelques heures, les combats seraient
terminés pour lui mais pour Nolan... ce serait le début de bien d’autre encore.
Il n’avait jamais vraiment eu de famille, jamais eu d’attache. Ce type, un peu
trop heureux après une tuerie, un peu trop bavard pour un chevalier, un peu
trop sympa pour quelqu’un qui venait de tué était tout ce qui le poussait à
sourire. Il était son meilleur ami. Nolan s’approcha de lui, avec, encore une
fois, son sourire stupide sur les lèvres et le pris dans ses bras. Comme un père
serrant contre lui son fils, puis, il sortit de sa poche intérieure son bien le
plus précieux. La fleur séchée d’Automnal. « Prend la And’, qu’elle soit
pour toi ce qu’elle a toujours été à mes yeux : ma raison de vivre. Et
même si pour l’instant, tu n’aimes encore personne au point de tout sacrifier
pour elle, rappelle-toi que moi, ma seule raison de vivre à toujours été de
protéger cette fleur car vois-tu, avant de partir j’aimais une femme plus que
tout au monde, mais je n’étais pas sur de revenir de campagne alors je l’ai
laissé en épouser un autre. J’étais si désemparé, espérant mourir sur le champ
de bataille que ma sœur est venu et m’as offerte cette fleur que tu tiens dans
la main en me disant : Elle te portera chance. Ce n’est qu’une fleur
sauvage, pas très jolie ni très parfumé mais je savais que quelque part, on
attendait mon retour. Je pars pour longtemps And’, je ne suis pas sûr de
revenir un jour. Alors promet moi de prendre soin de ce cadeau, et tu verras qu’un
jour, toi aussi tu trouveras une fleur à protéger… »

Terrence ne lâcha pas une seule seconde la demoiselle, puis,
lorsqu’elle arrêta de se débattre,
Terrence caressa doucement les cheveux de la jeune fille, une larme au coin des
yeux. Il sortit de sa poche intérieure la fleur abimé par le temps et la plaça dans
les cheveux de la jeune fille. Depuis ce jour d’été ou Nolan lui avait tendu la
fleur, il avait pris soin d’elle se sentant idiot. Mais à présent, il comprenait
ce que Nolan voulait dire. Ce n’était pas la fleur qu’il aimait, mais bien la
jeune fille. Et aujourd’hui, tout comme elle l’avait été pour Nolan, Automnal
était sa fleur d’été. Pour elle, il
aurait donné sa vie.








FIN

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Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés [PV Andrew]

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